Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

dimanche 22 février 2015 à 23h22min

Pour le lancement de ses activités placé sous le parrainage de l’ancien président de la chambre des représentants El Hadj Moussa Sanogo, Initiatives pour la démocratie et action pour les libertés publiques (IDEAL) a organisé ce samedi 21 février 2015 à l’université de Ouagadougou un grand panel sur la problématique de la contribution de la commission de réconciliation nationale et des réformes et de celle des organisations de la société civile au succès de la transition burkinabè.

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Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

« Burkina Faso post insurrectionnel entre exigence de la réconciliation nationale et lutte contre l’impunité : quels sont les défis majeurs de la Transition ? ». C’est le thème du grand débat organisé ce samedi à l’université de Ouagadougou par Initiatives pour la démocratie et action pour les libertés publiques (IDEAL) pour le lancement de ses activités. Pour ce grand thème, Ismaël Ouattara, président de IDEAL et ses camarades ont fait appel à Luc Marius Ibriga et à l’Iman Ismaël Tiendrébéogo. Le Pr Ibriga a donné une communication sur le sous-thème 1 formulé ainsi qu’il suit : ‘’Que peut-on attendre de la Commission de réconciliation nationale et des réformes pour la satisfaction des aspirations du peuple insurgé’’. Et l’Imam Tiendrébéogo a livré la communication du sous-thème 2 portant : ‘’Rôle et responsabilités des acteurs des organisations de la société civile dans la réconciliation nationale. La modération des deux communications a été assurée par Mahamadi Ouédraogo. De la communication de l’Iman, l’on peut retenir que les OSC après avoir joué à juste titre un rôle avant et pendant l’insurrection, doivent jouer un rôle accru à l’étape post-insurrectionnelle. Elles doivent jouer ce rôle en contribuant à la promotion de la bonne gouvernance administrative et managériale qui implique l’amélioration de la performance dans la gestion du secteur public, la promotion de l’imputabilité, la création d’un cadre juridique favorable au développement. Elles doivent le faire en contribuant aussi à la promotion de la bonne gouvernance économique qui prend en compte la gestion des ressources et l’ensemble des mécanismes de création et de répartition des richesses et à la promotion de la bonne gouvernance politique et démocratique qui se focalise sur la promotion de la démocratie comme condition sine qua non et un tremplin indispensable pour le développement. Les OSC ont également un rôle à jouer sur la question de la réconciliation nationale qui s’avère indispensable pour, dit-il, un certain nombre de raisons. « La situation exceptionnelle du changement a pu créer des frustrations ; la durée du règne du régime précédent a fait beaucoup de bénéficiaires et du coup beaucoup de déçus ; certaines actions, certes justifiées par la poursuite de l’intérêt national pour la plupart, ont pu pécher par l’envie d’aller vite et sur de nouvelles bases ; des partis politiques ont été tenus pour responsables de la situation sans issue à laquelle a été poussé notre pays ; des désabusés de la chose politique sont aussi à être réconciliés avec la chose politique et le processus démocratique ». Et pour répondre présents sur ces différents chantiers de la transition, les acteurs de la société civile peuvent selon l’Iman Tiendrébéogo s’appuyer sur un certain nombre d’outils dont :
- la sensibilisation sur la réconciliation nationale ;
- la définition de politiques inclusives à proposer aux gouvernants ;
-  la création de cadres de rencontre et de réconciliation au plus près des populations ;
-  la promotion d’un développement qui limite les frustrations liées à la non-satisfaction des besoins et qui soient réellement en rupture avec ce qui se faisait…
-  la promotion de mécanismes inclusifs et participatifs qui convaincront que le changement n’a pas été voulu contre un régime ou des animateurs en tant que tels mais contre des actions de ceux-là qui n’étaient pas efficaces à prendre en charge les besoins réels de la population ;
-  la défense les droits humains, des hommes et des femmes.

