Médiateurs de l’espace UEMOA : « Nous avons constaté avec bonheur que la transition se porte bien »

jeudi 23 avril 2015 à 02h13min

Les médiateurs de l’espace communautaire, UEMOA, poursuivent leurs rencontres avec les forces-vives du Burkina. Conduits par Amadou Cheiffou, les ombudsmans ont été reçus ce mercredi 22 avril 2015, en fin de matinée par les premiers responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

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Médiateurs de l’espace UEMOA : « Nous avons constaté avec bonheur  que la transition se porte bien »

Arrivés au siège de l’institution autour de 12h30, les médiateurs ont été reçus par le vice-président de l’institution, Joachim Baggnan et son équipe pour un tête-à-tête qui a duré environ une heure. Pour le porte-parole de la délégation, Amadou Cheiffou, médiateur de la République du Niger, la CENI est un dispositif capital dans l’issue de la transition. « C’est la raison pour laquelle nous sommes venus rendre visite à l’institution, dans notre mission d’observation. Nous venons de sortir rassurés, confiants et tranquilles que les élections ont toutes les chances de se dérouler dans les bonnes conditions, suivant le calendrier prévu », a confié M. Cheiffou. « Nous attachons une grande importance au succès de cette transition, non seulement pour le Burkina mais également pour nos propres Etats car, l’issue des élections est capitale pour la paix. La majorité des conflits dans notre région sont issus d’élections mal faites ou violemment contestées », a soutenu l’ombudsman. A l’ »en croire, les médiateurs de l’espace communautaire encouragent « fortement » les organes de la transition à établir le dialogue entre tous les acteurs. C’est extrêmement important, dit-il, avant d’ajouter que la machine est en marche et que le dialogue entre les différents acteurs ‘’sera’’ de nature à renforcer son efficacité. Il invite les acteurs à faire en sorte que la transition débouche surtout sur un pays uni, gérable, démocratique, un Etat de droit.

Le vice-président de la CENI, Joachim Baggnan, a, quant à lui, témoigné les reconnaissances de son institution aux médiateur pour leur satisfaction pour le travail abattu et les encouragements pour ce qui reste à faire pour parvenir aux élections dans de bonnes conditions. « Ils se sont ouverts à nous par rapport aux derniers développements liés à l’adoption du code électoral et nous les avons rassurés, puisque la CENI travaille dans un cadre légal ; ce que la loi dispose que nous fassions, nous allons le faire, tant au niveau du traitement des candidatures que des opérations électorales à proprement dites », a souligné le vice-président.

Les Burkinabè sont « parfaitement capables de s’entendre »

Pour le vice-président, M. Baggnan, la CENI est d’autant beaucoup plus rassurée qu’il y a des leviers pour prendre en compte, les avis contraires de tout ce qu’elle fait dans le cadre de ces élections. « Si des personnes contestaient une certaine façon de conduire le processus, nous avons des périodes de contentieux qui sont prévues ; de la publication des listes provisoires à la proclamation des résultats en passant par la publication des listes des candidatures », a-t-il expliqué. Spécifiquement sur le code électoral, il a confié que les hôtes se sont inquiétés que cela ne soit vu comme une forme d’exclusion et ne débouche, par conséquent, sur des troubles à la fin du processus. Le vice-président dit les avoir rassurés sur « la » tradition de dialogue qui existe au Burkina, à laquelle s’ajoutent les dispositifs administratifs et judiciaires.
Faisant un récapitulatif de leurs rencontres, les médiateurs ont indiqué que tous les organes de la transition ont été rencontrés. « Et nous avons constaté avec bonheur que la transition se porte bien », a affirmé le chef de délégation. La transition a d’abord, retrace-t-il, mis en place les différents organes qui fonctionnent bien et a ensuite adopté les textes fondamentaux nécessaires à la conduite du processus notamment la Charte ; « une charte pleine de sagesse qui met en avant les valeurs essentielles que chaque acteur de la transition doit respecter pour avoir une bonne transition ». Il y a ensuite, note-t-il, un calendrier de la transition. « Ce sont autant de mesures et de mécanismes qui donnent toutes les chances de réussir à la transition », analyse Amadou Cheiffou. Sur les divergences relatives au code électoral, M. Cheiffou les considère de « normales » et de « légitimes », soutenant qu’il n’y a pas, en réalité, de problème fondamental entre les acteurs. Exhortant ces derniers à se référer aux institutions républicaines en cas de difficultés. « Un pays démocratique est fait pour appliquer la loi, à l’ombre de la justice », a-t-il invité avant de conclure que sa délégation repart « confiante et tranquille » car, dit-il, les Burkinabè sont « parfaitement capables de s’entendre », de créer un climat apaisé à la préservation de l’intérêt général.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 23 avril 2015 à 08:31
    En réponse à : Médiateurs de l’espace UEMOA : « Nous avons constaté avec bonheur que la transition se porte bien »

    messieurs les ombudsmans pour un meilleur déroulement de la transition pour quoi vous en demandez pas à l’ex majorité de faire une régulation en interne. Ces partis politiques de l’ex majorité ne sont constitués que des personnes qui sont au devant de la scène depuis des lustres. Pour un bon déroulement de la transition il aurait été bon que tout comme Gilbert Noël OUEDRAOGO l’a dit que les gourous des ces partis politiques déclarent leur retrait de la scène politique pour un certain temps et qu’ils tiennent parole. Cela aurait été vu comme un auto sanction de leur part, une contribution à l’apaisement des coeurs et à l’acceptation du pardon par une certaine franche de la population. Aujourd’hui le silence de personnes comme l’ex président de l’AN leur permettront de revenir aux élections de 2020. Il en est de même pour GNO même s’il a détruit son capital crédit. Rien que pour la sécurité propre de certains caciques de l’ex majorité c’est un sacrifice à faire. Au moins les membres influents de bureau politique national (BPN) et bureau exécutif (BE) devraient se retirer de la course à ces élections ainsi que les membres du dernier gouvernement de BC quelque soit son teint ou son bord parce que la réquisition de l’armée a été faite en conseil des ministres, donc décision prise collégialement. Les députés de l’ex majorité qui n’auront pas brillé par leur prise de position fracassante dans un médias pourront se présenter. C’est aussi simple que cela. C’est désolant de voir le CDP va t ’en guerre ainsi, et il sera perdant à cette allure. le CDP peut faire le point des démissions et autres et voir les candidats qu’ils peuvent présenter sur les listes électorales.

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  • Le 23 avril 2015 à 10:18, par tengen-biga
    En réponse à : Médiateurs de l’espace UEMOA : « Nous avons constaté avec bonheur que la transition se porte bien »

    J’avais des inquiétudes par rapport à cette médiation. Mais je me rends compte qu’elle a fait preuve de bon sens. Les conclusions le démontrent aisément : « Un pays démocratique est fait pour appliquer la loi, à l’ombre de la justice ». Elle a terminé en disant qu’elle repart « confiante et tranquille ». Comme quoi "quand une parole est véridique la tête acquiesce naturellement".

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  • Le 23 avril 2015 à 13:12, par le sage
    En réponse à : Médiateurs de l’espace UEMOA : « Nous avons constaté avec bonheur que la transition se porte bien »

    vivement que vous soyez entendus et écoutés car l’exclusion est le lit de toutes les crises de l’Afrique ; l’exemple de la Côte d’Ivoire voisine doit nous faire réfléchir, on ne gouverne pas dans la passion, il faut une dose de raison.

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