Djibrill Bassolé : « M’engager en politique ne doit être assujetti à une quelconque autorisation préalable du président Blaise Compaoré »

dimanche 29 mars 2015 à 22h54min

Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle. Le général Djibill Yipènè Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères et négociateur dans plusieurs crises en Afrique sera candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2015. Connu pour sa pondération et son engagement dans les missions républicaines, il a été l’invité de l’émission « Dimanche Politique » de la Radio Oméga FM. Sans tabou, il évoque pêle-mêle le rôle qu’il a joué dans l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre2014, ses relations avec les leaders politiques burkinabè. Il évoque surtout sa vision et ses ambitions pour le Burkina Faso, s’il est élu président. Nous avons repris cet entretien pour vous !

Djibrill Bassolé : « M’engager en politique ne doit être assujetti à une quelconque autorisation préalable du président Blaise Compaoré »

Quel rôle avez-vous joué pendant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ?

M. Yipènè Djibill Bassolé (M. YDB) : Je n’ai pas joué de rôle. Les 30 et 31 octobre 2014 j’étais ministre des Affaires étrangères et j’étais aussi officier de gendarmerie. Devant une situation de crise comme celle qui s’est présentée et qui a mis en mal le fonctionnement de l’Etat, il fallait aider à sortir de la crise. Je n’ai joué aucun jeu. De manière transparente, j’ai assisté les Forces de défense et de sécurité dans la gestion de la sortie de crise. J’ai aussi gardé le contact avec le président Blaise Compaoré à qui, comme bien d’autres, j’ai demandé de se retirer du pouvoir afin qu’on puisse réfléchir à la mise en place des organes de la transition. Je me félicite qu’avec les autres camarades nous ayons pu gérer la situation au mieux.

Vous avez demandé le départ du président du Faso le 30 ou le 31 octobre ?

YDB : Je l’ai fait le deuxième jour.

Pour d’autres vous avez joué un jeu trouble en faisant de sorte que le dispositif militaire ne fonctionne pas le 30 octobre. Confirmez-vous cela ?

YDB : Je n’ai joué aucun jeu trouble. Je ne suis pas dans la hiérarchie du commandement opérationnel. Si j’interviens en tant que personnalité morale, en tant que général de gendarmerie, c’est pour m’assurer que les agents des forces de l’ordre exécutent leur mission dans les règles les plus élémentaires. Maintenant, les interprétations peuvent être diverses. Il fallait s’assurer, que les forces de l’ordre ne fassent pas usage de leurs armes devant une foule de manifestants aux mains nues

. Quel est alors le jeu trouble là-dedans ?
Ceux qui ont placé ces éléments à ces postes ne s’attendaient pas à ce que le dispositif ne fonctionne pas comme prévu. Selon certaines sources, vous avez joué pour que les choses ne se passent pas ainsi.

YDB : Là, ce n’est pas un jeu trouble. C’est un jeu dont tout le monde bénéficie aujourd’hui. Qu’est-ce qui se serait passé si le jour des événements, des forces de maintien de l’ordre avaient ouvert le feu de manière délibérée sur les manifestants ? On aurait assisté à un carnage qui aurait plongé le pays dans l’abîme. Le jeu n’est pas trouble ici. Veillez à ce que le maintien de l’ordre se fasse dans les conditions règlementaires, dans le respect des droits de l’homme, protéger cette population qui est dans descendue dans la rue pour s’exprimer, n’est pas du tout un jeu trouble.

Le cercle restreint de M. Blaise Compaoré trouve que vous avez trahi le camp de l’ex-président. Est-ce que vous vous sentez véritablement dans la position de traite dans cette situation ?

YDB : Eux et le président Blaise Compaoré devraient s’en féliciter. Aujourd’hui il est évident que s’il y avait eu une ouverture de feu de façon délibérée sur les manifestants, les conséquences au plan judiciaire auraient été plus graves. Je pense qu’en faisant cela, finalement tout le monde a été protégé. Je n’ai pas été le seul à prendre ces précautions pour que les choses se passent dans de bonnes conditions.

Après les événements vous avez rendu visite à Blaise Compaoré à Yamoussoukro. De quoi a-t-il été question lors de cette visite ?

YDB : C’est une visite de courtoisie pour m’assurer que les choses se passent bien. De toute façon, dans le rôle que j’ai joué, et que je jouerai probablement pour l’avenir, je me ménage la possibilité de parler absolument avec tout le monde. C’est très important. Ce n’est pas parce qu’une crise est intervenue que je dois m’interdire personnellement de voir X ou Y.

Blaise Compaoré, une fois à Abidjan a posté sur son compte tweeter qu’il pardonne à tout le monde, même à ceux qui l’ont trahi. Est-ce que le général Bassolé s’est senti concerné ?

YDB : Je ne me suis pas senti concerné, sauf quand le fameux journal a titré que j’avais été le Judas de Blaise Compaoré. Je me suis expliqué. Aujourd’hui encore je vous en donne quelques explications. Je ne regrette pas d’avoir eu l’occasion de jouer le rôle que j’ai joué dans la mesure où je suis persuadé que ce rôle a contribué à un dénouement raisonnable. Il y a eu des pertes en vies humaines mais cela aurait été plus grave. Notre pays aurait pu s’installer dans un cycle de violences et de représailles et finalement dans un chaos qui allait servir les intérêts de personne en fin de compte.

Comment a été l’accueil à Yamoussoukro ?

YDB : Epargnez-moi ces détails. Ce fut un accueil normal, courtois.

Pourquoi vous n’avez pas agi par anticipation en vous opposant à l’envoi du projet de loi à l’Assemblée nationale ?

YDB : J’étais dans un gouvernement et en général la solidarité gouvernementale est de règle. Démissionner n’est pas la panacée.

Je n’ai pas parlé de démission…

YDB : S’opposer à une action gouvernementale c’est démissionner. Je n’étais pas du tout dans cette logique de confrontation, voire d’aller jusqu’à la violence pour nous autres qui avons vocation de servir l’Etat. Je ne parle pas d’une culture de politicien qui anticipe selon ses intérêts et ses positionnements personnels. Je sers l’Etat. Finalement je ne regrette pas cette position que j’ai occupée pour jouer ce rôle pour le plus grand bien de mon pays.

Vous faites partie de ceux que Blaise Compaoré écoutait. Est-ce que vous avez essayé de dissuader Blaise Compaoré dans l’ombre sur le projet ?

YDB : Ce n’est même pas dans l’ombre que j’ai essayé de dissuader le président Blaise Compaoré de ne pas aller plus loin dans ce projet de révision de l’Article 37. Il vous souviendra que depuis 2011, alors qu’on ne parlait pas forcément de révision de l’Article 37, à ma façon, de manière diplomatique mais officiellement, sur la voix des ondes j’ai attiré l’attention sur le risque qu’on en courait d’enclencher un tel processus et j’ai toujours dit que le président Compaoré ne ferait rien qui puisse être de nature à porter atteinte à la paix et à la stabilité de son pays. On ne peut pas être plus explicite que cela.

Finalement il a franchi le pas !

YDB : Et ce qui devait arriver arriva.

Vous aviez donné votre parole en son temps. Comment vous vous êtes senti au soir des événements ?