Rôle attendu de la commission de la réconciliation nationale et des réformes

Pour Luc Marius Ibriga, évoquer les actions attendues de la commission de réconciliation nationale et des réformes pour la satisfaction des aspirations du peuple insurgé commande que l’on se souvienne des causes de l’insurrection populaire. A savoir un déficit de démocratie sociale caractérisée, dit-il, par une polarisation des richesses nationales au profit d’une minorité et au détriment du plus grand nombre ; et un système politique verrouillé et non démocratique. Partant de là, les missions de la commission de réconciliation nationale sont, selon le Pr Ibriga, claires. Il s’agit, en ce qui concerne le problème de déficit de démocratie sociale, de veiller à ce que les aspirations socio-économiques des populations soient véritablement prises en charge. Cela passe, dit Luc Marius, par des investissements massifs dans les secteurs clés comme la santé, l’agriculture à travers une maîtrise de l’eau et le secteur de l’énergie. Concernant le plan politique, le contrôleur général d’Etat préconise de réformes politiques et institutionnelles appropriées à même de favoriser la mise en place d’un système politique plus démocratique. Il a parlé de la nécessité de trouver une solution au problème de la Constitution, faut-il rédiger une nouvelle Constitution ou juste amender celle de 1991 ? ; de régler la question de démilitarisation du pouvoir politique ; celle de la chefferie traditionnelle et de la nécessité de définir les modes appropriés de financement des activités des acteurs politiques. Pour ce qui concerne le principe de la question de l’inclusion contenue dans la charte de transition, Ibriga pense que cela n’exclut pas la vérité et la justice. « L’inclusion ne veut pas dire impunité qui crée la rancœur, la frustration et conduit à la violence ». Les deux exposés ont donné lieu à des échanges animés. Naturellement, la question du Régiment de sécurité présidentielle a polarisé une bonne partie des échanges. Pour certains intervenants, le problème est parti du fait de la nomination de Yacouba Zida à la tête du gouvernement de transition, puisque des éléments du RSP ont continué à voir en lui le Lieutenant-Colonel et non un chef du gouvernement. Mais, compte tenu du temps imparti à la transition, des tenants de cette vision ne vont pas jusqu’à exiger la démission de Zida, estimant qu’il est « une tare que la transition doit traîner jusqu’à sa fin ». D’autres, les plus extrémistes, voient en Zida la pièce défectueuse de la transition qu’il faut absolument extirper du système pour lui permettre de fonctionner à merveille. Mais, pour Ibriga, il convient de ne pas lier le problème du RSP en la personne de Yacouba Zida car la question de sa dissolution ne date pas d’aujourd’hui et celle-ci reste plus que jamais d’actualité. « En République, on n’a pas besoin de garde prétorienne ». Pour Luc Marius, le RSP était bel et bien lié à la personne du président Compaoré et de sa famille et que ceux-ci n’étant plus aux affaires, le Régiment n’a plus sa raison d’être dans le Burkina post-insurrectionnel.

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 23 février 2015 à 07:06, par Adam
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    felicitation pour la reussite d’une telle activité de reflexion.
    Vous faite quoi des conclusions.
    Je suis d’accords avec ceux qui disent d’exfiltré ZIDA de la transition.

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  • Le 23 février 2015 à 08:44, par Thién
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Pour une fois je ne suis pas d’avis avec le professeur Luc Ibriga !
    Le problème du RSP est bel et bien lié à Zida !
    Le RSP devait être écarté depuis le début de l’insurection du pouvoir pour avoir été le bras armé de Blaise depuis 27 ans et avoir refusé de régler l’équation Blaise avec qui il dormait !
    Aussi, il y a eu des morts pendant ce soulèvement et les responsabilités ne semblent toujours pas préoccuper ce corps.
    Zida ayant donc utilisé l’échelle du RSP pour arriver au pouvoir, a voulu faire de ce même corps ce que bon lui semble comme une affaire personnelle ! Il l’a appris à ses dépens !
    Je suis donc d’avis que Zida parce qu’il est en désaccord avec le corps qui l’a fait roi, cherche le soutien des civils en voulant lui refiler la patate chaude, instrumentalisant ainsi la société civile.
    Non ! L’équation Zida ne marche plus et ne plus marché étant donné que lui-même ne montre pas patte blanche avec son dossier à la justice.
    Aussi, il est temps que Zida libère les lieux pour nous permettre de rattraper un tant soit peu cette transition bancale sur tous les plans et qui va à la dérive !
    Il faut donc renvoyer Zida dos à dos avec son RSP et s’attaquer à redresser cette transition !

