Boureima Sawadogo et la classe de CM2 : Dix années passées à faire 100% au CEP et à l’entrée en 6e

lundi 9 février 2015 à 22h01min

De 2005 à 2014, il a tenu la classe de CM2, faisant à chaque examen 100% au certificat d’étude primaire (CEP) et à l’entrée en 6e. Lui, c’est Boureima Sawadogo, instituteur certifié et directeur de l’école primaire de Djaounga dans la province du Yagha. Le sacerdoce lui a valu, le 5 octobre 2013 à sa 40e année, une distinction bien méritée après les visites de son ministre de tutelle d’alors, Koumba Boly et du secrétaire général du ministère. Sa conscience professionnelle, la vocation et le don de soi, l’humilité et l’humanité…ont beaucoup contribué à ces résultats qu’il prend pourtant comme le fruit d’un travail d’équipe. A cette rentrée 2014-2015, il s’est mis en retrait. Autrement dit il ne tient plus le CM2 parce que désireux de rejoindre sa famille à Kaya. Ce départ, il l’évoque avec joie et peine, dubitatif qu’il est, entre retrouver les siens et quitter Djaounga où parents d’élèves et élèves qui l’ont « adopté » le réclament encore.

Boureima Sawadogo et la classe de CM2 : Dix années passées à faire 100% au CEP et à l’entrée en 6e

Il avait une voix imposante, un peu d’humour et très franc au téléphone lorsque je l’appelais. Ce timbre vocal me permit plus tard de reconnaître dans le flot de personnes, cette étoile de l’enseignement primaire qui fait la fierté de ses collègues, du Yagha et de toute la région du Sahel. Alors que je peinais à arriver dans le village où il se trouvait, par manque d’occasion, il envoya un de ses collègues me chercher. Une fois arrivé après 25 km de route sur une piste sinueuse et un peu accidentée, je marque une halte chez un des enseignants. Aucun de ceux qui s’y trouvaient n’avait cette voix qui m’est devenue familière depuis la capitale. Entre les deux bâtiments de l’école, des parents balayaient, rassemblaient et mettaient le feu aux ordures. Même s’il ressort que cela se fait périodiquement, je trouvai que ce nettoyage était improvisé.

Boureima Sawadogo que je suis allé rencontrer était en fait le 3e directeur de l’école de Djaounga. Il est arrivé en octobre 2003 et a tenu d’abord le CM1 au cours de l’année scolaire 2003-2004. Il était dans son bureau et ne tarda pas à venir m’accueillir. Sa voix, je la reconnais tout de suite. Toujours souriant, il s’était endimanché ce jour, portant un complet-Bazin de couleur bleu-claire. Une paire de souliers qui bouffait la poussière à chaque déplacement. D’un teint noir africain et d’une forte corpulence tel un lutteur samo, il n’aurait pas échappé aux esclavagistes si la pratique n’avait pas été abolie. Comme beaucoup de ses collègues éloignés des grands centres, il avait une barbe débordante et peu soignée. Prolixe et à l’aise durant le temps de l’entretien, il souriait, riait et souvent même à gorge déployée quand il le fallait. Mieux que ça, il était gai et donnait l’air de quelqu’un d’épanouie, sans complexe ni rancune qui accepte sa condition de « petit enseignement de brousse », selon ses termes. Les autres qualités de M. Sawadogo sont : l’humilité et l’humanité, la rigueur et la probité, le don de soi…Aussi jovial et épanouie, il dit garder toujours la foi en Allah, qu’il invoque tous les matins pour demander son appui afin de pouvoir réussir dans sa vie. Ce natif de Dem, village de la province du Sanmatenga, qui rêve de promotion est jusqu’à ce jour instituteur certifié. Il affirme manquer de temps pour se préparer pour les concours professionnels à force de se donner pour les élèves. Boureima Sawadogo qui a l’air simple sinon simpliste se dit bien intégré et reste attaché à cette « localité enclavée » qu’il a de la peine à quitter.

« J’ai pris goût à l’enseignement de par mon amour pour les mathématiques »

C’est au cours de l’année scolaire 1980-1981 que Boureima Sawadogo commence le cycle primaire dans son village avant de rejoindre le lycée provincial de Kaya pour ses études secondaires. Très admiratif de son professeur de mathématiques du lycée et des démonstrations qu’il faisait, il prit goût à l’enseignement. « Je me disais au fond de moi-même pourquoi ne pas être comme lui un jour », a-t-il confié avec satisfaction avant de se plonger, un bon moment dans ses souvenirs. Malgré sa préférence pour les mathématiques, le jeune scolaire d’alors embrasse la série littéraire et se limite à la classe de 1ère A, faute de moyens. « Mon père n’était plus là pour payer les frais de scolarité et c’était un peu dur. J’ai dû chômer une année et c’est de cette classe que j’ai pu réussir au concours d’entrée à l’Ecole nationale des enseignants du primaire (l’ENEP) en 2000 », raconte-t-il. C’est ainsi que le rêve de celui qui voulait faire comme son enseignant à trouver le chemin de l’enseignement.
Mais cette même année a vu l’admission de Boureima Sawadogo à l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) comme agent itinérant de santé (AIS). Il poursuivit les cours à l’ENEP de Ouahigouya de 2000 à 2002 avec ses camarades de la 3e promotion. Et depuis sa sortie, M. Sawadogo a été mis à la disposition de la région du sahel puis affecté dans la province du Yagha. Vivant seul à Djaounga, il est toutefois légalement marié et père de trois enfants dont deux filles et un garçon, l’aîné, qui fait la 3e en cette année 2014-2015.