YDB : Je n’ai pas à mal me sentir. Au contraire, je crois que mes avertissements et le fait que j’ai pu attirer l’attention du chef sur les risques possibles d’un tel projet m’ont donné raison avec le temps. Mais cela n’est pas le plus important. Ce qui l’est, c’est qu’ensemble nous ayons pu gérer la sortie de crise et aussi permettre que les organes de la transition se mettent en place dans de bonnes conditions. Il fallait que les forces de l’ordre jouent correctement leur partition. Il fallait aussi que les forces de défense et de sécurité ne se battent pas pour le contrôle du pouvoir surtout après le départ de Blaise Compaoré. Là aussi, il a fallu s’investir, parler avec tout le monde, parler avec le Régiment de la sécurité présidentielle.
J’ai eu un entretien avec le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. J’ai eu un entretien avec le général Traoré Honoré. Grâce au respect et à la considération que ces officiers ont pour ma personne, ils ont accepté de mettre balle à terre pour aller vers un apaisement et la mise en place des organes de la transition. Je pense qu’on ne pouvait pas mieux espérer que cela. Pour moi personnellement, je me félicite du fait que les circonstances m’aient donné l’occasion de jouer ce rôle et d’avoir été écouté par tous, y compris le président Blaise Compaoré.

A Dédougou vous avez promis accéder à la requête des jeunes et des structures associatives qui demandent votre candidature. Cette réponse c’est pour quand ?

YDB : La réponse c’est avant la date officielle du dépôt des candidatures. L’appel des jeunes a été une occasion pour moi de me mettre en orbite. De faire parler de ma candidature, de réfléchir aussi à cette candidature et au projet de société. Un pas a été franchi car, je me suis mis en règle vis-à-vis de l’armée qui stipule que pour aller à des élections, l’officier doit démissionner ou se mettre en disponibilité. Le reste n’est plus qu’une question de calendrier. J’organiserai un forum au cours duquel nous échangerons. Je leur dirai oui ! J’y vais. Il me faut dialoguer avec un certain nombre de formations politiques en place pour m’assurer de leur soutien et de leur accompagnement. Une élection se gagne aussi sur des phases opérationnelles. L’accompagnement de partis politiques, sera nécessaire. Il faut gouverner en m’appuyant sur des formations politiques. Bien sûr les jeunes auront une part belle.

D’aucuns pensent que votre système ressemble à celle de Blaise Compaoré pour qui des fora sont organisés, pour réclamer la candidature. C’est un scénario à la Blaise Compaoré ?

YDB : Non vous m’auriez dit que c’est un scénario à la ATT (Amadou Toumani Touré, ancien président du Mali) j’aurai compris. Blaise n’a pas procédé de la sorte (pour arriver au pouvoir, ndlr). Je ne m’inscris pas dans cette logique.

Ce sont les jeunes qui vous ont réclamé…

YDB : Oui. Il y a une certaine opinion qui pense à une personne qui a une certaine autorité, un charisme, un peu plus d’expérience, de relations pour diriger le pays. C’est un honneur pour moi. En m’appelant ainsi, les jeunes montrent qu’ils ont un intérêt pour mon background. Des jeunes peuvent avoir un rêve, des aspirations mais moi avec mon expérience, je sais qu’on ne peut pas aller à de telles échéances sans être beaucoup plus organisé. C’est pour cela que l’accompagnement des partis politiques est indispensable à ce stade.

D’autres pensent que votre candidature a été le vœu de votre épouse, très active dans les organisations de la société civile. Est-ce que cela est exact ?

YDB : Je ne sais pas d’où vous tirez cela. Je ne suis pas du genre à me lancer dans une telle aventure parce que mon épouse m’y a incité. Elle le sait très bien. Jamais je ne fonctionnerai ainsi. Dans tout ce que j’ai eu comme carrière, les médiations à travers le monde, vous pensez que c’est mon épouse qui m’y a incité ? Qu’elle soit dynamique, je le veux bien, mais qu’elle soit celle qui décide de ce que je vais devenir à ce niveau, non !

Pourquoi vous n’avez pas démissionné de l’armée pour vous consacrer à la politique, vous qui avez demandé une mise en disponibilité ?

YDB : C’est un choix. La loi précise les deux positions : La démission ou la mise en disponibilité. Pour le général, démissionner ne veut rien dire. Si un officier atteint le rang de général, il est toujours, toujours à la disposition de son pays. C’est pourquoi vous avez la première section et la deuxième section (après 70 ans).
Même si je demandais une retraite anticipée (c’est de cela vous faites allusion) je serai toujours reversé à la première section, de toutes les façons. Autant aller vers ce qui est beaucoup plus administrativement à la portée de main en me réservant le droit d’être à la disposition de mon pays. Le nouveau président, qui sera constitutionnellement élu, a le droit, de nommer aux hautes fonctions civiles ou militaires, celui qu’il veut. Il n’ira pas certainement prendre le candidat malheureux pour lui confier l’Etat-major de l’armée ou de la gendarmerie. Je vous ai dit que c’est depuis 1999 que j’ai quitté les plus hautes fonctions de mon corps d’armée. Il n’est plus question pour moi de revenir à des fonctions militaires.

Quels sont vos liens avec vos anciens camarades du CDP ?

YDB : Nous avons des liens de camaraderie. Je continue de discuter avec les membres de la direction du parti et aussi quelques camarades. Vous savez le CDP est un parti qui a connu des difficultés. Ce parti n’a certainement pas eu le leadership pour éviter ce qui nous est arrivé mais le CDP est composé d’hommes et de femmes qui ont travaillé pour le développement de notre pays.
Pour la question du leadership, je ne serai pas complaisant. Il faut que les méthodes changent complètement. Le centralisme démocratique qui était la culture politique doit céder la place à un système de gouvernance démocratique et transparente. Aujourd’hui, il n’est plus indiqué que les décisions viennent du sommet et la base ne fait qu’exécuter. C’est cette forme organisationnelle qui a amené de graves difficultés. Il faut que les bases soient associées à la prise de décision, à la désignation des candidats, dans les grandes orientations. Que chacun se sente concerné et qu’il y ait une véritable adhésion à toutes les décisions que le parti va prendre.

Vous êtes toujours militant du CDP ?

YDB : Je fus conseiller du Bureau politique en position de disponibilité. Depuis ma réintégration dans l’armée je ne pouvais plus faire de la politique.

Pour cette candidature avec le Parti NAFA, vous en avez parlé à Blaise Compaoré ?

YDB : Non ! Non ! Je ne l’ai pas fait.

Pourquoi ?

YDB : Pourquoi vous voulez que je lui parle de ma candidature ?

Des personnes voient Blaise comme votre mentor. Ne serait-ce que lui dire que vous êtes candidat ?

YDB : Que Blaise Compaoré apprécie et décide d’accompagner ma candidature d’une manière ou d’une autre, je ne lui cracherai pas dessus. En matière électorale, il faut être pragmatique et efficace. Toute voix, toute recommandation, toute influence, tous réseaux qui peuvent aider à avoir des voix sont à prendre. Le fait de m’engager en politique ne doit être assujetti à une quelconque autorisation préalable du président Blaise Compaoré.

Vous n’êtes plus du CDP. Vous êtes sous la bannière d’un autre parti politique.

Comment sont vos relations avec les autres camarades politiques notamment le MPP dont les membres ont été vos camarades politiques au CDP ?

YDB : Je précise que je ne suis sous la bannière d’aucun parti.