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  • Le 23 février 2015 à 08:59, par le juriste
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Félicitations et bon vent à cette nouvelle OSC !!!

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  • Le 23 février 2015 à 09:00
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Laissez Zida en paix, ce n’est pas le RSP qui a imposé Zida , c’est à la place de la nation qu’i a eu le courage de se presenter. Les manifestants voulaient un militaires pour gerer la transition en attendant. Que le RSP se detrompe. Le RSP a mauvaise presse.

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  • Le 23 février 2015 à 10:20, par Le Baron
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    bonjour, on attend rien de cette commission car sans justice on ne peut pas parlé de réconciliation. il faut dire le droit au lieu de faire semblant. plus rien ne sera comme avant,donc on na intérêt a réussir le paris pour que la justice règne. a bas l’impérialisme, a bas la démocratie, vivre la révolution démocratique et populaire !. la patrie ou la mort nous vaincrons !.

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  • Le 23 février 2015 à 11:01, par traoré
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    ibriga me déçoit chaque jours depuis qu’il est passé de la société civil a la politique si ce n’est que ça comment aussi imminent pr qu’il soit peut dire aujourd’hui en voulant aveugler l’opinion publique et défendre celui qui fait de lui contrôleur général d’états c’est à dire zida qu’ : il convient de ne pas lier le problème du RSP a la personne de zida alors que celui ci est du RSP tout craché et c’est pas ibriga qui me dira le contraire.
    le véritable entrave de la transition s’il y a lieu est la personne de zida et les ibriga sont aussi comptable que lui car c’est eux qui dès le début de la transition on fait fausse route en cautionnant zida tout en sachant d’où il vient (RSP) ce que zida a vite fait de profiter en les nommant à des postes pour les conserver a son compte.
    c’est pourquoi aujourd’hui pour laver leur affront parce que faire marche arrière ne les honorerait pas et les rendrait visible comme échec de la transition et la meilleure manière pour eux ( Pr Abdoulaye Soma, Pr Augustain Loada, Pr Luc Marius Ibriga avec tout le respect que je les doit) et zida c’est de tout maitre sur le RSP en profitant du fait qu’une partie aussi infime soit elle de l’opinion publique est hostile au RSP en oubliant que être hostile au RSP c’est être hostile à zida
    je fait donc appel l’opinion publique de ne pas se laissé manipuler par ces discours qui cache la réalité.

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  • Le 23 février 2015 à 11:53, par alassane
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    le problème dans tout ça s’est de tout faire pour empêcher le vote des burkinabés de l’étranger sinon je jure que les anciens voyous du CDP remporteront les élections puisqu’il avaient déjà mis en place un dispositif de très puissant a l’international comme le disait l’autre "ON GAGNE OU ON GAGNE" .En 2007 quand je fessais la terminal a bobo un jour un ami de classe débarque chez moi un weekend et me dit de venir pour que l’on aille "voté " moyennant quelques billets de banque bien sur a l’école primaire dirradougou il s’agissait de l’élection présidentielle du mali ; comme la galère me fouaillait en plein tibia sans mesurer les conséquences j’ai vite donner mon consentement ,il m’a filé une carte d’électeur malienne la ou mon nom était BARRY Moussa profession Berger ;j’ai "voté " ce jour 3fois avec trois carte d’électeurs différente malienne et après ont bien manger du riz gras de la viande + de la bière bien fraiche.J’ai compris que du président du bureau de vote jusqu’ aux assesseurs en passant par les votant tout le monde était corrompu jusqu’à la moelle.C’est depuis ce jour j’ai compris que ce Assassin au "colle blanc" de Sankara règnera a vie tout simplement parce qu’ils ont des carnets d’adresse hors du pays même si les élections présidentielle venaient a être transparente au Faso. alassane.lajoie83@yahoo.fr

