Forum des structures AJIR du Kadiogo : le parti explique sa vision de création de richesses

lundi 9 mars 2015 à 23h43min

« Contribution de la jeunesse à la croissance transformatrice du Burkina Faso ». C’est autour de ce thème que l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république (AJIR) a tenu, avec ses structures de la province du Kadiogo, un forum le samedi, 7 mars 2015 à Ouagadougou. Une rencontre présidée par le président du parti, Adama Kanazoé.

Forum des structures AJIR du Kadiogo : le parti explique sa vision  de création de richesses

Il s’est agi, situe le premier responsable du parti, d’une rencontre avec les structures du parti au du Kadiogo à savoir les sections des arrondissements et communes, des comités de base des secteurs et villages du Kadiogo. Concrètement, il s‘est agi de donner une formation magistrale aux participants, une formation de base sur le parti, ses idéaux, ses objectifs et sa situation sur l’échiquier politique actuel.

C’est le président du parti lui-même qui a fait le diagnostic du thème général en campant que la croissance elle-même est devenue un phénomène structurel dans les pays africains où on a régulièrement des taux de croissance qui frôlent les deux chiffres. « La moyenne annuelle est de 5% de croissance et aujourd’hui, ce niveau de croissance a véritablement montré ses limites parce qu’elle n’a pas permis non plus aux peuples africains de sortir de la situation de misère. C’est pour cela que nous disons qu’il faut que nous puissions engranger le maximum de croissance, améliorer de façon sensible, notre niveau économique afin de pouvoir, enfin, rêver d’un début d’émergence », a soutenu le président du parti de la clé, Adama Kanazoé. Indiquant qu’il faut arriver à un niveau qui dépasse les croissances structurelles à savoir, les croissances exponentielles. C’est cela, dit-il, la croissance transformatrice.

Passer de la croissance structurelle à celle transformatrice !

A l’en croire, il y a deux façons essentielles d’atteindre ce niveau de croissance. Il s’agit des facteurs exogènes (qui peuvent être liés à des phénomènes purement naturels, telle la découverte d’un gisement) et des facteurs endogènes qui sont liés au travail (c’est un bon lié au travail). Il faut, dans ce dernier cas, savoir mettre en avant la principale force du travail pour la faire participer à l’effort de production nationale. Et c’est sur ce facteur que le parti, AJIR, focalise ses actions pour booster le développement national. « C’est pour cela que nous disons qu’il fait aller vers une croissance transformatrice en nous basant sur ce que nous avons comme principale force de travail qui est la jeunesse. Voilà pourquoi parlons-nous de croissance transformatrice en nous basant sur notre force de travail qui est la jeunesse. Nous avons au Burkina, environ 70% de jeunes, frappés à 77% par le chômage. Imaginez une seconde que vous arrivez à résorber cette question du chômage, ne serait-ce que de 50%, imaginez ce que 50% de nouveaux producteurs peuvent apporter à l’économie d’un pays. C’est cela la croissance exponentielle », a démontré Adama Kanazoé.

A en croire M. Kanazoé, aujourd’hui, de plus en plus, au niveau des institutions des Bretton Woods, on ne parle plus de la croissance en Afrique, qui est devenue une croissance structurelle, on parle maintenant de plus en plus de croissance transformatrice, de participation de couches les moins actives à l’effort de construction de leur pays.

Susciter et encourager le goût à l’entreprenariat des jeunes

Les responsables de AJIR restent convaincus que les populations attendent des politiques, des solutions concrètes à leurs problèmes ; « ce ne sont pas des discours creux, pas du dogme ». Elles attendent plutôt des politiques, insiste-t-il, des solutions concrètes à leurs problèmes. Et ces solutions ne peuvent être trouvées qu’en discutant de ce genre de thèmes concrets. « Pendant longtemps, nous avons connu des croissances. Mais le Burkinabè ne voit pas sa vie en train de changer ; le récent classement du PNUD nous a encore placés 181ème sur 187 pays. Ce sont des indices du développement au niveau mondial. Si nous sommes toujours coincés dans ce classement, cela veut dire que soit notre modèle de développement n’est pas bon, soit la croissance que nous faisons n’est toujours pas suffisante pour être bien répartie à travers les populations », a illustré Adama Kanazoé.

Le communicateur a, en outre, fait un point d’honneur à l’entreprenariat des jeunes. Il a, à ce sujet, encouragé la jeunesse à entreprendre et, surtout, en s’associant autour des initiatives pour plus de chance de prospérer. Pour cela, l’Etat doit-il encourager l’entreprenariat. Raison pour laquelle, il a salué les efforts qui sont faits dans la réduction des frais et délais de création des entreprises. Qu’à cela ne tienne, M. Kanazoé plaide auprès des autorités compétentes pour plus d’allègements encore afin de donner à la jeunesse, le goût d’entreprendre.
Le forum qui a duré toute la journée, a permis aux participants d’avoir des échanges directs avec le premier responsable du parti sur non seulement le thème principal mais également des questions liées à la vie du parti.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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