Et NAFA (Nouvelle alliance du Faso) ?

YDB : NAFA est un parti qui a été créé et qui se donne pour ambition de promouvoir ma candidature. C’est autre chose. Très probablement si ce parti ne change pas d’avis, à l’occasion de leur congrès, ils appelleront à soutenir ma candidature. Je ne suis pas membre de NAFA. Je ne suis même pas le créateur de NAFA.
NAFA comme d’autres partis d’ailleurs, ont de la sympathie pour moi et souhaiteraient m’avoir comme leur candidat à la présidentielle. Je souhaite qu’il y ait d’autres partis qui décident finalement de me soutenir, de m’accompagner. Je serai bien confortable avec une coalition de partis pour porter ma candidature.
Les autres partis c’est pareil. Ce sont des partis qui seront vraisemblablement des partis adverses. Mais ce n’est pas pour autant que nous ne nous parlions pas. D’ailleurs, quand j’ai annoncé procéder à de larges consultations c’est bien entendu que je me donnerai l’occasion de parler avec l’ensemble des dirigeants de la classe politique. Nous devons nous parler. C’est ma culture politique, c’est ma vision des choses. Même dans une compétition nous devons avoir la possibilité de nous parler. Il n’y a pas de haine, ni de clivage, ni de conflit. Nous sommes en compétition politique. Je n’ai jamais eu de contentieux graves avec les camarades du CDP, ni avec nos camarades qui se sont retirés pour créer un autre parti, ni avec ceux des partis « traditionnels » d’opposition.

On pourrait s’attendre à ce que vous sollicitiez les suffrages du CDP, puisque Léonce Koné (le président du directoire du CDP) dit qu’il ne voit pas d’inconvénients à condition que vous les approchiez

YDB : Je solliciterai les suffrages du MPP, de l’UPC. Je demanderai aux jeunes du MPP et de l’UPC de voter pour moi. Dans l’adresse que je ferai aux jeunes, j’appellerai tous les jeunes à voter pour moi. Pour moi, il n’y a pas de clivage.
D’aucuns pensent que c’est mieux de mettre votre charisme à autre chose que de vouloir être président de la République. Que leur répondez-vous ?
YDB : Je crois que président du Faso est un poste prestigieux qui, justement, mérite d’être occupé par des hommes précieux comme vous le dites. De quoi vous avez peur ? La bataille politique ? L’échec ? Non. L’échec n’est pas déshonorant pour un démocrate. Ne pas gagner n’est pas avilissant. C’est essayer de prendre le pouvoir autrement que par les urnes qui pose problème.
Aujourd’hui, pour mon pays, par rapport à ce que je connais, à l’expérience que j’ai à l’interne et à l’international, je pense que je peux être la solution. Je vous le dis très sincèrement, c’est ce que je ressens et c’est probablement ce que d’autres citoyens ressentent aussi. Le carnet d’adresses sera encore plus valorisé quand je m’adresserai aux partenaires pour dire que je suis candidat et que je suis élu président dans mon pays.
C’est gentil de se soucier de mon image, j’aimerais plutôt compter sur eux que d’être dans la réserve. Je préfère qu’ils m’accompagnent et qu’ensemble nous puissions changer le visage du pouvoir d’Etat, donner au leadership politique une autre manière de faire. J’ai besoin des jeunes, j’ai besoin de tous et de l’implication de toutes les classes de notre société. Le projet d’aller à une compétition présidentielle est noble. Je voudrais que nous puissions rentrer dans le débat utile plutôt que de dire, X a droit, Y n’a pas droit.
Qu’est-ce que X propose comme projet de société ? Qu’est-ce que X ou Y s’engage à faire quand il sera élu. C’est ce que les Burkinabè attendent. L’Article 37 ne sera plus jamais modifié. On peut en parler et en tirer des leçons. Il faut à un moment donné se retourner vers l’avenir. Je ne suis pas sûr que les jeunes qui sont sortis les 30 et 31 octobre, ils ne voyaient que la modification de l’article 37. Ils avaient d’autres préoccupations. Ils avaient d’autres colères à exprimer conformément à leurs conditions de vie. Il faut qu’on s’y attache maintenant.

Quelles sont vos relations avec les autres chefs d’Etats de la sous-région ?

YDB : Le rôle de médiateur, de facilitateur que le président du Faso m’a souvent confié a permis d’avoir des relations particulières avec un certain nombre de chefs d’Etat en particulier avec ceux chez qui le Burkina est intervenu comme pays médiateur. C’est un atout. Au niveau international, je suis bien connu en raison de l’état de mes services. Mon pays peut toujours en bénéficier. Je compte mettre tout cela à la disposition de mon pays, avoir d’emblée d’excellentes relations avec les dirigeants de la sous-région, avec ceux du monde et aussi les dirigeants des organisations internationales. Tout cela ne peut que profiter au Burkina Faso.

Vous avez parlé de votre candidature à des dirigeants de la sous-région ?

YDB : Pas encore d’une manière formelle. Mais je le ferai bientôt. Je préfère régler les choses à l’interne pour m’assurer qu’on a besoin de moi, ensuite j’irai dire à quelques uns que je suis candidat.

Macky Sall du Sénégal qui vous a reçu il y a quelques jours vous ne lui avez pas parlé de votre candidature ?

YDB : Oui nous avons effleuré la question.

Djibrill Bassolé, est-ce que le temps ne joue pas contre vous ?

YDB : La compétition est possible dans les délais qui nous restent. Il faut mettre en place une équipe de campagne et entreprendre un travail robuste, une campagne de terrain, de proximité.

Selon certaines informations, François Compaoré n’aurait pas apprécié votre élan vers le fauteuil présidentiel. Quel commentaire vous avez à faire ?

YDB : Je n’ai pas de commentaire ni de problème particulier à cela. Encore une fois, ce n’est pas à lui de décider de qui va être candidat ou de qui ne le sera pas. S’il veut être candidat qu’il s’annonce. Mais je ne crois pas qu’il soit mieux indiqué pour imposer un candidat d’un parti. Moi je me refuse cela. Je pense qu’il faut que les choses changent complètement dans notre système démocratique. C’est pour cela que je n’attends pas d’autorisation spéciale. Si François Compaoré s’inscrit dans la logique d’un adversaire politique c’est son choix.

Si vous accédez au pouvoir c’est à quel chantier que vous allez vous attaquer en premier au Burkina Faso ?

YDB : Déjà, je pense qu’il faut solder les comptes et remettre les compteurs à zéro. Il faut régler les questions de justice qui ont été le sous bassement des tensions politiques et des crises que nous avons connues depuis quelques années. Les grandes questions qui ont bouleversé notre société n’ont pas trouvé un aboutissement heureux. Le sentiment d’impunité s’amplifie. Une partie de l’incivisme que nous connaissons est due à cela en partie. Les citoyens dans leur grande majorité pensent qu’il y a des intouchables, des gens pour qui la justice ne peut rien, la rigueur de la loi ne peut pas s’appliquer à une catégorie de personnes. Il faut qu’on règle ses questions fondamentales. Il faut que nos concitoyens aient le sentiment qu’il y a une justice qui est la même pour tous et que nous sommes véritablement dans un Etat de droit. Ce faisant, nous rassurerons nos partenaires à l’international et les investisseurs que le système judiciaire du Burkina Faso est fiable et donc ils peuvent venir y être. C’est le premier gros chantier auquel il faut s’attaquer.
Avec la jeunesse que nous avons, qui a montré qu’elle existe qu’il faut compter avec elle, régler la question de l’employabilité des jeunes.

