Electricité au Faso : Des recommandations pour répondre à la forte demande non satisfaite

dimanche 12 avril 2015 à 23h57min

Les rideaux sont tombés le vendredi dernier sur l’atelier portant sur les bilans et prévisions des activités du sous-secteur de l’électricité et la régulation des tarifs de l’électricité au Burkina Faso. Initiée par l’Autorité de Régulation du Sous-secteur de l’Electricité (ARSE), cette rencontre de deux jours a permis aux participants d’avoir une meilleure connaissance du sous-secteur.

Electricité au Faso : Des recommandations pour répondre à la forte demande non satisfaite

Bilan de l’année 2013, prévision de 2015, prévision de la période 2016-2018, la subvention d’équilibre accordée à la Société Nationale d’Electricité (SONABEL), régulation des tarifs. Ce sont, entre autres, les principaux points abordés au cours de l’atelier qui a rassemblé les 9 et 10 avril 2015 à Ouagadougou les différents acteurs du sous-secteur de l’électricité. ‘’Les bilans et les prévisions des activités du sous-secteur de l’électricité et la régulation des tarifs de l’électricité au Burkina Faso’’, tel était le thème de cet atelier organisé par l’Autorité de Régulation du Sous-secteur de l’Electricité (ARSE). Deux jours durant, les participants ont été amenés, selon Mahamoudou Porgo, représentant du ministre des mines et de l’énergie à la clôture, « à se pencher sur la problématique globale du suvi-évaluation et de la projection de l’ensemble des activités du secteur et du processus de régulation des tarifs à travers des procédures de régulation consensuelles ». Pour l’inspecteur général des services du ministère des mines et de l’énergie, au regard de la qualité des résultats auxquels les participants au présent atelier sont parvenus, « le sous -secteur de l’électricité s’en portera mieux ». « Au bout de deux jours d’échanges, j’avoue que nous sommes satisfaits en ce sens que c’est un dialogue, une concertation qui a permis aujourd’hui d’aborder tous ensemble les questions qui minent la viabilité du sous-secteur de l’électricité », notera pour sa part la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma. Et d’ajouter : « Nous sommes ravis qu’on ait pu amorcer ce dialogue pendant deux jours. Nous avons adopté des méthodologies et des recommandations en vue d’arriver à satisfaire la demande d’électricité dans notre pays ».

6 recommandations adoptées

En vue de permettre de satisfaire la forte demande non satisfaite en énergie au Burkina, les participants au présent atelier ont formulé six recommandations. La première recommandation a trait à la mise en place d’un mécanisme de collecte des données (économiques, financières et juridiques) au profit de l’Autorité de Régulation du Sous-secteur de l’Electricité (ARSE). La deuxième recommandation porte sur la création d’un fonds spécifique de compensation du sous-secteur de l’électricité en vue de faire face aux déséquilibres financiers auxquels est confronté la SONABEL. La troisième recommandation invite le FDE à prendre des mesures pour dynamiser le fonctionnement des coopératives d’électricité du Burkina Faso. La quatrième recommandation est relative à l’adoption des cahiers de charge type dans le sous-secteur de l’électricité. La cinquième recommandation porte sur l’adoption par le ministère des mines et de l’électricité des contrats types dans le secteur de l’électricité. Enfin, la sixième recommandation est relative à l’accélération des contrats de délégation de service entre les l’Etat et la SONABEL.

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

Encadré

Des participants font le bilan de leur participation

Martial Tougouma, Vigi consommateur : « Nous sommes désormais outillés sur les questions d’électricité »

« Avant cette rencontre, on se posait beaucoup de questions sans réponses : Pourquoi l’électricité est très chère au Burkina ? Comment la tarification est faite ? Pourquoi il y a des délestages ? Quel est le train de vie de la SONABEL ? Pourquoi la SONABEL n’arrive pas à joindre les deux bouts ? Aujourd’hui, je suis satisfait de ma participation à ce séminaire parce que nous sommes désormais outillés pour répondre aux questions des consommateurs. »

Victor Bassolé, association Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED) : ‘’Le déficit handicape le fonctionnement de la SONABEL’’

