Kounkounfouanou, un village rasé

lundi 6 juillet 2015 à 23h30min

Kounkounfouanou, faut-il encore l’appeler village ? En tout cas, il n’est plus habité. Le constat a été fait le jeudi 2 juillet 2015 dans le cadre d’un reportage : habitations décoiffées et/ou incendiées, et aucun habitant sur place. Ce reportage fait suite à une conférence de presse animée le 17 juin dernier à Ouagadougou, et donnera lieu à une série d’articles.

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Kounkounfouanou, un village rasé

Situé à environ 70 kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est), le village de Kounkounfouanou se définit actuellement par des concessions en débris. Les maisons, si elles ne sont pas complètement détruites, elles ne peuvent en tout cas, être habitées car décoiffées et/ou incendiées. Et ceux qui les habitaient jusqu’à ce qu’elles soient mises dans cet état, sont introuvables. Du moins, ils ne sont plus dans le village. Mais où sont-ils alors ? Difficile de répondre avec entière exactitude à cette question.

Néanmoins, l’on sait que Pindima (un village voisin de Kounkounfouanou) en a accueilli. Là, une partie de la famille de Dahani Damiba a trouvé refuge … dans la nature. Sans doute que bien d’autres familles subsistent dans un tel environnement. Il y en a aussi qui ont trouvé un abri sérieux, mais loin, et même très loin de ‘’leur Kounkounfouanou’’.

Aux dires de M. Damiba, les familles qui habitaient dans le village, se sont dispersées. On en trouverait dans des localités comme Gonaba, Tagou, Nagré, Kikidéni, Bogandé, et même dans des villages du Benin voisin. Mais, c’est à Natiabouani qu’elles ont majoritairement trouvé refuge. C’est donc ce village situé à une vingtaine de kilomètres de Kounkounfouanou que nombre de ces populations ont rallié dans la débandade du 16 juin dernier. A la section-Fada de la Coalition contre la vie chère (CCVC), l’on exige le recensement intégral de ces « populations soumises au déguerpissement sous des flammes ».

Au gouvernorat, « pas possible » de parler du dossier Kounkounfouanou

Un déguerpissement conduit par les forces de défense et de sécurité (militaires, gendarmes, policiers, forestiers) en service dans la région de l’Est. Mais sur quelle base ? Et à quelle fin ? Un site d’accueil a-t-il été dégagé pour ces populations ainsi délogées ? Quels mécanismes d’accompagnement pour elles ?

Autant de questions qui devraient trouver des réponses auprès de la première autorité de la région de l’Est, en l’occurrence le gouverneur Péguy Hyacinthe Yoda. Mais au secrétariat particulier de ce dernier dans la matinée du 3 juillet 2015, et après avoir demandé à le voir au sujet de Kounkounfouanou, il nous a été lancé, « M. Paré, le patron dit que ce n’est pas possible ».

Le gouverneur Yoda a donc opté pour le silence face à cette situation qui a plongé de nombreuses populations dans la détresse, et qui suscite un tas de questions. Mais pourquoi ce silence, et jusqu’à quand sera- t- il maintenu ? En attendant, nous retenons de lui un silence sur fond de mépris. Un silence dont la charge accusatrice n’est pas des moindres dans un Burkina où ‘’plus rien ne sera comme avant’’.

La délimitation de la zone pastorale de Kabonga a-t-elle été modifiée ?

Néanmoins, il ressort de l’ordre de « déguerpissement de la zone pastorale de Kabonga » servi aux forces de défense et de sécurité, que l’intervention de la force publique vise à « empêcher la population irrégulièrement installée dans ladite zone d’entamer toute activité agricole et y faire cesser toute activité relative à une exploitation minière durant trente-trois (33) jours à compter du 13 juin 2015. » Dans ce sens, ces forces de défense et de sécurité avaient à « réduire toute résistance à l’exécution » de la « mission par une action en force », et de « mettre hors d’état de nuire toute personne prise en flagrant délit de voie de fait ».

