La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

jeudi 12 mars 2015 à 14h48min

Depuis plusieurs années, l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS/CNRST) organise fréquemment des séminaires scientifiques d’échange au profit des chercheurs, enseignants, étudiants et partenaires. C’est dans ce cadre que s’est tenu le vendredi 06 mars 2015 un séminaire autour du thème « La rationalité de la preuve ! Sorcellerie, justice et Développement en Centrafrique ».

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La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

Ce thème a été animé par le Pr Jacky Bouju de l’Institut d’Etudes des Mondes Africains (IMAf), CNRS-IRD-Université d’Aix Marseille de passage à Ouagadougou. Mr Bouju est bien connu des anciens étudiants de l’université de Ouagadougou où il a exercé, il y a une trentaine d’année de cela, comme enseignant.)

La présentation a été modérée par Dr Ludovic KIBORA, maître de recherche en anthropologie, chef du Département socio-économie et anthropologie du développement de l’INSS. Dans son exposé introductif, M. Kibora a pris des exemples sur le plan national pour montrer l’actualité de la question. Le Pr Bouju quant à lui, souligne d’entrée que « les contradictions pratiques que la question de la preuve soulève, permettent de dépasser le jugement commun d’irrationalité portées sur ces croyances et ces pratiques, par contre, elles nous permettront d’interroger de manière très critique une forme d’irrationalité qui n’est pas suffisamment dénoncée : celle de la conception du monde véhiculée par l’idéologie dominante du développement ». Pour situer l’auditoire, il fait noter que « juste avant la guerre civile qui vient de ravager la Centrafrique, on a assisté jusqu’en 2012 à une intensification des accusations de sorcellerie et des violences meurtrières associées à ces accusations » (ceci peut donc expliquer la situation de chaos qu’à connu le pays après).

Pour examiner « la question de la rationalité de la ‘preuve’, telle qu’elle se manifeste dans les jugements portés par les tribunaux de grande instance centrafricains », Mr Bouju s’est référé aux informations recueillies sur le terrain de 2006 à 2012 sur un cas de sorcellerie d’enrichissement dénommé ‘ngbê’ qui est très répandue dans le nord-ouest de la Centrafrique. Pour donner une idée générale sur la sorcellerie, l’anthropologue dira que c’est « une conception du monde produite des sociétés pour interpréter certaines ruptures introduites dans l’ordre du monde ; mais son expression contemporaine doit être comprise dans le cadre des problèmes sociaux et économiques actuels ».

Quelles preuves pour condamner un sorcier au tribunal ?

L’exemple suivant illustre parfaitement la situation des procès en sorcellerie : « un sorcier supposé D. vivait dans le quartier Souma de Bozoum. Là, il partageait une parcelle d’habitation avec son cousin A. Chacun d’eux avait construit sa maison. Mais son cousin A est souvent malade et il a connu le grand malheur de perdre deux de ses fils. Pendant ce temps, D. était dans ses champs, occupé à cultiver et à chasser du petit gibier…Il ne passait pas beaucoup de temps avec son cousin A. Un jour, alors que A était malade, il appela sa femme, certains de ses proches parents et le chef du quartier. Il convoqua son cousin D. afin qu’il se présente devant lui et ces gens et il dit : ‘cette nuit j’ai fait un rêve ; deux de mes fils décédés se tenaient de mon côté disant que c’était D. qui les avait tués avec le ngbê. D. les avait capturés pour les faire travailler pour lui et leur faire labourer ses champs. Ils dirent aussi que D. leur avait dit que le seul survivant était leur père.’ Dans le même cauchemar D. lui est apparu en le menaçant de mort. Il disait qu’il ne partagerait plus jamais la parcelle d’habitation avec lui, qu’il le tuerait… D. le cousin accusé, rejeta ces accusations. Alors le chef de quartier convoqua un guérisseur traditionnel « nganga » pour établir la culpabilité ou l’innocence de D. en sorcellerie. Le guérisseur traditionnel affirma que D. avait le ngbê qu’il conservait dans son champ avec des oignons ding (oignons sauvages). Le guérisseur nganga accompagna le chef de quartier et sa troupe dans le champ de D. Là ils déterrèrent les oignons sauvages et obligèrent D. à les emporter à la police. Après cela, son cousin A. déposa une plainte pour crime de charlatanisme et de sorcellerie (crime sanctionné par la loi, article 150 et 151 du code pénal centrafricain)… A la police, lors de l’enquête préliminaire D. avoua qu’il avait le ngbê mais que les oignons sauvages qu’on avait déterrés dans son champ n’étaient là que pour protéger son champ et ses récoltes. Après cinq mois de procédure judiciaire, D. a été condamné à cinq mois d’emprisonnement, une amende de 100 000FCFA et transféré à la prison de Bambari. »

Que retenir ?

