Annulation du test d’entrée au Centre de formation professionnelle des avocats : Pr Filiga Michel Sawadogo dit être déçu de cette accusation

vendredi 20 mars 2015 à 02h00min

Jeudi 19 mars 2015, les candidats au test d’entrée au centre de formation professionnelle des avocats ont manifesté devant le ministère de l’Enseignement secondaire et supérieur. Sifflet et autres pancartes en main, ils souhaitaient être entendus par le ministre Filiga Michel Sawadogo qu’ils accusent par ailleurs d’être le premier responsable de l’annulation du test. Obligé ou pas – on ne saurait le dire - le ministre les a reçus dans une salle de réunion. Déçu des accusations à son encontre, le Pr Filiga dit ne pas se reconnaitre dans les propos selon lesquels il soutiendrait un groupe favorable à l’annulation du test.

 Annulation du test d’entrée au Centre de formation professionnelle des avocats : Pr Filiga Michel Sawadogo dit être déçu de cette accusation

Les échanges entre les candidats « favorables » pour la tenue du test d’entrée au Centre de formation professionnelle des avocats avec le ministre des Enseignements secondaires et supérieurs ont duré près d’une heure. Et c’était sans ambages. Toutefois le ministre n’a pas caché sa déception quant aux accusations - pire dans la presse - que lui ont faites ses candidats. Il reconnait néanmoins avoir reçu des étudiants pour parler de concours. « Je ne leur ai jamais dit que je peux faire ceci ou cela. Je leur ai tout simplement dit que l’important pour moi est que le concours soit organisé de façon régulière et, si possible que le nombre de candidats soit accru. Parce qu’à mon sens, avec une population de 17 à 18 millions d’habitats, il doit avoir plus d’avocats », a-t-il dit.

Ces précisions ont intrigué ses interlocuteurs qui ont posé la question pour savoir concrètement le sujet abordé avec ce groupe d’étudiants. Parce que, « explique Jean Patrice Yaméogo, il a été dit que vous avez dit que la reprise n’est pas pour bientôt ». Michel Filiga Sawadogo dit ne pas se souvenir d’avoir dit cela. « Je ne pense pas avoir dit cela pour des raisons forts simples », dit-il. Il poursuit malgré tout en disant qu’en tant que professeur, il n’intervient en aucune façon dans la reprise. Autant que lui, les candidats connaissent bien les trois parties qui interviennent dans l’organisation du CAPA. Ce sont : le barreau qui prend l’initiative, le ministère de la Justice, et enfin l’UFR-SJP qui donne les épreuves. C’est la raison pour laquelle le ministre dit ne pas se reconnaitre dans ces propos.

Pourtant, les candidats disent avoir bien l’entendu de la « bouche » du ministre Filiga Michel Sawadogo. Jean Patrice Yaméogo rappelle d’ailleurs que : « nous avons demandé si c’était normal que dans un Etat de droit des individus usent de violence pour empêcher la tenue d’un test. Vous avez donné une réponse assez exhaustive et vous avez bien dit que la reprise n’est pas pour demain ». Et d’ajouter qu’il ne s’agit pas de dire des inepties sur le professeur. « Nous ne nous sommes pas rendus ici pour vous jeter l’anathème. Nous voulons que vous fassiez un démenti », a déclaré Edouard Hébié.

En effet, à entendre le groupe favorable à la tenue du test, l’autre groupe (non favorable) a affirmé avoir le soutien du ministre qui leur a même dit que leur lutte est légitime. « Ils disent partout qu’ils ont votre soutien. Ce sont encore les mêmes qui disent que vous récusez les textes qui portent sur l’organisation du concours alors que le barreau nous a rassurés qu’ils ont soumis le décret à votre sagesse et que vous avez même fait des amendements qui ont été pris en compte. En tout cas, si les choses continuent ainsi, nous allons prendre nos responsabilités », prévient Edouard Hébié.

