Orpaillage : Les acteurs réfléchissent sur un Code de bonnes pratiques

vendredi 26 juin 2015 à 20h09min

Réunis sous l’égide de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE), des acteurs de l’orpaillage se sont retrouvés en atelier ce vendredi 26 juin 2015 à Ouagadougou. Ils devaient entre autres amender et adopter un Code de bonnes pratiques dans le secteur.

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Orpaillage : Les acteurs réfléchissent sur un Code de bonnes pratiques

L’orpaillage s’est imposé, au fil des ans, dans l’économie du Burkina Faso. Des milliers de familles vivent des rentes de cette activité. Seulement, sa pratique n’est pas sans conséquences pour l’homme et pour l’environnement : des fosses à perte de vue, des éboulements, l’utilisation de produits chimiques nuisibles à la santé et à l’environnement.
L’initiative de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement vise donc à mieux structurer le secteur et à enseigner les bonnes pratiques en matière d’orpaillage. « Nous avons organisé un atelier de réflexion, de partage d’expérience et de discussion autour d’un document que nous avons produit et qui est intitulé : « Guide de bonnes pratiques en matière d’exploitation artisanale de l’or », qu’on appelle couramment orpaillage », a expliqué Jonas Hien de l’ONG ORCADE. En termes plus clairs, il s’agit de faire en sorte que l’orpaillage puisse être promu à travers les bonnes pratiques afin de permettre à ceux qui sont dans ce secteur d’en faire un secteur qui assure leur survie.

Réguler l’utilisation des produits chimiques

L’initiative est soutenue par l’ambassade de France au Burkina Faso. Elle veut enseigner les bons gestes aux orpailleurs. Pour amender et adopter le document, ORCADE a réuni des orpailleurs, des responsables du syndicat national des orpailleurs du Burkina, des partenaires au développement, des ONGs internationales et des OSC. « En termes de pratiques, il y a l’utilisation de produits chimiques qui nuisent à la santé de ceux qui mènent l’activité. Ces produits portent également préjudice à l’environnement, entrainent des risques de contamination des eaux et de la chaîne alimentaire donc de l’homme. Il s’est agi de montrer ce qu’il faudra faire désormais du moment où on veut que ce secteur soit mieux organisé, règlementé, structuré. On va leur montrer comment procéder pour mener l’activité tout en préservant sa santé, l’environnement et aussi la santé des autres », a ajouté Jonas Hien à la cérémonie d’ouverture de la rencontre.
Au cours des travaux, les participants ont eu droit à une présentation dudit document suivie de discussions. Ils devraient apporter des amendements et adopter le document qui sera largement diffusé sur les sites miniers ainsi que dans les localités où se trouvent ces sites.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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