Ambassade du Ghana au Burkina : Un enterrement crée la colère et peut-être plus

mercredi 27 mai 2015 à 11h03min

Le climat qui régnait devant l’ambassade du Ghana à Ouagadougou dans la matinée du mardi 26 mai 2015 n’était pas celui que les enceintes diplomatiques ont habituellement donné de voir. Un groupe d’une dizaine de personnes au fronton de la ‘’maison du Ghana’’. Derrière eux, des policiers, une dizaine également. Ça parlait en ashanti, mooré, français ; ça gesticulait d’une manière non-catholique. Et pour cause, l’enterrement ‘’clandestin’’ d’un Ghanéen décédé le 21 mars dernier.

Ambassade du Ghana au Burkina : Un enterrement crée la colère et peut-être plus

« Où est le corps ? », « Qui a enterré ? ». « On est là pour savoir ce qui se passe », ces propos sont de Pauline Teyer, une ghanéenne trouvée sur place, le regard vide. « C’est la vérité que nous voulons », renchérit un de ses compatriotes, Joseph Oppong Benteh. Ils sont devant l’ambassade de leur pays d’origine ; ambassade sise au cœur de la ville de Ouagadougou.

Le corps dont il est question, c’est celui de Prince Ankrah Odanpley, un Ghanéen qui était taximan depuis une dizaine d’années ici à Ouaga, semble-t-il. Il habitait dans une maison qu’il a louée dans le quartier Goughin de la capitale burkinabè.
Décédé dans sa chambre par suite d’une maladie, son corps a été transféré - après constatation de police – à la morgue de l’hôpital Yalgado Ouédraogo. Aussitôt après, confie Pauline Teyer, sa famille a été contactée au Ghana ; mais celle-ci se fait encore attendre. Et l’association de la communauté ghanéenne à Ouaga est entrée en jeu.

Un cas social enterré sur autorisation de la mairie

L’ambassade a été informée par le commissaire divisionnaire de police de Baskuy. C’est du moins, ce qui a été confié par le maître des lieux, l’ambassadeur San Nasamu Asabigi. A l’en croire, et ce contrairement à ce que Mme Teyer a laissé entendre, toutes les tentatives entreprises pour entrer en contact avec les parents du défunt, ou à tout le moins, avec ceux qui le connaissent bien, ont été vaines.
Et la démarche diplomatique a été mise en branle dans ces conditions. Les ministères de la sécurité, des affaires étrangères, de la santé, sont saisis. Jusque-là, aucun parent du défunt ne s’est signalé. Conséquence, le corps est classé ‘’cas social’’, et les dépenses engendrées par sa conservation sont annulées par les autorités burkinabè.

La mairie de Ouagadougou entre ainsi en jeu. Elle active son partenariat avec l’entreprise Burkisep (Burkina Sépulture). Le gérant de cette entreprise invité à l’ambassade le jeudi 21 mai dernier, ce dernier aurait laissé entendre que ledit corps a été enterré sur autorisation de la mairie. Et ce, sur la base d’un arrêté, a-t-on appris à l’ambassade du Ghana.

Une action en justice bientôt ?

Invité à produire la copie de cet arrêté, ledit gérant aurait dit qu’il n’en avait pas sur place, mais qu’il l’apporterait après. Et cela n’est pas encore fait. Déjà, l’ambassadeur Asabigi affiche son intention de s’attaquer à cet arrêté. En effet, dira-t-il, « Nous allons contester l’arrêté de la mairie ». Car, selon lui, le corps ne devrait aucunement être enterré à l’insu de la représentation diplomatique du Ghana.

D’ailleurs, il confie avoir envisagé de faire une autopsie avant l’enterrement. Ce qui permettrait, relève-t-il, de dire aux parents du défunt, s’ils venaient un jour, ce qui a entrainé la mort et les circonstances dans lesquelles est survenue la mort de leur proche.

