L’Institut supérieur des sciences de la population : la salle de conférence baptisée « Pr OuendKuni Dieudonné Ouédraogo »

jeudi 28 mai 2015 à 22h53min

Un peu plus d’un an après son décès, la mémoire du Pr OuendKuni Dieudonné Ouédraogo demeure vivace dans l’esprit de ses proches. L’Institut supérieur des sciences de la population qu’il a dirigé de 2004 à 2010, lui a rendu un vibrant hommage à l’occasion d’un colloque international qui se tient du 28 au 30 mai 2015 à Ouagadougou. Placé sous le thème « les migrations burkinabè : permanences et changements », ce grand rendez-vous scientifique, se déroule dans la salle de conférence qui porte désormais le nom de l’illustre disparu.

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L’Institut supérieur des sciences de la population : la salle de conférence baptisée « Pr OuendKuni Dieudonné Ouédraogo »

Birago Diop, la voix de la sagesse africaine, avait dit « les morts ne sont pas morts ». Eh bien ! L’éminent professeur OuendKuni Dieudonné Ouédraogo (ODO), décédé le 9 mars 2014, a eu droit à un hommage mérité de la part de ses collaborateurs et de sa famille. Et la concrétisation de ce devoir de reconnaissance envers l’homme de sciences qu’il a été, c’est la salle de conférence de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) qui porte désormais son nom. Mais cette cérémonie mémorable a lieu dans le cadre d’un colloque international sur les migrations, lesquelles ont été l’un des thèmes majeurs des travaux de recherche du défunt. Et c’est en présence de la directrice de cabinet du Ministère des enseignements secondaire et supérieur (MESS), Aminata Sankara représentant le Ministre Michel Filiga, que les temps forts de l’hommage ont eu lieu.

Un homme remarquable

Le professeur OuendKuni Dieudonné Ouédraogo a été, à en croire ses collaborateurs et étudiants, un chercheur chevronné pour qui la rigueur au travail était une exigence. En dehors de ses qualités professionnelles, l’homme était également, selon toujours les témoignages, d’une simplicité et d’une courtoisie remarquables. Le sens de l’humour ne lui était pas étranger et selon le Dr Roger Zerbo de l’institut des sciences des sociétés, il travaillait à la réconciliation là où régnait la discorde. C’est donc un Baobab que le monde scientifique a perdu. Considéré par Jean François Kobiané, directeur de l’ISSP, comme étant l’une des chevilles ouvrières de l’ISSP, ex l’UERD (Unité d’enseignement et de recherche en démographie), ODO est aussi l’un des pionniers de la recherche nationale. Et c’est lui qui a permis à l’institut de gagner en visibilité et d’élargir son réseau de partenariat tant au niveau régional qu’international. En témoigne, le programme santé et population en Afrique qu’il a contribué en mettre en place et qui a formé depuis l’année académique 2005-2006, 170 cadres africains venus de 17 pays d’Afrique francophone. Et le Ministre Filiga Michel Sawadogo, par la voix de sa directrice de cabinet s’est réjoui de constater que parmi les formés, il y avait 59 femmes.

Un héritage livresque

Des ambitions, le Pr Ouédraogo en avait. Selon son fils ainé Patrick Hervé Ouédraogo, il nourrissait un projet, celui d’ouvrir un centre de retraite équipé d’une salle d’études et de repos et surtout d’une bibliothèque. Et à ce propos, le chercheur laisse dernière lui un répertoire de près 800 ouvrages. La famille a donc décidé de faire œuvre utile en offrant ces livres spécialisés à l’ISSP afin qu’il renforce les rayons de sa bibliothèque et celle d’autres structures s’il y a lieu. Cet acte noble est le résultat des enseignements d’humilité, d’excellence et d’amour reçus de l’illustre disparu.

Immortaliser le colloque

La terre est devenue un village planétaire grace à l’essor technologique. Les migrations sont de plus en grandes malgré les multiples risques qui existent. Au Burkina Faso, le phénomène date de l’ère précoloniale et son évolution sera abordée au cours du colloque qui réunit des experts venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Cameroun et du Canada. Et à l’issue des travaux, les grandes réflexions et conclusions seront publiées dans un ouvrage pour les générations à venir.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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