Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

mardi 2 juin 2015 à 22h04min

Malgré sa qualité et sa quantité non négligeable (305 382 tonnes en 2014), le riz produit au Burkina, communément appelé ‘’riz local’’ ou ‘’riz national’’, a encore du mal à faire le poids sur le marché national, toujours dominé par le riz importé. Pour changer la donne, le Comité Interprofessionnel du riz du Burkina (CIR-B) et ses partenaires ont lancé ce mardi 2 juin 2015 à Ouagadougou une campagne de promotion et marketing qui court jusqu’au 2 juillet prochain.

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Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

Lancina Berthe, président du Comité Interprofessionnel du riz du Burkina (CIR-B) ; Dénis Ouédraogo, directeur général de la promotion de l’économie rurale ; Boukary Bikienga, secrétaire exécutif du CIR et Siaka Koné du Projet de développement agricole de la coopération taiwanaise.
Ce sont là les principaux animateurs de la conférence de presse de lancement, ce mardi 2 juin 2015, de la campagne de promotion et de marketing du riz du Burkina. Cette campagne de promotion dure du 2 juin au 2 juillet 2015.
Pour l’occasion, ce sont tous les acteurs de la filière riz qui s’étaient mobilisés : producteurs, transformateurs, commerçants, transporteurs et partenaires.

Objectifs du rendez-vous avec la presse

Pour les initiateurs, il s’agissait à travers la présente conférence de presse d’assurer une meilleure communication autour du lancement de la campagne de promotion et de marketing. Pour ce faire, les objectifs suivants étaient visés :
- faire mieux connaître les produits de la filière riz du Burkina
- partager avec la presse, les fondements et les objectifs de la campagne ;
- obtenir l’accompagnement de la presse afin de pouvoir lever les freins à la consommation du riz du Burkina.

Riz du Burkina : produit sain, nutritif, de qualité

Des différentes interventions, il convient de retenir que le riz du Burkina présente de nombreux avantages pour le consommateur. Contrairement à la plupart du riz importé sur le marché, c’est un produit sain sans additif, un produit plus nutritif, un produit de qualité. Pour toutes ces raisons, les conférenciers pensent que les consommateurs ne devraient plus évoquer la cherté du riz produit Faso pour ne pas le consommer. « Mieux vaut dépenser chez le boulanger que le médecin », laisse entendre le DG Dénis Ouédraogo.
Mais, peut-on dire que le riz importé au Burkina est périmé ? Et si oui, pourquoi ne pas interdire sa commercialisation dans le pays ?
Sur la première question, les conférenciers se montrent prudents et arguent que pour arriver à une conclusion de péremption du riz importé, il faut d’abord des preuves scientifiques solides, ce qu’ils n’ont pas. Or, sans ces preuves scientifiques avérées, il est impossible, selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) d’interdire la vente du riz importé. Mais, une chose, à les écouter, est sûre : le riz importé n’est pas plus nutritif que le riz produit au Faso. Le riz importé est généralement, disent-ils, plus vieux (en moyenne 10 ans) et moins nutritif. Ce qui ne serait pas sans risques sanitaires. Et l’un des objectifs de la présente campagne est de faire en sorte que les consommateurs burkinabè comprennent justement tout l’intérêt qu’ils ont de consommer le riz du Burkina.

Séance de dégustation de mets à base du riz du Burkina

Mais, les acteurs de la filière riz sont-ils en mesure de faire face à la demande de consommation nationale ?
S’ils disent travailler dans ce sens avec une couverture de 42 à 45% des besoins et 114 points de vente en 2015 ; les acteurs du riz reconnaissent leur incapacité à l’heure actuelle à couvrir tous les besoins de consommation de riz estimés aujourd’hui à 600 000 tonnes. Pour aller dans le sens de la satisfaction totale des besoins, les acteurs du riz souhaitent un accompagnement adéquat par les partenaires techniques et financiers.

Cela peut passer aussi par la consommation à grande échelle du riz du Burkina par le plus grand nombre des Burkinabè. Ce qui mettra naturellement fin au problème d’écoulement. Et c’est là aussi l’enjeu de la présente campagne de promotion et de marketing du riz du Burkina. Et pour ne pas faire seulement dans la théorie, une séance de dégustation de mets à base de riz du Burkina est venue clore en grandeur nature la conférence de presse.

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 2 juin 2015 à 23:22, par bintoa
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    J aimerais comprendre pourquoi tout ce qui est produit sur place coûte plus cher que ce qui est importé ? Vous savez que la majorité des burkinabé s interesse à la quantité qu à la qualité parce qu ayant une famille nombreuse et n a pas les moyens de faire la fine bouche ! Les 25kg produits valent 12,500 donc 25000 pour 50kg, l importé 18000 à 22000 pour 50kg. En plus l importé remplit plus la marmite à quantité moindre. SVP , revoyez vos prix !