Dans le cadre de la justice, on pourrait s’attendre à ce que vous ramenez Blaise Compaoré pour qu’on solde les comptes comme vous le dite ?

YDB : Ce n’est pas à moi de dire à qui que ce soit de venir. Mon propos c’est de mettre en place des organes judiciaires forts, crédibles et indépendants. C’est de permettre que tous ceux qui ont été victimes puissent ester en justice dans de bonnes conditions et que le droit soit dit. L’Exécutif doit simplement veiller à ce qu’il n’y ait aucune interférence dans les affaires de la justice, qu’il n’y ait pas d’acharnement particulier contre quelqu’un mais aussi sans complaisance ou de protection particulière.

Employabilité des jeunes, la justice pour tous, après ces chantiers vous allez vous attaquer à quoi d’autre ?

YDB : Si vous vous attaquez à l’employabilité des jeunes c’est un vaste chantier. L’employabilité suppose la création des conditions de travail. Compte tenu de la situation de notre pays qui n’a pas de ressources particulières, et qui est aussi défavorisé par la nature, nous devrons mettre l’accent sur l’homme, sur ce que l’homme peut produire, ce que son génie peut faire. Il faut que cet homme soit en bonne santé et bien formé. Vous voyez par là le programme de santé et celui de la formation qu’il faut mettre en place. S’il y a trois domaines sur lesquels nous devons mettre un accent particulier, c’est l’eau, l’énergie et l’internet. Il y a la question des mines. Le Burkina est un pays à fort potentiel minier mais malheureusement, une certaine opinion dit que les mines ne profitent qu’à l’élite de la classe dirigeante, sans retombées pour la population. Il y a des incidents graves çà et là. Il nous faut réfléchir à comment accroître l’intérêt de la mine pour les populations. Nous devons favoriser la formation des jeunes burkinabè à tous les emplois possibles que la mine peut créer. Avec les sociétés minières nous devons conclure que les emplois qualifiés soient réservés aux burkinabè. Nous pouvons nous entendre dans un partenariat gagnant-gagnant. Des sociétés minières sont disposées à nous construire des écoles de haute formation. J’en ai déjà discuté avec un consortium qui est favorable à cela. Nous devons faire en sorte que nos jeunes soient les experts dans tous les domaines de l’activité minière.

Avant tout ce programme vous ne craignez pas qu’il y ait une barrière à votre candidature ? Une certaine opinion soutient une démilitarisation du pouvoir tout en brandissant des textes juridiques.

YDB : Non ! Non ! Je ne crains pas. Je suis légaliste de par ma culture et ma formation. Je pense m’être conformé aux textes en vigueur. Je pense aussi pouvoir jouir d’un droit constitutionnel qui est garanti à tous les Burkinabè. Maintenant vous avez un débat que des adversaires politiques font monter juste pour faire barrage. C’est d’ailleurs très spécifique d’une certaine culture politique. Au lieu d’aller en compétition, on cherche à éliminer l’adversaire en face. Nous avons tellement souffert de ces choses ici. Les mêmes encore veulent continuer dans ces pratiques de nos jours. Allons à la compétition électorale. A partir du moment où je me suis conformé aux lois et règlements, j’ai le droit. Laissons les Burkinabè décider de qui sera le président. S’ils ne veulent pas élire X parce qu’il a un background militaire, c’est la majorité qui aura décidé. Il ne faut pas aller dans ces tentatives d’exclusion qui peuvent créer des frustrations et de tensions inutiles.

Quelle est votre appréciation d’ensemble du processus de la transition ?

YDB : La mise en place des organes de la transition s’est faite dans des conditions apaisées. Les organes de la transition fonctionnent. Les choses ne sont pas si faciles puisque personne n’a l’expérience de la gestion d’une transition. Mais, ce que je souhaite est que cette transition soit gérée au mieux, de manière impartiale, en toute équité pour que l’ensemble des citoyens des formations politiques qui souhaitent aller en compétition puissent le faire dans les mêmes conditions et dans de bonnes conditions.

Vous êtes un général de l’armée, si vous accédez à la présidence, comment vous allez gérer la question du Régiment de sécurité présidentielle ?

YDB : La question du RSP sera gérée dans le cadre de la politique de défense que je concevrai et que je mettrai en œuvre. Avec la légitimité que le président élu aura, il est évidemment plus aisé de régler ces questions sans à priori. Le procès qui est fait aux militaires du RSP n’est pas tout à fait juste. Il y a deux choses qui apparaissent : Premièrement, on reproche à ces militaires d’avoir été à l’origine de tous les crimes de sang qui ont été perpétrés dans le domaine politique. Le deuxième reproche, c’est d’être une armée au service de Blaise Compaoré. C’est un peu exagéré. La plupart de ces jeunes militaires n’étaient pas dans l’armée ou n’étaient pas nés au moment où certains faits ont eu lieu.

Il faut simplement que la justice fasse son travail. S’il y a eu des auteurs de crimes, des commanditaires, qu’ils soient isolés, identifiés et condamnés, plutôt que de jeter l’opprobre sur tout un corps de notre armée. Tous les militaires qui sont au RSP, y sont par le jeu normal des affectations. Ce n’est pas une armée clanique. Certains de ces militaires vous diront qu’ils n’ont peut être jamais serré la main de Blaise Compaoré. Ce sont des militaires investis d’une mission. Ils se sont acquittés de cette mission au mieux, jusqu’à ce que le président prenne la décision de s’en aller. Nous, responsables politiques nous devons plutôt les rassurer et les accompagner dans l’attente de leurs nouvelles missions. Il ne serait pas indiqué de jeter ces militaires à la vindicte populaire. Notre pays aura besoin d’eux de par leur savoir-faire, leur technicité. Nous avons souvent voyagé ensemble, je crois qu’on leur prête des intentions qu’ils n’ont pas. Ils sont des jeunes, comme tous les jeunes du Burkina, qui aspirent à servir leur pays et à travailler dans de meilleures conditions.

Votre mot de la fin

YDB : Je voudrais vous remercier de cette opportunité que vous m’offrez. Nous devons tous (tous les acteurs de la classe politique) œuvrer à l’apaisement. Les événements des 30 et 31 octobre 2014 ne doivent pas devenir comme une ligne de démarcation entre les bons ; ceux qui ont combattu la modification de l’article 37 et les mauvais ; ceux qui ont soutenu la modification de l’article 37.
Dans une dynamique de réconciliation, il nous faut tous, regarder vers l’avenir. Sinon il y aurait de grosses déceptions de la part de ceux mêmes qui ont animé ces mouvements insurrectionnels, parce qu’ils s’attendent à des lendemains meilleurs. Aujourd’hui, tous ceux qui ont pris part à ces mouvements s’attendent à mieux. Il est de notre responsabilité, en tant que dirigeants politiques, de leur offrir la possibilité de rêver et de se dire que nous nous sommes battus et les résultats sont intéressants pour nous. Il ne faut pas que notre jeunesse regrette d’être sortie massivement pour demander le changement.

