Dossier Thomas Sankara : « La réouverture du dossier tient en un seul acte, c’est l’ordre de poursuite. C’est tout ! », dixit Me Ambroise Farama, avocat de la famille Sankara.

vendredi 20 mars 2015 à 06h51min

Le 4 mars dernier en Conseil des ministres, le gouvernement du Burkina Faso a pris un décret autorisant la famille Sankara à procéder à l’exhumation et à l’expertise des restes du défunt président. C’était au lendemain d’une conférence de presse au cours de laquelle les avocats de la famille ont dénoncé « le retard injustifié dans la réouverture du dossier ». Et pour cause ! Depuis le 3 octobre 1997, la famille Sankara a saisi la justice, « rien n’a bougé », regrette le conseil de la famille. Il a fallu attendre le départ de Blaise Compaoré en octobre 2014 et l’arrivée des autorités de la transition pour au moins avoir droit à « des déclarations d’intention » d’abord, à ce décret d’autorisation ensuite. Mais dans l’entre temps, que de chemin parcouru ! Dans l’entretien qui suit, Maître Ambroise Farama, l’un des avocats de la famille nous fait le point. Sans langue de bois.

Dossier Thomas Sankara : « La réouverture du dossier tient en un seul acte, c’est l’ordre de poursuite. C’est tout ! », dixit Me Ambroise Farama, avocat de la famille Sankara.

Lefaso.net : Bonsoir Maître. Où en est le dossier Thomas Sankara ?

Me Ambroise Farama : Dans le cadre du dossier Thomas Sankara il faut rappeler que depuis le 3 octobre 1997, la famille a déposé une plainte devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Ouagadougou (TGI), contre X pour des faits d’assassinat et faux en écriture administrative. Une consignation a été fixée par le Juge d’Instruction, et le 9 octobre 1997 la somme d’un million de francs CFA a été payée au greffe au titre de la consignation. Ce même jour, la plainte a été communiquée au parquet pour ses réquisitions introductives. Trois mois plus tard, soit le 25 janvier 1998, le procureur a pris des réquisitions de non informer en se référant aux dispositions des articles 34 et suivant du code de justice militaire.

Le 23 mars 1998, le juge d’instruction KAMBIRE P. Alexis, a rendu une ordonnance contraire aux réquisitions du parquet et a ordonné qu’il y a lieu d’informer contre x pour assassinat de Thomas Isidore Noel SANKARA et pour faux en écriture publique.
Le procureur qui n’était pas de cet avis, a relevé appel de l’ordonnance du juge d’instruction. Et la chambre d’accusation dans un arrêt rendu le 26 janvier 2000, a infirmé l’ordonnance du juge d’instruction et déclaré les juridictions de droit commun incompétentes. Autrement, pour la chambre d’accusation, la poursuite ne pouvait être faite que devant le Tribunal Militaire. Avec cette décision, le Procureur se devait de dénoncer l’affaire au Ministre de la Défense afin que celui-ci donne un ordre de poursuite au Tribunal Militaire. Mais nous avons constaté avec regret que le Procureur a omis ou refusé de le faire.

En tout état de cause, la famille s’est pourvue en cassation et le 19 juin 2001, la Cour de Cassation a déclaré le pourvoi irrecevable pour défaut de versement d’une consignation de 5000 F CFA. Et pourtant, une somme d’un million de francs avait été consignée dès le départ. En plus, il faut rappeler que l’article 587 du code de procédure pénale exonère certaines personnes du paiement de cette consignation ; Il s’agit des indigents et des mineurs de moins de 18 ans. Et dans le cadre du dossier Thomas Sankara, l’un de ses enfants, au moment où la cour de cassation était saisie, était encore mineur. Il n’avait pas l’obligation de payer cette consignation de 5 000 fcfa. Mais la Cour de Cassation a royalement méconnu les droits de ce mineur. Pour nous, il est évident que la cour de cassation cherchait un moyen pour ne pas aborder les questions de fond.

« La famille ne pouvait pas saisir directement le Tribunal Militaire »

Bien entendu, tant que le régime de Blaise Compaoré était là, celui à qui le crime a profité, il était difficile d’avoir une véritable procédure libre et impartiale dans le cadre de cette affaire. C’est ainsi que l’affaire a été suspendue au lieu d’être déférée au Tribunal Militaire. Il revenait au Ministre de la Défense de donner un ordre de poursuite au procureur du Tribunal Militaire. Parce que la particularité de la procédure devant les juridictions militaires c’est que la famille ne pouvait pas elle- même aller saisir directement le Tribunal Militaire. Lorsqu’une infraction est commise dans une enceinte militaire comme ils le disent, le procureur du Tribunal Militaire dispose de l’opportunité des poursuites, c’est vrai ; mais lorsque le dossier revient d’une juridiction de droit commun telle que le TGI, il appartient au Ministre de la Défense de donner l’ordre de poursuite au Tribunal Militaire. A l’époque, le Ministre de la Défense qui était Kwamé Lougué a qui les représentants de la famille ont écrit, n’a donné aucune suite. Par la suite, le Ministre de la Défense c’était Blaise Compaoré lui- même. Les avocats lui ont encore rappelé le fait qu’en tant que Ministre de la Défense, il devait donner l’ordre de poursuite pour permettre de poursuivre dans le cadre du dossier Thomas Sankara, chose qu’il n’a pas non plus faite. C’est dans ces conditions que la famille a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies (Courant 2006, ndlr), lequel comité a rendu une décision pour dire que l’Etat burkinabè avait violé les droits qui doivent être reconnus à la famille d’une victime. Notamment, le refus de mener une enquête sur la mort de Thomas SANKARA, la non-reconnaissance officielle du lieu de sa dépouille, et la non-rectification de l’acte de décès constituent un traitement inhumain à l’égard de Madame SANAKRA et ses fils, toute chose qui est contraire à l’article 7 du pacte relatif aux droits civils et politiques.
En exécution de cette décision du comité des Nations unies, le gouvernement de la transition vient de nous proposer un décret qui permet à la famille de procéder à l’exhumation et à l’expertise des restes supposés de Thomas Sankara.

