Urbanisation : En route pour une nouvelle grille des équipements urbains

mardi 24 février 2015 à 21h56min

La gestion de l’espace urbain est devenu presqu’un casse-tête pour les acteurs en charge de l’habitat et de l’urbanisme au regard la croissance démographique constatée ces dernières années. C’est dans l’objectif donc d’adopter des stratégies adéquates face au problème, qu’une centaine de personnes réunies à Ouagadougou mardi 24 février 2015 prennent part à l’atelier national d’examen et de validation de la grille des équipements urbains. Placée sous la houlette du Ministre de l’habitat et de l’urbanisme (MHU), la cérémonie a réuni également des responsables d’autres départements ministériels.

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Urbanisation : En route pour une nouvelle grille des équipements urbains

Bientôt plus rien ne sera comme avant dans l’utilisation et l’exploitation du foncier urbain. Et l’ambition du Ministère en charge de l’habitat et de l’urbanisme dirigée par Réné Bagoro est de rationaliser la gestion des espaces qui constituent un enjeu majeur dans le développement socio-économique du Burkina Faso. A travers donc la révision de la grille des équipements urbains qui est l’objet de l’atelier de ce 24 février à Ouagadougou, les différents acteurs devront réfléchir sur les normes nécessaires pour la réalisation des infrastructures qu’elles soient scolaires, éducatives, commerciales ou de tout autre nature. L’on comprend donc la présence à cet atelier de M. Antoine Attiou, Secrétaire général de la délégation spéciale de Ouagadougou, du représentant du Ministère des enseignements secondaire et supérieur, et de celui du Ministre de la santé.

L’urbanisation, une urgence

C’est en 1982 que le MHU s’est doté d’une grille des équipements urbains. Près d’un quart de siècle après, soit en 2006, cette grille a été révisée dans l’optique de disposer d’un référentiel de gestion plus rationnelle de l’espace et une programmation beaucoup plus cohérente des infrastructures. Cependant, les besoins d’une population sans cesse croissante en matière d’équipements urbain demeurent. Cette urgence doit être résolue « afin de ne pas compromettre les générations futures » rappelle M. Antoine Attiou qui a par ailleurs mentionné des données inquiétantes. La population de Ouagadougou a doublé en l’espace d’une décennie, passant ainsi de 709 736 habitants en 1996 à 1 475 839 habitants en 2006. Ce chiffre avoisine les 2 millions actuellement et devrait doubler d’ici à 2030. La superficie de la capitale quant à elle était autour de 31000 ha et aujourd’hui elle dépasse les 50000 ha. Cette situation préoccupante que vit la plupart des autres villes de notre pays nécessite un nouveau processus de révision de la grille entamée depuis 2012 et qui comprend cinq phases.

Les étapes de révision de la grille

L’atelier qui se tient actuellement fait suite à une série d’activités et de concertations qui remontent à 2012. Tout d’abord, il y eut une évaluation de la grille des équipements urbains qui avait été révisée en 2006. Les acteurs de l’habitat et de l’urbanisme avaient relevé les goulots d’étranglement de son application mais aussi ses atouts. Puis, une recherche documentaire a été menée dans certains ministères afin d’avoir de plus amples informations sur les équipements, ce qui a permis d’élaborer le premier avant-projet de la grille. En outre, du 22 avril au 02 mai 2014 des concertations tenues avec des départements ministériels ont permis aux acteurs présents, selon le Ministre Réné Bagoro, de « s’assurer l’exhaustivité et la pertinence des équipements, de la superficie prévue pour chaque équipement , du seuil de programmation et des critères de localisation des équipements ». Cette troisième étape passée, un atelier a été organisé le 09 décembre 2014, en prélude de celui qui se déroule ce 24 février 2015 et a regroupé des professionnels et les principaux utilisateurs de la grille. Et au terme des travaux qui se tiennent, la nouvelle grille des équipements urbains sera soumise à l’appréciation du Conseil des Ministres, à entendre le Ministre Bagoro.

Le privé et le public sont concernés

« Désormais ce n’est pas à chacun de dire la superficie qu’il veut pour faire ce qu’il veut, mais c’est de respecter une norme. Vous avez votre équipement à réaliser, nous savons quel est l’espace nécessaire pour le faire » dixit Léon-Paul Toé, Directeur général de l’urbanisme et des travaux fonciers. Pour lui, l’avant-projet donne pour chaque type d’équipement les superficies exactes sur la base des besoins des bâtiments à implanter. Et après les études menées, il ressort qu’un hectare est largement suffisant pour construire une école de six classes avec les bâtiments administratifs. Pour la construction d’un CMA (Centre médical avec antenne chirurgicale), il faut environ 13 hectares. Les nouvelles mesures qui seront prises, concerneront aussi bien le privé que le public.

Herman Frédéric BASSOLE
Photos : Bonaventure Paré
Lefaso.net

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