Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

mardi 21 avril 2015 à 03h01min

Une délégation des Médiateurs membres de l’association des Médiateurs des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (en abrégé AMP-UEMOA) est en visite dans notre pays. Conduite par son vice- président Amadou Cheiffou, Médiateur de la République du Niger, cette délégation venue en mission de solidarité avec le Médiateur du Faso a été reçue ce lundi matin par le Président du Conseil national de la transition (CNT).

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Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

L’information nous avait été auparavant donnée par le Médiateur du Faso, « Les Médiateurs des pays membres de l’UEMOA, à travers la présente mission, souhaitent accompagner le Médiateur du Faso dans sa démarche en direction des forces vives de la Nation pour contribuer à la consolidation de l’Etat de droit, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale au sein de notre pays, qui se retrouve dans un contexte spécial et qui occupe une place particulièrement sensible dans l’espace UEMOA. » Les Médiateurs du Niger, du Sénégal, du Bénin, et naturellement du BF ; le représentant du Médiateur de la Côte d’Ivoire et du Togo et le représentant de l’Association des Ombudsmans et médiateurs de la francophonie (OAMF), c’est l’équipe de mission que conduisait monsieur Amadou Cheiffou auprès de l’institut que dirige Chériff Sy.

« Nous venons pour appuyer, encourager de manière à ce que le succès de la t ransition soit retentissant. Positif non seulement pour le peuple du Burkina Faso, mais également pour nos pays respectifs qui ont besoin de paix, qui ont besoin de quiétude, qui ont besoin d’un développement basé sur un environnement propice à la paix, à la réconciliation », a laissé entendre le chef de la délégation à l’issue de l’audience. Pour monsieur Cheiffou, ce premier acte de leur mission est plus que rassurant. « Nous avons entendu des paroles d’apaisement de la part du Président du CNT qui nous a reçus. Et nous quittons cette audience très rassurés, vraiment très contents », a- t- il déclaré.

Dialogue direct avec les forces vives

L’audience avec le Président du CNT constituait en réalité l’acte 2, l’acte 1 initialement prévu étant l’entretien avec le Premier ministre, une audience reportée dit- on « compte tenu de son agenda chargé ». Le reste du calendrier des médiateurs reste inchangé. Audience ce lundi matin même avec Sa Majesté le Mogho Naaba, rencontre dans l’après midi avec les autorités coutumières et religieuses ; les rencontres se poursuivront demain et après demain avec les organisations syndicales, les partis politiques, les organisations de la société civile, les forces de défense et de sécurité, les médias, le Président de la commission de la réconciliation nationale et des réformes et probablement une audience avec le Président du Faso au bout du parcours. Avec toutes ces forces vives, il s’agira d’avoir des échanges directs de façon à « recueillir les attentes des différents acteurs sur leurs préoccupations et ensuite de les encourager à œuvrer dans le sens de la réconciliation nationale et de la paix, pour une réussite de la transition », comme le précise une source du Médiateur du Faso.
Rappelons que le 10 avril dernier déjà au cours de leur visite de travail à Cotonou au Bénin, l’AMP-UEMOA avait appelé « Les Gouvernements, les Parlements, les Commissions électorales, les partis politiques, à faire preuve de responsabilité en respectant les lois électorales nationales ainsi que les normes communautaires pour préserver et consolider la paix et la tranquillité indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes. »

L’AMP-UEMOA a été créée en février 2008 à Ouagadougou. A ce jour, elle compte sept des huit pays de l’Union (ceux ayant institué un Médiateur institutionnel) à l’exception de la Guinée Bissau. L’Association a déjà mené des missions de soutien en Côte d’Ivoire en juillet 2011 et septembre 2013 ; et au Mali en 2012 et 2013.