« Dans l’ensemble, le bilan de la SONABEL est déficitaire et ne satisfait pas les consommateurs. C’est ce qui ressort des différentes communications. Pour ce qui est des perspectives, l’on note que les agents de la SONABEL ont des ambitions et la volonté de mieux faire. Mais, ces ambitions sont limitées par le déficit de plus de 40 milliards que connaît la société. Egalement, il y a qu’au vu de ce déficit, beaucoup de partenaires ne veulent plus faire confiance à la société. Du coup, cela handicap le fonctionnement normal de la SONABEL. C’est pourquoi, il ressort qu’outre la volonté politique, il faudra que le citoyen, le consommateur comprenne et trouve le moyen de contribuer pour aider la SONABEL à retrouver ses noblesses d’antan afin que les différents partenaires techniques et financiers lui fassent confiance et viennent à son aide à travers des financements très importants qui vont permettre à la SONABEL d’obtenir ce dont elle a besoin pour offrir une électricité suffisante aux populations ; et donc de nous éviter les coupures et délestages intempestifs que nous connaissons à longueur de journée ».

Représentant de la Ligue des consommateurs du Burkina : « Nous avons compris les problèmes »

Les deux jours de rencontre que nous avons eus sous la conduite de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) nous ont permis de comprendre beaucoup de choses. Que ce soit au niveau de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ou du Fonds de développement de l’électricité (FDE). Nous avons compris qu’il y a beaucoup de problèmes, que la SONABEL a besoin d’être accompagnée, que le FDE a besoin d’être accompagné, non seulement par l’Etat mais aussi par certains partenaires techniques et financiers. Ils nous ont fait savoir ce qui se passe actuellement, ils nous ont montré aussi leur prévisions pour les années à venir, ainsi que ce qui peut rendre difficile ou alléger leur travail. En tout cas, on est très satisfait de ces deux jours de travaux ».

Propos recueillis par GBB
Lefaso.net

Messages

  • Déficit de 40 milliards ? Vous n’avez qu’à demander aux ex-dirigeants (dont certains sont déjà sous les verrous) de rembourser ce qu’ils ont volés à la SONABEL. Je suis certain que ça ne sera pas loin des 40 milliards que vous cherchez !

  • revoyez avec salif kaboré et françois compaoré et compagnie pour recouvrer les 40 millards car la sonabel sans concurant et ça ne marche pas ,je ne suis pas d’accord,il y a eu des voleurs,recherccez les ,salif kaboré a des immeubles en location

  • le problème de la sonabel est ailleurs, il faut simplement revoir ses dépenses de fonctionnement qui engloutissent l’essentiel des subventions de l’Etat. aussi il faut changer d’ approche en se tournant vers l’énergie solaire car les subventions apportées à la sonabel peuvent en quelques années, si cela est mis dans le solaire, résoudre nos problèmes d’électricité. En quelques mots, il suffit d’amener la plupart des ménages et gros consommateurs à se doter de cette énergie.

  • A la lecture de ce article, deux choses retiennent mon attention :
    1. Il me semble que les acteurs ont été conviés, afin de leur expliquer les difficultés de la SONABEL et non pour trouver des solutions véritables à la question de l’électricité. Et pour aller dans le même sens que Saaga, pourquoi ne pas avoir formuler une recommandation afin que les différents créanciers de le SONABEL rendent ce qu’ils doivent dans les meilleurs délais, toute chose qui permettrait de renflouer un temps soit peu la caisse de cette entreprise. Que les voleurs payent !!!
    2. Je ne vois nul part parler d’énergie renouvelable, le solaire photovoltaïque notamment, alors que son utilisation est une condition obligatoire pour résoudre efficacement et durablement cette question d’électricité dans un pays comme le Burkina : très forte dépendance au pétrole, grande exposition au soleil, etc.
    Pour conclure, je pense qu’une troisième journée est nécessaire afin de revisiter les aspects "oubliés" des deux premières journées, aspects auxquels on peut ajouter entre autre la question de la gouvernance de l’entreprise. Pensez-y si vous voulez vraiment résoudre la question de l’électricité.

  • Bon début. Il était temps. Que cela ne s’arrête pas aux recommandations mais plutôt que tous les acteurs s’investissent à la mise en oeuvre et au suivi-évaluation.

