Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

mercredi 22 juillet 2015 à 00h33min

Le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté le jeudi 16 juillet 2015, une résolution portant mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres.

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Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

Le projet de résolution, élaboré sur la base de rapports produits par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), et par le Parquet de Ouagadougou, met en accusation, devant la Haute cour de justice, Blaise COMPAORE pour « haute trahison et attentat à la Constitution », de Djibrill Ypènè BASSOLE pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 393.499.543 FCFA », Arthur KAFANDO pour « faux et usage de faux, détournement de deniers publics portant sur la somme de 78.865.595FCFA », Jérôme BOUGOUMA pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 3 milliards de FCFA », Joseph PARE pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 269 586 309 FCFA ».
Sont également concernés, Koumba BOLLY pour « détournement de deniers publics » et enrichissement illicite portant sur la somme de 3.218.434.339 FCFA », Gilbert OUEDRAOGO pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 600.000.000 FCFA », Jean Bertin OUEDRAOGO pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur 1.000.000.000 FCFA », Alain Edouard TRAORE pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 100.000.000 FCFA ».

L’ex-Premier ministre, Beyon Luc Adolphe TIAO et « tous les ministres présents (y compris Blaise COMPAORE en qualité de ministre de la Défense nationale) au Conseil des ministres du 21 octobre 2014 » devront répondre des « faits de coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinat et complicité d’assassinat ».

Le Service d’information du Gouvernement

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Vos commentaires

  • Le 22 juillet 2015 à 03:12
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Nous attendons la liste complémentaire car tout le long des 27 ans de règne de Blaise n’a été que vol et détournement. La liste est longue, nous attendons.

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  • Le 22 juillet 2015 à 07:45, par Mr. OUEDRAOGO
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Qui aime bien châtie bien. Nous sommes en devoir de laisser à la présente génération et à la postérité un Burkina débarrassé de toutes les tares accumulées depuis 27 ans. Soutien indéfectible au CNT et au gouvernement de la transition.

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  • Le 22 juillet 2015 à 07:56, par gigi
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    c’est pas le malin c’est qui et qui les juges. Arrêté de nous montré que le CNT est puissant. Juger d’abord ceux dont vous avez coffré à kaya et à la maco et laissé ce dossier amer à un gouvernemt compétent.

