Journée ouagalaise du développement : Dialogue inclusif pour un développement participatif

mercredi 11 février 2015 à 21h39min

Plateforme d’échanges sur le développement, la journée ouagalaise du développement, organisée par la délégation de l’Union européenne au Burkina a eu lieu le 5 février dernier à l’institut français. La délégation, le gouvernement et les acteurs de la société civile ont marqué cette journée en échangeant autour du thème « les grandes orientations du 11e FED au Burkina Faso, période 2014-2020 et les évolutions institutionnelles de l’UE en général ». Un appui budgétaire exceptionnel à la transition et aux élections a été annoncé.

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Journée ouagalaise du développement : Dialogue inclusif pour un développement participatif

Organisée depuis 2008, « la journée ouagalaise du développement permet à la délation de l’union européenne de partager des informations sur le processus de coopération entre l’Europe et le Burkina, et surtout de recueillir des suggestions pour un meilleur impact des actions de développement. Il s’agit « d’échanges entre diverses compétences, diverses sensibilités, un moment privilégié de partage autour des questions cruciales du développement, avec les acteurs du gouvernement, de la société civile, de la presse et des citoyens » a précisé le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina.

Le diplomate européen, Alain Holleville est revenu sur les temps forts de l’Union européenne au cours de l’année 2014, aussi bien au plan institutionnel, que bilatéral. Il a ainsi fait mention de la signature le 17 septembre 2014 entre l’UE et le Burkina Faso, du programme indicatif national pour la période 2014-2020. Ceci, dans le cadre du 11 Fonds européen de développement(FED).

Le 11e FED qui entrera en œuvre en mars prochain intègre trois secteurs de concentration. L’appui à la gouvernance (avec un montant indicatif de 213 milliards de f CFA), l’appui au secteur de la santé (pour 23 milliards de montant indicatif global), et l’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’agriculture durable et à l’eau (125 milliards de f CFA). Mais pour le moment, c’est le 10e FED qui est toujours en vigueur. C’est à partir des trois secteurs de concentration que les montants, des mécanismes de mise en œuvre seront décidés. D’où l’importance de cette journée de dialogue participatif pour recadrer les priorités, s’il y a lieu.

L’identification des trois secteurs d’insertion a fait l’objet de consensus avec le gouvernement, à en croire le directeur général de la coopération Lassané Kaboré. Tout en se félicitant ces soutiens de l’UE, le directeur général de la coopération a indiqué qu’ils permettaient au Burkina « de faire face à ses innombrables défis de développement dont les plus urgents sont relatifs à la démographie, à l’environnement, à l’emploi, à la croissance inclusive, à la gouvernance et à la sécurité ».

C’est le ministère de l’Economie et des finances qui assurera la gestion du FED, conjointement avec l’Union européenne. « La délégation de l’Union européenne et le gouvernement Burkinabè, en liaison avec les acteurs non étatiques, s’attèlent à renforcer les secteurs des infrastructures, du développement rural et de la sécurité alimentaire, de la bonne gouvernance et des secteurs sociaux de base que sont l’éducation et la santé. Un travail intense est également mené avec la société civile », a dit le diplomate Alain Holleville qui a par ailleurs précisé que l’aide de l’UE au Burkina s’élève en moyenne à 80 milliards par an.

Déjà l’union européenne se félicite de la « constante évolution » du Burkina. En cette période de transition « pleine de défis » Alain Holleville a annoncé une aide pour l’appui aux élections, ainsi qu’un budget exceptionnel à la transition. « Compte tenu des circonstances exceptionnelles, du souhait que nous avons que la transition aboutisse et réussisse, confrontée qu’elle est à de nombreuses sollicitations, nous avons décidé de prendre des initiatives…. Un montant substantiel, une dizaine de millions d’euros sur l’année 2015 et sur 2016 sera accordé au Burkina » a-t-il conclu.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 12 février 2015 à 12:31
    En réponse à : Journée ouagalaise du développement : Dialogue inclusif pour un développement participatif

    Les partenaires font un grand effort pour instaurer les conditions d’une gouvernance réelle. Seulement les résultats tardent à se dessiner. L’insurrection populaire du 30 et 31 octobre est la résultante d’une mal gouvernance, un système d’exclusion sociale et de prise en otage de l’économie et des moyens de développement par une poignée de personnes, peu soucieuses de la vie voire de la souffrance qu’elles -mêmes ont infligé aux populations burkinabè.

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