Accès à l’eau potable : Le programme USAID WA-WASH en fin d’exécution

mercredi 1er juillet 2015 à 02h19min

C’est fini pour le programme USAID Afrique de l’Ouest pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène (USAID WA-WASH) dans le cadre de l’initiative triple S au Burkina. Le programme a enregistré de nombreux résultats en matière d’accès à des services adéquats d’eau potable et d’assainissement par les populations des zones rurales. L’atelier de clôture a eu lieu ce mardi 30 juin 2015 à Ouagadougou.

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Accès à l’eau potable : Le programme USAID WA-WASH en fin d’exécution

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue jusqu’à présent un enjeu majeur de développement au Burkina, selon Lakdhar Boukeou, directeur régional USAID/WA-WASH. Malgré les nombreuses actions relatives au respect de ces droits fondamentaux, des obstacles demeurent. De ces actions du gouvernement burkinabè, l’on peut noter l’approche basée sur la gestion décentralisée afin de permettre aux populations des localités très éloignées d’accéder à ces services essentiels. Le programme sus-cité, initié en 2012, par le gouvernement américain et financé par son peuple cadrait bien avec ces réformes en ce sens qu’il visait à aider les communautés rurales à accéder à l’eau potable. Il a été exécuté par le Centre international d’expertise pour le développement et la gestion des services d’eau potable et d’assainissement (IRC) en collaboration avec les autorités publiques et des partenaires en fournissant des services adéquats et pérennes en matière d’eau potable et d’assainissement pour tous au Burkina Faso. L’initiative triple S (Sustainable Service at Scale) poursuivait entre autres objectifs :
-  l’identification des blocages à l’efficacité et à la pérennité des services d’eau potable à l’échelle communale en milieu rural ;
-  l’expérimentation de solution pour surmonter ces blocages et assurer des services efficaces et pérennes ;
-  la mise à l’échelle des solutions expérimentées et concluantes.

Deux ans d’investigation et deux ans pour développer des solutions

L’investigation a été réalisée sur une période de deux ans par l’IRC. Les deux dernières années ont été mises à profit pour développer des solutions à même de faire face aux problèmes identifiés pendant les enquêtes. Et ce sont les communes de Arbinda et Gorgadji qui ont été retenues pour le suivi-évaluation des services d’eau. « Une amélioration importante de la qualité des services d’eau potable a été observée dans ces localités », indique Jean Mathieu Bingbouré, représentant du ministre de l’Agriculture, des ressources halieutiques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire. Le modèle d’Arbinda et de Gorgadji a également permis de réduire la durée de panne de 30 jours à 3 jours sans entacher les autorités communales et les opérateurs de service d’exercer leur responsabilité spécifique.
Le second modèle est un modèle de gestion des forages équipés de pompe à motricité humaine développée. Il permet, selon Jean Mathieu, de répondre autant aux exigences de professionnalisme qu’aux exigences de coût et de prix accessible aux usagers ruraux. A l’entendre, « ce modèle s’appuie essentiellement sur la mise en place d’un opérateur professionnel à l’échelle communale ou intercommunale pour gérer un parc de forages équipés de pompe à motricité humaine ».
Ce programme américain, faut-il le souligner, a permis de développer des actions qui prennent en compte la promotion d’une technologie innovante pour une gestion rationnelle de l’eau dans le domaine de la productivité agricole. Lakdhar Boukeou, directeur régional USAID/WA-WASH qui s’en réjouit, ne passe cependant pas, sous silence, les nombreux obstacles qui surviennent. A son avis, ces obstacles d’ordres techniques et financiers empêchent les collectivités de remplir au mieux les missions qui leur sont confiées.

De l’eau et des solutions…

En quatre années de mise en œuvre du projet et pour la mise à l’échelle des solutions, l’IRC a beaucoup travaillé avec le ministère en charge de l’eau et ses démembrements. L’objectif étant que les résultats puissent alimenter ; et ce ; de façon continue et progressive les politiques, stratégies et programmes nationaux de développement et de gestion de l’eau potable.
Après ses résultats forts satisfaisants, l’atelier qui réunit des acteurs dans le cadre de la clôture du programme s’inscrit dans une démarche de mise à l’échelle desdites solutions.
Alassoum Sori, représentant du directeur général des ressources en eau, rappelle, lui-aussi, l’importance de la rencontre. Si beaucoup d’autres projets n’ont pas abouti à souhait par manque de dispositifs suffisants, M. Sori espère que les résultats du présent programme engageront d’autres pour un accès universel à l’eau d’ici à 2030.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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