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  • Le 22 juillet 2015 à 08:09, par alla bakary
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Blaise Compaoré est seul responsable de ce qui pourrait lui arriver.
    Il est seul responsable parce qu’en tant que chef de l’Etat, en tant que Président du Faso, il s’est fait Président d’une seule partie des burkinabè, ceux de sa formation politique. Il a refusé d’écouter l’autre partie du peuple, ceux qui ne sont pas membres du CDP. Il a refusé d’écouter les différentes communautés religieuses. Il a refusé d’écouter les coutumiers. Il a refusé d’écouter des personnes de sa propre famille. il a refusé d’écouter une partie de sa propre famille politique, ceux qui ont créé aujourd’hui le MPP.
    Il a écouté son frère François qui était aveuglé par ses ambitions. Il a peut être été pris en otage par le RSP.
    Les signaux étaient parlants. Certaines représentations commençaient à quitter le pays, même si d’autres raisons nous ont été servies. Les différentes manifestations drainaient de plus en plus de monde. La fracture sociale était apparente. Nous risquions l’affrontement. Ce qui était inquiétant, c’est que le camp du pouvoir se préparait secrètement à cet affrontement, du moins à mater ceux d’en face. Pour preuve, on assistait à des approvisionnements en équipent de répression et à des mouvements aux niveau des forces de l’ordre. On n’oublie pas les propos d’un membre du gouvernement, et membre d’un parti proche des partis de ce qui deviendra le front républicain : "on ira à l’affrontement, et que le meilleur gagne". Quelqu’un d’autre dira, "s’ils brûlent vos maisons, brûlez les leurs". Le décor était planté. Des deux choses l’une : soit Blaise Compaoré abandonnait son projet de révision de l’article 37 et la tension baissait, soit il s’entêtait et le pays brûlait.Face à ce danger imminent, face à cette forfaiture, personne n’a eu le courage dans le gouvernement Tiao de démissionner. Les Compaoré avaient pris le soin de les visser, au propre comme au figuré, avec le RSP qui veillait au grain. Beaucoup n’étaient pas d’accord, mais n’osaient pas broncher, soit il y avait des promesses d’ordre matérielle, soit il y avait des menaces de mort. Avec l’ampleur des manifestations, les Compaoré avaient compris que le référendum était un risque. Ils ne pouvaient pas se permettre de le prendre au vu de l’hémorragie qui venait de se produire au CDP. La solution est toute trouvée, la voie parlementaire. Le gouvernement adopte cette voie en proposant une loi à présenter aux députés. La tension monte cependant, et tous les honorables députés du camp présidentiel ne sont pas sûrs. Il ne faut surtout pas qu’un seul député de leur camp fasse défection. On pourrait peut être en glaner en face. On met les machines de l’argent et des intimidations en marche. Les services de renseignement rapportent que les manifestations empêcheront les députés d’aller voter. Tous les députés du camp présidentiel sont invités à rejoindre l’hôtel indépendance Azalaï la veille, pour organiser la journée du lendemain. En rappel, cet hôtel jouxte l’Assemblée Nationale. En fait, ce n’est pas une simple invitation puisque c’était impératif. Ils étaient marqués à la culotte. Ils n’étaient libres de leurs mouvements que ce façon apparente. En réalité, les députés ont été séquestrés. Si le lendemain cette loi est votée, ça va être le champ libre pour les Compaoré de faire 15 ans de plus au pouvoir. 15 ans d’exclusion de la majorité des burkinabè qui se paupérisait de mois en mois, face à une minorité élitique qui règnait sur le pouvoir politique et économique, sans partage il faut le préciser. Tout cela, dans une suffisance, une arrogance indescriptibles.
    Les forces de répression étaient en mouvement. Certaines représentations avaient déjà lancé l’appel à leurs ressortissants, soit de se terrer, soit de quitter le pays, puisqu’ils étaient renseignés sur les projets de répression, mais aussi sur les projets de riposte des populations.
    L’opposition réunie autour du Chef de file de l’opposition (CEFOP) n’a jamais été aussi soudée. Les tentatives de les diviser n’ont pas prospéré. Dieu seul savait l’issue de cette tension. Certains de nos aînés ont vite fait de rappeler l’apparence avec la crise de 1966 qui opposait le pouvoir aux syndicats, avec ici une population qui avait peut être décuplée avec le temps. Pendant ce temps, quelques sages d’ici et là continuaient à convaincre Blaise Compaoré de renoncer à son projet. Même les religieux auraient été renvoyés à leurs Églises et mosquées. Il n’est pas inutile de rappeler que dans le même temps, les courtisans aussi l’encourageaient dans le projet. Les compaoré n’avaient plus d’oreille, ils n’avaient plus d’y eux que pour le pouvoir. Soit ça passait, soit ça cassait pour l’une ou l’autre partie. Le propos d’un leader de l’opposition a fait sourire en même temps qu’il était réel et donnait des frissons : "si ça ne marche pas, nous sommes tous foutus. Nous aurons une seule direction, la bonne frontière". C’est le lieu de dire qu’en effet, le RSP était prêt. Ils disposerait d’une liste dont les noms circulaient.
    Le lendemain 31, certaines provinces, après avoir sévi chez eux, ont vite fait de regagner Ouagadougou. La suite, on la connaît.
    Bref, le communiqué du gouvernement qui retirait le projet de loi est venu en retard. Il y avait déjà eu des morts ; Le RSP a été constant dans sa logique meurtrière. J’ai rêvé que tard dans la nuit du 30, Blaise Compaoré s’adresserait à la nation pour retirer le projet de la loi. Rien. Puis, je me suis dis, il le fera dès la première heure le lendemain. Il aime son peuple. Il le fera. Il ne laissera pas couler inutilement le sang une fois encore. O mon DIEU, c’était mal connaître un homme assoiffé de pouvoir. Il a maintenu ferme, convaincu qu’il avait raison.
    Blaise est seul responsable de ce qui pourrait lui arriver.
    Avec du recul, il faut rappeler que toute la sécurité juridique lui avait été assurée, de sorte qu’il n’était nullement inquiété après son mandat. Soit il a été trop gourmand, soit il y a été contraint par des gens qu’il a utilisés pour des sales besognes, et qui étaient conscients qu’ils ne bénéficiaient pas de la même sécurité juridique, et qui n’avaient pas intérêt que Blaise descende du pouvoir. L’un dans l’autre, il ne s’agissait pas d’intérêt égoïste. Il s’agissait de l’avenir et des intérêts de tout un pays, toute une nation. Mais ces aspects ne comptent pas, ça les regarde. Seule compte ce parjure. Les malhonnêtes intellectuels ont un argument : rien n’empêchait la révision de l’article 37. Que disent-ils de cet article qui dit que le mandat est de 5 ans renouvelable une fois. Les burkinabè sont-ils aussi idiots d’oublier que Blaise Compaoré n’était pas à sa première ruse avec les lois et le peuple ? Sous la pression après l’assassinat de Norbert Zongo par sa milice du RSP, il a été contraint de passer de 7 ans à 5 ans, et renouvelable une fois. Le peuple paisible et épris de justice du Burkina ayant baissé la pression, il a cru qu’il avait oublié, que lui était en position de force, et a voulu remettre cette forfaiture. Mal lui en pris, et il est disqualifié pour prétendre aujourd’hui à l’amnistie qui lui avait été d’ailleurs consacrée comme un costume.
    Si, comme la décision de la juridiction de la CEDEAO, Blaise COMPAORE venait à échapper, au motif que notre code pénal ne prévoit rien en la matière, c’est foutu pour la démocratie et l’alternance. Un véritable recul qu’on est en train de vivre aujourd’hui au Burundi sous la bénédiction de certaines puissances, du fait de leurs intérêts égoïstes. Il est temps qu’on laisse les peuples africains régler leurs problèmes, si non, à ce rythme, il serait mieux de quitter ces institutions communautaires qui font beaucoup plus la part belle à des intérêts autres que ceux des peuples concernés.