« La justice refusait de recevoir la plainte de la famille »

Avant de revenir à cette autorisation, permettez- moi d’abord d’expliquer comment on en est arrivé là. Lorsque la famille s’est retrouvée dans une situation où la justice refusait de recevoir sa plainte, aucune instruction n’a voulu être faite pas l’Etat burkinabè, nous avons introduit en 2010 une autre demande auprès du TGI, afin qu’il ordonne une expertise sur les restes supposés de Thomas Sankara. Bien entendu cette expertise ne peut être faite qu’après exhumation ! Donc on a demandé à pouvoir faire un test ADN, mais nous avons recherché ici une décision judiciaire afin que l’expertise puisse être faite sous un contrôle judiciaire. Il appartenait donc au tribunal de désigner l’expert, de définir les missions de l’expertise, et là encore le TGI s’est déclaré incompétent. Nous avons relevé appel et ce dossier est pendant devant la cour d’appel.
C’est dans ces conditions que le gouvernement de transition est arrivé. Et le Président de la République dès les premiers instants de son installation, prend la parole et dit au peuple burkinabè que dès ce moment- là, la question de l’expertise de la tombe supposée de Thomas Sankara ne serait plus une question judiciaire mais que ce serait une question gouvernementale. Et que dès cet instant- là même, l’autorisation était accordée. Et il poursuit en disant que la justice sera faite dans le cas du dossier Thomas Sankara. Nous avons salué cette volonté même si j’avoue que nous n’avons pas cru naïvement à ses propos. Surtout que c’était un discours qu’il faisait dans un contexte où il avait besoin d’être ovationné et d’avoir un soutien populaire. Ça, on en était convaincu. Par la suite, nous avons écrit au Premier ministre (Yacouba Isaac Zida, ndlr) qui est lui- même Ministre de la Défense, pour lui signifier que dans le cadre du dossier Thomas Sankara, en tant que Ministre de la Défense, il lui revient de donner un ordre de poursuite pour que le dossier puisse être rouvert. Il ne l’a pas fait. Lui également a affirmé pourtant qu’en tant que Chef du gouvernement il prendra toutes les dispositions pour que le dossier Thomas Sankara puisse être rouvert. Mais en lieu et place de la réouverture de ce dossier, en lieu et place d’un ordre de poursuite donné par le Ministre de la Défense, le gouvernement a plutôt opté pour un décret.

« Ce décret est en deçà de nos attentes »

Maintenant à la lecture du décret qu’est- ce qui ressort ? Il ressort du décret que l’autorisation est donnée à la famille de procéder à l’exhumation et aux expertises. Nous nous disons que ce n’est pas une telle exhumation que la famille a toujours recherchée ! Non ! La famille recherche une exhumation suivie d’expertises sous un contrôle judiciaire ! C’est tout à fait différent. Parce que l’avantage d’obtenir une exhumation et une expertise sous contrôle judiciaire, c’est que les résultats de l’expertise, étant des résultats placés sous le sceau judiciaire, pourront être utilisés pour la suite des procédures à venir. Mais si on vous autorise simplement à faire une expertise et que vous allez faire votre expertise comme vous le souhaitez, bien entendu vous ne pourrez pas vous prévaloir des résultats de cette expertise dans le cadre des procédures judiciaires.
Dans ce décret, le gouvernement affirme être prêt à accompagner la famille d’un point de vue matériel s’il le faut parce que l’expertise va demander des frais. Ils disent qu’en raison de son statut d’ancien chef de l’Etat, le gouvernement prenait en charge les frais de l’expertise et autres. Non ! Même dans l’action judiciaire que nous avons introduite en 2010, nous avons demandé que le tribunal condamne l’Etat à supporter les frais de l’expertise. Aujourd’hui la famille et les avocats que nous sommes, nous estimons que ce décret est en deçà de nos attentes et que ce n’est pas ce que nous attendons des autorités de la transition. Nous voulons d’abord qu’il y ait réouverture du dossier, et ensuite que l’expertise soit faite dans le cadre de l’instruction du dossier.

« Il suffit tout simplement au Ministre de la Défense de donner l’ordre de poursuite »

Mais dans quel cadre cela peut se faire ? Mais c’est assez simple ! Il suffit tout simplement au Ministre de la Défense de donner l’ordre de poursuite, que le tribunal militaire soit saisi, et c’est au juge d’instruction qui aura en charge le dossier de faire procéder à l’exhumation et aux expertises nécessaires. Et vous verrez que par les deux actions on aura répondu aux deux requêtes de la famille. D’abord la famille aura pu identifier effectivement la tombe, et dans le même temps, la procédure judiciaire sera engagée. Mais ce décret- là, pour nous il n’a aucun sens. A supposer que la famille parte ouvrir la tombe et que ce n’est pas Thomas Sankara qui y est. Vous ne pensez pas que ceux dont c’est le fils qui est dans la tombe vont se plaindre ? Non ! Ça doit être une expertise judiciaire. Quand c’est judiciaire, tout se fait sous le contrôle de la justice et il n’y a pas de responsabilité ou d’imputabilité quelconque. Nous attendons donc qu’il y ait cet ordre de poursuite, que le juge d’instruction soit saisi et que l’exhumation et l’expertise soient faites sous le contrôle du juge d’instruction. Sachez que l’expertise peut aller au- delà du test d’ADN. Le juge d’instruction peut même envisager une expertise balistique qui permettra de déterminer la nature des armes utilisées éventuellement.
Vous vous rappelez que le médecin avait dit qu’il était mort de mort naturelle. Si on exhume on pourra certainement avoir des indices sur les circonstances de sa mort. Toute chose qui pourra permettre de remonter le fil de la scène du crime. Voilà un peu notre entendement par rapport à ce décret- là.

Lefaso.net : Du côté de l’exécutif il y a visiblement la bonne foi, mais sur le terrain les choses ont du mal à se mettre en place. Qu’est- ce qui ne va pas finalement à votre avis ?

Me Farama : Non ! Le gouvernement fait des déclarations d’intention ! Ils disent qu’ils vont rouvrir. Mais, la réouverture du dossier tient en un seul acte, c’est l’ordre de poursuite. C’est tout ! L’article 71 du code de procédure militaire est clair, c’est le Ministre de la Défense qui doit donner l’ordre de poursuite. C’est juste un acte qu’il doit signer. C’est tout. Et donc on ne peut pas nous dire que le gouvernement a une volonté alors qu’il est incapable de poser cet acte- là qui me parait aussi simple s’il y’a une volonté politique et du courage surtout.

Lefaso.net : Le Premier ministre a pourtant dit que toute la lumière sera faite sur ce dossier !

Me Farama : Justement, c’est ce que nous attendons de voir. Est- ce que la lumière peut être faite d’elle- même ? Parce qu’il faut rappeler qu’il n’y a aucune procédure actuellement en justice en dehors de la demande qui avait été faite par la famille pour obtenir l’exhumation et l’expertise. Et ça ce n’est pas une action pénale. Donc ce n’est pas cela qui va permettre de faire la lumière sur le dossier Thomas Sankara. En fait ce sont des déclarations qui ne sont pas accompagnées d’actes. Pour que nous puissions vraiment croire à la volonté et à la capacité de ce gouvernement de transition de vouloir faire la lumière dans le cadre de ce dossier, en plus des déclarations, le gouvernement doit poser des actes forts. Et entre autres actes, c’est l’ordre de poursuite pour la réouverture de ce dossier devant les juridictions militaires. Vivement que le gouvernement joigne l’acte à la parole.

Lefaso.net : Combien de fois avez- vous approché le Premier ministre pour ce dossier en sa qualité de Ministre de la Défense ?