La situation qui se présente actuellement est donc celle dans laquelle l’ambassade, autant que l’association de la communauté ghanéenne vivant à Ouagadougou, tout en s’emportant l’une contre l’autre, veulent toutes voir clair dans l’enterrement du sieur Odanpley. Joseph Oppong Benteh et ses camarades de l’association de la communauté ghanéenne, disent s’être apprêtés pour procéder à l’enterrement le samedi dernier, 23 mai 2015. Mais, confie M. Benteh, « au cours de la nuit du vendredi 22 mai, j’ai appris que le corps n’était plus à la morgue ». Il apprendra ensuite que Burkisep s’en est occupée, avec la complicité, selon lui, de l’ambassade son pays.

Le gérant de l’entreprise Burkisep contacté par un confère avec qui nous étions à l’ambassade, dira qu’il ne peut avoir du temps pour en parler qu’au cours de la semaine prochaine. Nous reviendrons donc sur cette affaire qui suscite l’incompréhension chez les Ghanéens de Ouagadougou. Une incompréhension qui semble avoir foulé au pied les contraintes qu’engendre évidemment la conservation trop longue du corps dans une morgue qui malheureusement, ne désemplit pas.

Fulbert Paré
Lefaso.net

Messages

  • Les Ghana boys son de fo types ! Je connais eux. Eux ne pas vouloir payer factir de entèrment de le homme mort. Comm ça, Eux laisse authorites tout faire et ensuite eux vouloir jouer à l’ipocrite et eux se plaindre. A the end, eux vouloir même être payé. Wait and see

  • Donc si vous ne vous manifester pas a temps on a devait laisser le cadavre pourir sentir mettre les gens ?Do you have no commonsense or are you just trying to fleece people ? Why didn’t you show up in time to pay due respect to your loved one if he really mattered to you ? Do you mean to tell us that the authorities should have refrained from burying a decaying corpse with all the dangers that this can present to the health of the population ? I am not even talking of the inconvenience of breathing in a semmly odor ! Where were you in Ouagadougou here ? Please stop this brazen ill- will. Vous etiez bien a Ouaga ici. Aeeetez cette mauvaise foi ehontee. Take us seriously. Are you trying to make money on us on the cheap ? Two can play at that game.Please, don’t confirm a certain notoriety. And if all this ruckus was to avoid paying the least pesewa ? We know in Accra, you like to say that money is blood and that blood is money. Come on, men ! This is globalization now and we have learned fast . So your old tricks are really ou of fashion. Find new ones !

    Gyamfi Atoukwei Kambireh

  • Eux aussi. Quelqu’un qui est décédé depuis le 21 mars, c’est un mois après ils cherchent où se trouve le corps. Belle conclusion faite par le journaliste.

  • - Vous êtes tous des faux-types ! Le gars est mort dans l’anonymat, la pauvreté et tout seul dans sa chambre. Vous avez été tous incapables de subvenir aux frais de sépulture à tel point que le malheureux est classé ’’Cas social’’ par le CHU YO qui a annulé les frais. La Mairie prend le soin de le faíre enterrer et vous vous agitez maintenant. La Mairie doit vous poursuivre à son tour pour non-assistance à compatriote décédé et vous faire rendre de tous les frais engendrés pour son inhumation. Est-ce que un seul de ses parents est même venu ? Foutez votre camp ouais !!!

    Par Kôrô Yamyélé

  • Paix à l’âme du défunt et courage à sa famille !!! Arrêter de divertir les gens. 21 mars à nos jours, où étiez vous ??? Bande d’incapables....

  • Rien à ajouter à ce que le Kôrô Yamyélé a dit. C’est ça qui est la vérité. Ces gens n’ont pas peur de Dieu. Merci frère.

  • soyons sérieux . Que fait l’ambassade du Ghana au Faso . Elle ne pouvait pas gérer cette affaire de cadre ? A défaut de rapatrier le corps , l’ambassade pouvait s’occuper de l’enterrement car avant tout c’est un ressortissant ghanéen. Oh les dirigeants africains font honte. un compatriote meurt , l’ambassade ne peut rien ? Regardez comment les européens se battent pour leurs ressortissants à l’extérieur.

  • Paix à l’ame du défunt.
    par contre les kpapato la qui vocifèrent allez vous faire voir ailleurs. 21 mars ! et c’est maintenant que vous vous reveillez. KAN MEME !!!!

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