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  • Le 22 juillet 2015 à 09:14, par BEN
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Bjr. "...sur la base de rapports produits par l’ASCE..." . Mr , nous avons pleins de rapports biens ficelés au niveau de l’ASCE qui datent de plusieurs années.Ce qui amène les uns et les autres à spéculer sur le caractère sélectif des dossiers et du coup sur des hommes politiques bien ciblés. Souhaitons que la Cour Constitutionnelle use de sa agresse et de la recherche de la Paix sociale afin de rétablir la Justice , la Vrai Justice dans ce pays où les populations en majorité rurales ne cherche qu’à travailler en paix au cours de cette campagne agricole qui n’est pas très encourageante.

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  • Le 22 juillet 2015 à 09:54, par Transition
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Félicitation au CNT seulement il reste beaucoup à faire pour que tout le monde se sente burkinabè. qu’en est il de ceux qui ont perdu leur bien ? Est ce à dire que ceux qui ont appelé à la révolte ne seront pas juger ? Justice pour tous les burkinabè. chacun est comptable de sa gestion

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  • Le 22 juillet 2015 à 10:01, par Danton
    En réponse à : La CPI doit le poursuivre

    C’est un bon pas, mais pas assez.Il faut qu’il y ait suffisamment de plaintes à la CPI pour que cette cour puisse se pencher sur le cas de Blaise Compaoré. Il y a deja son implication au Liberia, en Sierra Leone, en CI, etc....mais n’oublions surtout pas que beaucoup de crimes ont été commis au Burkina Faso qui peuvent rélever aisément de la compétence de la CPI. Danton.