Le professeur fera probablement un démenti

L’imprimé de l’article de Lefaso.net en main, le professeur a voulu bien comprendre qui raconte des choses qu’il aurait dites et où ? Est-ce dans la presse ou au campus ? Probablement sur le campus, selon le groupe (favorable) qui confie que plusieurs autres déclarations du ministre sont même entendues. Des propos qui laissent perplexe le ministre, qui visiblement perdu, se demande quelle est la place qu’il occupe dans cette affaire. « Je n’ai plus de rôle dans le CAPA et je ne cherche même pas à en avoir. Aussi, je ne connais pas le nom des membres du groupe qui est venu me voir et qui avance des propos que j’ignore », dit-il l’air déçu.

A la question de comprendre sa position vis-à-vis du Centre, sur l’examen en cours et les perspectives, le ministre s’est réservé de répondre car dit-il « s’il faut que chaque camp vienne me voir pour après transformer mes propos, c’est tout simplement déplorable. Je pense qu’il doit avoir une mauvaise intention derrière cette affaire. Quand on connait les différentes parties prenantes de ce concours, on ne peut pas accuser le professeur Filiga de cette manière », a-t-il dit avant d’ajouter que : « de toutes les manières, il y aura un démenti par rapport à tous ces propos qui sont véhiculés sur mon compte ».

Toutefois, demande Jean Patrice Yaméogo : « au cas où le barreau déciderait de recruter à nouveau et dans les meilleurs délais est-ce que le gouvernement dont vous êtes membre prendrait des mesures de sécurités ? » « Je ne peux pas répondre à cette question », lui indique le ministre. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il ne soutient aucun groupe. « Ce n’est pas de mon rôle. Je me soucie seulement du devenir des étudiants en droit, en particulier et tous les étudiants en général ».

Se sont-ils compris ? En tous les cas, le groupe (favorable) dit avoir compris le ministre, mais leur souhait est qu’on organise le concours dans de meilleurs délais et en toute sécurité.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

Messages

  • Bien agi Professeur. Et voyez l’humilité qu’il a d’abandonner son fauteuil réservé pour se mettre à la position. Et malgré cette grandeur vous voulez l’obliger à prendre fait et cause pour vous quand bien même vous savez qu’il n’est pas acteur dans l’organisation de ce concours. Vous former était son devoir.

  • On est où là ? On se croirait revenu au temps des TPR ! Faut-il qu’à chaque fois l’autorité s’explique sur ses propos, sa démarche, son look, ses diplômes ! OULA LA ! Dieu de mes parents ! Reviens vite tes enfants marchent sur leur tête !

  • Bonjour,
    Ah ce NEW BURKINA me plait bien. Le passage suivant dans l’article me fait sourire " nous avons demandé si c’était normal que dans un Etat de droit des individus usent de violence pour empêcher la tenue d’un test". Moi je vous demande si c’est normal que dans un Etat de droit, des individus instrumentalisés saccagent la représentation nationale pour empêcher le vote d’une loi, quand bien même toutes les procédures ont été respectées ? Que ces mêmes individus pillent et brûlent des domiciles privés ?
    Vous n’avez rien vu d’abord, le PIRE EST DEVANT NOUS. C’est n’est que le PREMIER ACTE.

  • Comme c’est la transition. Chacun se croit tout permi et on revendique au hasard !!!

  • A l’internaute 3 vous perdez votre temps c’est fini pour vous. Tout bon burkinabè connait la valeur de ce Mr.Si c’est par ce que vous avez perdu le pouvoir qui vous amène à se comporter de la sorte alors je dirai que Dieu ait pitié de vous.

  • C’est bien aussi que le concours du notariat soit régulièrement organisé. Le Burkina, compte, si ne me trompe pas, moins d’une vingtaine de notaire pour une population de 17-18 millions d’habitants. L’organisation régulière de ce concours et même l’augmentation du nombre de recrus, sera une contribution notable à la lutte contre chômage de jeunes diplômés en droit. Seulement, on n’a impression les ordres professionnels et donc ceux qui sont déjà referment les portes aux autres. Dommage l’égoïsme générationnel !

