Yacouba Isaac Zida face aux députés du CNT : « Je connais les capacités du RSP, je confirme que nous en avons besoin »

samedi 13 juin 2015 à 09h00min

Le chef du gouvernement était ce vendredi 12 juin, face aux députés du Conseil national de la transition dans le cadre de son discours sur la situation de la nation. Après avoir fait le diagnostic du Burkina Faso, Yacouba Isaac Zida s’est prêté aux questions des députés. Les questions du RSP, du passage à la 5e république, du code électoral, …sont entre autres préoccupations relevées par les députés.

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Yacouba Isaac Zida face aux députés du CNT : « Je connais les capacités du RSP, je confirme que nous en avons besoin »

C’est par groupe parlementaire que les questions des députés ont été portées à l’attention du premier ministre. Chaque groupe a eu 10 minutes pour poser ses questions. Les 4 groupes ont salué et félicité le chef de l’Etat pour son exposé sur la situation de la nation, mais le groupe parlementaire Liberté démocratie et Justice a déploré le déjà entendu du discours, le manque de « rupture avec le passé ».
Le groupe de l’Alliance pour la république et la démocratie(ARD), qui regroupe les partis de l’ancienne majorité, a noté avec satisfaction l’engagement de Yacouba Isaac Zida à organiser des élections ouvertes, libres et ouvertes. Une ouverture pour le groupe de demander au chef de gouvernement quelle sera son attitude au cas où la cours de justice de la CEDEAO remettait en cause le nouveau code électoral.
Le premier ministre a indiqué que le code électoral a été « élaboré dans le respect des aspirations profondes du peuple burkinabè, suite à l’insurrection ». Pour lui, les éléments dit controversés relevé par le groupe « ont été inspirés par les dispositions de la charte africaine de la démocratie, de la gouvernance et des élections de l’Union africaine à laquelle notre pays a adhéré ». Puisque le groupe parlementaire a émis une hypothèse, le gouvernement prendra les mesures qui s’imposent en temps opportun ; et le chef du gouvernement de retourner la question au groupe au cas où la cours de justice de la CEDEAO ne trouvait rien à dire au code électoral. « Je vous retourne cette question et je vous prie d’y réfléchir » dira-t-il.

Le RSP ne sera pas dissout

Le groupe de la société civile s’est essentiellement intéressé à la question de la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle, que le premier ministre avait promis au début de la transition. Le langage a changé. Le chef de gouvernement estime maintenant que son ancien corps a bel et bien sa place. « Je voudrais préciser devant votre auguste assemblée que l’armée a besoin du RSP, le pays a besoin du RSP. Nous sommes en train de travailler pour lui donner beaucoup plus d’importance, lui donner une bonne place au sein de la nation. On ne peut dissoudre un régiment de cette façon. Comme le dirait quelqu’un, si vous tuez votre chien parce qu’il n’aboie pas, c’est la chienne du voisin qui va vous mordre. Ça fait 20 ans que je suis au RSP, je connais les capacités de ce régiment, je confirme que nous en avons besoin ». La question du RSP sera traitée dans le cadre global de la réforme de l’armée, dont le document est achevé.

A propos du passage à la 5e république

Trois des quatre groupes parlementaires sont revenus sur la question du passage à la 5e république. Le débat enfle depuis quelques temps, et les députés veulent connaitre la position du gouvernement. Pour son chef, ce n’est pas une priorité, étant entendu que le gouvernement travaille selon les priorités qu’il s’est fixé au lendemain de la transition, et régi par la charte de la transition. « Le temps imparti pour l’organisation des élections d’octobre 2015, et les contraintes relatives à la mobilisation des ressources financières commandent que les énergies ne soient pas dispersées », mais il précisera que la question est en étude à la commission de réconciliation nationale et des réformes.

Sur les questions de crimes économiques, de santé, d’énergie, d’éducation, de sécurité, Yacouba Isaac Zida a exposé les actions entreprises par son gouvernement, ce dans un contexte de rareté des ressources financières. Concernant la suspension des lotissements, il a relevé que sa levée n’est pas envisageable avant l’arrivée des nouvelles autorités issues des élections.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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