Les articles 149 et 150 du code pénal centrafricain considèrent la pratique de charlatanisme et sorcellerie comme un crime bien qu’ils ne définissent pas ce qu’est la sorcellerie, la magie noire ou le charlatanisme.

La difficulté dans le jugement de cas d’accusation de sorcellerie est que les accusations proviennent des régions dont les autorités locales (comités villageois, tribunaux coutumiers, etc.) ont déjà qualifié les faits. Les tribunaux sont toujours embarrassés par les traditions locales qui considèrent que tuer un sorcier n’est pas moralement condamnable, que ce n’est pas un crime, mais plutôt une forme de coercition protectrice de l’ordre social traditionnel. Face à « l’impossibilité d’obtenir des preuves tangibles de sorcellerie », les magistrats font de plus en plus « recours à l’aveu par tous les moyens possibles incluant la provocation et l’extorsion ». Cette attitude des magistrats est aussi justifiée par la peur qu’ils ont de la sorcellerie. Alors, ils tolèrent la torture pour obtenir l’aveu, alors que l’article 118 du code pénal centrafricain considère la torture comme un crime.

En réalité « la tolérance judiciaire de la violence exercée contre les supposés sorciers nie les droits fondamentaux de toute personne à vivre et à réclamer justice. »
L’analyse faite de la rationalité de la preuve et la délicate position des magistrats centrafricains face au traitement des dossiers de cas de sorcellerie a conduit l’anthropologue Jacky Bouju à dire que « la prévalence de la sorcellerie et la magie parmi tous les modes de pensée alternatifs possibles en République Centrafricaine apparaît comme une preuve éclatante de l’échec global des politiques de développement depuis 60 ans ».

Cette présentation très discutée par l’assistance d’étudiants et de chercheurs montre l’intérêt du sujet en Afrique contemporaine. Il est bon qu’avant de légiférer sur la question sur le plan national, l’on puisse exploiter et capitaliser des expériences vécues sous d’horizons divers.

KAM Miédome Jonas
OUEDRAOGO/SAWADOGO Honorine
INSS/CNRST

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Vos commentaires

  • Le 12 mars 2015 à 17:32, par PUISSANCE 21
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    La sorcellerie n’existe pas. Arretez ces croyances du moyen age et place à la raison.