Me Farama : Depuis que les juridictions se sont déclarées incompétentes il y a eu en tout trois lettres de relance. Ce n’est pas toujours le même Ministre de la Défense. Chaque fois qu’il y a eu un Ministre de la Défense il y a eu une lettre de relance. Il se trouve qu’après l’adoption de ce décret (décret pris en conseil des ministres le 04 mars dernier autorisant l’exhumation et l’expertise, ndlr), lorsque nous avons exprimé les attentes de la famille, le Ministre de la Défense et le Ministre de la Justice ont rencontré l’un des avocats de la famille, à savoir Me SANKARA Benewendé, pour réaffirmer leur volonté de faire en sorte que le dossier soit rouvert. Et nous attendons de voir. Parce que pour nous, donner un ordre de poursuite ce n’est pas plus compliqué que prendre le décret. Je pense que la préparation de ce décret- là doit être plus difficile que l’ordre de poursuite.

Lefaso.net : Me Farama, vous étiez il n’y a pas très longtemps en France où vous avez rencontré Mariam Sankara l’épouse de feu le Président Thomas Sankara. De quoi avez- vous parlé ?

Me Farama : (Rires) Non ! Je ne pourrai pas vous donner la teneur des échanges parce que l’objet principal de la visite à Paris ce n’était pas de rencontrer Mariam Sankara. Nous avons un collectif d’avocats qui travaille dans le cadre du dossier Thomas Sankara. Il y a des avocats européens, américains, d’un peu partout dans le monde. Donc nous avons convenu ensemble d’une séance de travail à Paris où nous nous sommes retrouvés, bien entendu en présence de la veuve, d’abord pour faire le point de l’évolution de ce dossier, et dégager les perspectives. Vous conviendrez avec moi que je ne peux pas vous donner toutes les perspectives que nous avons pu dégager dans le cadre de nos séances de travail, parce que ce serait vendre mes armes aux adversaires. Donc nous avons fait le point du dossier et dégagé des perspectives. C’est vrai qu’après ces séances de travail avec les autres confères du monde entier, nous avons également avec Me Sankara fait le déplacement sur Montpellier où nous avons encore pu rencontrer la veuve, avoir des séances de travail avec la communauté burkinabè qui vit à Montpellier et aussi à Paris, et nous avons échangé aussi bien sur des questions du dossier que sur la situation politique nationale.

Lefaso.net : Ne devançons pas l’iguane dans l’eau mais une procédure à l’international est- elle possible au cas où le dossier connaîtrait un blocage sur le plan national ?

Me Farama : C’est ce que je vous ai dit, nous avons déjà saisi le comité des droits de l’homme des Nations Unies qui nous a donné gain de cause, mais je pense que la lumière ne peut être faite qu’à l’interne. Je conviens avec vous que le dossier semble un peu complexe. Parce que- ça il faut le dire- au- delà du fait que les commanditaires et les assassins étaient ceux- là qui nous gouvernaient, il faut reconnaitre qu’ils ne sont pas tous partis. Sans oublier que ce dossier a des implications étrangères à notre pays. De nombreuses informations font état du fait que le crime, s’il est vrai qu’il a été exécuté au Burkina Faso, il a été préparé et conçu avec des forces étrangères. On fait état de l’implication de la France, des Etats- Unis, du Libéria, de la Côte d’Ivoire dans le cadre de ce dossier. Donc il est évident que c’est un dossier complexe. Mais nous nous disons qu’il n’y a pas de dossier complexe qui puisse résister à une volonté populaire. Si vous suivez bien l’actualité, même dans le cas des nazis il y a eu effectivement des auteurs de crimes qui ont été rattrapés par la justice plus de trente ans après la commission des actes. Nous sommes donc convaincus que tant qu’il y aura une volonté populaire d’avoir une justice sur ce dossier Thomas Sankara, rien ne pourra résister à cette volonté- là. Personne n’aurait pu penser d’ailleurs sous l’ère Compaoré (Blaise Compaoré, Président porté au pouvoir à la suite du coup d’Etat ayant emporté le Capitaine Thomas Sankara, ndlr) qu’on aurait pu obtenir même un décret pour procéder à l’exhumation. Aujourd’hui il y a un décret ; c’est vrai, nous estimons que ce n’est pas suffisant, ce n’est pas ce qu’on recherche principalement, et nous disons qu’il faut continuer la pression pour exiger des autorités qu’elles puissent permettre à la famille d’obtenir vérité et justice dans le cadre de cette affaire.

Lefaso.net : Vous avez espoir ?

Me Farama : Nous avons espoir. Tant qu’on vit, il faut espérer. Et là où s’abat le découragement s’élève la victoire des persévérants. Et nous allons persévérer.

Lefaso.net : Me Farama, nous sommes pratiquement au terme de cet entretien, quelque chose vous est- il resté sur le cœur ?

Me Farama : Le message que je peux vous donner en tant que journaliste, c’est de dire tout simplement que ceux qui veulent vous faire croire que le dossier est complexe au point où on ne peut pas le juger ou qu’il ne peut pas être jugé pendant le temps de la transition, nous nous disons qu’il y a eu plein d’éléments dans ce dossier qui permettent de faire rouvrir le dossier. Il y a eu des déclarations du genre « Nous sommes allés pour l’arrêter, ses gardes du corps ont tiré sur nous, finalement il y a eu des échanges de tirs et le malheur est survenu ». Mais, celui qui le dit même s’il n’est pas acteur, il est tout au moins témoin. Et cette personne- là est toujours là. Elle est vivante !

Lefaso.net : Et qui c’est ?

Me Farama :
C’est le Général Diendéré ! (Gilbert Diendéré le chef d’Etat- major particulier de l’ex Président Blaise Compaoré, ndlr) Il est là, il est vivant ! Donc je pense que c’est assez simple, la réouverture de ce dossier. Ce témoin- là, il faut d’abord commencer par l’entendre ! Il y a eu bien d’autres déclarations. Il y en a qui disent que ce sont eux qui ont enterré Thomas Sankara. Qu’ils ont été sortis nuitamment de prison pour être emmenés au cimetière pour creuser la tombe. Et que c’est eux- mêmes qui ont proposé de faire une tombe beaucoup plus sérieuse comme c’est le Président. Mais, qui vous a sortis de la maison d’arrêt ? Ils peuvent nous le dire. Le régisseur de la maison d’arrêt peut dire qui est venu demander de faire sortir des prisonniers ! Celui- là qui est allé demander de faire sortir des prisonniers a forcément connaissance de ce crime. Donc ainsi de suite, on peut rétablir, même si on ne pourra pas déterminer tous ceux qui ont été impliqués de près ou de loin dans ce dossier, il y a des éléments qui permettent la réouverture de ce dossier et qui permettent que ce dossier soit jugé. Et d’ailleurs le comité des Nations Unies dans sa décision a dit que ce dossier n’est pas prescrit. Donc il ne faut pas que les gens se leurrent. Nous allons poursuivre ce dossier, il y va de l’intérêt de la famille, du peuple burkinabé et de tous les démocrates africains. Avant Thomas SANKARA, Patrice Lumumba a été assassiné dans des circonstances non élucidées jusqu’aujourd’hui. Et si on ne se bat pas pour avoir la lumière dans le dossier Thomas Sankara, croyez- moi, il y aura encore d’autres crimes d’Etat comme ça qui seront perpétrés par l’impérialisme avec ses valets locaux, et on n’aura jamais la liberté d’expression en Afrique, on n’aura jamais la liberté de pouvoir choisir nos dirigeants, et je pense qu’il est de l’intérêt de notre génération de se battre pour que la lumière soit faite, et cela contribuera à préserver les générations à venir.

