Arrestations de personnalités, nouveau code électoral, insécurité : Le ministre de la sécurité, Auguste D Barry, explique

vendredi 17 avril 2015 à 10h29min

Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, Auguste Denise Barry, entouré de ses proches collaborateurs, a animé une conférence de presse dans la soirée du jeudi 16 avril 2015. Objectif affiché, « couper court aux rumeurs » relatives notamment aux interpellations de personnes suspectées, au code électoral, à l’insécurité.

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Arrestations de personnalités, nouveau code électoral, insécurité : Le ministre de la sécurité, Auguste D Barry, explique

Les interpellations intervenues récemment et qui ont abouti à la détention préventive dans les maisons d’arrêt de Ouaga et de Bobo de neuf sur les 15 personnalités ont été, foi du ministre Barry, opérées en toute légalité et indépendamment de toute influence extérieure en l’occurrence d’OSC (Organisation de la société civile), comme certains ont pu penser.

Des interpellations ayant visé des personnes suspectées « d’atteinte à la sûreté de l’Etat », de « malversations dans les lotissements », de « surfacturations et malversations dans l’exécution des marchés publics », de « faux et usage de faux », d’ « activités politiques illégales », de « troubles à l’ordre public et incitations de troubles à l’ordre public », et qui s’inscrivent, selon M. Barry, dans la volonté ferme du gouvernement de la Transition de lutter contre l’impunité. Ce qui, précise-t-il, participe d’une vision de « moralisation de la vie publique ». Ces interpellations, à en croire le ministre de la sécurité, vont continuer. Mais la liste établie à cet effet, ne peut être dévoilée. C’est du moins, ce qu’a laissé entendre le ministre Barry.

« Face au destin d’une Nation… »

Relativement au code électoral adopté le 7 avril dernier et qui fait encore l’objet de polémiques, il a été, martèle Auguste Barry, voulu et voté « en toute responsabilité par les autorités de la Transition ». Une révision ayant permis de consacrer entre autres, le « report de la mise en œuvre des dispositions relatives au vote des Burkinabè de l’étranger », la « confirmation du mandat des membres de la CENI et ceux de ses démembrements », le « relèvement du montant de la caution » à 25 millions de francs CFA pour la présidentielles et à cinq mille francs CFA pour les municipales dans le « souci de réduire au maximum les candidatures fantaisistes », l’admission « des candidatures indépendantes pour les élections législatives et municipales », « l’introduction de la notion de campagne électorale déguisée et de l’interdiction des gadgets publicitaires lors des campagnes électorales », « l’introduction d’une nouvelle cause d’inéligibilité ». Et c’est la consécration de ce dernier point qui a suscité des polémiques encore d’actualité.

En effet, telle qu’énoncée aux articles 135, 166 et 242 du code électoral nouveau, elle « frappe les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte au principe de l’alternance démocratique notamment au principe de limitation du nombre de mandat présidentiel ». C’est du moins, ce qui ressort de la déclaration liminaire lue par le ministre Auguste Barry, avec la précision que les « personnes coupables de tels faits ne peuvent pas faire acte de candidatures pour les élections présidentielle et législatives de 2015 ainsi que pour les municipales de 2016 ». Toutefois, relève le ministre Barry, cette cause n’exclut aucun parti politique desdites élections, mais « seulement une trentaine d’individus ».

S’insurgeant contre les réactions de certains potentiels candidats qui crient à l’exclusion, le ministre de l’intérieur dira, « Face au destin d’une Nation, les destins individuels doivent se mettre à l’infinitif ».

La tête des bandits mise à prix

Quant à la « guerre contre l’insécurité », elle se fonde sur la conviction selon laquelle « Aucun véritable développement ne saurait s’inscrire dans un climat de méfiance, de peur et d’insécurité ». Cette « guerre » ouverte le 7 avril dernier et visant à traquer le grand banditisme sur toute l’étendue du territoire national, a permis d’interpeller 3 853 personnes, de saisir 346 kg de cyanure, 85 litres d’acide, 2 155 litres d’essence, la drogue à hauteur de 36,89 kg, 72 briques et cinq boules. Ce sont entre autres chiffres qui figurent sur la liste du butin de cette « guerre ».

Une guerre qui doit continuer de plus belle. Dans ce sens, « une mobilisation et un investissement de toutes et tous » sont sollicités, avec la promesse que la « tête des bandits sera mise à prix ». Déjà, précise le ministre Auguste Barry, « toute personne qui donnera une information sûre et juste aux forces de sécurité permettant d’arrêter des bandits, sera récompensée à hauteur de 150 000 à 250 000 FCFA ».

Fulbert Paré
Lefaso.net

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