  • J espère que les agents de la Sonabel ont eu le courage d expliquer comment leur boîte était gérée par Kaboré Salif et Compaoré Francois ? Tout ce que je demande à la transition et au gouvernement futur c est de supprimer la douane sur toutes composantes du solaire(plaques et batteries) au lieu de la TVA seulement . Ainsi les petits qui ne peuvent s offrir les groupes électrogènes, pourront aussi jouir de la lumière. Mon village vaut mieux que certains quartiers de Ouaga de nos jours !

  • c’est bien c’est beau tout ce discours, je suis sûr que les participants ont bien compris les problèmes que rencontre la sonabel. Néanmoins on est en droit de se poser la question suivante : Qui va informer les consommateurs que nous sommes des conclusions de ce atelier ? qui va nous informer des raisons des délestages ? quelle décision est prise pour nous permettre de disposer de l’électricité à tout moment. Pourquoi nous payons si cher le prix du kilowatt et le bilan de la sonabel est toujours déficitaire. Y a t’il des consommateurs qui n’ont pas honoré leurs factures ? alors appliquons les lois en la matière tout simplement ? des individus ont ils eu l’indélicatesse de vider les caisses ? alors qu’ils soient poursuivis et leurs biens saisis pour rembourser. Nous avons besoin de savoir. et entre nous même si nous devons supporter les délestages au moins qu’ils s’organisent de telle sorte a respecter une certaine rotation de 4heures maximum afin de permettre aux uns et aux autres d’avoir de temps en temps l’électricité dans la journée et arrêter ces coupures sauvages de plus de 8heures d’affilées et plus dans certaines zone, cela rejailli sur les commerces (boissons, produits laitiers, viandes, restauration, cinéma, autoécole, dispensaire, établissements d’enseignement, de formation... nous espérons avoir des réponses de la part des responsables sur les causes des délestages et les moyens en œuvre pour la normalisation

  • Hummmm !!!!! vous avez compris, vous avez compris ?????? NOus, on n’a rien compris. D’ou vient ce dficit de 40 milliards ? A ce que je saches, les consommateurs payent regulièrement leurs factures. D’ou vient ce trou de 40 milliards ?

  • Au Burkina, on est plus théorique que pratique. 40milliards seulement, allez Blaise et sa bande collaboratrice. Moi ,j’ai été trop volé donc trouvez l’argent pour gérer la situation.

  • le problème de l’électricité c’est aussi le SG du ministère de l’énergie. Il est très administratif et bloque les initiatives. un vrai frein au développement

  • Pitie pour une âme en détresse

  • Un deficit de 40 milliards ??? et ou sont ils passes ? Que les responsables qui ont ete a la tete de ces institutions repondent au plus vite devant la justice...

  • vous savez chers compatriotes, il est difficile de demander à celui qui supporte durement les effets des délestages de contribuer pour sauver ou maintenir la SONABEL. Pouvez-nous dire l’origine du déficit financier ? prenons nous un peu au sérieux svp. d’abord sachez que la SONABEL est la seule société au Burkina qui perçoit une redevance sur un service prépayé( compteur Cash Power) le peuple fais semblant d’ignorer. la SONABEL frappe de pénalités les factures impayées d’une certaine durée sans pouvoir satisfaire le citoyen. et puis voyez combien sont élevés les tarifs de la SONABEL. conclusion : s’il s’avère que la SONABEL est incapable de tenir la route, prenez la courage décision de situer les responsabilités et d’en tirer de justes conséquences au lieu de tenter de préparer psychologiquement le citoyen afin qu’il contribue à tenir débout la SONABEL dont il ne bééficie des fruits qu’en moment de surplus d’énergie. tenez compte que désormais il est ouvert un oeil vigilent sur nos actions.

  • Pauvre BURKINA vous savez où est parti cet argent et vous manquez de courage d’aller chercher.

  • Tous ça c’est du baratin, toutes les recommandations sont pas suffisantes, il faut que l état subventionne l énergie solaires pour les populations c est tout

  • « sans commentaire de plus. C’est aussi simple que cela »

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