Propos transcrits par Samuel Somda
Lefaso.net

Messages

  • Eh bien, bravo cher Me et felicitation pour la tenacité dans ce dossier brulant. Prenez bien soin de vous, on a encore beaucoup a apprendre de vous( honneteté, franchise, humilité..). Que plus rien ne sois plus comme avant. STP STP STP ZIDA, montre nous ta bonne volonté et signe ton nom comme l’unique sur trois ministres de la defense a avoir donner l’autorisation de poursuite. Stp fais nous cette grace la. Eh Zida, ait pitié de nous, si tu veux meme, Me FARAMA te redigera l’autorisation et tu signeras. Dis nous ou es le probleme. Ou toi aussi tu as été menacé ? si oui dis nous et cela te sauvera et nous aurons un soupcon de plus !!!! Zida, je crois en toi et en ta bonne volonté. Signe.

  • Dès les première heures de la transition j’ai douté de la bonne foi des members de ce fameux gouvernement de transition mais bon, comme les gens sont aveuglés par l’esprit de vengeance et de règlement de compte à la con.....Je plaind celui qui va prendre le pouvoir en octobre car jusqu’à la fin de son mandat il ne fera que des nuit blanche

  • C’est simplement très triste pour notre pays mais tôt ou tard la lumière se fera de gré ou de force sur ce dossier et bien d’autres ça je reste convaincu.

  • très belle analyse Me.Nous avons besoin des avocats comme vous qui travaillent pour liberer notre Afrique et non ceux là qui se contentent de leur intestin.Bon vent à vous et à votre collectif.Thomas SANKARA l’avait predit :<>je pense que cela s’est réalisé car toute l’Afrique est SANKARA.

  • L’Histoire retiendra seulement les valeureux, tous ceux qui se rangeront du côté du faux seront rattrapés par leur mauvaise action ou inaction . Soyons courageux, sage et surtout intègre, et rentrons du bon côté de l’Histoire !

  • EH Allah ! Pourtant Zida premier ministre-ministre de la défense a là devant lui l occasion de rebondir après les évènements du 4 février dernier qui l ont beaucoup affaibli.N étant plus en odeur de sainteté avec ses frères d armes du RSP dont son ex chef GOLF,mais soutenu par le peuple ,il convie la presse devant qui ,il signe l ordre de poursuite face caméra,à la manière d Obama signant le décret de ferméture de Guantanamo dès sa prise de fonction en 2009(sauf que lui n était pas sous aucune pression particulière ,à preuve Guantanamo n est jusque là pas fermé et cela ne l a pas empêché d être réélu en 2012 pour un second et dernier mandat),une manière de prendre l opinion à témoin .Le juge d instruction mis sous escorte policière discrète jusqu à la cloture de l instruction et dossier transmis pour jugement.À chaque évolution du dossier,bien que l instruction doit rester secret mais exceptionnellement ,explosivité du dossier oblige,il en parle sans pour autant entrer dans les détails ,besoin toujours de rester en contact avec le peuple qui deviendrait son bouclier .Ainsi de suite jusqu au procès qui serait public avec tous les noms de ceux qui seraient cités à comparaître.Et le voilà sorti héros à la fin de la transition même si les choses devraient être poursuivies par le nouveau régime à venir.Idem pour le dossier N Zongo.

  • Courage maitre après ça vous aurez d’autres dossiers sur votre table.
    Y a eu aussi des victimes du CNR. (familles endeuillées pendant la révolution)
    Vous allez défendre le défunt Président.

  • A vrai dire, à la lecture de cette interview, j’avoue être beaucoup éclairé sur la position de la famille et des avocats de Thomas SANKARA dans le dossier du même nom « dossier SANKARA ». Je vous comprends à présent chers avocats. La prudence est mère de sureté. Ne bondissez pas sur tout ce qu’on tend. « Il vaut mieux boiter sur le chemin que marcher à grands pas hors du chemin » Saint Thomas d’Aquin. Éviter le piège du non-lieu tendu sur le chemin. Ouvrons le bon œil dans cette affaire judiciaire.
    Je l’avais déjà dit, attendons de voir de quoi accoucheront les états généraux de la justice pour apprécier la position du ministre de la justice dans cette affaire. On verra dans quel camp il est réellement : la solidarité au corps ou la justice au peuple.
    « C’est l’ordre de poursuite pour la réouverture de ce dossier devant les juridictions militaires …qui manque ». Tout le peuple burkinabé vaillant debout comme un seul homme les 30 et 31 octobre 2014 attend cet ordre qui n’exige qu’une simple signature. Monsieur le ministre de la défense, les yeux sont tournés vers vous.
    Ce peuple n’est plus prêt à supporter les diversions politiciennes et les manœuvres dilatoires.

  • vraiment le pays est gâté avec le régime de Blaise Compaoré et j’ai des larmes aux yeux en écrivant mon message, eh ! mon Burkina Faso que le bon Dieu nous vient en aide, et qu’il nous aide pour que la lumière soit sur ces crimes.

  • Comment on peut rendre justice sur ces crimes si les éléments de l’idiot Blaise Compaoré sont toujours à Kosyam comme Gilbert Diendéré, non je croit pas, quelqu’un qui est salle partout, c’est Dieu qui va lui rendre son compte et nous le laissons avec lui.

  • ça éclaire déjà l’opinion courage et continuez le combat pour la justice pas seulement pour les ayants droits directs du Cde Sankara mais pour ses ayants droits en general le peuple

  • Zida n’est qu’un populiste, un démagogue toujours à la solde de Blaise et de Dienderé. Sinon, comment comprendre qu’après avoir fait des déclarations fracassantes à donner espoir à la famille Sankara et aux Burkinabè qui veulent justice sur le dossier Sankara, il n’est même pas fichu de donner l’ordre de poursuite. Zida n’est qu’un usurpateur et il devra rendre compte de tous les dossiers de détournements de fonds sous le regime Zida-Kafando, détournements s’il y en a. Je pense que Zida est venu en mission pour le Dossier Sankara n’aboutisse pas, c’est ce que je retiens de l’interview de Me Farama que je salue avec déférence.

  • s’il pouvait aussi ordonner d’ouvrir les dossiers de ceux que SANKARA a fait tuer avec des tombes inconnues en Juin 1984. les familles de ces hommes veulent aussi la justice. Si SANKARA a été tué il a aussi tué.