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  • Le 23 février 2015 à 11:58, par Dieudo
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Depuis on parle de Comité de réconciliation. D’ailleurs quel type de réconciliation ? qui a offensé qui ? je pense que cette commission n’a pas sa raison d’être. est ce une guerre de communauté ou quoi ? je pense que ce qu’on attend de la transition, c’est autre chose que ça. Ne perdez pas le temps pour ces genres de comités là. nous voulons des actions concrètes. En rappel, on ne parle plus de la journée des martyrs du 30 et 31 octobre. est ce dire qu’ils sont morts pour rien ? la question électorale devient une actualité de chaque jour. quelle honte pour nous. le réalisme voudrait qu’on y organise cette journée avant de parler d’élection. Et d’ailleurs, le slogan"plus rien ne sera comme avant", il n’est pas appliqué car cette fameuse découverte de boissons périmées. les responsables devraient être arrêtés et punis mais hélas. je ne dis pas que la transition ne travaille pas mais nous attendons du concret. on nous disait qu’on allait trop vite mais à ce jour, on constate qu’il y a une baisse d’engagement par rapport aux premières heures de la transition. j’ai peur que ces autorités de transition nous trahissent car on ne sent rien. note du slogan : 0/20.
    A vous webmaster, laisser filer ce message

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  • Le 23 février 2015 à 13:04, par alerte
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Alerte : Achille Tapsoba, Moîse Traoré, Salia Sanou and Co sont arrivés ce matin à Abidjan avec Air Burkina. Pour voir qui ? Devinez ? On les attend à Ouaga pour nous donner des nouvelles de Blasco.

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  • Le 23 février 2015 à 13:44, par Maham
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Transition en panne ou transition en marche ? Était une des interrogations de ce panel débat. Qu’est ce que le Pr IBRIGA en a réellement dit ?
    Moi, il ma tout l’air que cette transition est bien du gachi pour notre chère Faso. On a chassé BC et sa patrimonialisation, mais notre victoire est confisqué par des gens qu’on ne sait pour qui ils roulent.
    Lorsqu’on analyse l’équipe dirigeante, on a vite envie de dire que BC contrôle, sinon à une main mise sur l’appareil d’Etat.
    On a bien envie de dire que Kafando aurait du rester à sa ferme car il est méconnaissable, le diplomate chevronné qui en quelques mois semble n’avoir jamais été un.
    Et Zida ? L’énigme ? Prépare t-il son avenir politique où est il aux ordres de gens de l’hombres ?
    Et le CNT et ses membres ? Des parvenus sans aucune légitimité qui se sont crus au dessus du peuple. Comment avez vous un seul instant voulu vous comparer à ceux qui avaient une légitimité réelle ?
    La seule conclusion que j’en tire est ceci : le peuple burkinabé connait qui est qui dans notre savane là maintenant, et nous vous avons tous à l’œil.
    N’an lara, an sara !!!

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  • Le 23 février 2015 à 16:01, par le proff
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Le problème de la transition n’est pas le rap mais bien zida. Un fin manipulateur qui cherche a opposer le peuple au rsp. Peut on dire que le rsp de 2015 est egal a celui de 1996 ? Non.zida veut controler le rsp afin dimposer son propre agenda a la transition. Maintenant , il semble quil veut creer un parti politique . sans le rsp , la transition serait bloquee aujiurdhui et nous serons en pleine guerre civile . zida instrumentalise madame lopez pour troubler la transition en temps venu . quil nous dise pourquoi il est entrain de recruter les mioitaires et les policiers radiers ? Que compte t il faire des mercenaires quil est entrain de recruter avec la complicite des ibriga , loada et barry denise son matds ? Que veut il faire de cet emprunt obligataire aupres des banques nationales ? Tout ce que je dis est vrais et zida en lisant saura de quii je parle. Il prepare la guerre civile dans ce pays en sattaquant dabord aux offixiers suoerieurs du rsp quil veut neutraliser et ibriga le sait. Que se sont ils dit lors de la reunion du 6 fevrier a luniversite ? Le deballage ne fait que commencer pour la saubegarde de l la paix nationale contre les ambitions personnelles. Le capitaine maiga pourra en dir beaucoup

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  • Le 23 février 2015 à 18:21
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Pour ma part je dirai que les citoyens et surtout les OSC devraient tout simplement veiller à obtenir les réformes nécessaires sans trop perdre le temps de chercher si la Transition est en panne ou pas. En fait il s’agit tout simplement de ne pas perdre de vue les enjeux de cette étape du changement que nous voulons. Sans se poser de question à savoir pour qui roule X ou Y, il faut exiger et se mobiliser pour obtenir certaines choses :