Mais la zone pastorale dont il est question, ne s’étend pas sur le village de Kounkounfouanou habité depuis 1983. Rappelons que cette zone pastorale a été créée en 2004, et que son bornage est intervenu en 2006. Au regard de ce bornage, le village de Kounkounfouanou n’est pas inclus dans la zone pastorale de Kabonga, sauf si ladite zone a connu une extension officieuse.

Les concessions les plus proches de ces bornes se situent à des kilomètres. A titre d’exemple, de la cour de M. Damiba à ces bornes, il faut parcourir près de dix kilomètres. Comment alors comprendre qu’un rapport adopté en conseil des ministres le 18 février dernier et « portant réaffirmation de la vocation de la zone pastorale de Kabonga par le déguerpissement des exploitants illégaux », puisse justifier la mise en détresse de ces milliers d’habitants de Kounkounfouanou ? Mais, c’est ce qui a été fait : Kounkounfouanou rasé, ses habitants déguerpis !

Et comment ces populations ainsi déguerpies vivent-elles ? Y a-t-il vraiment eu la rébellion dont on accuse 36 de ces populations détenues à la Maison d’arrêt et de correction de Fada ? Ces populations, sont-elles victimes de la richesse aurifère de leur village ? A qui profitera donc ce déguerpissement ? Ce sont autant d’interrogations qui feront l’objet d’articles sur cette affaire ténébreuse de Kounkounfouanou.

Fulbert Paré
Lefaso.net

Liens utiles : Kounkoufoanou : une opération de déguerpissement sur fond de terreur ?

Compte-rendu du Conseil des ministres du 18 février 2015

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Vos commentaires

  • Le 6 juillet 2015 à 22:08, par Le Citoyen honnête.
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Mais pourquoi ? Journaliste allez au bout de vos analyses.

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  • Le 6 juillet 2015 à 23:54
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Merci pour ce travail, on attend la suite, le MBDHP a levé le lièvre sur cette injustice il ya djà qqs temps on sera ravi d’en savoir plus

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  • Le 7 juillet 2015 à 02:30, par Aboubacar Thiombiano
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Nous ne comprenons pas le comportement des autorités locales notamment du Gouverneur de la Région de l’Est. Ce dernier devait s’expliquer sur cette question, mais comme à ses habitude il refuse de le faire.Comment comprendre que des burkinabè soient des réfugiés dans leurs propres pays et que l’autorité refuse de dire mot. S’il y a un deal inavoué que des enquêtes soient menées afin que la lumière soit faite sur cette question. Nous avons toujours attirer l’attention de l’opinion sur cette forme de mépris que les autorités administratives de la Région de L’Est observes à l’endroit des populations de la région. Je pense que le concept Plus Rien Ne Sera Comme Avant ne signifie rien pour eux. C’est pour cette raison que je propose que dans les réformes politico- administratives à venir les gouverneurs soient désormais élus au d’être nommés. cela a été une stratégie du régime de Blaise Compaore pour asservir le peuple,car dans sa configuration actuelle je ne voit pas à quoi servent les gouverneurs des régions et comme exemple celui de la région de l’Est.

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  • Le 7 juillet 2015 à 03:17, par Thierry
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Très injuste cette vie. Que lumière soute faite sur cette affaire et que justice soit rendue.

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  • Le 7 juillet 2015 à 06:18, par Nabi
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Monsieur paré, merci pour vos questions pertinentes !

    Le déguerpissement sauvage et inhumain de ce village relève d’une barbarie policière opérée par une transition "bâtard", pour reprendre l’expression de Soumane Touré. Quand il s’agit de déguerpir illégalement des populations laborieuses, comme c’est bien le cas ici, on nous parle de restauration de l’autorité de l’Etat. Mais face aux crapules économiques et politiques et aux criminels de sang, la transition tourne sur elle-même pour faire dans la diversion ! C’est qui prouve que l’Etat actuel est au service des riches et des multinationales impérialistes et l’affaire de la Brakina dans laquelle Pierre Castel est venu dire à Zida de menacer les travailleur en est une accablante preuve.