Interview réalisée par Bernard Bougouma de Radio Oméga FM

Messages

  • Merci Djibril de redire dans vos mots ce que tous les autres candidats aux présidentiels ont eu déjà à dire ou continuent de dire. A vous entendre vous êtes le héros de l’insurrection !(c’est sous entendu) vous rejoignez ainsi le cercle des héros de ceux qui ont écrit, parlé, agi...félicitation. Pour ma part il n’y a pas plus héros que le peuple lui-même qui a marché dans le feu et les balles pour obtenir pour lui-même ce changement qu’il a temps désiré des années durant.
    Pour dire que je ne suis pas de votre avis quand vous parlez de solidarité gouvernementale pour ne pas démissionner, c’est même périlleux comme propos. Être ministre et s’opposer à une action gouvernementale c’est démissionner comme vous le dites et c’est ce que vous auriez dû faire effectivement du fait même que vous aviez déjà fait des alertes au président qui s’en tenait à sa chose. Démissionner d’un gouvernement est un droit et c’est même constructif dans ce cas de figure. Vous auriez dû démissionner par solidarité aussi pour le peuple qui par milliers défendait sa position. Votre accompagnement solidaire du gouvernement dans la modification de l’article 37 était votre choix libre et non une contrainte. Vos explications à avoir empêché ceci ou cela pendant l’insurrection ne peut pas occulter le fait que vous êtes mêlé pour toujours dans tous les sens à avoir soutenu la modification par votre non-démission ! c’est indiscutable. Si vous avez empêché un bain de sang c’est sous entendu qu’il y avait ordre de tirer quelque part ! en tant que candidat j’espère que vous reviendrez là-dessus pour éclaircissement. Blaise ne peut pas dire qu’il pardonne au peuple burkinabè c’est plutôt à lui à demander pardon au peuple burkinabé sur son twitter bref. Avec tout ça si le peuple vous choisi vous serez notre président et si c’est le cas contraire je ne doute pas de votre disponibilité à servir d’une manière ou d’une autre votre pays. Courage.

  • je soutien monsieur BASSOLE qui a priori est digne de foi pour nou aider a sortir de la detresse et a emerger notr pays.

  • Dormez tranquille, mon Général. Vous êtes digne de confiance. Vous êtes un vrai patriote et surtout d’une sagesse très remarquée et remarquable. Je pense que le Burkina, au stade actuel, n’a besoin que d’hommes humbles, humbles et encore, humbles. Mon Général, vous êtes cet homme par excellence. Et tous ceux qui vous tombent à bras raccourcis sont en réalité victimes de leur propre trouille. Vive votre Présidence 2015-2020 !

  • je crois qu ’on doit vraiment lui permettre de faire ses preuves. quil soit militaire ou civil il a l memes objectifs que n’importe quel autre personne. comme il desire contribuer il serait sa le laisser faire e le jugera un jour‚surtout qu’il est plein d’attouts. je vou en conjure...

  • Dormez tranquille, mon Général. Vous êtes digne de confiance. Vous êtes un vrai patriote et surtout d’une sagesse très remarquée et remarquable. Je pense que le Burkina, au stade actuel, n’a besoin que d’hommes humbles, humbles et encore, humbles. Mon Général, vous êtes cet homme par excellence. Et tous ceux qui vous tombent à bras raccourcis sont en réalité victimes de leur propre trouille. Vive votre Présidence 2015-2020 !

  • " oohh mon général, le peuple burkinabé savaient très bien que tu étais important dans la vie politique nationale et international, nous voulons le vraie changement, avec toi nous aurons le doute. laisser nous osé avec upc ou mpp. pardon

  • QUELLE GRANDEUR D’ESPRIT !!!!!!
    Si seulement je pouvait prendre l’avion venir voter pour toi..

  • C’est maintenant que tu comprendras que sans nous TOI tu n’avais jamais rien été et que tu ne seras RIEN sans NOUS

  • Bonjour,
    Il nous faut un vrai changement et tous ces politicards sont à mettre dans la poubelle de l’histoire du Faso !
    Vous devez répondre d’abord à la justice pour tous les crimes commis depuis plus de 27 ans avec le sanguinaire blaise.
    Nan lara an sara.
    La patrie ou la mort, nous vaincrons.

  • il faut avoir démissionné ou pris la disponibilité depuis au moins 2 ans pouvoir être candidat. ne tente pas de violer notre loi électorale comme ton maitre blaise compaoré.
    la question fondamentale que le journaliste devrait poser c’est qu’est ce que bassolé allait faire si l’article 37 avait été modifiée. continuer à profiter tranquillement de son statut de ministre bombardé général avec des enfants qui font la java au maquis avec des millions du contribuable burkinabé ?

  • """Il me faut dialoguer avec un certain nombre de formations politiques en place pour m’assurer de leur soutien et de leur accompagnement """" C’est très fondamental,c’est très capital j’allais dire que c’est la seule voie pour conquérir kosyam,il faut surtout batailler ferme et utiliser a fond vos talents de négociateur pour convaincre et vaincre les plus sceptiques de porter votre candidature sinon que vous aviez tous les atouts pour être un bon président du burkina et nous éviter le chaos car vous pourriez fédérer tant les forces civiles ,militaires ;diplomatiques,et internationales.

  • burkina faso= egypte vive les militaires

  • pardon bassolet tu .n.es pas fait pr appliquer la justice ds ce pays ?confere dossier david.que connais du faux pv d.audition dresse par semde et kotomgonde ?des opj qui auditionnent un cadavre et leur ministre s.appelait bassolet djibril.pardon arretes car tu devrais demissionner le 21oct.vs etes en train de boire le sang de nos martyrs comme des sangsues.haro sur vs

  • "Tout bon flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute" : Djibril tu as fait librement et sans contrainte votre choix de la solidarité gouvernementale pour la modification de l’article 37 au détriment de la solidarité avec le peuple contre la modification de l’article 37. Tu ne peux pas nous embrouiller quelles que soient tes allégations À t’entendre tu n’as rien à te reprocher, tu n’as eu aucun remord de faire partie de l’équipe qui a déposé le projet à l’assemblée. En somme tu te montres comme un homme qui a toujours été propre : au gouvernement, dans l’armée, envers le peuple même en soutenant l’article 37, dans les médiations inachevées....nul par tu ne t’es reproché quelque chose.
    Depuis vos parutions et apparitions dans les médias on n’a entendu nul part le mot PARDON de votre bouche même si vous pensez que vous n’avez rien à vous reprocher, votre haute personnalité irréprochable devait vous inspirer cela. Au peuple burkinabè encore : tout bon flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute.

  • Rien à dire, ce monsieur parle bien !

    Toutes les questions sont abordées sans tourner autour du pot et les réponses sont réfléchies et pertinentes. Et ses déclarations sur le maintient de Blaise Compaoré au pouvoir son avérée, je peux moi même témoigner l’avoir entendu le dire sur les média.

    Mais... On a toujours du mal à retenir une certaine méfiance. C’est quand même celui qui pendant longtemps convoquait, interrogeait et à l’occasion embastillait toute personne qui se permettait de critiquer Blaise Compaoré, sa famille, sa gouvernance ou sa fortune. Et il était le tout puissant ministre d’état du gouvernement qui a envoyé le projet de referendum au parlement. Cela crée quand même un certain malaise.

    Mais je crois que finalement, le mieux serait comme il le dit de laisser les Burkinabè s’exprimer sur la chose à travers leur vote. Si les gens ne veulent pas d’un ancien militaire ou d’un ancien ministre de Blaise Compaoré, les urnes nous le dirons ?

