Séminaire sur la transition : les participants affichent pleine satisfaction

vendredi 27 février 2015 à 01h45min

Ouvert le 24 février dernier, le séminaire de renforcement des capacités des acteurs de la transition au Burkina a pris fin ce jeudi, 26 février 2015 à Ouagadougou. Ce cadre a été bien apprécié par les participants qui ont promis démultiplier les connaissances reçues auprès de leurs bases respectives.

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Séminaire sur la transition : les participants affichent pleine satisfaction

« Réussir la transition démocratique au Burkina ». C’est le thème de cette initiative inspirée par la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), en collaboration avec la Fondation Hanns Seidel.
Pour le représentant de la Fondation, le séminaire a permis de toucher à des points sensibles tels que l’économie, les rôles des médias et de l’Armée, la démocratie, la charte… et il appartient « maintenant » aux participants de poursuivre les débats à leurs bases respectives. Rassurant que la Fondation Hanns Seidel sera à leurs côtés pour les accompagner, parce qu’elle croit que le Burkina a une opportunité extraordinaire pour être un exemple pour toute la région.
Même perception pour Ibrahim Sani Abani, secrétaire général par intérim de la CEN-SAD qui a souligné la « maturité remarquable et la participation dynamique » des acteurs durant ces trois jours « d’intenses débats ».
Chaque Burkinabè invité à être un vecteur d’une transition réussie
Pour le président du CNT, Sheriff Sy, qui a présidé la cérémonie de clôture, ce séminaire a permis, d’une part d’examiner les éléments déterminants pour la réussite de la transition et, d’autre part de relever ce qui pourrait entraver la bonne marche du processus. Il a salué la pertinence des thèmes développés et la qualité des communicateurs. Pour lui, ce séminaire a permis aussi de comprendre que toute transition politique à des défis multiples, de nombreuses attentes et pressantes. C’est pourquoi, a-t-il rassuré que les différentes autorités de la transition resteront à l’écoute permanente des différents acteurs pour une transition apaisée et réussie.
Le président du Conseil national de la transition (CNT) a donc invité les acteurs à rester engagés pour relever les différents défis de la transition, se réjouissant, en outre, du climat de convivialité qui a animé les travaux, dont l’ouverture a eu lieu le 24 février dernier.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

A l’issue des 72 h de travaux, des participants ont confié …

Wilfried Zoundi, député au CNT :

Nous avons suivi des communications très importantes dans le sens du renforcement des capacités des acteurs de la transition. Entre autres, la communication politique en période de transition, le rôle que doivent jouer les médias, le rôle de la CEN-SAD en ce qui concerne la paix et la sécurité dans la sous-région (la sécurité étant de nos jours une question transnationale). Nous saluons cette initiative qui a permis aux participants de pouvoir être des acteurs accomplis, avisés des questions liées à la transition. Les questions évoquées ont été vraiment d’un intérêt avéré notamment, la question sur le multipartisme (certains estiment qu’il faut limiter le nombre de partis politiques), la révision de la Constitution (où la question se pose de savoir s’il faut procéder à des amendements ou passer carrément à une IVème République ; ce qui va impliquer, dans le dernier cas, l’organisation d’un referendum qu’il faut ajouter à celles déjà prévues).
Nous avons intérêt à ce que la transition se passe très bien et les questions qui font l’objet d’achoppement doivent être balisées parce que, sans transition réussie, il n’y a pas élections. Un autre point d’achoppement est la dépénalisation du délit de presse. Dépénaliser sans une formation responsable, sans également des journalistes professionnels, ne serait-il pas un risque pour la transition ? La question reste posée. Ce sont entre autres questions qui ont suscité de nombreuses réactions et nous repartons vraiment bien outillés pour pouvoir faire face aux défis pour la bonne marche du processus de transition. On n’a pas droit à l’erreur dans cette transition. Aujourd’hui, tous les regards sont braqués sur le Burkina et selon que nous réussirons ou échouerons, nous pourrions être un bon ou mauvais exemple pour l’Afrique et le monde. Donc nous avons intérêt vraiment à mettre du sien pour que cette transition soit une réussite.

Maïmouna Ouédraogo/Sawadogo, représentante des partis politiques, CDP :
Nous allons remercier les autorités pour avoir organisé cet atelier qui a regroupé l’ensemble des acteurs de la transition. Il nous a permis d’avoir des outils nécessaires pour la réussite de la transition démocratique dans notre pays. On peut aussi se réjouir de la franchise des participants dans les échanges qui ont été fructueux. Dans un climat convivial, les gens se sont exprimés. Tous les points abordés étaient d’un intérêt certain.

De retour, je ferai donc le point aux responsables du parti dans la dynamique d’un processus de transition réussie.

Patrice Yéyé, commissaire de Police, Commandant de la Brigade anti-criminalité (BAC), participant représentant la Police nationale :
J’ai trouvé le niveau des débats, très élevé et les thèmes qui ont été abordés sont très pertinents et d’actualité. Nous sortons de ce séminaire, très outillés, pour accompagner le processus de la transition.

Naaba Zendé, mandataire de Naaba Kiiba du Yatenga pour le compte de la chefferie coutumière de la région (Nord, ndlr) :
Les thèmes inscrits ont répondu à nos attentes : clarté des exposés, maîtrise des thèmes par les communicateurs, etc.

Les participants aussi ont eu une réaction parfaite parce que le « feedback » était vraiment cohérent. Ils étaient vraiment à la hauteur de l’objectif visé, à savoir s’imprégner de tous les thèmes inscrits à l’ordre du jour. Les participants ont aussi montré leur assiduité et leur participation positive et active. Je peux dire que c’est un succès et je souhaite que ce ne soit pas le dernier. Il faut créer d’autres cadres de ce genre car, cela va nous aider non seulement à réussir la transition mais également à organiser des élections pacifiques, transparentes et démocratiques. J’ai été heureux de participer à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Du reste, ce qui reste à faire, c’est de rendre compte fidèlement au roi du Yatenga. Ensuite, je m’attèlerai à lui demander, de convoquer les chefs des villages afin que je puisse retransmettre les messages que j’ai pu recevoir au séminaire.

Propos recueillis par Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 février 2015 à 15:06, par DAO
    En réponse à : Séminaire sur la transition : les participants affichent pleine satisfaction

    tous ceux qui sont épris de paix, de justice, de démocratie au Faso comme partout en Afrique, ont interêt à ce que la Transition reussisse. l’échec de la Transition ne signifie pas le retour à l’ordre ancien. Il signifie tout simplement l’avènement de l’anarchie ; la disparution du BF en tant qu’Etat comme on peut l’observer dans quelques contrées africaines aujourd’hui ! Il est plus facile de detruire que de bâtir !!!

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