    En réalité, et les preuves existent, ce village à été victime du gangstérisme de ministre Barry et cie au profit d’une entreprise minière qui s’installe dans la zone ! Est-ce raisonnable de chasser de la sorte une population de près de 7000 personnes (sans aucune proposition de site d’accueil) d’une zone prétendue pastorale pour y installer des destructeurs de la nature qui tueront nos animaux et les hommes ? Peut-on imaginer que des compatriotes, après une insurrection contre l’arbitraire et pour la liberté, se retrouvent en territoire béninois parce que chassés de leur sol ?

    Toute personne sensée et attachée à l’esprit démocratique et révolutionnaire de l’insurrection ne peut qu’être outrée de cet acte et exiger des comptes à la transition sur cette affaire.

    Le cas Koukounfouanou est une illustration que le gouvernement de la transition est, malgré la phraséologie hypocritement populaire, au service des riches et des pillards ; ce qui explique pourquoi aucune action sérieuse n’ait été entreprise contre ceux-là qui ont mis à sac notre pays pendant 27 ans et qui sont les mêmes qui sont encore en course pour succéder à BC pour davantage piller ! Mais ce ne pouvait être autrement au regard des fortunes effrayantes de certains éléments de la transition ! Ils ne peuvent donc scier la branche sur laquelle ils sont assis !

    Tous les démocrates, progressistes et révolutionnaires doivent soutenir cette population en détresse et exiger par tous les moments que justice soit faite dans cette affaire car il est inacceptable que les intérêts vitaux des populations viennent toujours après les sur-profits recherchés par les riches.

    La lutte continue !

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  • Le 7 juillet 2015 à 07:22, par boanga
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    ce qui est écœurant, voir énervant ici, c’est que même la presse dans son ensemble, qui fait ses choux gras de telles situations, souvent moins graves reste silencieuse. On se délecte de sujets révoltants, comme le cas du RSP, oubliant la détresse des populations sur une terre qui les a vu naître. Ceux qui sont sensés les protéger sont pour eux maintenant pires que Boko Haram, Nkurunziza et autres EI. Persistez chacun récoltera ce qu’il aura semé !

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  • Le 7 juillet 2015 à 07:41, par Mokar
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Je ne vous comprend pas. La loi a été appliquée et force doit rester la loi pour que nous puissions vivre dans la paix et la justice dans notre pauvre pays. Ca n’a pas de sens de vouloir travestir toujours la vérité, même si vous avez la facilité d’écrire. Même parmi nos parents du villages il y en a qui prospèrent dans l’injustice. Apprenons à nous soumettre à nos propres lois.

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  • Le 7 juillet 2015 à 09:43, par le combattant
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    MR LE GOUVERNEUR C’EST PAS UN COMPORTEMENT RESPONSABLE DE REFUSER DE DONNER L’INFORMATION JUSTE AU PEUPLE RIEN QU’HIER LE PM DANS SA DÉCLARATION AVANT DÉPART POUR LA C. I. A DIT AUX JOURNALISTES D’ ALLER A LA SOURCE DE L’INFORMATION AVANT DE DIFFUSER ET VOUS C’EST LE CONTRAIRE

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  • Le 7 juillet 2015 à 09:48, par Achille OUEDRAOGO
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    La transition est réellement une trahison. Mais je ne soutiens pas non plus le RSP.

    Des Burkinabé refugiés dans leur propre pays !

    C’est comme l’histoire de true gold à Namisguima à Ouahigouya : On leur de déguerpir sans leur dire où aller.
    C’est une lute existentielle ;le cas de Ramatoulaye n’est qu’un point parmi les problèmes évoqués par la population locales des 28 villages.
    Mais le gouvernement préfère ne voir que le seul point afin de dire que ce n’est qu’un problème musulman ! Ce qui est totalement faux !!!!