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  • Le 12 mars 2015 à 17:49, par Madess
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Excellent thème de débat surtout au BF ou l’irrationnel est un phénomène très bien ancré dans les traditions. Même parmi l’élite, une bonne partiE croit à la "sorcellerie". La première problématique de la sorcellerie, c’est sa définition même. Celle-ci varie d’un milieu à un autre, d’un individu à un autre, d’un lettré à un illettré etc. Autrement dit, il n y’a pas de définition scientifique, donc unique. La deuxième problématique, c’est la question de sa preuve. Nul ne peut prouver scientifiquement la réalité de la "sorcellerie" tel que définie ou pensée.
    Néanmoins, on peut affirmer que la "sorcellerie" est l’apanage des sociétés sous développées (Scientifiquement, technologiquement, pensée cartésienne) même si on en voit encore dans nos sociétés moderne actuelles quelques vestiges.
    Comment comprendre ce phénomène ? La nature a horreur du vide et tout phénomène a tendance à être expliqué d’une manière ou d’une autre. Et les explications évoluent jusqu’à la limite de la raison (de la science). C’est pourquoi dans les sociétés ou régnait l’obscurantisme (Afrique, moyenne age etc) les hommes ont pensé que certains phénomène tel que (Moyen age) l’échec, la mauvaise récolte, la mort précoce (Afrique) étaient causés par des individus à partir de pouvoir dont eux-seuls maitrisent le secret appelés "SORCIER" ; donc, tout ce qui ne pouvait avoir une explication rationnelle était forcement, pour eux, l’oeuvre du "sorcier" ou de la "sorcière". A partir de là, on pourrait définir la sorcellerie comme étant tout ce qui n’a pas d’explication rationnelle connue.
    Dans notre monde évolué, grâce à la science, le phénomène de la "sorcellerie" régresse, c’est à dire que de moins en moins de gens y croient. Les autres pensent qu’il y a une l’explication scientifique qui viendra avec le progrès de la science. Par exemple, les feux follets sont assimilés dans certaines contrées africaines au vol-meeting des "sorciers" et par d’autres (pays occidentaux) à un phénomène scientifique à l’instar des volcans ou du tonnerre.
    De nos jours, grâce à la science, de nombreuses maladies ont été comprises et soit éradiquées soit trouvé un remède efficace ; alors que ces mêmes maladies étaient autrefois incurables et attribuées aux "sorciers".
    Cela dit, il me parait incongru d’instituer un tribunal chargé de trancher les litiges liés à ce phénomène car la justice est une discipline qui procède de méthodes scientifiques alors qu’à l’opposé, la sorcellerie est un phénomène irrationnel, non démontrable (si non elle ne serait pas appelée ainsi), non définie, inexpliquée scientifiquement.
    Sur le plan du développement (économique e social), le phénomène de la sorcellerie est un frein à l’épanouissement personnel des individus et partant de la société elle-même. Pour ceux qui y croient, pourquoi chercher loin les remèdes d’une maladie alors que l’auteur est le cousin ? Pourquoi acheter une voiture alors que le sorcier peut provoquer un accident mortel ? Pourquoi travailler alors que mon marabout m’a conseillé telle ou telle recette pour m’enrichir dans cinq ans.

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  • Le 12 mars 2015 à 19:33, par Bernard Luther King
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Vous ne croyez pas en la sorcellerie ? La sorcellerie c’est chose réelle. La question c’est de voir comment parer à ces mechancetés en se hissant sur le même plan au lieu de BAVARDER sur la rationalité d’une PREUVE que vous ne pourrez jamais atteindre. NE cherchons pas à comprendre la MEcanique Quantique avec les LOIS de la mecanique classique. Vous y vous egarerez !
    - Il y a des moyens de preuves homologues au soupçons de sorcellerie. Des gens l’utilisent. Il faut s’y referer au lieu de vouloir voir les microbes avec vos yeux nus.
    - C’est d’ailleurs ces pratiques qui expliquent QUALITATIVEMENT le retard de l’Afrique et des peuples similaires. REGARDEZ HAITI ! La Providence les y a deporté pour leur donner la chance d’être un CONTRE-EXEMPLE de ceux qui sont restés à la maison. Rien n’y fait !
    - Chassez le NATUREL, il revient au RALENTI !

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  • Le 12 mars 2015 à 19:35, par Dimathème
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Africain je suis et je demeure. Ce ne sont pas quelques jours ou années passés de l’autre côtés qui me feront renier mes origines. Allez demander aux gens de Koudougou pourquoi le vent avait soulevé la toiture de l’église. Ils vont dire qu’un père blanc avait eu le culot d’arrêter la marche des "yonyonsé". Allez à Saria, demandez aux gens pourquoi le frère du premier pasteur a trouvé la mort après le passage des "yonyonsé". Ils vont répondront qu’il a les a défié et pour montrer leur pouvoir ils ont fait tombé le sur sur lequel il s’était adossé sur lui.

    Les européens ont fait la guerre aux sorciers pendant l’inquisition. Donc le phénomène existe. Si aujourd’hui on finit. Alllez en Inde, vous y verrez toute sorte de maraboutage, d’initiation. Le rationnel ne peut tout expliquer. S’il le pouvait, on nous expliquerait comment on guérit par la prière, comment on sort de son corps. Tout ne s’explique pas par la raison mais souvent aussi par le spirituel. Ce conférencier sait -il qu’il existe une formule africaine qui si elle est pratiquée par la femme rend l’homme impuissant dehors ? Bon laissons le blanc à la peau noire parler de justice entre le visible et l’invisible.