  • Voilà un défis que doit relever ces dirigeants de la transition s’ils n’ont pas usurpé le pouvoir du vaillant peuple du Burkina soif de liberté, de dignité et de paix. S’ils ne bougent pas sur ce dossier, alors un autre soulèvement populaire les renversera pour que rien se soit effectivement comme avant. Ces dirigeants de la transition semblent ruser avec le peuple qui leur a donné gratuitement un pouvoir acquis à coup de gaz lacrymogènes et de morts de nos jeunes enfants. La lumière sur le crime commis sur le Président du Faso Président du CNR et du Faso, le Capitaine Thomas Sankara est l’une des priorité que cette jeunesse a exigé et accepté de se sacrifier. Alors, que le PM et Ministre de la Défense Zida veuille bien répondre à cette exigence que lui même a solennellement agréé après son accession au pouvoir grâce au vaillant peuple Burkinabè. A bon entendeur, salut !

  • zida n a jamais ete et ne sera jamais l homme de la situation. il ne parlera plus.il voulait faire le malin ,mais il a suffit d un petit avertissement.ceux qui l ont aide a assouvir ses ambitions en sont responsable.le rsp tient les rênes.même kaf le civil est plus courageux il n y a qu a voir la fuite de l autre vers le palais du mogho.petit mouvement grande panique.

  • Merci Me FARAMA. Moi, j’aime quelqu’un qui se bat dans les règles de la justice. J’apprécie positivement votre esprit de combativité, de détermination. Vivement que justice soit rendue.

  • wendyam , tu es vraiment limité intellectuellement si ce n’est pas parce que tu as une mémoire vide de connaissance comment peux-tu parler comme ça ? Mais je te comprends c’est parce que tu n’as jamais été victime des balles assassines du régime Blaise Compaoré sinon tu allais te taire pour toujours. Si tu savais que c’est ton mentor Blaise Compaoré qui était ministre de la justice sous la révolution (CNR) tu allais avoir honte de parler ainsi. Donc tu dois comprendre à partir d’aujourd’hui que justice ne saurait être rendu à ces victimes sans que ton Blaise qui est toujours vivant ne réponde devant la justice pour les crimes dont tu parles…….

  • La lutte continue jusqu’ à la victoire finale. Nous connaissons les assassins de Thom. Ils se connaissent et tôt ou tard, ils le payeront devant Dieu et devant les hommes. Nous continueront à enseigner à nos enfants l’ Éthique et la Morale. Nous continuerons à leur dire de prendre leur mal en patience ; et qu’ ils continuent à bien apprendre à l’ école. Maître Farama a tout dit. Il ne faut pas aller à la Sorbonne pour comprendre cela

  • Ha voila un jeune avocatqui s’est tjrs mis du bon cote de l histoire et du peuple dpuis la reigne du sangunaire compaore et compgnie diendere pour elucider cet odieux assassinat de tom sank en oubliant que la volonte fini tjrs par triompher

  • est ce à dire que NEZIEN Badembié, SOME Yorian, Fidel GEUBRE... n’ont pas de famille ? justice à ces hommes qui sont mort sous le CNR

  • Sankara est un militaire qui a accepte de prendre de prenre un pouvoir issu d’un coup d’etat. Il fallait l’empecher d’arriver au pouvoir par les armes. Ensuite il est parti suite a un coup d’etat. Areetez d’etre emotif, nous sommes en politique et celle la ne s’accommode pas des emotions ni de la morale (pas toujours) donc arretez de pleurnicher. Nous avons connu le CNR, ses derives, ses discours demagogiques souvent pueriles comme ceux que nous entendons aujourd’hui. sankara en homme de gauche avertit savait a peu pres comment les choses allaient se terminer. Nous les hommes de gauche reconnaissons ses merites, son courage, mais aussi les limites de son action. Il est reconnu comme hero national. Si vous continuez a vouloir nous enrichir avec son nom il risque de perdre le mythe.

  • wendyam, je t’informe que les quelques meutres et exécutions sommaire de la révolution étaient le fait de Blaise compaore et ses bandits du RSP ( ancien CNEC). Tous les historiens sont d’accord pour dire que Blaise controlait l’aile agréssive du CNR et ont parfois mis en minorité le capitaine Sankara au sein du CNR pour aller tuer les gens. D’ailleurs l’ancien ami de Blaise le liberien prince johsnon a dit que tuer Sankara était facile parce que c’est Blaise qui controlait dans les faits les casernes.
    Donc enqueter sur les morts de la révolution va encore compliquer la tâche à ce fuyard vers la belle famille.

  • Un tribunal, fut-il civil ou militaire, peut-il juger un coup d’État ? Comment le juge militaire va-t-il s’y prendre pour juger des faits commis au cours d’un coup d’état ? C’est l’État qu’il faut juger. C’est au-delà des compétences d’un tribunal militaire. Le tribunal militaire ne peut rien décider sur le crime, sans au préalable se prononcer sur le coup d’État. En a-t-il les compétences ? C’est bien parce qu’il y a eu coup d’État (la cause), que ces crimes ont été commis (les effets). Comment prendre une décision sur les effets sans se prononcer sur la cause ?
    C’est une affaire très complexe. Imaginons un instant qu’en ce 15 octobre 1987, ce fut Thomas SANKARA et ses hommes qui eurent été vainqueurs et que ce fut Blaise et sa suite qui eurent été vaincus et tués. Comment pensez-vous pouvoir juger SANKARA le vainqueur ? Il faut avoir du bon sens : quand il y a une querelle de succession à la tête de l’État, le vainqueur est légitimé et le perdant a définitivement perdu. C’est une bataille qu’il ne faut pas démarrer quand on n’est pas sûr de gagner.
    Les autorités de la transition se sont subitement rendu compte de la complexité du dossier, voilà pourquoi leur rétropédalage. Ce dossier peut déstabiliser le Burkina Faso si on s’obstine dessus.
    Trop s’acharner sur ce dossier, c’est comme laisser transparaître un désir de vengeance. N’oublions pas qu’il y a eu des morts sous SANKARA, et les familles de ces victimes ne disent rien. Les veuves et orphelins du Commandant Nézien Badinbié, de Didier Nobila Tiendrébéogo, du Colonel Somé Yorian Gabriel, du Commandant Fidèle Guébré, du Commandant Hamidou Sawadogo et de l’homme d’affaires Valentin Kinda qui ont été tué sous Thomas SANKARA pouvaient être intransigeant comme le font la famille SANKARA et ses avocats. Mais pourquoi ne le font-ils pas. Ce n’est pas parce que leurs ayants-droits ne les aiment pas. A un moment donné, ils ont compris qu’il faut toujours savoir pardonner et remettre tout à Dieu. C’est lui le seul juge et c’est son jugement qu’il faut craindre et non celui des hommes. D’ailleurs, excepté Salomon, aucun homme n’a jamais rendu justice qui ait plu à Dieu. Sans oublier que le procès pour rendre justice à Thomas SANKARA peut être l’occasion de révéler au monde et surtout au plus jeunes que sous le règne de SANKARA il y a eu aussi ces crime politiques pour lesquels on pourrait exiger qu’il soit jugé, ne serait-ce à titre posthume. Et là, ce que vous ne vouliez pas que soit dévoilé le sera. Qui est perdant à ce moment ?
    Je pense que pour le bien du Burkina, la famille SANKARA doit pardonner aux bourreaux de SANKARA et ne pas chercher coûte que coûte à se faire justice. Le pardon, c’est le seul sentiment qui nous rapproche le plus de Dieu. Il faut avoir une hauteur de vue et d’esprit pour pardonner. Ce geste d’une grande magnanimité va soulager la veuve SANKARA et ses deux enfants. Refuser de pardonner et vivre perpétuellement dans cette quête de justice humaine, c’est comme vouloir se venger. Ce n’est pas bon. Dans nos traditions, c’est quelque chose à ne pas faire.
    A mon humble avis, je pense que la famille SANKARA est utilisée par tous ces thuriféraires à d’autres fins, politique, idéologique, financiers etc. Il ne faut pas qu’elle se laisse prendre dans leurs jeux. Elle doit rester sereine et voir uniquement l’avenir, pas se crisper sur son passé.

