Transition : La sous-commission vérité, justice et réconciliation a reçu les conseils du Cardinal Philipe Ouédraogo

mercredi 15 avril 2015 à 23h20min

Mercredi 15 avril, la sous-commission vérité, justice et réconciliation composée de sept (7) membres a rendu visite au cardinal Philipe Ouédraogo. Une première sortie dont l’objectif était de solliciter les conseils de l’éminence sur la situation nationale qui prévaut.

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Transition : La sous-commission vérité, justice et réconciliation a reçu les conseils du Cardinal Philipe Ouédraogo

La délégation était conduite par sa présidente Ariane Lucienne Zoma, par ailleurs, première vice-présidente de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR). Au nombre de sept, leur première sortie a été d’aller solliciter les « précieux » conseils du cardinal Philipe Ouédraogo. Des échanges de près d’une heure au cours desquels, l’éminence n’a pas tari en conseils, selon la Présidente de la sous-commission. « Nous avons voulu solliciter les conseils de son éminence afin de nous éclairer sur la situation nationale qui prévaut. Nous avons également sollicité ses prières pour une meilleure réussite de la mission à nous confiée », a déclaré Ariane Lucienne Zoma, à sa sortie d’audience. A l’entendre, le Cardinal a prodigué beaucoup de conseils, mais, dit-elle : « ce que nous devons retenir pour le compte de la sous-commission est cette invite à l’endroit de tous les Burkinabè à être tolérants et à apporter leur pierre contributive ». Le Burkina, a-t-elle poursuivi, est aujourd’hui un pays en proie avec lui-même et il appartient à chaque Burkinabè d’apporter sa part contributive, à donner son opinion à travers le dialogue dans la tolérance, dans la recherche de la vérité avec le sentiment d’appartenir à la même Nation. Pour la présidente de la sous-commission, vérité, justice et réconciliation, les Burkinabè doivent œuvrer dans l’esprit de solidarité dans le souci de préservation du bien commun tout en ayant des égards vis-à-vis des plus pauvres. « Nous devons tous avoir le souci pour un devenir meilleur de notre pays », exhorte-t-elle. Le pays des hommes intègres n’a certes pas été en guerre, mais, soutient Lucienne Zoma, le tissu social a été fracturé. En effet, rappelle-t-elle : « Le Burkina dans son histoire récente a connu des pertes en vies humaines. Cela reste toujours à déplorer. C’est pourquoi, il nous faut nécessairement faire une halte pour réfléchir ensemble afin de dégager des pistes pour que plus jamais nous n’ayons pas à revivre ce qui s’est passé en octobre 2014 ». Pour ce qui est de la question du nouveau code électoral voté le 7 avril par le Conseil national de la Transition et qui divise déjà le peuple, Ariane Lucienne Zoma, a confié qu’elle sera reversée en discussion au niveau de la commission. D’autres rencontres avec les notabilités coutumières et religieuses des autres confessions sont en vue, selon la Présidente de la sous-commission vérité, justice et réconciliation.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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