Société de dermatologique d’Afrique francophone : Des experts réfléchissent aux problèmes pour y apporter des solutions

vendredi 20 mars 2015 à 01h59min

Une dizaine de dermatologues du Burkina, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de la Guinée-Conakry, du Mali, du Togo, et enfin du Congo-Brazzaville tiennent une réunion ce jeudi 19 mars 2015 à Ouagadougou pour échanger sur les textes fondamentaux de la société des dermatologues d’Afrique francophone. Ils réfléchiront par la même occasion sur l’élaboration d’un plan d’actions à court terme en s’appuyant sur la vision, les valeurs et les stratégies pour une société fédérale à même d’orienter les décisions politiques. L’ouverture des travaux a été présidée par le Pr Adama Traoré, président de la Société de dermatologie d’Afrique francophone (SODAF).

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Société de dermatologique d’Afrique francophone : Des experts réfléchissent  aux problèmes pour y apporter des solutions

Les problèmes cutanés, selon les spécialistes en dermatologie, constituent un véritable problème dans les pays d’Afrique. Un problème de santé publique qui ne manque toutefois pas de solutions. D’où cette réunion qui regroupe l’ensemble des dermatologues des pays francophones. En effet, depuis 2009, existe une société savante qui fédère les sociétés savantes nationales. Six ans après, l’heure est au bilan. Pendant donc deux jours - 19 et 20 mars 2015- les dermatologues vont tabler sur l’examen des statuts et du règlement intérieur et celui des termes de référence du plan stratégique. Avant la plénière pour l’adoption de 4 documents, ils vont examiner le plan d’actions. En outre, une présentation des experts dans le cadre de la formations des dermatologues sera faite sur les infestions à VIH, notamment, sur - l’aspect épidémiologique, progrès, grandes leçons apprises, rôle du dermatologue dans le dispositif. Le diagnostic d’une leucoderme localisé, la faisabilité et l’utilité d’un système d’archivage électronique des dossiers médicaux seront également abordés. L’objectif de cette rencontre, selon le président de la SODAF est de partager les différentes expériences et de mettre en place une société savante capable de réfléchir sur l’essentiel des problèmes et des solutions que les pays rencontrent. C’est pourquoi, poursuit-il : « nous allons discuter sur les textes fondamentaux notamment le statut et les règlements intérieur. Nous allons élaborer un plan d’action en nous projetant sur une vision, sur les valeurs et les stratégies pour une société fédérale. Ce qui nous permettra au finish de produire un plan stratégique qui va être quinquennal ou décennal », précise Adama Traoré. A l’en croire, ce plan va permettre d’accompagner non seulement l’ensemble des dermatologues des pays qui auront à adhérer, mais aussi, il servira de support d’orientation des décisions politiques.

Vers la promotion et/ou la formation de qualité des dermatologues

Au Burkina Faso on dénombre 18 dermatologues pour 18 millions d’habitants. Un chiffre insignifiant, selon l’ancien ministre de la Santé Adama Traoré. Au niveau du Congo-Brazzaville, ils sont 4 dermatologues à Brazzaville pour 4 millions d’habitants. Soit 1 dermatologue pour 1 million d’habitant. En la matière, seul les pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal enregistrent des progrès. Alors que les problèmes de peaux sont aussi dangereux que les autres maladies. C’est un problème qui est important par sa fréquence, par son diagnostic et sa difficulté de prise en charge par les spécialistes. D’où la nécessité d’encourager les acteurs du domaine par des promotions, mais également, par des opportunités de formations qualifiantes et continues afin que ces derniers soient à la pointe. Et les solutions ne sauront se trouver qu’en mutualisant les efforts. Ensemble et par le partages des expériences, Adama Traoré croit que sortiront des données qui manquent encore dans les pays africains. C’est d’ailleurs, dit-il : « sur la base des données que les décisions sont prises. En mutualisant ainsi les moyens, cela permettra d’avoir des résultats clairs ». Pour le cas spécifique de la dépigmentation, qui aujourd’hui, est plus qu’un phénomène dans les sociétés, la société des savante pourrait par exemple faire des propositions auprès des décideurs politiques pour l’amoindrir un tant soit peu.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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