  • à l’internaute 13et7(ouattara dramane et wendyam)vs êtes libres aussi de poursuivre SANKARA si vous supposez qil ya eu des assassinat sous la revolution.si vs navez rien a dire il fo la ferme.

  • on voit que les autorités parlent plus qu ils n’agissent.
    mr le ministre nous savons maintenant qui bloque le dossier.
    on espere que le dossier sera rouvert dans un bref delai.
    par le kadafiste.

  • Bravo, Me ! Tu donnes envie d’être avocat.

  • ’’.......lui- même Ministre de la Défense, pour lui signifier que dans le cadre du dossier Thomas Sankara, en tant que Ministre de la Défense, il lui revient de donner un ordre de poursuite pour que le dossier puisse être rouvert. Il ne l’a pas fait’’.

    - Me FARAMA j’admire votre perspicacité. Mais tant que le 1er Ministre sera un militaire dans ce pays, et tant que DIENDÉDÉ rôdera dans les allées du pouvoir et tant que le RSP par l’entremise de KÉRÉ Boureima et Cie seront là, ce dossier Thomas SANKARA ne sera pas ouverts. Ils en savent bien des choses ! Ils ont peur de faire face à leurs destins ! Ne dit-on pas que le boucher a lui-même peur du couteau ?

    Par Kôrô Yamyélé

  • ’’C’est le Général Diendéré ! (Gilbert Diendéré le chef d’Etat- major particulier de l’ex Président Blaise Compaoré, ndlr) Il est là, il est vivant ! Donc je pense que c’est assez simple, la réouverture de ce dossier. Ce témoin- là, il faut d’abord commencer par l’entendre !’’

    - Bien dit Me FARAMA ! Parce que Salif DIALLO aussi a été entendu le 14 janvier 2015 sur l’affaire DABO BOUKARY. Il n’y a pas de raison que certains témoins ne le soient pas dans d’autres affaires. C’est de la ségrégation et du favoritisme dans le traitement des dossiers !

    Par Kôrô Yamyélé

  • leveridict, je comprends ta passion pour Sankara et la passion on le sait aveugle, le Président du CNR Sankara est aussi responsable de la mort de beaucoup d’innocents burkinabè, des gens ont été tués, violés, licenciés, spoliés, contraint à l’exile par ces gens là. Sankara est un burkinabè comme les autres et n’a pas plus de droit que ceux ci. il faut rendre justice à Sankara mais également à tous ces burkinabè qui ont été tués et victimes de la barbarie de ces capitaines.
    Malheureusement comme la famille de ces gens là sont pauvres, aucuns avocats pas même Me Farama ne s’est constitué pour eux. ainsi va le pays de hommes intègres.

  • hummmmmmm je trouve sa un vain effort maitre. Tant que ZIDA un ancien du RSP qui a participé à plusieurs assassinat, ne quitte pas le gouvernement les dossiers SANKARA ET ZONGO progresseront ?

  • - TIENFO, ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de candidatures potentielles d’officiers voués à Blaise COMPAORÉ pour les p´réseidentielles d’octobre. En même temps il prépare des candidats civils de paille pour faire une cohalition en cas de 2ème tour. Les officiers burkinabè ont peur d’affronter le dossier SANKARA. Ils ont fait, il n’y avait rien eu en son temps, et maintenant ils ont peur. Même la France a peur !!! Dommage !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Wendyam, ne t’ inquiete pas. Quand on va ouvrir le dossier de Sankara et juger les criminels et autres apatrides millairdises pour avoir rectifie une revolution" deviationniste", on va s’ occuper aussi des autres cas que Sankara selon toi a tue. Maias je t’ informe que Sankara a ete ecrabouille par son plus que frere. C’ etait le n02 au temps ou Tom Sank etait le n01. Et comme l’ action publique est eteinte quand on meurt surtout de mort naturelle broye en morceaux par les grenades de buveurs de sang, comme le numero deux vit toujours, il va repondre puisque Sankara aurait commis son forfait en tant que n01 d’ un regime. N’ essayez meme pas de noyer le poisson. Il vit toujours dans l’ eau.

  • Voilà qui est claire. Nous attendons et espérons une rapide réaction effective de la part du gouvernement. Chapeau au avocats pour leur ténacité. Merci Me FARAMA, digne fils du FASO, je salue votre courage et votre volonté de faire avancer les choses dans ce pays.

  • Voila le but de la vérité internaute 23

    Et si on ne se bat pas pour avoir la lumière dans le dossier Thomas Sankara, croyez- moi, il y aura encore d’autres crimes d’Etat comme ça qui seront perpétrés par l’impérialisme avec ses valets locaux, et on n’aura jamais la liberté d’expression en Afrique, on n’aura jamais la liberté de pouvoir choisir nos dirigeants, et je pense qu’il est de l’intérêt de notre génération de se battre pour que la lumière soit faite, et cela contribuera à préserver les générations à venir.

  • C est dans une republique bananiere qu on peut acepter telles obstructions politiciennes. Si les faux revolutionaires qui siegent laTransition devraient etre demanteler avant qu il ne soit trop tard. Une chose est certaine qu avec cette traine nos deputes de la transition ce sont farines.

    On ne respecte pas la memoire d un President qui s est sacrifier pour le Burkina Faso, et assasiner. Le comble du maleur on delivre un bulletin sde deces falsifier. Un document faux en usage de faux que notre justice a demontrer sa lachete monumentale en comprometant son integrite et son independance impartiale.
    Blaise Compaore peut etre juge par la voix civile que militaire. Puisqu il etait le President de cette republique bananiere. Cette justice a deux vitesses que le Burkina Faso doit toileter pour se retrouver dans le concert des nations epris de paix et de justice. Sans la Justice pas de democratie. C est elle qui definie la condition sine qua non d une societe democratique.

    Sankara merite plus que cette turpidites politiques en tant que ancien President. Un President pas comme les autres. Lui au moins n a pas fuit devant sa responsabilite. Il est mort digne. Alors que notre homme fort lui a pris la cle des champs avec le biens de l Etat burkinabe.

