Saison agricole inquiétante : Les mesures palliatives du gouvernement

mercredi 15 juillet 2015 à 23h24min

La situation agricole au Burkina Faso n’est pas « reluisante », a reconnu le ministre François Lompo. C’était le mardi 14 juillet 2015, à l’occasion d’une séance du cadre d’échanges gouvernement- média, ‘’Face à la presse’’. Toutefois, des mesures pour mettre les populations à l’abri du pire, sont prévues.

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Saison agricole inquiétante : Les mesures palliatives du gouvernement

Des mesures qui vont des conseils techniques en direction des producteurs à l’irrigation de complément pour la campagne sèche, en passant par la mise en branle de l’opération saaga, et par le renforcement des stocks de la SONAGESS (Société nationale de gestion du stock de sécurité).
Des agents d’agriculture et ceux de la météorologie nationale vont, à en croire le ministre François Lompo, prodiguer des conseils aux producteurs en matière notamment d’utilisation de variétés adaptées. Il s’agit de semences à cycle court. Ce qui permettra d’avoir des rendements satisfaisants en dépit de l’installation tardive des pluies et de leur arrêt prématuré.
Mais comme les périodes d’installation effective de la saison hivernale sont souvent marquées par des séquences de sècheresse, l’opération saaga sera actionnée. C’est du moins, ce qu’a annoncé le ministre en charge de l’Agriculture, avec la précision que ladite opération va coûter autour de 650 millions. Des millions dont la mobilisation intégrale n’est pas encore effective.
Et comme ces périodes de saison hivernale sont aussi celles de difficultés pour la grande majorité de la population à disposer de vivres, « La SONAGAESS prend actuellement, foi du ministre Lompo, les dispositions pour reconstituer son stock de sécurité et son stock d’intervention ». Il s’agit, précise-t-il, de passer au stock national de sécurité de 55 000 tonnes de céréales, et à 35 000 tonnes le stock d’intervention.

Les formations nuageuses constatées ces derniers temps laissent espérer…

Déjà, l’après-saison hivernale 2015-2016 fait l’objet de mesures gouvernementales. En effet, annonce le ministre, une « irrigation de complément pour la campagne sèche » est envisagée pour compléter la production. Elle devra « coûter autour de 5 milliards », selon M. Lompo. Et ce sont 3 200 ha de nouveaux bas-fonds qui vont être aménagés, et 1427 périmètres d’irrigation réhabilités. Encore faut-il qu’il y ait des barrages viables. Or, à ce jour, il n’y a que trois barrages dont le niveau de remplissage a atteint 100%.

En attendant, « la situation de la campagne n’est pas du tout reluisante », a relevé le ministre de l’Agriculture. En effet, l’ensemble du pays connaît une « installation difficile et tardive » de la pluviométrie comparativement à l’année dernière. « Cependant, dira le ministre Lompo, les formations nuageuses constatées ces derniers temps laissent espérer que le régime de la mousson va s’améliorer afin de permettre une installation effective et une poursuite de la campagne ».

5 millions de tonnes de céréales attendus

Une campagne de saison humide officiellement lancée le 4 juin dernier à Yako, et de laquelle le gouvernement dit attendre 5 millions de tonnes de céréales soit une augmentation de 13% par rapport à la campagne agricole 2014-2015 ; 1,6 millions de tonnes de cultures de rentes, environ une hausse de 3% par rapport à la campagne passée ; 1 million de tonnes d’autres cultures vivrières, soit une hausse de 50%.
Et pour maximiser les chances d’atteinte de ces prévisions, le gouvernement promet de mobiliser au profit des paysans, 4 800 tonnes de semences améliorées à des prix subventionnés à environ 90%, 14 000 tonnes d’engrais à des prix également subventionnés à environ 50%. Au profit des mêmes acteurs (paysans), le gouvernement entend acquérir et rendre disponibles à des prix subventionnés, 15 800 charrues, 2 000 charrettes, 9 000 animaux de trait, 100 motopompes et des semoirs. « Le coût de ces intrants et équipements, confie le ministre l’Agriculture, s’élève à environ 15 milliards de FCFA ».

Les intérêts des enfants victimes de pédophilie seront défendus et protégés

Quant à son collègue en charge de la Coopération régionale, Moussa Nébié, il a laissé entendre que les 186 compatriotes expatriés du Gabon doivent tous, avoir regagné à ce jour, leurs villages. En effet, précise-t-il, ils n’avaient pas à passer plus de 48h dans les locaux où ils ont été accueillis à leur arrivée. Et c’est le ministère de l’action qui avait la charge de veiller sur eux et de les aider à retrouver leur bercail.
Relativement à l’affaire de pédophilie impliquant des éléments de l’armée française, le ministre Nébié promet que les intérêts de ces enfants et de leurs familles seront défendus et protégés, même si le jugement devra intervenir en France. Du moins, l’ambassadeur Gilles Thibaut aurait donné l’assurance dans ce sens.
Il a également signalé que le Burkina Faso entretient actuellement des relations bilatérales avec 148 pays dans le monde. Que ce soit auprès de ces ‘’pays amis’’ ou au sein d’autres instances internationales, la diplomatie burkinabè par ces temps qui courent s’active, foi de M. Nébié, à informer sur la marche de la Transition et à défendre les intérêts du pays des Hommes intègres.

Fulbert Paré
Lefaso.net

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