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  • Le 7 juillet 2015 à 09:49, par le maître
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Ça s’ appelle crime contre l’humanité. Le mbdhp doit porter plainte contre le gouverneur Yoda qui repondra au nom de l’état. Qu’un juge d’instruction soit saisi.Qu’on commence à entendre les fds qui sont allés sur le terrain. Nous voulons la vérité et la justice puis on se réconciliera ensuite.

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  • Le 7 juillet 2015 à 09:52, par Traoré
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Dans le kenedougou, région des hauts bassins, presque tous les villages de la commune de samorogouan ont subis le méme sort. Ce qui pire labas, c’est que la saison des pluies s’est déjà installée et il a eu mort d’hommes. Laba ce sont des milieux et des milieux de sans abri surtout des habitants hors zone forestière ni pastorale que le gouvernement de la transition a fait. Les populations ne comprennent rien et personne n’en parle.

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  • Le 7 juillet 2015 à 10:45, par Le véridique
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Moktar ou intervenant 7 : je suis d’accord avec ce que vous dites et j’en souscrits pleinement. ; monsieur PARE n’a pas touts les éléments. Je vais lui demander de répondre à cette série de question :
    1. les populations de Kounkounfouanou résident-elles dans un village légale ?
    2. les populations ont-elles été sensibilisées et averties de leur déguerpissement ?
    3. les populations ont-elles été intoxiquées de refuser de partir ? oui ou non ?
    4. Parmi elles, certains n’ont-ils pas délibérément quittés les lieux ?
    5. chaque année, combien de conflits meurtriers Agriculteurs-éleveurs sont enregistrés, du fait que la zone n’est pas agricole ?
    6. le gouvernement ne prévient-il pas les conflits meurtriers futures ?
    7.pensez-vous que le paysan vit uniquement d’agriculture ?

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  • Le 7 juillet 2015 à 10:47
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    linternaute 7
    Ce sont les humains qui votent les lois. Les autorites doivent expliquer pour que le citoyen lamda comprenne. On ne peut pas etre aussi silencieux comme sa comme si on a faire aux animaux.
    Les questions sont aussi simples et les autorites doivent repondre a ces questions. C’est necessaire et c’est meme indispensable.

    Arreter de voir le diable partout et d’accuser les gens d’ignorant. C’est comme cela apres les gens brulent et on dit qu’on comprend pas.
    Si d’ici quelques annees, au lieu que ce soit un lieu de paturage, un site orifere voit le jour laba

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  • Le 7 juillet 2015 à 10:51, par Tapsoba R(de H, actuellement au bercail)
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    @ "Mokar ",avec une petite dose d intelligence, vous auriez du lire, comprendre et à chercher à verifier ce passage avant de raconter votre vie :《Au regard de ce bornage, le village de Kounkounfouanou n est pas inclus dans la zone pastorale de Kabonga,sauf si la dite zone a connu une extension officieuse.Les concessions les plus proches de ces bornes se situent à des kilomètres.》

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  • Le 7 juillet 2015 à 11:21, par Rasta
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Si des populations occupent irrégulièrement les forêts classées et zones de paturage il faut les deguerpir. La methode de deguerpissement semble être violente, mais si les popultions avaient été averti et s’entêtaient ils méritent leurs sorts. Combien de victimes les conflits entre agriculteurs et eleveurs ont fait dans ce pays. Il faut que la loi s’applique un jour.

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  • Le 7 juillet 2015 à 11:44, par Tamou
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    M. Fulbert, dans la vie et partout au monde il y a des règles, quand tu veux aller en France tu va t’aligner au soleil non ! et tu es content, pour écrire un article il y a des règles, pour rentrer dans un pays il y a des règles !!! vraiment nous sommes difficiles et le plus rien ne seras comme avant est ridicule, c’est pire qu’avant, du plus bas de l’échelle comme au sommet. vous continuer à bruler les feux tricolores à vous installer dans des zones inondables (pont Kadiogo), vous envahissez les forets classés et réserves etc etc je peux continuer la liste jusqu’à demain, ou est le réveil de conscience ??? faites ce que vous voulez le Burkina n’appartient à personne !!! c’est `ça la vie ?