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  • Le 12 mars 2015 à 23:39, par eliane
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    La sorcellerie est devenue une affaire de grands ,une affaire de en haut de en haut,la sorcellerie se trouve dans les grandes villes ,il faut être riche pour être sorcier aujourd’hui ,elle se trouve parmi les grands politiciens,elle se trouve parmi les grands commerçants,parmi les grands fonctionnaires, les grands militaires ,les grands religieux oui la ville est pleine de sorciers, car le vrai sorcier c’est celui qui passe son temps a monter des intrigues contre le pauvre peuple affamé qui tire le diable par la queue ,c’est ce commerçant véreux qui spolie le peuple et use de la fraude et de contre façon pour nuire ,c’est celui qui dans sa clinique refuse des soins a son frère parce qu il ne peut pas honorer des frais de consultations,oui les sorciers ce sont ceux qui sèment la vengeance vampirique et qui tentent a travers un verbiage répétitif proclamer l’oraison des morts et la danse des macaques.

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  • Le 13 mars 2015 à 00:44, par Jeunedame seret
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Il faut être un vrai chercheur sorcier pour discuter de la sorcellerie et convaincre. Allez-y visiter les politiciens et grands hommes ; comme vous, ils circulent tous avec des pouvoirs de marabouts.

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  • Le 13 mars 2015 à 09:59, par kaarmbiiga
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Ce thème est plus qu’intéressant. En effet, qu’il s’agit du milieux des intellectuels comme celui des illettrés, il fait couler beaucoup d’encre.Néanmoins, il est important de savoir que la science est basée sur des postulats. Et qui dit postulat, circonscrit bel et bien un champ d’application précis dans lequel ses idées ne sont qu’intelligibles. Or, en ce qui concerne la sorcellerie, elle ne satisfait pas les conditions lui permettant de rentrer dans le cadre de la rationalité moderne. Donc, une explication rationnelle du phénomène ne sera que vaine sauf si on révise les critères de la rationalité pour incorporer la sorcellerie dans son champ d’application. Ou bien épouser sa manière de procéder propre à elle afin de la comprendre. N’est-ce pas ce que Pascal nous invite à faire quand il affirmait que le cœur a ses raisons que la raison ne connait point ?

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  • Le 13 mars 2015 à 10:23, par saidou
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    allez y fouer sur google et vous verez même que en europe des sont même collectés pour la construction d une ecole de. sorcellerie.seul un sorcier peut dire que la sorcellerie n existe pas.

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  • Le 13 mars 2015 à 11:50, par guingraogo
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Dilemme sur cette réalité. D’une part, on ne peut pas dire que la sorcellerie n’existe pas. Pour s’en convaincre, il faut faire un tour à Manga. Vous en serez édifiez si vous restez jusque tard dans la nuit. Un spectacle de feux follets vous sera servi. Les gens de Manga volent la nuit, ce sont des éperviers nocturnes, voilà pourquoi ils désignent affectueusement leur chef-lieu, la cité de l’épervier. "B yègdame". D’autre part, on se demande comment tous ceux qui en sont les spécialistes font pour obtenir ces résultats. Si vous fréquentez des féticheurs, vous êtes surpris par les résultats auxquels ils obtiennent. Il est difficile d’exhiber les éléments de preuve ayant permis d’obtenir ces résultats. Ces messieurs sont plus proches des chimistes - laborantins des temps modernes. Mais, chez eux, on ne connait pas la formule scientifique qui permet d’obtenir ce résultat. Ou du moins, il ne s’agit pas d’une formule universelle pouvant être vérifiée n’importe où. Donc, la sorcellerie existe, mais son fondement est l’irrationalité.
    Troisièmement, nous les cartésiens, nous croyons que tout doit pouvoir être prouvé et justifié comme si tout était mathématique. L’irrationnel a encore une grande part dans le monde. Dans la Bible, il est dit qu’au commencement était le verbe, et le verbe était Dieu. Donc, le verbe a créé le monde. Ce n’est pas irrationnel ça ? Mon Grand-père aimait à dire que l’essentiel du sacrifice réside dans la parole que le sacrificateur prononce en sacrifiant, donc dans le verbe. Les mossis disent "mor siilg la a doaga", littéralement, c’est le souhait que vous vous faites chaque jour qui scellera votre sort. Voilà pourquoi, il n’est pas bon d’avoir l’habitude de prononcer quelque chose de négatif. Il faut toujours positiver et toujours se souhaiter du bien. Mais, tout ça, il est difficile de les prouver. Finalement, nous conviendrons que nous ne pourrons pas tout prouver et que ce n’est pas ce qui ne peut pas se prouver qui n’existe pas.