Samuel Somda
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 21 avril 2015 à 06:34, par tangbabou
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Le peuple africain et surtout sa frange jeune doit se lever comme un seul homme et barrer la route a cette nouvelle formation de domination déguisée par les grandes avec l’aide des traités fils indignes d’Afrique. Toutes ces médiations c’est pour remettre en cause les textes loi de l’Union Africaine ratifié par Blsise et appliqué par le CNT. Au moment où Blaise tentait de modifier la constitution en son article 37 pour s’éterniser au pouvoir ou etait cette meute de médiateur ? Si la majorité des patriotes burkinabé se plie aux médiations de la communauté internationale, ce serait une occasion ratée pour barrer la route aux falsificateurs des constitutions en Afrique.et cela ne fera que le bonheur des grandes puissances qui nous exploitent. La frange patriote du peuple africain et en particulier burkinabé ou la première expérience doit se vivre doit dire non et non à ces médiations qui nous soumettent aux grandes puissances qui ne visent que leurs intérêts égoïstes. Ces soit disant médiateurs ont tardé ou ont cru que leur ami Blaise réussirait son coup et maintenant ce coup a échoué , ils se mobilisent pour des doit disant cohésion nationale, paix sociale , démocratie et non exclusion etc. Si nous Acceptons ces médiations nous aurons la paix mais resterons des dominés, des esclaves du 21ème siècle.

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  • Le 21 avril 2015 à 06:54, par tangabel
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Belle initiative ..esperons que ces gens sont de bonne foie et ne vienne pas avec une idée derriere la tete...si ses gens ne sont pas teleguidé par les francs maçon pour faire passé coute que coute la candidature de Bassolet.et s’ils ecoutent tout les acteur de la vie politique...en conclusion ils donneraient raison au peuple et a la transition d’avoir ecarter tout ces gens qui ont poussé compaoré a modifierl’article 37..mais si ces mediateur vienne avec une idée arreté .pour faire passer la candidature de Bassolet...nous serons obliger de leur dire la verité..le peuple s’est battu pendant 27 ans pour se liberer de la dictature..d’un clan qui avait confisqué le pouvoir..si vous etes pas avec le peuple Burkinabé..alors gardez votre mediation...le burkina avancera sans vous.

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  • Le 21 avril 2015 à 07:18, par Ranini
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Tout ce qui est avancé comme justifications pour cautionner le code électoral adopté se comprend. Mais.....
    Le peuple insurgé du Burkina Faso n’aurait pas eu besoin de toutes ces gesticulations si les autorités de la Transition avaient pris leur responsabilité avant-hier, hier ou prennent leur responsabilité aujourd’hui.
    Avant-hier c’était le Lt-Col ZIDA, Président intérimaire auto-proclamé au détriment du Général TRAORE (avec la complicité active du RSP détenteur de la Puissance de feu et la complicité passive du reste de l’Armée), qui n’a pas pris ses responsabilités en faisant immédiatement arrêter tous les dignitaires du Régime déchu. C’était la mesure élémentaire auquel on s’attendait en pareille circonstance ! Non seulement il ne les a pris ces mesures conservatoires, mais il a favorisé la fuite et même le transfert de ces "pourfendeurs" de l’article 37. Il a même assuré la sécurité de ces gens au camp Paspanga par exemple avant qu’ils ne s’évanouissent dans la nature au lieu de se retrouver au moins en résidence surveillée en attendant la suite des événements. Pourquoi a-t-on mis le peuple sous coupe avec le couvre-feu ? Ce n’était pas l’occasion de mettre la main sur ces « indélicats » ? A-t-il joué et joue-t-il le jeu du régime déchu ?
    Hier c’était le Président de la Transition ! Il aurait été choisi parmi les trois "présidentiables" parce qu’il aurait affiché plus de volonté de rupture que les deux autres ! Qu’a-t-il fait pour marquer cette rupture ? Aucune plainte déposée pour atteinte à la constitution, aucune mesure conservatoire contre les anciens dignitaires, aucune plainte déposée ne serait-ce que contre x pour les blessés et morts lors des événements insurrectionnels, aucun avoir gelé ne serait-ce que momentanément le temps d’élucider certaines choses, etc.
    Aujourd’hui, Ms le Président du Faso, le Premier Ministre, le Président du CNT et les membres du gouvernement se la coulent douce ! Pire, ils ne prennent pas leurs responsabilités ! On jette de la poudre aux yeux du peuple par des arrestations spectaculaires pour des supposés détournements et/ou mauvaise gestion de ceci ou de cela. La tentative d’atteinte à la constitution, source de l’insurrection avec toutes ses conséquences n’est pas un délit grave et suffisant pour mettre tout ce beau monde au frais en attendant leur jugement par la juridiction qui sied à leur rang ? On n’aurait pas eu besoin d’introduire dans le code électoral certains articles que certains jugent discriminatoires ! Mettez en branle les mesures conservatoires conformes aux textes de loi et vous verrez que certaines personnes ne seraient pas libres encore moins à mesure de réclamer des droits de postuler à des postes électifs. Il faut combattre le mal par la racine : lancer un mandat d’arrêt international contre tout ce beau monde en commençant par le Fuyard pour que tous répondent de leurs actes. Sans cela, on joue à cache-cache avec le peuple.
    J’accuse le gouvernement de la Transition de haute trahison !

