Protection des végétaux : La promotion « Albert Patoin Ouédraogo » prête à servir

dimanche 26 avril 2015 à 23h34min

La 1re promotion des étudiants de Licence professionnelle en protection des végétaux baptisée « Promotion Pr. Albert Patoin OUEDRAOGO » a effectué sa sortie officielle le 25 avril 2015, à l’université de Ouagadougou. Autorités administratives, responsables d’institutions, enseignants, chefs d’entreprises et de projets, parents, amis, camarades étudiantes et étudiants ont tenu à prendre part à cette cérémonie qui marque la fin de formation de ces 18 nouveaux diplômés. Après quatre semestres de théorie et de pratique, ils se disent prêts pour mettre en œuvre les « bonnes pratiques phytosanitaires ». Toute chose qui devrait permettre d’accroître la productivité agricole.

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Protection des végétaux : La promotion « Albert Patoin Ouédraogo » prête à servir

Cette cérémonie marque la fin de deux années de dur labeur. De 19 au départ, ils étaient 18 à recevoir leur parchemin de fin de formation, soit un taux de succès de 95%. « Depuis la classe de terminale, j’ai voulu travailler dans le domaine de l’agriculture. Donc, arrivé à l’université, quand on a lancé le test en protection de végétaux (en 2e année), je me suis dit que voilà la voix qui s’ouvre à moi pour que je puisse travailler dans le domaine que je souhaitais. Je suis fier et je suis convaincu qu’à l’avenir, je pourrai faire quelque chose pour le développement de l’agriculture et l’atteinte de la sécurité alimentaire dans notre sous-région », ce sont là les premiers mots de Moussa Lankoandé, après avoir reçu son diplôme (attestation provisoire). Ce sentiment de fierté était visiblement le mieux partagé au sein des nouveaux diplômés.

La sortie de cette 1re promotion des étudiants en licences Pro. Protection des Végétaux est placée sous le thème « Développement de l’agriculture pour une sécurité alimentaire au Burkina Faso : place et rôle de la protection des végétaux ». Un choix loin d’être fortuit au regard des enjeux sociaux, environnementaux et économiques de notre siècle. « Ayant reçu des modules de formations théoriques et pratiques sur ses différents plans, il est certain que nous sommes compétemment et hautement formés », soutient Kouka Hamidou SOGOBA, délégué de la promotion.

« Faites vôtres les qualités scientifiques du Pr Albert Patoin Ouédraogo »

Ces nouveaux cadres ont choisi comme nom de baptême le Pr. Albert Patoin OUEDRAOGO, un pionnier de l’entomologie et de la protection des végétaux au Burkina. Le Pr. Albert Patoin OUEDRAOGO avait accepté, volontiers, que cette première promotion porte son nom. Malheureusement, il ne verra pas la fin de formation de ces filleuls, puisqu’il décède en février 2015. Son ombre a plané sur cette cérémonie. Il était représenté par sa fille. « Vous avez honorés notre papa en baptisant votre promotion de son nom. Nous savons qu’il aurait été fier d’être à vos côtés cet après-midi… », a-t-elle précisé, dans une émotion encore vive.

Le Pr Antoine SANON, coordonnateur de la Licence professionnelle en protection des végétaux (PV) de l’UFR/SVT (unité de formation et de recherche en sciences de la vie et de la terre) a demandé aux nouveaux diplômés de toujours s’inspirer de ce grand homme de sciences. « Je vous exhorte à faire vôtres ses qualités scientifiques et humaines qui vous ont guidés à vous baptiser à son nom », leur a-t-il lancé.

Les offres de la licence Pro. Protection des végétaux

Les végétaux et produits végétaux subissent en permanence les attaques des organismes nuisibles tels que les virus, les bactéries, les champignons, les insectes et les mauvaises herbes. Malgré l’arsenal de lutte mis en place, les organismes nuisibles constituent aujourd’hui plus que jamais une cause majeure des pertes en rendement des produits agricoles destinés à l’alimentation humaine ou animale. A cela s’ajoute de nouvelles préoccupations que sont les changements climatiques, la dégradation de l’environnement et les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques entrainant l’apparition inexorable de nouveaux types de nuisibles. Dans un tel contexte, il apparait clairement la nécessité d’aborder cette problématique avec plus de professionnalisme. Et, c’est justement ce qu’offre la Licence en protection des végétaux.

La création de la filière Licence Pro. Protection des végétaux répond donc à un besoin impérieux de former des cadres moyens qualifiés à même de protéger efficacement les cultures, mais aussi l’environnement pour un développement agricole durable et une sécurité alimentaire accrue.

Les étudiants de niveau BAC+1 en sciences qui optent pour cette licence empruntent un parcours de quatre semestres universitaires au cours desquels ils développent des compétences dans les domaines de la défense des cultures, de la protection de l’environnement et de la gestion du risque phytosanitaire. Ils sont également outillés pour la création d’entreprises agricoles ou phytosanitaires. Le dernier semestre entièrement consacré à la conduite d’un stage en milieu professionnel couronné par la soutenance d’un mémoire de stage se veut un outil majeur pour l’insertion professionnelle.

« Ne dormez pas sur vos lauriers »

Présidant la cérémonie officielle de sortie de cette promotion de Licence en protection des végétaux, Joseph Martin Kaboré, conseiller technique du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire, s’est dit heureux d’accueillir cette cuvée de professionnels rompus à l’art de la défense des cultures. « Le parchemin que vous venez d’obtenir marque certainement la fin d’un cursus de votre formation, mais il consacre surtout le début d’une autre phase de votre vie avec comme corollaire recherche d’emploi, carrière professionnelle, etc. Il sied donc de vous exhorter à ne pas dormir sur vos lauriers mais à redoubler d’ardeur et de perspicacité en vue de remporter cette autre bataille qu’est l’obtention de l’emploi », conseille-t-il les nouveaux diplômés.

En tous les cas, pour leur insertion socioprofessionnelle, ces jeunes cadres pourront compter sur le ministère en charge de l’agriculture qui a promis se pencher avec la diligence requise sur les possibilités et les opportunités disponibles au sein de son département en termes d’emploi. Par ailleurs, par la voix de son conseiller technique, il a invité toutes les personnes de bonne volonté, le secteur privé, les organisations non gouvernementales ainsi que les organismes internationaux intervenant dans le secteur de l’agriculture à œuvrer au côté du gouvernement burkinabè pour donner plus de chance de remporter le défi de l’employabilité.

Dans le cadre de la formation de cette première promotion, l’UFR/SVT a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires dont l’INERA, le CILSSS, le CEAS, l’UEMOA, l’université de Perdue (USA)…

Moussa Diallo
Lefaso.net

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