Développement humain intégral : L’OCADES et CRS Burkina renouvellent leur partenariat

mardi 14 juillet 2015 à 22h28min

Une étape importante vient d’être amorcée dans la promotion du développement humain intégral des populations ce 14 juillet 2015 à Ouagadougou. La signature de convention entre l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES Caritas Burkina) et Catholic Relief Services, l’agence humanitaire internationale de la communauté des Etats-Unis en est la raison. Cet acte, qui marque le renouvellement d’un partenariat de longue date, a été placé sous les auspices de Mgr Séraphin Rouamba, Archevêque métropolitain de Koupèla, représentant l’Archevêque Paul Ouédraogo.

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Développement humain intégral : L’OCADES et CRS Burkina renouvellent leur partenariat

C’est au début des années 60 qu’a été signée la première convention entre le Catholic Relief Services (CRS) et l’OCADES. Plusieurs décennies plus tard, l’acte solennel est répété au regard de l’étroite collaboration qui existe entre les deux structures qui travaillent presqu’à l’unisson. Respecter la dignité humaine et améliorer la qualité de vie des populations dans un monde où règnent la justice et la paix, telle est leur ambition qui est en adéquation avec la mission sociale de l’Eglise catholique. Par ailleurs au cours de la cérémonie, deux projets furent officiellement lancés, l’un par Mgr Justin Kientega, président de l’OCADES Caritas Burkina et l’autre par Mgr Séraphin Rouamba. Il s’agit de « Consolidation de la démocratie et de la cohésion sociale au Burkina Faso (post insurrection) pendant la période 2015-2017 » et de la campagne de souscription pour l’appui aux études supérieures et à la formation professionnelle des jeunes filles.

Plus fort ensemble

Concrètement cette convention se traduira par une synergie d’actions dans l’exécution des projets en cours ou qui seront mis en œuvre. Là où sera l’OCADES de l’Abbé Isidore Ouédraogo, le CRS Burkina de Dominique Kabré sera également présent pour répondre aux situations d’urgences. Chacun apportera sa pierre et à travers un partage d’expériences, les deux structures renforceront leurs capacités. Quant à la mobilisation des ressources financières, le représentant-résident du CRS n’a rassuré que son organisation s’attèlera à permettre le financement des activités des structures de l’église locale. Pour une meilleure conduite des activités qui seront menées, notons que la collaboration devra reposer sur certaines valeurs. Pour le secrétaire général de l’OCADES Caritas, elles se résument à l’équité, la transparence réciproque, à la communion…

Appui considérable au processus électoral

Dans moins de trois mois, les Burkinabè éliront leur président et leurs représentants au sein de l’hémicycle. C’est l’événement historique tant attendu par les acteurs qui s’investissent constamment pour la réussite de la transition. L’Eglise, elle, ne veut pas rester en marge du processus électoral parce que convaincue que « la paix est l’œuvre de chacun ». C’est pour ce faire qu’elle a initié un projet dénommé « Consolidation de la démocratie et de la cohésion sociale au Burkina Faso (post insurrection) pendant la période 2015-2017 » dont le coût global est de 821 495 000 F CFA.

A en croire Mgr Justin Kientega, ce projet s’étendra sur l’ensemble du territoire national et sera axé essentiellement sur la formation, la communication et la plaidoirie, et enfin la prière. Ainsi, 800 jeunes leaders et 2000 pairs éducateurs seront à l’école de la citoyenneté et de la démocratie tandis que 200 professionnels des médias seront outillés sur la culture de la paix et de la cohésion sociale. En plus des microprogrammes sur le processus électoral, des débats télévisés et des émissions interactives seront organisés. Il est prévu également une neuvaine de prières dans les 15 diocèses du pays. Le clou de la contribution de l’Eglise pour les élections du 11 octobre, c’est bien évidemment les 500 observateurs et les 150 superviseurs qu’elle formera et déploiera à travers les 13 régions du Burkina.

Booster le taux d’accès à l’éducation pour la jeune fille

L’éducation des filles est également au cœur des défis de l’OCADES depuis plusieurs années. Ne dit-on pas qu’éduquer une fille, c’est gagner une Nation ? Au Burkina Faso, même si des efforts sont fournis par les gouvernants pour promouvoir le genre, la question de l’éducation demeure problématique et l’organisation catholique veut y apporter des solutions. Aussi a-t-elle voulu constituer un fonds d’appui aux études supérieures et à la formation professionnelle des jeunes filles. Cela permettra d’octroyer des bourses à celles-ci afin qu’elles puissent espérer un jour apporter convenablement leur pierre à l’édification de la Nation. Au lancement de la campagne de souscriptions, de bonnes volontés telles que la CRS, la Conférence épiscopale, la Fondation Jean Paul II se sont manifestées.
En rappel, la directrice régionale sortante du CRS Dorothy Madison-Seck, ainsi que son successeur Jennifer Overton, ont réaffirmé l’engagement de l’organisation à travailler pour répondre aux attentes de leurs partenaires.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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