  • A l’intention de ceux qui disent qu’il y a eu des familles endeuillée sous le CNR, mais c’est l’occasion... Que ces familles déposent plainte contre X et la justice s’en chargera de nous dire si c’est Sankara qui les a tués ou pas. Certains acteurs de cette période révolutionnaire vivent encore comme le disait Me Farama... C’est simple, que ces familles déposent plainte et on saura toute la vérité. Et ce n’est pas parce que Sankara était le président qu’il est de facto le commendataire de ces meurtres. Et tout le monde sait qu’il y avait quatre capitaines qui pilotaient le même bateau du temps du CNR. J’ai lu une foi le récit d’un journaliste du journal LE PAYS qui disait avoir eu des entretiens confidentiels avec le père de Sankara, qui lui aurait dit que Sankara serait venu un jour à la maison, s’entretenir avec lui sur un cas d’exécution suite à un coup d’état manqué sans qu’il n’ait été au préalable informé. Et que ce jour, Sankar était au bord des larmes. Tous ceux qui ont pu lire l’article en question peuvent le confirmer. Donc arrêtez de déverser votre haine sur un mort. Que le capitaine vivant réponde à la place des autres qu’il a envoyé à deux mètres sous terre sans pitié.

  • SANKARA ne peut pas tuer une mouche, demandez au seul ancien président de l’époque qui vit encore (Jean Baptiste OUEDRAOGO). Il ne voulait juste que la justice à travers les TPR et inculquait l’amour de la patrie par le travail. Il disait ce qu’il faisait et faisait ce qu’il disait. Ceux qui ont tué ou ont fait tuer durant la révolution d’août 1984 au nom de SANKARA, sont les mêmes qui ont fait la rectification en 1987. Si vous ne comprenez pas taisez-vous et résolvez votre aigreur autrement. Il fallait casser et reconstruire dans la douleur pour un burkina Faso intègre d’hier qui est retombé aujourd’hui dans les mêmes maux de l’ex HAUTE-VOLTA. Mais le jour viendra je ne sais quand et comment cependant j’y crois.

  • Merci Maitre Farama. Merci de situer les responsabilités. Le nœud du dossier se trouve chez Zida ! C’est Zida qui bloque le dossier Thomas SANKARA ! Diendere Gilbert est l’un des assassin de Thomas !!!

  • ce sont les francais qui ont commandité cet assassinat et c’est chez eux que vous vous rencontrez pour en discuter ? avec leurs avocats infiltrés pour orienter le dossier vers où ils veulent ? en tant qu’avocat tu devrais pas porter une accusation gratuite sans preuve en te basant sur de présumés propos tenus par Diendéré. la première personne que tu devrais citer c’est celui là qui a beneficié de ce coup d’état c’est à dire blaise compaoré parce ce que c’est un fait, il a été porté au pouvoir par ce coup d’etat.

  • A wenyam, Paf (tu es vraiment paf toi !) et consort dans leurs diarrhées verbales, je dis ceci :
    - des gens se sont mobilisés et se sont battus pour Sankara pour qu’il y ait un aboutissement même si ce n’est pas encore le bout du tunnel ; Il en est de même pour Norbert Zongo, Dabo Boukary Séssouma Guillaume,le juge Nébié, etc. On n’a empêché personne de se battre pour ceux dont vous citez les noms. Je remarque d’ailleurs que c’est également le point de vue d’une certaine presse (suivez mon regard) dès qu’on parle de crimes de sang sous Blaise Compaoré. Vous qui chialez tant dès qu’on parle du dossier Sankara, avez-vous levé le petit doigt lorsqu’on a trucidé les yorian, Fidèle Guébré, Nézien, Clément Oumarou, les jeunes officiers de Koudougou et j’en passe ? Des gens ont mené une lutte en
    fonction de leur idéal qu’on ne peut leur reprocher, pendant que vous et vos semblables étaient là assis, les bras croisés. Et à l’arrivée vous vous érigez subitement en défenseurs de "tous ces Burkinabè qui ont été tués...". Quelle mauvaise fois !
    - Ensuite c’est une injure grave que vous faites à la famille Sankara en laissant sous-entendre que si on s’est occupé du cas Sankara c’est parce que sa famille est riche puisque vous dites :"comme les familles de ces gens-là sont pauvres....". Je ne m’attarderai pas sur ce point car Dieu seul sait si Sankara et sa famille étaient riches. N’importe quel détenteur de la plus petite parcelle de pouvoir du régime déchu, étai/est plus riche que LE PRÉSIDENT SANKARA.... Que Dieu vous bénisse !!!

  • - En tout cas moi je vous ai déjà dit ma vérité. Et je répète que ce n’est pas avec quélé-quéléa pien pien pien devant la justice qu’on va juger l’affaire Thomas SANKARA !

    Par Kôrô Yamyélé

  • - Je reste formel ! Ce n’eat pas avec oiseau granivore alias ’’quéléa-quéléa pien-pien-pien’’ devant la justice qu’on va juger l’affaire Thomas SANKARA !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Tous pouvoir a un fint, sauf pour le bon Dleu. Et la véritée dort si non il ne meurt jamain.

  • Le BF ne peut pas etre otage du dossier Sankara. Sankara a regne par les armes, il a peri par les armes. C’est biblique. On ne va pas deranger tout juste pour un individu qui d’ailleurs a aussi les mains taches de sang.

  • Zida doit cesser de se comporter comme une marionnette de DIENDERE Gilbert. S’il a accepter être ministre de la Défense, il ne doit pas constituer une entrave à la réouverture du dossier Thomas SANKARA, car c’est un dossier dont le jugement n’est pas négociable. Nous encourageons maitre Farama (que j’ai découvert lors du jugement de l’affaire David OUEDRAOGO a continuer de mettre la pression sur ce gouvernement mouton de la transition pour que le jugement de ce dossier se fasse le plus tôt possible car certains auteurs sont connus : Blaise COMPAORE, Gilbert DIENDERE, Tibo OUEDRAOGO, Omar TRAORE, BONKIAN, Jean PALM, YACINTHE KAFANDO , SALIF DIALLO etc..... ces gens doivent comparaitre et nous dire leur rôle dans la tuerie du 15 octobre. C’est important pour que nous puissions aller la réconciliation,sinon ce pays ne connaitra plus jamais la paix.

  • Me , tu fais partie des grands hommes que Dieu vous aide et vous benisse davantage pour votre devouement

  • LE DOSSIER SANK EMPORTERA TOUT CEUX QUI LE POURSUIT. PARCE QUE C’EST UN DOSSIER TRES TABOU.
    IL NE FAUDRAIT PAS CONFONDRE JUSTICE ET REALITE CHERCHONS A VOIR PLUS LOIN ,SI NOUS VOULONS CONTINUER DEVOIR.
    YA T-IL DES HOMMES QUI PEUVENT SE TARGUER D’ETRE JUSTE ? SEULE LE DIEU TOUT PUISSANT EST JUSTE.
    . LAISSER LES MORTS DORMIR EN PAIX AUX ENTRAILLES DE LEUR TERRE QU’ILS ONT TEND AIME. DEJA QU’ON NE SAIT PLUS OU VA CE PAYS DE MERDE.

