Investissements au Burkina : l’API- BF désormais seule porte d’entrée

vendredi 26 juin 2015 à 03h56min

Le président du Faso, Michel Kafando, a procédé, le jeudi 25 juin 2015 à Ouagadougou, au lancement officiel des activités de l’Agence de promotion des investissements du Burkina Faso (API-BF). A l’occasion, après avoir précisé que cette agence « constituera le seul point focal et l’unique point d’entrée de tout investissement au Burkina Faso », le chef de l’Etat a promis qu’elle « sera très bientôt dotée de tous les moyens que requiert l’efficacité de son action ». C’était au cours d’une cérémonie riche en couleurs, et qui a enregistré la présence de présidents d’institutions nationales, de membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers et d’un parterre d’hommes d’affaires.

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Investissements au Burkina : l’API- BF désormais seule porte d’entrée

Cette cérémonie a été voulue pour marquer le top de départ de l’existence opérationnelle de l’Agence de promotion des investissements du Burkina Faso (API-BF). Une agence créée en mars 2013, et chargée d’assurer « la promotion du Burkina Faso comme destination privilégiée d’investissement », « la mise en œuvre d’une stratégie proactive d’attraction des investissements étrangers directs et de ceux de la diaspora burkinabé ».
Relèvent également de ses missions, « l’accueil, l’assistance et l’orientation des investisseurs étrangers et nationaux ; ainsi que la facilitation des formalités administratives relatives à la réalisation des projets d’investissement, y compris ceux qui relèvent du partenariat public privé (PPP) et de joint-venture, entre les investisseurs nationaux et étrangers », « le ciblage et l’attraction des investisseurs potentiels pour la réalisation de projets industriels, commerciaux et technologiques, tant à l’intérieur du Burkina Faso qu’à l’étranger ».
Aux dires du président du Faso, cette structure « doit, à terme, jouer le rôle irremplaçable de clé de voûte de l’investissement au Burkina Faso, quel que soit par ailleurs le secteur économique où cet investissement est destiné. » Pour ce faire, s’impose l’impérieuse nécessité de renforcer « ses capacités en ressources humaines, financières et matérielles en adéquation avec le travail immense qui sera le sien ».

Seul un engagement total de l’Etat à l’égard de l’agence permettra…

C’est du moins, ce qu’a relevé Michel Kafando, pour qui, « il faudra également étendre ses prérogatives dans certains domaines, y compris l’ensemble des guichets créés pour faciliter les investissements, les nouvelles aires économiques aménagées qui seront réservées aux investisseurs, de même que la gestion de ces espaces, quitte à réviser son statut actuel si cela s’avérait nécessaire. » Il importe donc de conférer à l’API-BF, une place centrale dans les relations de notre pays avec le monde des investisseurs et le monde des affaires d’une façon générale, en créant toutes les conditions à même de lui permettre d’assumer pleinement ses responsabilités.
Dans ce sens, le groupe de la Banque mondiale, avant de réaffirmer - par la voix de son représentant intérimaire dans notre pays, Emmanuel Nikiéma - « sa disponibilité à accompagner la structure naissante, dans l’optique de faire du Burkina Faso, une destination privilégiée des investissements », a entendu « exhorter le gouvernement à accorder à cette nouvelle agence, toute l’attention indispensable à son épanouissement ». Pour la Banque mondiale, « seul un engagement total de l’Etat à l’égard de l’agence, permettra à celle-ci de réussir sa mission ».

Le gouvernement a la volonté politique…

Déjà, la représentante du secteur privé burkinabé, Victoire Benao, a donné l’assurance que « La Chambre de commerce et d’industrie ne ménagera aucun effort pour travailler en synergie avec cette nouvelle agence afin de mobiliser les investisseurs locaux et d’attirer des investisseurs étrangers ». Du côté de l’Exécutif burkinabé, dira Michel Kafando, le gouvernement a la « volonté politique de faire de l’API-BF une institution qui joue pleinement son rôle ». Et de promettre, « l’API-BF sera très bientôt dotée de tous les moyens que requiert l’efficacité de son action ».
A en croire le président de la Transition, cette agence « constituera le seul point focal et l’unique point d’entrée de tout investissement au Burkina Faso. » Elle devra attirer, faciliter et suivre les investissements jusqu’à leur aboutissement final.Et les secteurs qu’elle entend prioriser, sont ceux de l’agriculture et l’agro-industrie, des mines et l’énergie, du tourisme et l’hôtellerie, de la santé et l’éducation, des infrastructures routières et aéroportuaires, et de l’immobilier. C’est du moins ce qu’a confié sa directrice générale, Bintou Barro qui promet de s’investir urgemment dans l’instauration de la visibilité de ‘’sa maison’’ et dans l’assurance des investisseurs, étrangers notamment, quant à la stabilité politique de notre pays et aux avantages qu’offre son positionnement géographique dans l’espace UEMOA. Un positionnement qui, selon Mme Barro, est favorable au rayonnement de l’investissement qui sous-tend la croissance qui, à son tour, booste le développement.

L’investissement, la seule voie et le seul moyen…

En effet, l’investissement privé, relève Emmanuel Nikiéma de la Banque mondiale, « contribue de manière significative à l’accroissement des capacités productives de l’économie, à la création d’emploi et au renforcement des revenus ». Et d’ajouter, « L’investissement étranger permet la diffusion et le transfert de technologies, ainsi que du savoir-faire au sein des entreprises nationales ». Pour sa part, le président Kafando dira que l’accélération de l’investissement dans tous les domaines de l’activité économique de notre pays, constitue« la seule voie et le seul moyen qui nous aideront à créer des richesses, à créer des emplois pour tous, en particulier pour les jeunes et les femmes. »
Signalons que l’agence ainsi lancée est en réalité, une structure opérationnelle du Conseil présidentiel pour l’investissement. Un Conseil rattaché à la présidence du Faso avec pour objectif, rappelle Michel Kafando, « de mener des réflexions sur les problématiques relatives aux investissements et, partant, à proposer des stratégies et des politiques dont la mise en œuvre devrait en accélérer la promotion. »

Fulbert Paré
Lefaso.net

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