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  • Le 13 mars 2015 à 15:11, par
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    La sorcellerie existe ,ma grande mère est sorciere elle devenu sorciere pour proteger ses enfants chez nous au villlage une femme mariée avec des enfants doit etre sorciere .
    Mon village voisin un village des NINISIS sorcellerie est là ils ont ce que l´on appel le konkon(sorcellerie) la sorcellerie existe belle et bien malgré l’irrationalité de son fondement.

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  • Le 13 mars 2015 à 16:50, par baobab
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Les gens sont des sorciers ! Quelqu’un qui est habité par la haine est un sorcier. Il peut dégager des énergies négatives pour empoisonner ta vie. Aujourd’hui on ne voit plus les hiboux qui pleurent la nuit. Les gens sont hypocrites. Ils peuvent être en train de te sucer pendant que tu ris bêtement avec eux. C’est des sorciers...

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  • Le 13 mars 2015 à 21:51, par bombiri
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Je me demande pourquoi on n’a pas fait appel au monsieur de l’émission de kindo fousseini "C’est écrit" où il a reçu un certain bali Nebie écrivain dont la vision de la sorcellerie est pertinente et édifiante. ll a montré que les sorciers étaient des hommes organisés au sein de confreries dont le but est de donner une orientation politique à la communauté. Son ouvrage "Le Roi du Djajo"que j’ai lu explique clairement les soi disant pouvoirs surnaturels des sorciers. Il a montré que durant des generations, les confreries ont formé les populations à croire et à accepter des choses aberrantes et incongrues pour pouvoir les manipuler à volonté. Ces gens procedent à un veritable dressage des populations. Ainsi, Les populations deviennent des esclaves de ces croyances dont elles ne peuvent plus se debarasser. C’est la raison pour laquelle, tout le monde y croit y compris nos grands professeurs d’Université. Ce monsieur semble vraiment s’y connaitre. Enfin, ce fleau est mondial ; l’ignorance, l’nalphabetisme et la pauvreté sont le terreau favorable à son developpement. En Europe jusqu’au 17è siecle, la sorcellerie était en vogue comme chez nous au Burkina. Labas, on brulait les femmes accusées de sorcelleie. Qui en parle aujourd’hui ? La sorcellerie est un frein au developpement de l’Afrique.. Si elle procurait une puissance comme certains le soutiennent, pourquoi alors quelques colons sont venus chez nous et nous ont soumis aux pires exactions ? Où étaient alors nos jeteurs de sorts ?
    .

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  • Le 13 mars 2015 à 22:01
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Est-ce que la délivrance des êtres humains des génies peut être qualifiée de sorcellerie ? Si oui allez voir sur youtube, vous verrez des vidéos dans lesquelles on fait des séances de délivrances. En mon sens, la sorcellerie relève du monde invisible donc insaisissable. Par contre, certaines personnes ont la capacité de communiquer avec les génies, comme l’a fait le Prophète Salomon (Que Dieu soit satisfait de lui). Sauf erreur de ma part il ressort dans les livres saints que les génies ont travaillé sous l’ordre du Prophète Salomon.
    Il faudrait émettre des réserves, et chercher les preuves de la non existence de la sorcellerie avant d’être affirmatif.
    Qu’en ait-il des cercueils qui trainballent vers leur bourreau ? Est-ce qu’on peut nous expliquer cela ?

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  • Le 13 mars 2015 à 22:25
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    La sorcellerie existe bel et bien. Beaucoup de nos soi-disant fous doivent leur état à la colère de leur bourreaux qui par une simple poudre mélangée à de la nourriture te donne de terribles céphalées inexplicables au scanner et te faisant perdre ta mémoire. Dans un village d’une province située à l’ouest du burkina (sifa) ,c’est de cette manière que les jaloux provoquent les échecs aux concours ou aux examens de leur ennemi ou le fait déscolariser .

