Transition nationale : les Burkinabè vivant en Allemagne appellent à plus de retenue dans les propos

mardi 21 avril 2015 à 02h50min

Bonjour Cher(e)s Compatriotes et Ami(e)s du Burkina Faso,

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En observant depuis l’Allemagne le développement de l´actualité nationale du Burkina Faso, on peut bien se permettre d´inviter les nouvelles autorités à bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour ne pas rentrer dans des actions à caractère uniquement spectaculaires.

Des actes visibles et concrets dans le traitement des dossiers de manière indépendante, rigoureuse et assurément sans les traces d’une coloration purement politique seront salutaires et salvatrices pour la cohésion sociale.

Avec les dernières actions d’envergure, l’espoir semble être permis de voir que les dossiers pendants soient traités avec dilligence :

- Crimes de sang : (Thomas Sankara ; Norbert Zongo ; Flavien Nebié ; David Ouédraogo ; les tueries de Koudougou en octobre 1987, les exécutions des Commandant Jean Baptiste Boukary Lingani, et Koundaga, et du capitaine Henry Zongo, Salifou Nebié, etc.)
- Crimes économiques : (Affaire Guiro ; les rapports de l´ASCE, RENLAC, etc. ; les Maires et Ministres fêtant leurs milliards, lotissements, privatisations sauvages des années 90 etc.)
- Affaire du verger litigieux du vieux Yaméogo à Koudougou,
- Etc.

Le ratissage actuel devrait être transversal et ne pas se limiter uniquement à un seul camp. Tous les "criminels" devraient être inquiétés quel que soit leur bord politique !
Dans tous les camps il y a très pobablement aussi bien des intègres que des moins intègres, pour ne pas dire des crapuleux. Donc l´impartialité de l´action judiciaire devrait être de mise pour ne pas nous basculer dans une SPIRALE REVANCHARDE SELECTIVE !

L´ancienne majorité (CDP-ADF/RDA etc.) devrait aussi avoir la sagesse de ne pas jouer à la strategie de la chaise vide. Elle devrait participer aux compétitions à venir avec des femmes et hommes intègres et dévoués à servir l´intérêt du Pays. Nous avons la conviction que cette ancienne majorité, regorge encore probablement de compétences (anciens conseillers, maires, député(e)s ou même de simples militants, sympathisants etc.) suffisamment aptes et munis du bagage nécessaire pour contribuer au développement du Burkina Faso à plusieurs niveaux. Il serait donc judicieux qu´elle puisse au besoin prendre son temps, ou tout simplement du recul pour faire son mea culpa et proposer une alternative sérieuse pour les consultations à venir, si elle pense pouvoir de nouveau jouir de la confiance des Burkinabè.

Cependant, nous nous permettons aussi de constater que les déclarations plutôt fracassantes du Général Djibril Bassolé depuis l´Arabie Saoudite sont quelques peu très émotionnelles. Ses conseillers devraient travailler et redoubler d´efforts pour que le ton soit un peu plus apaisé afin d´éviter d´embraser inutilement notre beau pays où seule l´unité nationale peut nous aider à résoudre les problèmes cruciaux de notre peuple.
En somme 5 ans, ce n´est vraiment pas une éternité. Pour comparer et relativiser on constatera que cela ne constitue même pas 1/5 des 27 ans de pouvoir du président Compaoré.
Mais si pour 2015 la candidature du Général Bassolé est indispensable pour ses partisans...ce serait dommage d´aller à tout prix vers la confrontation. Elle s´avèrera très dévastatrice pour toutes les parties prenantes. Nous ne nions pas du tout le fait que le général Djibril Bassolé ait les qualités d´un homme d´état. Seulement dans la situation actuelle, nous appelons tout le monde à la raison.
Un parti ou camp qui se veut respecter devrait avoir à tout moment des options d´alternatives sérieuses, et celui qui aime bien son pays, devrait aussi être prêt à occuper toute autre position ou tout poste à même de garantir la paix, la stabilité, la cohésion et le progrès de son pays. C´est un SACRIFICE !

Globalement, les dernières actions d´envergure du Gouvernement sont satisfaisantes, mais nous exprimons aussi notre inquiétude quant à son caractère sélectif. Le vote du nouveau code électoral est un pas vers plus de démocratie. L´exclusion de ceux ayant soutenu publiquement la modification de l´article 37 de la constitution est une juste récompense pour ces derniers. On n´étrangle pas les institutions de la république pour se maintenir au pouvoir. Les interpellations cependant posent un problème, car personne n´est dupe. Les gros bonnets courent toujours ! Les magouilleurs sont dans tous les camps. En dehors de quelques rares partis que nous nous gardons de citer nommément, tout le reste a bel et bien flirté avec l´ancien régime !

Que la terre libre du Burkina Faso soit et reste bénite.

Ont Signé :

G. Jean-Eric Yanna ; Noraogo Stéphane Souly ; Passam Tiendrébeogo

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