  • Monsieur le ministre, il faut aller plus loin. vous connaissez le droit. alors, il faut poursuivre ce groupuscule en justice puisqu’eux memes se clament juristes

  • bien dit internaute 3, en tout cas aujourd’hui tout est possible aucune action ne peut me surprendre,
    -on brûle une institution de la république et empêche les élus du peuple de faire leur travail,
    - des gens s’élèvent pour brûler des machines et domiciles du poumon économique (des mines),
    - des élèves brûlent les biens de leur proviseur, juste pour des revendications,
    -même des bandits brûlent des marchés parcequ’ils n’ont pas pu voler,
    -des ministres hués à l’étranger ;
    donc empêcher des candidats de composer,ce n’est rien.
    tout simplement parceque plus rien ne sera comme avant.

  • Dans l’article accusateur du ministre Filiga paru hier dans lefaso.net, le groupe a fait ressortir des informations ayant filtré du Conseil des ministre. je pense sincèrement que le SG DU GOUVERNEMENT doit s’expliquer car c’est très très grave.

  • Monsieur du message 3, je crois que vous êtes à côté de la plaque. On parle de concours d’entrée au Centre de formation professionnelle des avocats et non de l’insurrection des 30 & 31 Octobre 2014. Mais comme vous ouvrez le débat, alors je me permets de penser que vous êtes nostalgique d’un passé révolu et vous devrez vous en prendre à vous-même. Vous avez géré pendant au moins 27 années le Faso pour aboutir à une déconfiture en quelques jours. cela parce que votre gouvernance a été bâtie sur du faux, le mensonge, la corruption, l’impunité, le blanchiment d’argent, des crimes de sang et économiques en tout genre. Mais quand le Peuple s’est réveillé, il était trop tard pour vous. Il ne vous restait que la désillusion. Revenez sur terre, car vous continuez de rêver.
    Puisque vous prévoyez pour le Faso des jours à venir plus difficiles, comment expliquez-vous que dans un "État dit de droit" des députés soient embastillés dans un hôtel pour les obliger à voter une loi controversée ? Monsieur, il est permis d’être nostalgique, mais vous devez vous rendre à l’évidence que les desseins sombres que vous nourrissez pour la Faso ne se réaliseront pas car le peuple est aujourd’hui en alerte et ne se laissera plus avoir. Merci quand même de permettre au peuple de savoir qu’il y a encore des braises sous la cendre qu’il faudra éteindre une fois pour toutes.

  • Internaute n°3 , plus de responsabilité dans nos propos, le pire est devant toi car le malheur n’a d’ami que celui qui le courtois et n’oublie pas ce n’est pas la majorité qui fait la vérité mais la vérité qui fait la majorité ( 30 et 31 Octobre). malheur et déception à celui qui veut trahir le peuple pour ses intérêt égoïstes.
    L’homme passe mais le peuple ne passe pas

  • ARRÊTE DE MAUDIRE MON PAYS. SI TU N’AIMES PAS LE BURKINA FASO, FAUT LE QUITTER

  • Voila comment agissent des étudiants qui prétendent vouloir être des avocats ; et vous voulez que la justice fonctionne bien. Du faut et toujours sur du faut !

  • Quand je pense que ces mêmes individus prétendent être de avocats dans ce Faso. Un bon avocat cherche la vérité avant de se prononcer, il n’accuse pas et pire sur les médias. Vous ne méritez pas d’être nos avocats. Et comment voulez-vous que la corruption finisse au sein du barreau avec de tels futurs avocats ? Vous nous faites honte.

  • En tout cas on ne comprend plus rien mais ces fameux favorables aurait du s’adresser directement au ministre de la justice ! Qu’ils se rappellent aussi que les manifestants qui sont allés demandé au ministre de la justice de reporté la composition ne pouvait pas être reçus dans une salle de réunion ! Ce qui est sur si le droit n’arrive pas résoudre la question la rue l’emportera comme l’a dit en personne le Président Michel KAFANDO