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  • Le 21 avril 2015 à 07:34, par rayim
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Que du folkor , laisser nous en paix, vous etes assis a , regarder blaise narger tout le monde , et des faux type comme SALL MAKY le soutient , et apres vous retourner honteusement vos vestes.

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  • Le 21 avril 2015 à 08:21, par Tonnère
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Seule la sagesse Africaine peut nous guider vers une transition apaisée.

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  • Le 21 avril 2015 à 09:30, par Yemsafa
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Bonjour mon cher tangabel vs parlez de franc Masson en parlant de Djibril BASSOLET n’oubliez pas que vs étés entrain de soutenir pair que franc Masson ? Si vs détestez réellement Blaise COMPAORE et ses criminels vs devriez exclure de la compétition les 3 du MPP.

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  • Le 21 avril 2015 à 15:22, par Ly Bourema
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Burkina Faso est dans une situation délicate. Les politiciens sont omnubiles par ces élections ou la victoire est la seule visée même dans l’inégalité. La seule frange lucide est les chefs coutumiers. Donc, seule la position de cette frange est a prendre en compte. Merci !

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  • Le 21 avril 2015 à 15:55, par Ly Bourema
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Les osc les partis de cfob sont trop partisants au point de perde leur lucidité. Cet loi n’arrange pas la situation du burkina. Merci

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  • Le 21 avril 2015 à 18:46, par la paix
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Messieurs les médiateurs vous êtes la bienvenue au FASO. je vous exhorte à trouver les termes qu’il faut pour convaincre les acteurs de la vie politique et sociale que la paix et le bon devenir du Faso se trouve dans l’inclusion, le consensus, la tolérance, l’acceptation d’autrui dans la différence.
    Nous ne demandons que la paix et rien que la paix. Blaise est parti, acceptons travailler ensemble. le peuple du Burkina est mature, il saura choisir ses dirigeants. inutile de créer de la bagarre en écartant des candidats.

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  • Le 21 avril 2015 à 23:04, par LA VERITE
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Que l’association des maires du Burkina fasse tout pour que Simon Compaoré et les autres rejoignent la MACO avant qu’on ne parle d’élections, Simon Salif et Roch sont les plus mafieux du régime de Blaise COMPAORE, ils doivent aller dans le noir Simon sait où sont rentrées les parcelles de la ville de Ouaga, il a même fait tuer des gens qui peuvent le gêner ; ou bien c’est ZIDA qui le protège parce qu’il est MERCA ou quoi ?, alors si c’est le cas le cardinal n’aura que sa croix pour encore parler de foie en DIEU, lui qui soutenait ZIDA.