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  • Le 22 juillet 2015 à 10:05, par Transition
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Félicitation au CNT seulement il reste beaucoup à faire pour que tout le monde se sente burkinabè. qu’en est il de ceux qui ont perdu leur bien ? Est ce à dire que ceux qui ont appelé à la révolte ne seront pas juger ? Justice pour tous les burkinabè. chacun est comptable de sa gestion

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  • Le 22 juillet 2015 à 10:38
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    En somme, à la lecture de cette mise en accusation politique, tous les ministres présents au Conseil des Ministres, assis passifs, la gueule enfarinée et la queue entre les pattes (parce qu’ils ne peuvent même pas élever la moindre contestation, ni lever le petit doigt parce qu’il doivent leur nomination à qui vous savez) doivent répondre de la complicité d’assassinat ou de sa tentative punie de 30 ans de réclusion criminelle ou de la peine de mort.
    Les membres du CNT ont, soit perdu la tête, soit, sont vraiment juridiquement incompétents .
    Voilà des dossiers qui auraient pu être sérieusement ficelés sur le plan judiciaire.
    Malheureusement, par l’incompétence notoire de certains acteurs de la transition, ces procédures vont aboutir à des acquittements en cascade. Un seul exemple : A sa prise de fonction, Mme Koumba BOLY a trouvé ce trou béant de 3 milliards. Lorsqu’elle a protesté, le Premier Ministre lui a dit de laisser les choses en l’état. Et après vous voulez mettre ces détournements précédents sur le dos de cette femme d’exception, incontestablement honnête, intègre et digne ? Quel gâchis pour la lutte contre l’impunité ? A qui la faute ? Aux revanchards et méchants membres du CNT et de certaines OSC qui agissent sans discernement et sans compétence juridique.

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  • Le 22 juillet 2015 à 11:42, par André
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    J’approuve ; bon vent au CNT

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  • Le 22 juillet 2015 à 12:40, par Saint-Jean de Dieu
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    C’est la démocratie qui commence à s’installer réellement au Burkina en ce sens que nul ne doit se substituer au principe du droit. Surtout quand véritablement le peuple nous choisit pour gérer les institutions, que nous nous attendions à rendre compte pour mériter davantage sa confiance.
    Par contre si nous sommes choisis et nous après on s’octroie le titre d’homme fort, au lieu d’être dans la posture d’un "homme d’État", Dieu cependant nous montre que la gloire et la puissance l’appartient exclusivement.

    C’est l’entêtement qui conduit naturellement au péril.

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  • Le 22 juillet 2015 à 15:58, par delwende
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Il n’y a que ceux qui n’agissent pas qui ne commettent pas d’erreurs. Roch et consort ont dit mea culpa et qui les a pardonnés au fait ? Je veux l’adresse et le phone number de celui qui donne l’absolution partielle pour lui dire deux mots. Il pardonne aux uns et condamnent les autres sur la base de quels critères ? Est-ce la carte de parti, la nature du crime, le nombre d’années au pouvoir, le montant volé, la capacité à ruser avec les émotions populaires ou le soutien d’OSC corrompues qui détermine qui peut être pardonné et qui ne peut pas l’être ? Roch a dit que personne n’est au-dessus de la loi. Pourtant, lui il se contente d’un mea culpa et cautionne à haute voix qu’on juge et punisse ses anciens camarades. Eh Dieu !!! Pardonne-les. Moi qui croyais qu’on était vraiment dans un état de droit, avec une justice libre et compétente. Je réalise qu’il y a d’un côté les enfants gâtés de la République à qui on donne tout et même le bon Dieu sans confession et de l’autre côté les moutons noirs qu’on sacrifie sans procès et à qui on impose le silence. C’est a eux de porter tous les péchés du Burkina. Qui est le gardien des moeurs politiques ? Qui est le prélat injuste ?

    Je souhaite que la vraie justice soit rendue à chacune de ces personnes selon leurs actes et non pour satisfaire une justice spectacle commanditée par le MPP, qui du même coup se tire dans le pied gauche. Les vrais burkinabés n’aiment pas l’injustice. Tant qu’on parlera de crimes économiques et politiques en s’arrêtant à la gestion des deux dernières années ou même jusqu’à 2011, je ne croirai pas à cette justice. Je dénonce une justice aux ordres. Une honte nationale.