  • Il dit au debut qu’ il n’a pas joue de role apres vers la fin il dit qu’ il a joue un role. Les diplomates aiment parler a travers les deux coins de leur seule bouche et par finir on les prend.

  • Si, Si et Si, monsieur le gendarme, tu oeuvres pour Blaise. La flatterie n’engage que celui qui l’émet. Detrompe toi très bien car personne au monde, pas au seulement au Burkina, n’avalera un seul mot de ce que tu soutiens. Ça suffit de gratter un tout petit peu ta peau, et on y trouvera le visage de Blaise. Ton combat politique est bien celui de Blaise et Françoiis on le sait et on le refusera. Tout l’argent que Blaise et ses acolytes pourront mettre à ta disposition, le Burkinabè d’Octobre 2015, refusera qu’on l’achète comme avant ; car, bien .évidemment, rien ne sera plus jamais comme avant. L’électeur Burkinabè aujourd’hui est éveillé, informé, conscient et connaisseur de ses droits civiques, lesquels droits il exercera pleinement en votant non pas pour un acolyte d’un clan d’antan de ton état, mais bien pour celui avec qui il partage les mêmes visions vis-à-vis la patrie. Blaise et François ont rusé et usé le peuple burkinabè pour leurs propres fin égoïtes. Je te conseil très cher gendarme de refuser qu’on se serve de toi comme un lamçom afin de se positionner près de pouvoir, un peu comme les membres de RSP qui se sont imposés sur m. Kafando pour être proche du pouvoir au nom de Blaise. T’es beaucoup plus intélligent pour cela. I faut refuser ! L’heure a donc sonné pour que tu quittes. Nous te conseillons de quitter car tu n’iras nulle part. Les Anglais le disent très bien : ’A word to the wise is enough" Un seul mot destiné à un sage, suffit largement. N’gaw !

  • Djibril BASSOLE, dans ses propos et certains de ses actes est vrai homme d’Etat tout comme Zéphirin DIABRE, Rock Christian KABORE...Il a bien parlé dans son interview et dit des choses que je peux onfirmer. Sur RFI, il avait dit son chef (Blaise) n’entreprendra pas quleque chose qui compromette l’ordre et la paix au BURKINA FASO. Peut être que lui, était de bonne foi, mais les 30 et 31octobre et les 1er et 2 novembre 2014 ont donné une autre réalité. De mon opinion, je ne suis pas d’avis avec lui lorsqu’il dénie le droit au peuple de qualifier de bons ceux qui étaient contre la modificationde l’article 37 opposés aux mauvais qui étaient pour. Nous avons certes dépassé cette étape, mais les faits sont sacrés, la plus grande partie de ces derniers, à la date de l’après insurrection, a reconnu son forfait. Nous sommes tous faillibles, travaillons à nous accepter, mais ne rajoutons pas à la peine du peuple en lui demandant l’inacceptable...
    Pour les candidatures aux futures élections, la transition n’aura qu’à laisser ceux qui remplissent les conditions exigées par la charte et la constitution s’engager, le vaillant peuple du BURKINA FASO saura choisir même avec ceux qui disaient que personne ne peut diriger le BURKINA FASO hormi Blaise COMPAORE qui se sont trouvés la vocation après l’insurrection.

  • YDB : J’étais dans un gouvernement et en général la solidarité gouvernementale est de règle. Démissionner n’est pas la panacée.
    Même dans l’armée lorsqu’un ordre donné est manifestement illégal, on ne doit pas l’exécuter. En France, certains ministres du parti socialiste ont refusé de suivre le gouvernement sur certaines décisions. Certains ont été demis de leurs fonctions d’autres ont démissionné et ils n’en sont pas mort pour autant. Tourner votre langue plusieurs fois avant de parler. Nous on est rien mais on n’est pas idiots.
    Il faut vraiment que certains journalistes préparent bien leurs interview en somme ils doivent être bien imprégner des questions politiques nationales et internationales.

  • Rien que par simple comparaison d’interviews, ce Monsieur a une longueur d’avance par rapport à certains candidats beaucoup plus en vue. Certains veulent seulement le pouvoir pour avoir le "NAAM". Sinon nous savons qu’ils ne pourront rien apporter de neuf. Il y a des vrais hommes compétents qui sont là qu’il faut soutenir. Si le peuple oublie son passé, c’est son avenir qui part dans l’eau.

  • Félicitation Gal. Je trouve cette premisse de projet de société fort enrichissant pour la bataille aux prochaines élections présidentielles. Toutefois, pour ma part, l’agenda est très serré et les piques des politiciens avérés ne vous laisseront indemne.

  • Cest tres propre mon general.voys ne.tournez pas en rond,vous etes mon candidat.vs etes franc,pas comme ceix ki nous parle comme si Blaise est un monstre et qu’il nont jamais eu a traite avec eux.vous avez ma voies.victoire a mon generale.

  • tu aurais pu partir au meme moment que les Rock. Blablabla.Je ne crois pas que tu seras President du Faso

  • entre Djibril ROCk Salif Simon lequel de ces personnalités ont servis Blaise Compaoré qu’est ce que Salif n’a pas fait dans ce pays ses faux projets qui ont engloutit des milliards et qu’on ne voit rien sur le terrain (gomme arabique ect ) Rock la limitation des mandats est anti démocratique et Simon le tout puissant maire de Ouaga avait une milice pour casser les manifestants qui marchait pour réclamer justice pour Norbert mais vous êtes prêts à les pardonner mais pas aux autres soit nous décidons de tout pardonner ou d’exclure tous ceux qui ont servi Blaise

  • C’est cela un grand homme. Vous êtes digne. Vous êtes l’un des deux candidats pourquije voterai. Le second est Zéphirin Diabré

  • félicitation mon général. Bien dit et bien réfléchi. je suis 100% dèrrière toi. C’est le meilleur candidat parmi tous ses aventuristes. il est pour la paix , la stabilité et le progrès de ce pays.

  • De grâce les militaires ou gendarmes ! Depuis 1966, vous dirigez ce pays ; ça suffit comme ça. Faites une pause en votre sein et laissez le pouvoir aux civils pour un bout de temps. Si le civil n’arrive pas encore comme en 1966, vous pouvez venir. Une composante de la population qui ne réprésente pas 1% de toute la population interne et externe et qui aime tant le pouvoir comme si elle était folmentée que pour le pouvoir d’Etat.
    Mais qu’est ce que cela veut dire avec les militaires assoifés de pouvoir ? 2015, le pouvoir aux civils. Des militaires qui transforment leur association en parti politique. Des officiers supérieurs incapables de lever le petit doigt pour ramener leur Big Boss à la raison et viennent bomber leur poitrine après la mort de jeunes et adolescents pour dire qu’ils sont candidats. Quelle honte à ces officiers inférieurs !

  • Mon général certes c’est beau de rêver ! Mais attendez tout de même de voir si et seulement si le conseil constitutionnel validera votre candidature !

  • Bien dit mon Général !!!!!
    " An bi Koo" (Nous sommes avec toi) ;
    Les âmes sûr se distinguent des autres à travers leur propos. Mon Général, nous vous accompagnerons jusqu’à la victoire pour une refondation réelle et le développement du Burkina Faso.