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  • Le 21 avril 2015 à 23:17, par siiniguetba
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Je pense pour ma part que la transition actuellement est prise en otage par une partie de la population a telle enseigne qu’elle tire dans tous les sens. Les gens ont la mémoire courte. Quand le Burkina a fini son insurrection qui a évincé Blaise du pouvoir il y avait quand même une certaine inquiétude qui planait sur nos têtes car la communauté internationale menaçait de sévir si le pouvoir n’avait pas été remis aux civiles. Les gens ont applaudi. Maintenant que cette même communauté, sur la voie de la démocratie veut venir voir l’État d’évolution qui prévaut, ça devient de l’ingérance par ce que certains par leur influence veulent préserver leurs propres intérêts. Soyons réalistes avec nous même pour ne pas mettre en périple cette démocratie naissante au Burkina.

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  • Le 22 avril 2015 à 02:45
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Apporttez nous des preuves que vous pas recu des coups de fils de votre ancien compagnon Blaise.Si non pourquoi cette commission ne peut pas trancher quand Les chef d.etat sont entrain de tripatrouiler Les constitutions pour rester au pouvoir ???ou bien votre association n est seulement competant que quand le peuple a deja fait son choix ??

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  • Le 23 avril 2015 à 10:20, par Sira Gnouman
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Messieurs les médiateurs vous êtes la bienvenue au FASO mais il faudra desormais anticiper les choses.Quand le cdp et alliers tentaient de modifier l’article 37, il fallait commencer par ça en donnant votre avis et conseil pour plus de crédibilité dans vos actes.

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  • Le 23 avril 2015 à 11:00, par Le Fatotchiè
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Quels médiateurs, les fossoyeurs de l’Afrique oui ! qu’est ce que ces gens là peuvent nous apprendre à nous Burkinabè. Bande d’escrocs, de sangsues de poltrons et de félons taillée et corvéable à la Mercie de l’ Occident. Quelle médiation voulez vous faire chez nous ? Nous n’avons pas besoin de vos opinions, d’ailleurs nous nous ne sommes pas en guerre pour que vous veniez chercher vos perdièms chez nous. Quand Blaise voulait modifier l’article 37, qu’aviez vous fait en son temps avant de venir avec vos poitrines bombées on dirait des tourterelles en médiateurs maudits. Laissez nous ! entre nous burkinabè nous allons nous comprendre. Il y a un adage chez nous qui dit que :« l’incendie familiale se manifeste toujours en fumée mais jamais en flamme ».

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  • Le 23 avril 2015 à 16:11, par joseph de Patou
    En réponse à : Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l’espace UEMOA rencontrent les forces vives

    Attention frères Burkinabè. Pas de revanche. Blaise Compaoré a géré le pays pendant près de 27 ans et c’est vous mêmes qui l’avez réélu plusieurs fois. Certes il a commis une faute politique cette fois mais lui et son équipe n’ont pas été mauvais dirigeants de tout le temps. Regardez les révolutions dans le monde, ça donne quoi : souffrance, misère et désolation. Que les responsables de la transition au BF restent vigilants. Car certains hommes politiques, manipulant une certaine frange de la population, veulent confisquer le pouvoir.
    Si cela constitue une faute pénale d’avoir soutenu le Président Compaoré dans sa tentative de modifier la constitution, que les auteurs de cette faute et leurs complices (y compris toute la population qui, en son temps a marché en faveur de Blaise) soient jugés. Sinon ce n’est pas au cours du jeu qu’on change les règles. Le peuple est souverain et lui seul doit décider. Les révolutionnaires n’ont rien à craindre car n’est-ce pas que la grande majorité de burkinabès est avec eux. Ils seront plébiscités et les pro-Blaise en sortiront honteux et confus. Ils n’ont donc pas besoin de cette loi d’exclusion qui souille leur image et mettra en difficulté, devant la communauté internationale, tous les organes de transition quant au financement des élections.
    Attention frères burkinabès votre intérêt et votre avenir sont dans la paix et tranquillité de votre pays vivant en bon termes avec tous les grands de ce monde car, à part quelques rares et très rares exceptions, tous les politiciens africains se ressemblent. Tous auraient fait la même chose que Blaise. Si vous penser que je mens, je vous donne deux ou trois ans et vous verrez

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