    L’autre question que je me pose concerne ceux des ministres ou dignitaires qu’on trouvera non coupables après le jugement. Pourront-ils déposer des plaintes pour diffamation après que Bazié avec sa vilaine bouche haineuse soit sorti les vilipender ? Qui va rétablir leur honneur bafoué ? Qui paiera pour ceux qui ont travaillé honnêtement et se retrouvent maltraités et injuriés comme de vulgaires voleurs ? Mea culpa ???

    Ce qui ce passe va décourager des burkinabé intègres et travailleurs à accepter servir l’Etat dans l’avenir. Qu’ils soient dans le pays ou à l’extérieur. Alors que nous avons justement besoin d’une jeunesse travailleuse, patriote et compétente pour prendre la rélève. Qui va risquer abandonner son travail bien payé pour venir se faire humilier par des gens commandités ? Dans ce cas, ce seront toujours les détourneurs et aventuriers incompétents qui vont être nommés ou élus et on ne sortira pas à moyen terme notre pays des détournements et autres malversations. J’imagine que ceux qui sont compétents préféreront vendre leur expertise ailleurs au lieu de venir se faire salir dans la merde politique du Burkina qui frappe sans distinction. Et c’est notre pays qui perdra. Quand les attaques et les injures sont généralisées et adressées sans preuves et sans distinction à un groupe de personnes, il est certain qu’il y aura des innoncents. Nous en reparlerons. Quand on veut punir des fautifs, il faut établir les preuves irréfutables et le faire et féliciter ceux qui font bien. Sans cela, que restera-t-il de bon serviteurs dans notre fonction publique quand les gens sont punis sans distinction ? Déjà, je rends hommage à ceux qui ont travaillé nuit et jour avec coeur, par amour pour la patrie. Je rends hommage à tous ceux qui, au cours des 27 ans se sont sacrifiés corps et âme pour bâtir notre pays. A ceux qui sont éprouvés, poursuivis méprisés du regard par les voisins et dans la circulation, indexés, à ceux qui souffrent dans leurs êtres de l’ingratitude du peuple, je dis courage. Tôt ou tard, le jour va se lever. La vérité triomphera. Parce qu’il y a un Dieu qui rend la vraie justice différente de celle des hommes.

    Il est bien de punir les fautifs d’hier, mais il nous faut en toute responsabilité, préparer l’avenir différent auquel nous aspirons en travaillant à ne pas punir injustement, à ne pas diffamer sans preuve et à promouvoir l’excellence, la compétence et l’intégrité. N’ayons pas seulement les yeux rivés sur le passé. Pensons à l’avenir et construisons le maintenant en ne détruisant pas des citoyens corrects (humains et faillibles) en nous livrant à une chasse aux sorcières insensée et hors des règles de droits humains les plus élémentaires. Aujourd’hui, ce sont d’autres ou leurs parents. Demain, ce sera ton tour ou le mien ou encore nous parents. Soyons des bâtisseurs comme en Afrique du Sud, au Chili, en Italie, au Libéria, etc. Ne soyons pas des destructeurs mus seulement par la vengeance. Rien, ni aucune peine infligée par la justice, ne pourra remplacer les années perdues dans notre développement à cause des mauvais comportements des leaders mais aussi des citoyens ordinaires, en particulier dans l’administration publique et privée. Allons, allons de l’avant en tirant les leçons pour que demain soit meilleur selon nos aspirations. Vainqueurs et vaincus y gagneront certainement. J’aime mon pays !! Je suis fier d’être burkinabè !!!

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  • Le 22 juillet 2015 à 17:21, par hacianne
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    CNT,VOUS POUVEZ ETRE FIERS DE MANIFESTER LA VOLONTÉ DU PEUPLE ;vous avez tout notre soutien.N’EN DÉMORDEZ PAS CONTINUEZ AINSI ;VOUS ÊTES DU PEUPLE ET VOUS ÊTES LE PEUPLE ;vous entrez désormais dans les héros de l’histoire du Burkina.Merci

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  • Le 22 juillet 2015 à 21:59, par Mr. OUEDRAOGO
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Hey, chers disciples de Blaise ! Arrêtez d’abuser de la trop grande tolérance du peuple Burkinabê. Il y a dans les tombes, des corps qui ne se sont pas encore décomposés. Faites très très attention !

