Délinquance à Ouagadougou : La bande d’Amadé Zongo a été démantelée

vendredi 13 février 2015 à 11h12min

Ils sont neuf délinquants et trois de leurs receleurs à avoir été appréhendés par les hommes du Commissaire principal de Police Joseph Toni, du commissariat de police de l’arrondissement de Nongr Massom. Tous ont été présentés aux hommes de médias ce jeudi 12 février, leur butin avec.

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Délinquance à Ouagadougou : La bande d’Amadé Zongo a été démantelée

De cette bande qui sévissait dans la ville de Ouagadougou en général et dans le quartier Tanghin en particulier, le plus âgé n’a pas plus de 30 ans.
Ilboudo Ismael, 24 ans, employé de commerce domicilié au secteur 7 de Ouagadougou ; Nikièma Valentin, 18 ans, sans emploi, domicilié au secteur 7 ; Zongo Amedé, 28 ans, chef de gang, évadé de prison trois mois seulement après alors qu’il purgeait une peine de huit ans. Son compagnon d’évasion : Moussa Diakité dit Bala le Pétrolier. C’était le 18 octobre 2014 ; Kouanda Oumarou, 19 ans, sans profession, domicilié au secteur 7, pris en flagrant délit de vol de moto 48 heures après avoir été libéré de prison ; Traoré Abraham, 21 ans, maçon domicilié au secteur 25 ; Savalé Wahabou, 25 ans, employé de commerce domicilié au secteur 13 ; Bassolet Gael Dit Aziz, 27 ans, bijoutier domicilié au secteur 27, père d’un enfant ; Diallo Boubacar dit le Boss, 25 ans, employé de commerce domicilié au secteur 17 ; Dicko Aboubacar, 18 ans, employé de commerce domicilié au secteur 17.
C’est la composition de la « Bande à Amedé ». Un dixième, Traoré Wilfried dit Wili est en cavale. Willi dont on dit qu’il « n’a jamais fait un an en prison. Il s’est toujours évadé. Il a toujours fait l’objet de recherche ». Avec leurs receleurs, ils ont commis des actes répréhensibles.

« Il est descendu de sa moto le PA en main »

Un citoyen agressé à la cité 1200 logements, son portable et sa moto Nano emportés ; un autre agressé vers le marché de la cité AN II, sa moto, ses deux portables et la somme de 6 000 emportés ; vol d’une moto Vegas ZR dans une cour à Tampouy ; braquage de la station d’essence TOTAL de Dassago,… les actes de délinquance reconnus par cette bande seraient nombreux, et ils auraient la particularité d’être violents. Le scénario de l’arrestation du chef de bande monté en complicité avec un des receleurs en est l’illustration. Le receleur aurait prévenu la Police qu’à son arrivée, il tirerait s’il se rendait compte que la police était là. « Quand il est arrivé, il est descendu de la moto PA (pistolet automatique, ndlr) en main... Mais il se trouve que l’arme était en sureté » avoue le commissaire Toni. Les agents ayant senti le danger, ils lui auraient logé une balle dans la cuisse gauche pour pouvoir le maîtriser.

De nombreux biens retrouvés

Huit motocyclettes, deux bouteilles de gaz et un sachet contenant du chanvre indien sur une petite table, c’est la disposition au milieu de la cour. Une véritable attraction avec pour curiosité cette moto qui a tout le design d’une Taurus LS Yamaha mais qui a été repeinte pour « s’appeler » désormais « Z 235 ». Sur la table du présidium, deux machettes tachées de sang, deux pistolets automatiques, leurs chargeurs et des amulettes. Au fond de la cour, une Mercedes C220 arrachée à sa propriétaire le 2 février dernier ; c’est le butin que les hommes du commissaire Toni ont récupéré des mains des bandits. A l’issue du point de presse, trois motos ont été remises à leurs propriétaires, en attendant de le faire pour les autres.
Tous les douze, « ils seront déférés après le point de presse », précise le commissaire Toni. Puisque c’est un vol aggravé, donc un délit, ils encourent chacun au moins cinq ans d’emprisonnement. Mais cette autre décision revient à la Justice.

Samuel Somda
Lefaso.net

A en croire le commissaire Toni, le Père d’Amedé Zongo s’en serait pris à lui à peu près en ces termes :
« Pourquoi vous avez tiré sur son pied ? Il fallait tirer sur sa tête. Nous sommes venus vous dire que si vous le soignez, vous avez de l’argent, ne comptez pas sur nous pour le soigner. Parce que moi- même son père, il avait voulu me tuer. Quand nous avons appris que vous l’avez arrêté et que vous l’avez blessé au pied, nous sommes venus vous dire que nous ne sommes pas contents, il fallait le tuer. Parce que ça fait près de 15 ans qu’on ne cherche pas à le voir. Quand on a appris qu’il s’est évadé, nous on savait que c’était un danger pour nous. »

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