  • @ guingraogo ou intervenant 23,n embrouillez pas les gens avec votre opinion simpliste sur un jugement de coup d Etat.Encore un esprit qui tente de nous divertir .S il y a jugement,le procès se portera sur l assassinat de Sankara et de ses compagnons ;pas question de coup d Etat ici car il n y en a pas eu ou si vous voulez qu on juge le coup d Etat,il va falloir remonter jusqu à celui perpétrer par Saye Zerbo sur Lamizana en 1980.Pourquoi ? D abord qu est-ce qu un coup d Etat ?
    -« Un coup d Etat,selon le dictionnaire de politique,est la prise de pouvoir dans un Etat par une minorité grace à des moyens non constitutionnels ,imposée par surprise et utilisant la force.Les auteurs d un coup d Etat ou putschistes ,s appuient en général sur tout ou une partie de l armée et beneficient du soutien d au moins une partie de la classe politique et de la société civile. »
    Le pouvoir de Sankara était -il constitutionnel ? Celui de son prédécesseur JBO l était ? Le prédécesseur de JBO ,Saye Zerbo tenait -il son pouvoir constitutionnellement ? La réponse à toutes ces question est NON.Sur quel fondement juridique les juges s y prononceraient-ils ? De quoi tenait Sankara la légitimité de son pouvoir ? De Saye Zerbo en 1980 à Sankara,qui avait "légalisé" son pouvoir acquis par la force des armes ? S il y a jugement ,c est ce coup d Etat de 1980 qui devrait l être car Lamizana était élu en 1978.Si au soir du 30 octobre,Zida et ses hommes prenaient le pouvoir , avant la démission de Blaise Compaoré,ç aurait été un coup d Etat même si l on le qualifierait de salvateur à l image de celui perpétré en 1980 sur Lamizana et salué à l époque.La vraie question ici est pourquoi le régime de BLaise Compaoré a t-il eu besoin d éliminer son prédécesseur Thom Sank pour prendre le pouvoir alors que ce dernier n a pas eu besoin d éliminer physiquement JBO qui,à son tour n a pas eu besoin d éliminer Saye Zerbo .Cet assassinat là,pas besoin de texte juridique pour le reconnaitre car même dans nos tradition,la tuerie est condamnée ,un acte immoral.Voilà pourquoi pour des gens qui mouraient mystérieusement ou par sorcelerie,on pratiquait des rituelles pour désigner le ou les coupables.Et comme ,pour ce dossier ci,c étaient des militaires entre eux,il faut que que la justice militaire s en charge.Ne détournez pas le débat.

  • l’internaute 37 se reproche de quoi ? Si tu es mêlé au dossier, commence à prendre la suite

  • @ guingraogo ou intervenant 23,n embrouillez pas les gens avec votre opinion simpliste sur un jugement de coup d Etat.Encore un esprit qui tente de nous divertir .S il y a jugement,le procès se portera sur l assassinat de Sankara et de ses compagnons ;pas question de coup d Etat ici car il n y en a pas eu ou si vous voulez qu on juge le coup d Etat,il va falloir remonter jusqu à celui perpétrer par Saye Zerbo sur Lamizana en 1980.Pourquoi ? D abord qu est-ce qu un coup d Etat ?
    -« Un coup d Etat,selon le dictionnaire de politique,est la prise de pouvoir dans un Etat par une minorité grace à des moyens non constitutionnels ,imposée par surprise et utilisant la force.Les auteurs d un coup d Etat ou putschistes ,s appuient en général sur tout ou une partie de l armée et beneficient du soutien d au moins une partie de la classe politique et de la société civile. »
    Le pouvoir de Sankara était -il constitutionnel ? Celui de son prédécesseur JBO l était ? Le prédécesseur de JBO ,Saye Zerbo tenait -il son pouvoir constitutionnellement ? La réponse à toutes ces question est NON.Sur quel fondement juridique les juges s y prononceraient-ils ? De quoi tenait Sankara la légitimité de son pouvoir ? De Saye Zerbo en 1980 à Sankara,qui avait "légalisé" son pouvoir acquis par la force des armes ? S il y a jugement ,c est ce coup d Etat de 1980 qui devrait l être car Lamizana était élu en 1978.Si au soir du 30 octobre,Zida et ses hommes prenaient le pouvoir , avant la démission de Blaise Compaoré,ç aurait été un coup d Etat(cf art. 167 de la constitution qui dispose que « La source de toute légitimité découle de la présente constitution.Tout pouvoir qui ne tire pas sa source de cette constitution ,notamment celui issu d un coup d Etat ou d un putsch est illégal . »)même si l on le qualifierait de salvateur à l image de celui perpétré en 1980 sur Lamizana et salué à l époque.La vraie question ici est pourquoi le régime de BLaise Compaoré a t-il eu besoin d éliminer son prédécesseur Thom Sank pour prendre le pouvoir alors que ce dernier n a pas eu besoin d éliminer physiquement JBO qui,à son tour n a pas eu besoin d éliminer Saye Zerbo .Cet assassinat là,pas besoin de textes juridiques pour le reconnaitre car même dans nos traditions,la tuerie est condamnée ,un acte immoral.Voilà pourquoi pour des gens qui mouraient mystérieusement ou par sorcelerie,on pratiquait des rituelles pour désigner le ou les coupables .Ainsi, ceux ou celles démasqués sont bannis à jamais de leurs familles.Et comme ,pour ce dossier ci,c étaient des militaires entre eux,il faut que la justice militaire s en charge.Ne détournez pas le débat.

  • le nomme guingyanga c est un fumiste j aimerais bien voir a quoi il ressemble c est un vaurien jusqu a dans ses interventions a fasonet. va déposer plainte pour les autres morts ;Les proches de Sankara ont fait leur devoir ;on verra si Blaise s en tireras. j espère que durant la révolution tu étais né ? donc tu sais qui a fait le coup d état de 83 ?. s v p déposez une plainte contre X ou Sankara. ton mentor BLAISE risque de s engouffré davantage.il est le principal accusé puisque toujours en vie .tu crois que si ça arrangeait Blaise il allait sen prive comme arme.réfléchi un peu

  • A monsieur Guingraogo..
    Pourquoi ne pas supprimer tout simplement la justice des hommes et se contenter de la jeustice de Dieu ? comme ça, je peux vous tuer et brûler votre corps ou vous enterrer comme un chien et vous attendez sans rancune le jugement de Dieu.
    Moi, je préfère le jugement d’ici et d’aujourd’hui pour savoir pourquoi ce crime ? ,, qui l’a exécuté ?et au profit de qui ? La justice pour Sankara, la vérité pour l’Afrique, pour que cela ne se reproduise plus chez nous. De toute façon pour Dieu, personne ne peut y échapper.
    La patrie ou la mort nous vaincrons ! !!!
    Anka.

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