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Climat des affaires dans l’espace UEMOA : Des experts réfléchissent à la simplification des procédures pour accélérer la croissance

Accueil > Actualités > International • • mardi 21 avril 2015 à 02h48min
Climat des affaires dans l’espace UEMOA : Des experts réfléchissent à la simplification des procédures pour accélérer la croissance

La commission de l’Union économique et monétaire ouest-africain (UEMOA) enregistre d’importants progrès en termes d’amélioration du climat des affaires. Ces progrès, qui peuvent encore s’étendre, ont nécessité la tenue d’un atelier qui regroupe des experts des pays membres de ladite Commission. Du 20 au 24 avril 2015, ils réfléchiront davantage sur la facilitation des affaires dans l’espace UEMOA, répondant aux normes internationales. A Ouagadougou où a lieu la rencontre, la cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Alain Faustin Bocco et Thierry Barbé.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) regroupe huit pays dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Son principal leitmotiv est de développer le secteur privé, de renforcer la compétitivité des entreprises, d’attirer les investissements et d’accélérer la croissance économique de ces pays membres. En un mot comme en mille, l’UEMOA s’ordonne pour le développement économique des pays de l’Afrique de l’Ouest. D’où les importantes initiatives pour améliorer les climats des affaires. Des huit pays, quatre se sont départis du lot avec d’énormes progrès. Il s’agit du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, et du Sénégal, qui selon le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale, ces pays figurent parmi les dix économies qui ont le plus progressé.

Un progrès qui reste, toutefois mitigé. En effet, selon la CNUCED, plus de 90% des entreprises de la région ne sont pas enregistrées. Elles continuent de travailler de manière informelle en dehors des règles et des procédures administratives. Aussi, l’espace UEMOA est considéré par Doing Business comme une région difficile pour faire des affaires, eu égard au manque de transparence administrative, aux réglementations obsolètes, avec des informations incomplètes et peu accessibles aux entrepreneurs, des délais longs et couteux. Ces « tristes réalités » du climat des affaires constituent véritablement un frein au développement du secteur privé. D’où l’importance de cet atelier qui s’inscrit dans la suite logique d’un certain nombre d’activités que la Commission a entreprises avec les Etats membres. L’atelier est selon Alain Faustin Bocco, directeur de cabinet du département en charge du développement de l’entreprise, de l’énergie, des télécommunications, du tourisme à la commission de l’UEMOA, financé par des partenaires techniques et financiers dont l’Union européenne (UE) et la CNUCED dans le cadre de la mise en œuvre du projet « E-regulation ».

La « e-regulation » pour faciliter les formalités des affaires

L’Europe, selon Thierry Barbé, chef de la coopération à la délégation de l’Union européenne s’est fabriquée par l’amélioration et l’harmonisation du climat des affaires. Tous ces pays – d’Europe -, selon lui, estiment que ces acquis méritent d’être partagés avec d’autres régions. Et l’une des régions qui est le plus proche de l’Europe en termes de cohésion et de sentiment unitaire est l’UEMOA. Avec l’espoir que l’encadrement des affaires soit le plus performant à travers la version électronique, à savoir la « e-regulation », le défi, aujourd’hui pour l’Union européenne est que les pays de l’UEMOA arrivent à mettre en œuvre les normes internationales de facilitation des affaires. Parce que dit-il : « malgré les nombreux progrès, il y a encore des efforts à fournir ». Ce ne sont, certes, pas des progrès bien définis, mais le porte-parole des mécènes a rassuré leur accompagnement aux différents projets de l’Institution ouest-africaine. A travers « e-regulation », il s’agira de faciliter autant que possible toutes les formalités auxquelles sont astreints les initiateurs de projets d’entreprises. Toutefois, faut-il noter que l’atelier de Ouagadougou vise d’abord à faire l’état des lieux de tout ce qui a été entrepris au niveau des Etats dans la mise en œuvre des reformes. Et c’est sur cette base que les experts réfléchiront sur les nouvelles mesures pouvant être mises en œuvre pour approfondir et pérenniser les acquis déjà existants. L’objectif principal de cet atelier étant de simplifier les procédures pour accélérer la croissance, il est attendu d’eux (les experts), des analyses sur les progrès, l’identification des opportunités et les défis à relever à travers des échanges d’expérience et de bonnes pratiques.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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