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  • Le 3 juin 2015 à 08:37, par WAUGOI
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    Je pense que si on occulte le volet coût la promotion ne fera pas tache d’huile. soyons réaliste pour le moment la plus part des Burkinabé n’arrive pas à joindre les deux bouts donc le riz local s’il est chère devient automatique un produit de lux alors que on s’offre le lux que quand on a les moyens. Les gens mangent du riz importé depuis des décennies mais il ne tombe pas malade. Ne fuyons pas la concurrence qui est là battons nous pour réduire nos coût de production, développons réellement le maillon transformation pour avoir du riz de qualité qui va intéresser les clients, et disponibilisons notre riz partout. c’est à ce prix que les acteurs pourront faire la concurrence et profiter réellement du fruit de leur travail.

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  • Le 3 juin 2015 à 08:41, par Traoré Karamoko
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    Si chaque ménage burkinabè faisait l’effort d’acheter au moins un sac de riz local par an, la filière allait être sauvée. Un sac, rien qu’un sac chaque 360 jours.

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  • Le 3 juin 2015 à 08:49, par Yif
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    A vérifier : Dr Siaka Koné est du Programme Développement de l’agriculture financé par la coopération allemande et non taiwanaise.

    Belle initiative pour promouvoir le riz burkinabè. Merci aux initiateurs et à leurs partenaires.

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  • Le 3 juin 2015 à 09:17, par Citoyen07
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    Vous savez, le riz local est nutritif, c’est vrai mais la qualité est à revoir. C’est à dire que le tri n’est bien fait si bien qu’il contient très souvent des impuretés, ce que le consommateur n’aime pas. On ne peut acheter un sac de riz et chaque fois pour le préparer il faut trier, vanner, tamiser et laver plusieurs fois. Le riz importé, même s’il est moins nutritif est relativement moins cher, disponible (chez tous les boutiquiers) et très propre. Conclusion, pour concurrencer le riz importé, le riz local doit être de qualité (propre et sans impuretés), disponible et accessible (coût) au consommateur qui, vous le savez tous au Faso , vit avec environ un demi dollar ( 300 FCFA) par jour.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juin 2015 à 11:17, par Amadoum
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    A lire cet article, c’est evident que le riz Burkinabe a encore du chemin.
    Aucune promotion n’est mieux que la demande du client. Les consomateurs Burkinabe ne complotent pas TOUS pour consommer le riz importe. Depuis longtemps, ils vous ont donne les conditions qui les pousseraient a consommer "le riz national" qui sont :
    qualite
    disponibilite
    competitivite.
    Une liste qui est relativement courte et ne pas change depuis
    Vouloir faire appel au nationalisme des uns et des autres marcherait, si les burkinabe ne se sacrifiaient pas assez deja pour nourrir leur famille.
    Tenez compte des 3 criteres ci-dessus cites et mettez vos hommes au travail, car rien d’autre ne peut changer votre situation.
    Donnez a vos clients ce qu’ils demandent et vous les aurez pour toujours !

    Du courage !

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  • Le 3 juin 2015 à 14:16
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    internaute : ne parlez pas de ce que vous ignorer. un sac de riz de 25 kg de Bagré coût 8 000 ou 9000 F contre 10 000 à 11 000 pour le riz importé. renseignez vous SVP

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  • Le 3 juin 2015 à 15:13, par Amadoum
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    J’ai deja soumis un article en reponse aux conclusions de la conference et voudrais personnellement contacter M. Berthe et son equipe pour faire des suggestions, hors des lumieres publiques.
    Je souhaiterais avoirs les coordonnees des conferenciers, a travers M. Bazie (Email), pour echanger, afin d’apporter ma contribution modeste a ce debat.

    L’agriculure d’une nation est trop importante pour etre laissee dans les mains des seuls agriculteurs et les "experts". Sans autosuffiscance alimentaire, l’emergence n’est qu’un reve de pipe !

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  • Le 3 juin 2015 à 20:22, par KOMI Moustapha
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    Bonne initiative. il ne sert à rien d’aménager des bas-fonds à coût de millions si le problème d’écoulement n’est pas résolu. chaque salarié ainsi chaque commerçant doit payer au moins 2 sacs de 50 kg du riz local par an.

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  • Le 3 juin 2015 à 22:30, par BEN SALAM
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    je consomme régulièrement le local, mais ce qui me décourage souvent c’est la qualité du traitement de ce riz (trop de grains de sable et de morceau de cailloux). en plus je constate que la cherté de ce riz est du aux commerçant « véreux »
    qui achètent le riz chez le pauvre producteur à BAGRE à moins de 150 F le kilo et veulent le revendre à 400 F. Du coût personne ne gagne.

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  • Le 8 juin 2015 à 10:57, par Jeunedame seret
    En réponse à : Riz du Burkina : Une campagne de promotion du 2 juin au 2 juillet

    - Contrôlez les prix de votre riz local bien raffiné ;
    - limitez les importations ;
    - imposez ce riz à vos hôtels ;
    - vantez-le avec une autre dénomination.

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