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  • Le 7 juillet 2015 à 11:52
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    chers internautes de grace faite des commentaires objectifs.on a l’impression que les genrt critiques en fonction de leurs interêts et leurs humeurs vis a vis de la personne(morale ou physique)ce n’est pas parceque mon blaise a fuit qe je vais detester la transition car je n’arive plus a me sucre ls poches.

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  • Le 7 juillet 2015 à 12:28
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Rasta, il ne faut pas aller trop vite en besogne. Attends comprendre ce qui se passe reellement. Si c’etait aussi claire que sa, les autorites auraient pu reagir depuis. S’ils sont silencieux c’est que ya quelque chose en dessous. S’ils avaient reagi depuis, les gens allaient etre clairement situer et comprendre. Il suffit juste de dire sur les media ce qui se passe. Mais a ma connaissance aucune autorite n’est sorti dans les media dire quelque chose
    Ne voyez pas des rivalites partout et voire cela comme une vengeance contre les agriculteurs.
    Peut etre ceux que vous pensez qu’on protege d’ici vous verrez que ce n’est pas le cas.
    Restons vigilant surtout si les gens ne disent rien dans ce pays, on se connait

    Merci

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  • Le 7 juillet 2015 à 12:30
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Je pense que cette zone de pâture n’est pas nouvelle. Le village en question savait ce que la loi du pays avait décidé pour cet espace. Et les gens ont été informés depuis longtemps. Mais comme on dans un pays où il suffisait simplement d’être parent ou ami de quelqu’un pour faire ce qu’on veut. Nul ne doit être au dessus de la loi. Ceux que vous pensez ne sont pas forcément victimes...

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  • Le 7 juillet 2015 à 13:26, par Le Burkindi
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Je suis d’accord avec le troisième internaute. Dites-moi, quel est le rôle des gouverneurs pour un petit pays comme le Burkina Faso(274 000 km²) ? Il faut arrêter de créer des institutions ?budgétivores. Les gouverneurs, est-ce une nécessité au Burkina Faso ?

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  • Le 7 juillet 2015 à 13:50, par Brotteaux des Illettes
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Si les déguerpis trouvent qu’ils sont dans leur bon droit, il leur suffit d’ester en justice. Et on saura la vérité. Depuis je constate des agitations mais personne n’ose ouvrir la voie judiciaire. Est parce qu’ils sont dans le faux ?

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  • Le 7 juillet 2015 à 14:56, par le regard
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    c’est bien que nous respectons l’autorité de l’Etat mais tel que le déguerpissement ait été fait n’est pas humain. ILS ONT DONNE 33 JOURS pour que toute activité reprenne. quand les activités reprendront, nous verrons si c’est VRAIMENT UNE ZONE PASTORALE OU si c’est pour UNE EXPLOITATION MINIERE, en ce moment, nous saurons que les raisons du déguerpissement avancées étaient fausses. en attendant, nos braves populations sont sans SOUTIEN. si NOUS devrons traiter nos populations de la sorte, attendons-nous à ce que dans d’autres pays nos compatriotes soient mal traités.

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  • Le 7 juillet 2015 à 15:43, par Marwel
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Je ne suis pas de la région. Mais, j’éprouve un sentiment de colère face à cette situation. Lorsque j’ai lu le titre de l’article, je m’attendais à une catastrophe naturelle (les vents ou pluies) ou un acte de Boko haram ou encore une situation de conflit intercommunautaire. Je ne peux pas imaginer que les forces de l’ordre aillent incendier des concessions et des habitats pour déguerpir les habitants d’un village. C’est un crime contre l’humanité. Il faut le dire clairement et fort. Les autorités doivent répondre. Sinon, on va porter plainte à la CPI contre elles. Plus rien ne sera comme avant !