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  • Le 14 mars 2015 à 05:26, par gninabi
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    La sorcellerie n’est pas un phénomène specifique à l’Afrique noire. Elle est mondiale et tire ses origines dans l’ignorance des hommes à expliquer certains phenomènes de la nature. Ces phénomènes qui se produisent sur tous les continents, sont interpretés diversement par les differentes communautés en fonction de leur niveau d’avancement des sciences. Voyons le cas du feu follet soulevé par un internaute. c’est tout simplement une flamme due à une combustion spontanée de gaz resultant de fermentations au contact avec le dioxygène de l’air. En Afrique, on parle de feu de sorcier. De nos jours, on assite à une simulation de ce phenomène meme avec des lampes led. Vous ne vous etes jamais demandé pourquoi le premier ennemi du feu de sorcier est la lumière ? Parce que si vous voyez le type faire son tour, vous comprendrez que c’est un jeu d’enfant. Personne n’est friand de la chaire humaine comme on le dit à propos des sorciers. La vérité est que pour se faire initier au sein de ces confreries, il fallait sacrifier une vie humaine. Le rite d’integration consistait à gouter à un morceau de chair de la personne sacrifiée. Est ce que le sorcier a des pouvoirs surnaturels ? Pas specialement : au sein de la confrerie, il acquiert des connaissances tels que les vertues medicales des plantes, le phenomene d’heterosuggestion, la prevision de la météo(surprenant non ?!), divers poisons etc. Personne ne se transforme en un animal quelconque. C’est ridicule. Tout est manipulation de l’esprit et mystification. ça s’apprend au sein de la confrerie. La confrerie des sorciers est une secte bien organisée où règne une discipline de fer. Tout manquement aux règles entraine la peine capitale. Un sorcier ne peut prendre seul la decision de tuer un voisin pour une raison quelconque. C’est considéré comme une faute passible de la peine de mort. C’est par ignorance que les gens accusent une vieille par exemple d’avoir mangé l’ame d’un voisin.Ces confreries dirigent les communautés villageoises de façon souterraines. Comment expliquez vous la discipline et l’odre qui regnent au village sans policier ni gendarme ? De nombreuses "anomalies" physiologiques congenitales sont considérées comme relevant des pouvoirs surnaturels. Exemples : il ya des gens qui, comme le chat voit dans l’obscurité(le sorcier voit la nuit) ; Il y en a qui naissent ventriloques(c’est le cas de ceux qui pretendent avoir des genies qui parlent) etc. Pour nous debarasser de ces croyances superstitieuses, un remede efficace : la LECTURE ! Pour terminer, je voudrais attirer votre attention sur le fait que dans le processus d’accusation d’une personne de pratique de sorcellerie, il y a toujours l’HOMME à la base ; ce sont des Hommes qui portent le cadavre pour désigner le "coupable" ; c’est un Homme qui parle au nom du fétiche qui aurait la specialité de detecter les sorciers ; c’est un Homme qui joue le role du charlatan qui "voit" les coupables ; c’est encore un Homme qui sacrifie le poulet(le sacrificateur peut volontairement empecher le poulet de retomber sur le dos) ; on me dira enfin que c’est le coupable qui s’est denoncé comme si on ne pouvait pas l’obliger à le faire, etc. Pourquoi exclure que ces hommes soient des manipulateurs ???? ATTENTION ! JE NE SUIS PAS UN SORCIER !

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  • Le 15 mars 2015 à 23:06, par kindsey
    En réponse à : La problématique de la sorcellerie en débat à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS)

    Vous racontez ce que vous connaissez !
    Les génies existent oui ou non ? les sorciers aussi !
    Tenez vous bien que vous n’êtes pas dans la même DIMENSION que les sorciers et par conséquent vous ne pourrez l’expliquer.
    Mes chers chercheurs si un jour vous vivez peut être l’expérience "VRAIE" vous pourrez peut être bien expliquer votre thème de SORCELLERIE.
    UNE QUESTION : pourquoi l’Homme ne peut pas voir un génie ? Le génie est dans quelle Dimension ? L’esprit Humain ne connait pas CETTE DIMENSION.
    BYE

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