Education : Des acteurs restituent les résultats du Projet d’appui aux comités de gestion des écoles

mercredi 11 février 2015 à 00h08min

Réunis à Ouagadougou ce mardi 10 février 2015, des acteurs du secteur de l’éducation prennent part à un séminaire d’information et de réflexion sur les résultats de trois études sur l’amélioration de la qualité de l’éducation via la gestion participative de l’école. Placée sous les auspices du DG de l’Institut de la Réforme de l’Education et de la Formation, Ibrahim Sanon, représentant du SG du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), la cérémonie d’ouverture a connu la présence de M. Morishita Hiromichi, représentant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

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Education : Des acteurs restituent les résultats du Projet d’appui aux comités de gestion des écoles

Présenter et discuter des résultats de trois études sur la gestion participative des écoles dans la perspective d’une plus grande performance de l’école à tous les niveaux, tel est l’objectif de ce séminaire qui rassemble plus d’une trentaine de participants à Ouagadougou. L’éducation est l’affaire de tous et les communautés y ont un rôle primordial à jouer. C’est ce qu’on retient globalement de l’ensemble des trois études menées par la JICA en collaboration avec le MENA. Et au cours des travaux de ce jour, les acteurs devront se familiariser avec les principales conclusions des études menées et leurs implications en termes de contribution à l’amélioration de la politique éducative au Burkina Faso

L’éducation est l’un des secteurs clés du développement d’un pays. C’est pour cette raison que le gouvernement du Japon à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), s’est engagé aux côtés de l’Etat burkinabè à accompagner le projet d’appui aux comités de gestion des écoles (PACOGES) initié en 2008. Après la première phase du projet qui s’est étalé de novembre 2009 en mars 2014, l’Etat nippon, encouragé par les acquis, a décidé de soutenir la deuxième phase du PACOGES, démarrée en mai 2014 pour une durée de trois ans en déboursant environ 1,7 milliards de F CFA.

Le COGES, pour l’inclusion

La gestion démocratique du système éducatif basée sur la décentralisation, la déconcentration et la participation communautaire est l’un des cinq principes de base de la mise en œuvre du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) au Burkina Faso. C’est ainsi que le PACOGES a été initié pour promouvoir la participation des communautés à la gestion de l’école via les comités de gestion d’école (COGES). Ce qui permettra d’améliorer la qualité de l’éducation au niveau décentralisé. Et les trois études menées sont : celle d’impact de la phase pilote et de la première année du PACOGES ; l’évaluation de la qualité des politiques et de leur mise en œuvre avec le programme SABER de la Banque Mondiale sur la responsabilité et l’autonomie des écoles ; et l’étude de référence pour le PACOGES 2. Ces trois études sont basées sur la collecte extensive de données et de documents via des entretiens et des enquêtes auprès notamment des différents acteurs du système éducatif. Après le traitement et l’analyse des données, les équipes techniques et de recherche ont produit un certain nombre de résultats.

Quelques résultats obtenus grâce au COGES

Selon Gountiéni Lankouandé, Secrétaire exécutif du Groupe de recherche et d’analyse appliquée pour le développement (GRAAD), les écoles disposant d’un COGES très dynamique (EBP) enregistrent de bons résultats scolaires par rapport à celles qui ne sont pas très dynamiques. Ainsi dans les écoles dites « de bonnes performance » (EBP) le taux de réussite au CEP est de 98%, les élèves prennent 2h de temps pour apprendre leurs leçons et les parents réalisent parfois même des tableaux communautaires dans les villages. En revanche dans les écoles dite de « moins bonnes performances, les résultats sont moins encourageants avec 55% de réussite au certificat et seulement une heure d’utilisation des manuels scolaires à la maison.

Tout en exhortant les participants à s’approprier les résultats, Morishita Hiromichi a souhaité que les échanges soient fructueux et qu’ils aboutissent à des conclusions fortes et des recommandations pertinentes au profit d’une éducation améliorée.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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