  • Mon général, vous avez servi Blaise Compaoré et son régime pendant plus de vingt ans. Il est vrai que vous avez déclaré que Blaise Compaoré n’allait rien entreprendre, notamment la rmodification de l’article 37, qui mettrait en péril la paix dans ce pays. Pourtant il l’a fait et vous n’avez rien fait ou dit par solidarité gouvernementale. Dites simplement que vous avez manqué de courage. Si l’entreprise de modification de l’article 37 avait réussi rien ne nous dit que vous ne seriez pas toujours au gouvernement aux côtés de Blaise Compaoré. Ce qui fait la différence, la grande différence entre vous et les Rock, Salif et Simon, c’est leur démission du système et le mea culpabilité de certains d’entre eux. Nul part vous n’avez dit avoir regretté d’avoir servi le système et pourtant bien des choses troublantes se sont passées quand vous étiez le premier flic de pays. On ne pas être contre votre candidature à la magistrature suprême si vous en remplissez les conditions. Mais vous n’êtes pas très convaincant quand vous voulez vous présentez comme vierge de toute compromission avec le système de Blaise Compaoré et du CDP.

  • les dispositions de la constitution du 2 juin 1991 en son article 166, et de la charte africaine de la démocratie en son article 25 alinéa 4 stipule ceci : « la trahison de la patrie et l’atteinte à la constitution constituent les crimes les plus graves commis à l’encontre du peuple ». Ainsi que l’article 25 alinéa 4 de la charte africaine de la démocratie qui dit que : « les acteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilités dans les institutions politiques de leur Etats ».

  • bassolet tu ne sera jamais president du bf . tu n’as eu le courage de dire non a la modification de l’article 37.

  • BASSOLE va gagner cette présidencielle.

    Il n’aura pas sa majorité propre, il travaillera avec plusieurs formations politiques à l’assamblée ( y compris les sankaristes... et bien d’autres, dans la paix et la confiance retrouvée).

    Vive le Burkina debout ! Vive le Grand Burkina Faso, raillonnant et prospère.

  • Les acquis diplomatie de Djibrill Bassolé doivent guidés le choix du peuple à l’élection future.

  • C’est vraiment triste. A lire ces internautes, l’ignorance politique de certains Burkinabè risque de précipiter encore le pays dans la dictature militaire après plus de 50 ans de régime militaire. En quoi Bassolé est l’homme de la situation ? Où était-il quand Blaise a régné durant 27 ans avec lui comme un membre influent de son régime ? Que peut-il apporter de mieux que Blaise Compaoré le président déchu. Quel travail lui Bassolé a procuré aux Jeunes en emplois ? Ce Monsieur n’a aucune expérience que celle qu’il a apprise avec le Président déchu Blaise Compaoré en 30 ans de règne. Nous avons absolument besoin d’un Président civil pour nous diriger et remettre le pays sur les rails de la démocratie car seules des institutions fortes permettront d’instaurer une vraie et solide démocratie au Faso.

  • Tout ça c’est paroles de politicien. Nous savons tous qu’en politique la vérité et le mensonge vont de pair. Ne nous embrouillez pas mon général, vous serez utile ailleurs.

  • Larle Naba a DEMISSIONNE de l’Assemblee Nationale pour s’opposer a la revision l’A37de la Constitution par Blaise Compaore. SEUL contre TOUS. Ca lui a coute des menaces, une explosion a Larle, etc. Il n’a pas parle de "solidarite" de groupe parlementaire ! C’est ce qu’on appelle prendre ses responsbilies devant l’histoire et devant les hommes. Les RSS ont fait egalement la meme chose en deposant leur demission au lieu d’enterinner une forfaiture !
    Qui le gendarme veut-il endormir avec son histoire de solidarite gouvernmentale ? Lui-meme j’espere.

  • Je me souviens que vous avez dit à un enfant à la télé que vous êtes prêt à server l’Etat partout où il le faudra. A partir de ce jour (il y a quelques années) je vous ai pardonné certaines choses que je n’acceptais de vous.

    J’avais aussi fait attention à vos propos disant que Blaise ne ferait rien qui soit de nature à .... Alors je m’attendais vraiment pas à ce que Blaise le fasse. J’ai cru que vous saviez qu’il ne le ferait pas. Hélas ! Merci d’y revenir.

    Dieu bénisse le Burkina Faso.

    Si tant est que vous voulez servir l’Etat, comme les hommes, les vrais de votre rang, alors c’est bien.Je souhaite que le Burkina ne manque pas l’occasion d’expérimenter votre leadership.

  • ls gas vs savez ?NAFA=MPP=CDP=UBN=BLAISE=TRANSITION=FRAUDE=ls candidats de la communaute internationale et de la fraude.au soir du 11oct ls zeph,sankaristes,pdc etc... n’auront que leurs yeux pour pleurer.c’est eux ls candidats du peuple mais la france viendra ns imposes son candidats.

  • Partir avant ou avec les Roch et autres, importe peu..... Le tout est de connaître le rôle joué par les uns et les autres. Si des méa-culpa ont servi à blanchir certains, l’histoire, pour ne pas dire la vérité, elle se gardera de blanchir les autres. Le général Bassolé l’a dit ce n’est pas dans l’ombre qu’il a essayé de dissuader le président Blaise Compaoré de ne pas aller plus loin dans ce projet de révision de l’Article 37. Présidentiable, il l’est avec son autorité, son charisme, son expérience et ses relations internationales. Il répond à tous les critères pour être candidat, alors qu’il se présente s’il le souhaite et que le peuple fasse son vote en toute liberté... Pourquoi verser dans l’exclusion ou le dénigrement quand on sait bien beaucoup sont ces personnalités du pays qui ont servi le régime Compaoré. Cela reviendrait à exclure ceux là même qui prône l’exclusion du Gal Bassolé et autres militaires en disponibilité. Civils ou militaires en disponibilité, pour peu qu’ils jouissent de leurs droits de citoyens burkinabè et respectant toutes les procédures en vigueur, ils peuvent et doivent participer aux élections d’autant plus qu’elles doivent être "libres, démocratiques et transparentes". M. Touré

  • Le grand Général parle bien et très bien même ? Il dit la vérité par moment, mais l’homme, malgré sa carrure d’homme d’état, il n’est pas bon pour diriger la magistrature suprême, pour cause, il n’est candidat d’aucun parti. Donc sans programme et projet de société. Mon GAL, le BF n’est pas une unité militaire où on impose son commandement sans contestation deh ? Pour peu, à la grande mosquée, vous aviez dû vivre le degré de tension à l’annonce de votre présence ? Comme disait le fameux DENIS Yaméogo, chacun se mire et conclu qu’il est présidentiable ? Mon GAL, vous serez un très mauvais homme politique contrairement à votre carrière professionnelle , désormais l’ancien GAL de la gendarmerie ?