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  • Le 7 juillet 2015 à 16:01, par NELSON
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Preuve que le MBDHP ne dit pas du n’importe quoi !

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  • Le 7 juillet 2015 à 16:11
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Écoutez, le déguerpissement a été signifié à ces populations depuis quelques années. Mais comme souvent, ces dernières pensant tjrs que c’est une blague. On agira sous peu dans les forêts classées de Bontioli, Dida, Nosebou, etc. C’est aussi pour l’intérêt de la nation

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  • Le 7 juillet 2015 à 16:37, par Traoré
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Si des gens occupent irrégulièrement des terres, effectivement ils doivent être délogés. Ils ont même été informés et on savait ça donc pour eux c’est normale. Mais il y a des villages qui sont à 20 km des bornes et qui ont été rasé, c’est ça le problème.

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  • Le 7 juillet 2015 à 17:01, par Abdoul Dramane
    En réponse à : Pour éviter les problèmes entre agriculteurs et éleveurs !!

    Ce la doit servir d’exemple car les agriculteurs vont s’installer dans des zones pastorales et au moindre petit problèmes s’arment de machettes et vont bruler les campements peuhls. Ce genre d’exemple est à repeter pour le bien et le respect des droits de tout Burkinabé !

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  • Le 7 juillet 2015 à 17:04, par le gourmancé
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Je ne sais pas pourquoi les gens ont toujours tendance à accuser les forces de l’ordre lorsqu’ils effectuent leurs missions. Nous savons tous que ces populations installés à kounkoufouanou sont des immigrés qui ont quittés leur village d’origine pour y trouver refuse et mener des activités illégales(exploitation illégale d’or etc.) comment tolérer de telles pratiques ? au début j’ai condamné l’action des forces mais aujourd’hui après avoir pris connaissance des faits, je trouve que chacun doit regagner son village et essayer de trouver quelque chose à y faire. ce n’est pas le seul cas. Les forces de l’ordre ne peuvent pass agir gratuitement et nous le savons tous et surtout en cette transition. Barry veut tout simplement assurer à ses parents les peulhs des zones où ils peuvent faire paître tranquillement leurs bétails. Et en tant que fils de la région de l’Est je trouve que c’est normal car la loi c’est la loi.

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  • Le 7 juillet 2015 à 17:17, par MOREBALLA
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    On en est pas arrivé un beau matin et demander à ce que les habitants déguerpissent. Il y a eu incontestablement des avis de notifications de libérer la zone concernée. Pourquoi attendre des déguerpissements de force, les populations en portent l’entière responsabilité. Il faut que ça change, et, cela ne doit pas relever uniquement que le changement unilatéral des décideurs, mais aussi et surtout des populations dans l’observance des règlements. On peut pas permettre et on ne doit plus permettre à ce que une personne ou un groupe de personne aillent s’installer où il veut et comme il veut. La notion de village doit être redéfinie afin que cesse le stress environnemental par l’effet des hommes en fonction de leur base vie soit maîtrisé. Le milieu rural par la quête d’espace agricole naisse par une case de champ pour vite devenir par un hameau de culture, ensuite l’établissement d’un campement agricole et enfin revendiquer le statut de village ; et le tout en bafouant toutes les règles élémentaires administrative et techniques AGRICOLES. Comment pouvions nous asseoir un profond développement standard, si nous ne sommes pas à mesure de maîtriser l’espace base de vie et d’exploitations multiformes. Comment chaque que Dieu fait, on voit naître un village, et l’administration a le devoir de doter ce village de tous les commodités admises (poste de santé, infrastructure académiques. Infrastructures techniques et de sécurités, etc..). L’intellectuel africain dans sa grande médiocrité et aliéné par son étroitesse de raccourcies politique, s’est toujours inventer des équations difficiles au développement. Ils sont combien les agents de santé, d’Agriculture (agriculture, ressource animale, environnement, les agents d’éducations, les agents de sécurité, etc..) à pouvoir couvrir tout le pays, si toutes fois l’ensemble des villages se voyait réduire leur nombre de moitié ? Nous assistons au plan administratif des villages légalement constitués où l’ensemble de la dite population est moins de 200 habitants et au plus 1000 habitants. Par contre face à certains villages dont la population en voisine 3.000 habitants et qui n’ont même pas les commodités, qui siéent. Drôles de décideurs !