  • Pas facile d’être responsable aujourd’hui ! Nos cadres sont humiliés, sommés de décliner leur identité devant n’importe lequel groupuscule de pression et de prendre des décisions illico presto sous l’épée de Damoclès ! Même les temples du savoir, je veux parler des ADVERSITÉS, pardon, des UNIVERSITÉS, ils sont de nos jours ingouvernables et les récents événements au CENOU le confirment. Le prochain gouvernement trouvera sans doute le Pays, mais dans quel état trouvera l’État ? Depuis, moi j’ai trop sciencé, ça me donne l’envie de pleurer, de pleurer....Snif ! Snif ! Snif ! Ouï ! Ouï ! Ouï ! M bayéé M mayéé !!!! Notre situation mérite bien une sainte larme surtout en ce temps de Carême ! Tel un bateau ivre le Faso prend le large vers l’immersion, pardon vers l’émergence ! Si c’est ça le FASO de demain, ce sera FAçON dès !!!!! UNION DE PRIÈRES !!!!

  • je rêve ou quoi ? Filiga qui dit se soucier du devenir des étudiants en droit ? Non professeur, faites pardon svp...vous avez combien de Docteurs burkinabè en droit à votre actif ? aucun... ce que vs savez faire, c’est d’aller former d’autres docteurs à l’étranger...à l’interne , rien...ceci, pour pouvoir vous présenter comme le seul professeur titulaire en droit privé au Burkina..je suis un de vos anciens étudiants et j’avais du respect pour vous. mais franchement vs m’avez déçu par un égoïsme rampant !

  • Que l’intervenant 3 nous épargne de sa bassesse d’esprit ! Nous nous avançons ; s’il est incapable d’avancer avec nous qu’il aille rejoindre son blaiso à Abidjan ! Plus de place pour les mauvais esprits dans notre cher Burkina.

  • INTERVENANT N° 3, TOUT CE QUE TU DIS SE PASSAIT SOUS VOTRE REGIME POURRI. CE N’ETAIT PAS UNE DEMOCRATIE. C’EST POUR CELA QUE NOUS AVONS TOUT BRULE. SOI CONTENT QUE TOI AUSSI TU N’AIES PAS ETE BRULE

  • Merci Mr l’internaute n°3 Shache que le 30 et 31 n’était que la premiere phase Exorcisme contré l’anté christ de la 4eme republique le pire est en effet a venir avec la derniere phase pour les type comme toi . ne penses pas qu’on te connais pas . Bientot tu nous vera passé .

  • @3 n’a toujours pas fini ruminer son aigreur face à la perte de ses privilèges mal acquis et non mérités d’avant l’insurrection d’oct.2014. C’est pourquoi il prophétise tous les malheurs pour le Burkina. S’il ya déluge il t’emportera toi et les siens. Basta !

  • Vraiment des enfants impolis. Vous racontez des choses aussi graves sur ce Monsieur respectable et humble, vraiment dommage. Non contents de cela, vous partez le malmener dans son bureau avec des questions-réponses à la policIère.

  • ’’les candidats disent avoir bien l’entendu de la « bouche » du ministre Filiga Michel Sawadogo." > plutôt : "les candidats disent l’avoir bien entendu de la « bouche » du ministre Filiga Michel Sawadogo.

  • A quand la descente sur terre. Avant de vouloir être quelque chose, il y a un minimum d’aptitudes à avoir non ! On veut être avocat et on montre bien de carences car le juriste ne se laisse pas lire aussi facilement, ne se fait pas avoir aussi rapidement à travers des accusations graves alors que ce qu’on tient pour preuve semble dur à accepter. Le juriste aime les sources mais ne s’acharne jamais sur les accessoires, sur ce qui l’éloigne de la source vraie. Comment quelqu’un qui n’a pas compétence à connaître d’une affaire peut-il être la source de résolution d’un problème se posant à l’intérieur de cette même compétence ? Je suis perdus malgré les pub qui passent à la TV et qui nous invitent à se référer à la bonne source avant toute action

  • ah comme les gens sont naïfs dans ce pays,vs les militants du mpp,demandez à filiga si un comité interministériel avait été mis sur pied et s’il en était membre ou non ? des informations encore plus compromettantes pourraient être déballées sur la place publique..... soyons serieux chez ns on dit:quand une bouche renie ce qu’elle a dit,l’anus vaut mieux que cette bouche.....

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