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  • Le 23 juillet 2015 à 07:14, par Chacun defend son dossier, Point Barre
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    N05, ne parlez pas de caractere selectif des dossiers. Si quelqu’ un a vole l’ etat, dire que X a vole avant eux est une pauvre excuse. Sauf si queklqu’ un n ;a pas oler et pouis on veut ’ emmerder, ca va pas marcher. C’est ca on dit aux gens d’ etre corrects car la justice est aussi politique. C’est quelle pRTIE VOUS NE COMPRENEZ PAS ? Dadis est inculpe aujorud’ hui mais c’ est depuis 2089 qu’ il a fait violer et tuer des belles femmes poulotes.

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  • Le 23 juillet 2015 à 08:27, par vigilance
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Je suis d ’accord pour les détournements , mais ??!! le reste c ’est Du grand n’importe quoi !!! mais n’oubliez pas , prenez au passage qq membres du Mpp et autres ..!!

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  • Le 23 juillet 2015 à 16:16, par AMIS
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    SOYONS PATIENT TRES CHER BURKINABE MISE EN ACCUSATION NE SIGNIFIE 10ANS DE PRISON. ALLONS SEULEMENT. COURAGE AU CNT FOUILLER BIEN ET CHACUN REPONDRA DU MALHEUR CAUSER AU PEUPLE

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  • Le 24 juillet 2015 à 16:20, par Ki Seme LaTempete Recolte le Tempo
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Qui seme la tempete recolte le tempo, tempo, tempo.....

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  • Le 28 juillet 2015 à 11:49, par escone
    En réponse à : Mise en accusation de l’ex-président Blaise COMPAORE et d’une douzaine d’anciens ministres

    Que le peuple burkinabè, que la jeunesse burkinabè, tous conscients, se lève ! Les intrigues, les magouilles ne doivent pas prospérer. Ne soyons pas complices actifs et passifs. N’avalons pas cette histoire. Creusez, vous verrez que je dis vrai. Qui a vu les blessures de Blaise Compaoré ? Vous ne trouvez pas que la coïncidence est déconcertante ? La date de sa chute et le jour de la mise en accusation ? L’histoire n’aurait-elle pas été montée pour le soustraire à la justice nationale ?! Soit ce Mr est trop précieux pour certains intérêts, soit il est trop encombrant. L’un dans l’autre, on ne peut pas le lâcher comme ça. alors, on invente tout pour le sauver. il y a trop d’enjeux pour certaines puissances. On se souvient de comment la France l’a fait sortir du pays pour échapper au peuple insurgé aux mains nus (pas comme le 14 juillet 1789). Et on se souvient également des versions que les mêmes français ont servies pour brouiller la vérité sur comment Blaise a été exfiltré.
    Oui, peuple épris de justice, ils vont tout manigancer pour essayer de le sauver. Alors, vigilance !!! Autant à travers leurs réseaux (mafieux), ils maintiennent la pression au nom de l’inclusion, autant nous devons maintenir la pression pour ne pas céder à tout et à n’importe quoi. Être bon, ce ne devrait pas être c.... ou bête. Comme ils nous savent paisibles, comme ils nous savent compatissants, ils veulent nous avoir par les sentiments. C’est bien connu. Qu’on prouve que Blaise Compaoré est tombé, qu’il s’est fracturé quelque chose ! Ça suffit les intrigues, le mensonge, les roublardises.
    Surtout, que le Président Alassane Ouattara que nous respectons n’aille pas contre les intérêts de tout un peuple en protégeant un dictateur, fusse-t-il celui par qui la France est passée pour lui faciliter l’accès au pouvoir. Si non, DIEU lui-même sévira au moment où il cherchera à briguer son second mandat.

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