  • VERITUS, comme c’est toi qui fait les votes à la place des Burkinabe, Bassolet va gagner. Tant que nous erons des votants, lui là ne passera jamais le 1er tour. je vous le dis

  • le Général a mis en garde Balise Compaoré de manière clair et ouverte. C’est donc normal qu’il le lâche et le jour de 30 Octobre. C’est ça un soldat. Il aurait un sanguinaire , il allait assister au massacre du peuple et jouer de ses relation pour que Blaise soit au pouvoir. les RSS ont jouer leur part en tant civil. Le Général a fait son travail en tant soldat républicain. Démissionner n’est pas une stratégie militaire , mais attaque le système en face et demander le départ de Blaise, il faut être Djibril pour pouvoir l’affronter. On peut ne peut aimer le Général , mais il nous a sauver et chacun parle comme si insurrection populaire est possible sans la complicité des FDS. Blaise Compaoré lui-même le reconnait.
    Vive Le Général
    je suis pour qu’il se présente pour nous sauver car la plus grande crise est à l’horizon avec le désordre qui s’est installé avec ses tas d’osc politisés qui se créé chaque jour.

  • Vraiment je suis egalemet d’avis a PAS DE MILITAIRE A KOSYAM encore. Ils ont deja fait largement leur preuve.Qu’ils se mettent a l’ecrt et contribuer au developpement du pays comme tous esa utres citoyens Burkinabe j’allais dire par tous les Fasois.

  • Je suis d’accord avec le général BASSOLET, le pays à besoin d’un HOMME de sa taille pour émerger. Il a de bonnes relations internationales c’est ce qui compte pour nous ; c’est encore mieux que ceux qui veulent venir apprendre. On n’a plus le temps pour attendre il faut aller vite et bien.
    Ceux qui veulent jouer aux apprentis sorciers peuvent encore attendre prochainement. IL nous faut garder le dynamisme que nous avons dans la sous - région et ailleurs
    IL FAUT QU’IL REDEMARRE LA LOCOMOTIVE SINON TOUTES LES PIECES RISQUE DE FOUTRE LE CAMP AVEC LE CNT ET AUTRES QUI SONT EN TRAIN DE TOUT DEMONTER EN COMPLICITE AVEC L’AMBASSADEUR DES USA.
    VIVE L’UNION AUTOUR DU GENERAL.

  • Le changement ne veut pas dire uniquement remplacer les hommes. Bassolé, tu n’es pas la bienvenue. Le peuple burkinabé a besoin d’autres choses que la contibuité de la politique de Blaise.

  • Que votre "oui" soit oui et que votre "non" soit non. Vous assumez avec les autres membres du dernier gouvernement de Blaise, tout ce dont vous avez été responsable.
    Ceux qui s’excite ne doivent pas oublier qu’ils se sont excités de la même manière pour défendre votre tripatouillage constitutionnel. Mais ça s’est soldé par l’échec fracassant et honteux que l’on sait.

  • "C’est une visite de courtoisie pour m’assurer que les choses se passent bien", " Il y a eu des pertes en vies humaines mais cela aurait été plus grave" !
    Mon Général c’est quel chose que vous vouliez vous assurer que ça aille bien ? Quelle définition donné vous à "plus graves" ?

  • En application de la Charte de l’UA sur la démocratie, vous ne pouvez même pas obtenir une quelconque validation de votre candidature. L’ex-majorité se disqualifierait elle-même une 2e fois si elle ne peut pas trouver un homme ou une femme dont la candidature ne tombe pas sous le coup des dispositions juridiques africaines pertinentes en la matière.

  • Il n’y a pas un pays au monde où on exclu un corps de metier de la magistrature supreme. Les conditions étant clairifiées pour des corps spécifiques (magistrat et militaire). Lisez plutot Newton Ahmed Barry dans "l’évènement" sur la question.

    C’est anti-démocratique de vouloir exclure les militaires qui ne sont pas en activité. Certains parlent comme si on avait un clivage militaire/civil pour la présidence. Si l’on continue on créera des clivages à l’infini : telle ou telle ethnie ; telle ou telle region ; tel ou tel sexe ; etc.

    Merci Mon Général. La magistrature supreme est très importante, nous devons donner à notre pays l’opportunité de choisir parmi la crème de ses fils et filles.

  • Mon General parle de son charisme pour diriger le Burkina Faso. Comme dit nos freres Ivoiriens : "Ne faites pas le malin". Cette qualite c est ton voisin qui devrait le mettre en berne comme un drapeau. Et non l individu lui—meme. C est ce qu on appelle se vanter.

    Pourquoi quand vous etiez Ministres des affaires, vous l accumuliez a votre titre de la gendarmerie sans la quitte selon les regles juridiques de notre Constitutions ? Avez vous pris une permission ce double rolle ?

    Visitez Blaise Compaore en Cote d Ivoire n est pas etonnant car il vous etes son parain dans laa secte maconnique. Cela fait parti de votre serment.

  • A qui ce monsieur s’adresse ? Il a la mémoire courte ou émoussée. En 1998-1999, il oublie qu’il était ministre de l’intérieur et c’est lui qui a expulsé Robert Médard au sujet du dossier Norbert Zongo. Depuis, il a gardé sa "solidarité gouvernementale " dans ce dossier. C’est lui qui nous a fait gazier (les étudiants ) à l’époque au campus. Bravo pour la solidarité exemplaire qui nous a valu "simplement" une dizaine de mort à l’insurrection d’octobre.Quelle médiocre solidarité pour détrôner un général et placer un colonel à la tête de la transition. Vous avez raté votre sortie médiatique. Nous t’attendons.

  • Bjr. A tous ceux qui pensent que Bassolet a contribué à éviter un carnage le 30 octobre 2014, il vous trompe. En tant que ministre des affaires étrangères, il ne peut pas donner d’ordre à aucun agent des forces de l’ordre ou aux militaires. la réquisition du premier ministre est adressée au chef d’état major général des armées qui reste le seul responsable quant à son exécution. Si le Général Honoré TRAORE avait donné l’ordre de tirer sur la foule, bassolet ne pouvait rien. Traore était le seul qui avait autorité de faire utiliser les armes sur le peuple sauf si les militaires, gendarmes ou policiers n’obéissaient pas. Si bassolet a effectivement travaillé dans l’ombre pour éviter un bain de sang, pourquoi n’a t-il pas empêché le RSP de tirer sur les manifestants. ce qu’il raconte ne rien d’autre que des mensonges pour parvenir à Kosyam.

    Bassolet n’est qu’un général de Blaise. au sein de l’armée et même de la gendarmerie, ce général n’a aucune autorité ou d’estime. il ne peut même pas avoir 5% des voix des gendarmes.

  • Au moins par honetete morale, Djibril aurait pu s’abstenir pendant 5 ans pour calmer les esprits.

  • Mon General vs avez Mon vote. Adama dahico a ete candidat en cote d’Ivoire et il a ete accepte et meme respecte . Il ya trop de haine ds ce pays la. N ecoutez pas ces gens la
    La democracy en afrique malheuresement est synonym de division au lieu d Etre une florison d idees ou les votants choisissent le type de program quils aiment.nos problem cest pas au seulement nos gouvernement c est la population avec son incivisme et son manque dimagination de creativite et de volonte . Voila pourqouoi ns sommes les derniers de toutes les communaute ds le monde partout ou ns allons meme en afrique . Tout le monde pensaient Que Obama allaient sortir l afrique de la misere. Son premier discourt au Ghana etait l avenir de l afrique se trouve ds la main des africain.a bon attendeur salut

  • Je pense que chaque individu est libre de faire la politique peu importe ses affiliations, et aucun n’en a le monopole. De toute façon, que ce soit Blaise qui est parti, ou ses anciens collaborateurs, ou détracteurs ils se sont engagés en politique avec des objectifs précis et propres à chacun. La voie est libre, la voix aussi.

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