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  • Le 7 juillet 2015 à 20:26
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Mr Abdoul Dramane ce ne sont pas les peulhs selement qui ont des boeufs. Il ne faut pas rentrer dans l’ethnicisme. Quand il ya ces bagare il ya d’autres causes.
    Eviter de rentre ethnik le probleme.
    A lire les commentaires on recent cette prise de position.
    quand les gens dise kon brule les maisons des eleveurs.
    Soyer objectifs et non subjectifs

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  • Le 7 juillet 2015 à 20:35
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Moreballa, tous les villages au Burkina sont nés de la sorte et meme ailleurs dans le monde. Ne cherche pas a justifier ton commentaire sur cette base.

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  • Le 7 juillet 2015 à 23:50, par RAOGO JONAS
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    INTERNAUTE 21 MERCI POUR VOTRE REFLEXION,PERSONNE NE PARLE DE VOIE DE DROIT.SI LES DEGUERPIS PENSENT AVOIR SUBI DES VIOLATIONS DE DROIT(RESIDENCE OU AUTRES) QU’ILS AILLENT EN JUSTICE.QUE CEUX QUI EXPLOITENT LES PAUVRES DEGUERPIS EN LES FAISANT COTISER POUR LES DEFENDRE SE TIENNENT PRETS PAR LA MEME OCCASION A REPONDRE EN JUSTICE.

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  • Le 8 juillet 2015 à 11:44
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    C’est très grave ! Nul n’est épargné par ce problème à cette allure.

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  • Le 8 juillet 2015 à 12:54, par Le révolté
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Souvent j’ai l’impression que les gens ignorent la notion de développement. Développer ne signifie pas causer des malheureux. La loi s’applique dans l’intérêt de tous nous sommes d’accord mais l’application d’une loi qui va causer des malheureux des victimes ne s’inscrit pas dans la logique de développement humain durable. Avant de déguerpir pensez à les dédommager, à les réinstaller. Ce sont nos compatriotes et avant tous nos frères, nos mères, nos vieux nos vieilles, nos enfants. Pensez à construire de bonnes maisons de valeur au moins supérieure à celles qu’ils avaient, donnez leur des vivres suffisantes qui puissent couvrir au moins deux campagnes le temps de s’adapter à leur terroir d’accueil hostile, construisez des infrastructures éducatives, sanitaires et des forages et vous verrez que même sans les CRS et autres forces contraignantes ceux que vous pensez installez "sauvagement" vont libérer calmement les lieux.
    Demandez vous souvent quel est le problème socio-économique qui les amener à se déporter là où vous les chasser ? Résolvez d’abord tous ces problèmes sinon nous perdrons le sens de nos valeurs humaines devant nos pratiques sauvages du temps colonial.

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  • Le 8 juillet 2015 à 15:05, par Un lecteur
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Chers déguerpis,saisissés la justice si vous penser que vous êtes dans le droit.

    Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2015 à 15:12, par Un lecteur
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    Les occupants illégaux de la Forêt classée de Dida,à vos marques

    Répondre à ce message

  • Le 9 juillet 2015 à 15:31, par Made
    En réponse à : Kounkounfouanou, un village rasé

    N’importe quoi !
    C’est ce qui arrive quand ont vous dit de ne pas faire quelque chose. Les occupants de la ceinture verte de Marcousis se plaindront aussi quand leur tour viendra.
    C’est ça l’autorité, on ne crée pas un village quand et ou on veux. C’est bien fait pour eux.

    Répondre à ce message

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