    1- Une loi claire et précise sur le statut pénal des personnalités politiques élus ou nommées à la tête des Institutions ( Président du Faso, Présidents de l’Assemblée Nationale, Députés, Conseillers municipaux). Une loi faite de manière à ce que les coupables de crimes économiques ou de sang ne puissent pas être protégés outre-mesure par le mandat en cours. Une loi qui doit donc faciliter la levée de l’immunité parlementaire en ne le laissant pas sous le seul jugement (vote) de l’Assemblée Nationale. Une loi qui comportera des disposition pour déterminer clairement les cas de Haute-trahison et une procédure de destitution du Président du Faso. Exiger ces lois au CNT.
    2- Réformer le fonctionnement de la Cour des Comptes de l’État, et l’Autorité de contrôle de l’État, de manière à ce que ces deux Institutions aient à leur disposition un procureur indépendant qui pourrait engager des poursuite en justice sans attendre que l’exécutif (Président du Faso ou le gouvernement) veuille le faire. Exiger une loi sur cette réforme au CNT.
    3- Obtenir la délocalisation du RSP loin de la Présidence du Faso et de préférence loin de Ouagadougou, et cela avant les élection, afin de préserver la liberté du président élu et lui éviter la tentation (et même la possibilité) d’utiliser abusivement le RSP pour sa propre sécurité contre celle de la démocratie. Pour cela, il faut que les OSC soient seulement réalistes et non idéalistes : puisque Zida et autres tentent d’instrumentaliser les OSC, il faut que les OSC aussi les instrumentalise en ne s’opposant pas systématiquement mais en exploitant la division ou l’opposition entre Zida-Kafando/RSP-Gilbert Diendiéré/Etat-major général de l’armée, pour aboutir à la neutralisation du plan de retour au pouvoir de l’ancien régime. Il me semble que c’est bien ce que le Pr Ibriga a en tête quand il ne veut pas qu’on s’oppose à Zida, c’est pour le mettre (instrumentaliser) définitivement dans le camp des insurgés en le défendant contre le RSP. Il faut manifester pour protéger qui fait notre affaire du moment et inquiéter qui tente de s’opposer à l’intérêt commun. Il ne sert à rien de chercher à savoir s’ils veulent la même chose que le peuple : il faut leur imposer la volonté populaire sans autre forme de procès !
    4- Obtenir l’ouverture des procès contre les crimes de l’ancien régime en poussant la commission de Réconciliation à faire commencer les enquêtes et à lancer les mandats d’arrêt contre les coupables. C’est la seule manière de paralyser les criminels impénitents qui ne rêvent que de retour et de revanche ; et c’est une condition sine qua non pour la paix sociale.

    Dans la lutte politique, il faut à certains moments savoir être opportuniste, même et surtout quand il s’agit de défendre l’intérêt commun. Il ne faut pas perdre le temps en bataille de positionnement pendant la Transition qui n’a qu’un très courte durée, il faut juste que le peuple reste debout pour imposer sa volonté à ceux à qui il a confié un pouvoir de surcroit transitoire.

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  • Le 23 février 2015 à 18:37, par sawadogo michel
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    « Que celui n’a jamais péché lui jette la première pierre » dixit Jésus dans la Bible. Oui, l’équipe de la transition se donne réellement à la tache pour réussir sa mission. Attendons d’elle qu’elle face ce pour quoi elle est mise là. Cela passe par la confiance que nous devons leur accorder ; et la confiance qu’elle doit mériter de nous. Il ne faut pas que quiconque appartenant à l’équipe cède à la tentation. Vous parlez de tentation, comme c’est tentant de gérer des milliard !!!!!!! Heureusement le grand frère KAFANDO a rassuré que « rien ne sera comme avant »

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  • Le 24 février 2015 à 16:05, par Ismael
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    Puisse Dieu vous guider toujours sur le droit chemin dans cette lutte pour le bien-être et le bon vivre-ensemble dans notre cher Faso. IDÉALEMENT, vôtre...

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  • Le 24 février 2015 à 22:23, par diarrassouba alpha
    En réponse à : Transition au Faso : Que faut-il attendre de la commission de réconciliation nationale et des OSC ?

    bon vent à IDEAL qui vient renforcer les OSC

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