« Les congés et les vacances, ce n’est pas mon problème… »

Aller à l’école à 6h est un impératif pour Boureima Sawadogo qui tenait le CM2. Mais au moment du froid tout change. Il lui faut trouver d’autres astuces, des stratégies pour combler le moindre retard. Cela dit, « aux débuts, mon rythme de travail n’a jamais été facile pour les élèves car il n’y a pas de repos lorsque nous commençons. Mais plus tard ils finissent par s’y habituer », reconnait-il. Dans une zone d’élevage comme le sahel ce sont les élèves qui gardent les bœufs, malgré tout, M. Sawadogo arrive à lever les obstacles en sensibilisant les parents. Sa première promotion (2004-2005) était forte de 25 élèves et celle de l’année passée (2013-2014) en comptait 27. « Depuis que je suis arrivé la classe de CM2 avait toujours un effectif qui variait entre 25 et 30 élèves », indique-t-il. Très peu, diront certains, mais assez bon pour une région qui a besoin de campagne de mobilisation sociale pour augmenter les taux de scolarisation. Au Sahel, précise-il, pour avoir les enfants au début de l’année c’est difficile et au cours de l’année il y a également des absences répétées. « Je demande l’accompagnement des parents par le biais de l’Association des parents d’élèves ou celle des mères éducatrices ».

Contrairement à certains de ses pairs, chaque fois pressés de partir avant les congés ou vacances, M. Sawadogo dit vouer ce temps pour rattraper certains retards aussi. Et en plus de cela, une autre raison le contraint à y rester : l’élevage et l’agriculture. Cependant, lorsqu’il lui arrive de voyager pendant certaines vacances, il rejoint son poste en septembre pour ne retourner qu’en juillet. Mais la plus part du temps quand il revient des vacances, il est bien préparé en conséquence avec une certaine somme d’argent quelquefois alimentée par la vente de certains de ses animaux. « Les congés et les fêtes ce n’est pas mon problème. Je préfère consacrer ce temps-là pour travailler avec les enfants », dit-il avec beaucoup de fierté avant d’ajouter que chaque enseignant a sa méthode de travail. L’école que M. Sawadogo dirige dispose d’une cantine scolaire pour laquelle les enfants contribuent à hauteur de 100 F CFA par mois pour la prise en charge des cantinières. Mieux, l’appui et l’adhésion des parents a permis de constituer une caisse de santé pour les maladies moins graves. Cette dernière mesure vise à répondre au fait que « souvent un enfant peut tomber malade sans que le père ne pense à l’envoyer au CSPS, par manque de moyens ou simplement par négligence ».

De bons résultats encouragés et récompensés au plus haut sommet

L’école de Djaounga sous Boureima Sawadogo, était parmi les 4 écoles d’or du Sahel et ses élèves ont toujours participé aux concours d’excellence au niveau provincial et souvent régional. Pendant 10 années consécutives, (2005-2014), l’école n’a pas enregistré d’échec au CEP ni à l’entrée en 6e, ce qui est une fierté pour son directeur qui reconnait humblement qu’il n’est pas le seul artisan de cette performance. « C’est vrai que je tiens la classe de CM2 mais c’est un travail d’équipe. Si ça commence mal, ça va finir mal », argumente-t-il.

Les bons résultats engrangés par Boureima Sawadogo ont dépassé les frontières du Yagha et du Sahel. C’est pourquoi, dit-il, « j’ai d’abord reçu la visite du secrétaire général du MENA à Sebba ». Une visite, qui a beaucoup touché « le petit enseignant de brousse », (il l’a dit), qui ne s’en revenait pas, lui qui est si loin de la ville. Quelques temps après c’est la visite de son ex-ministre de tutelle Koumba Boly qui lui fut annoncée par le DRENA Dori. Et entre des éclats de rires, M. Sawadogo a révélé ce qu’il a dit répondu à son interlocuteur : « j’ai peur », avant de poursuivre ses éclats de rires. Il a ajouté n’avoir pas cru jusqu’au jour ‘’J’’, où l’annonce a été confirmée. « Du matin jusqu’à son arrivée je n’ai rien mangé ni bu » avoue-t-il avant de rire longuement, soupirer et signifier dans un calme olympien que c’était les meilleurs instants de sa vie. Comme libéré après une confidence, il égrène ensuite les appels de ses parents et amis de même que les changements que cela a apportés à l’école et au village.

Sur le sujet de la décoration, Boureima nous raconte les évènements avec un sérieux et précision comme si c’était hier. De la confidence de la ministre à sa convocation à Ouagadougou, il affirme avoir pensé qu’il a été oublié (rires). Mais dès lors qu’il a été convoqué à Ouagadougou pour les formalités, il s’est ravisé et a informé sa famille et ses amis pour le grand jour qu’il raconte avec autant de joies : « c’était le 5 octobre 2013 devant le ministère. J’étais le plus jeune. Et lorsque je fus appelé, mes pieds étaient lourds et j’avais l’impression que tout le monde me regardait (rires). Je ne peux pas oublier cette date-là ! ». A son retour, c’était comme s’il ne fallait plus dormir car, obtenir des résultats médiocres viendrait mettre à mal sa renommée et cette attention particulière dont il a été l’objet toutes ces années. Il a carburé, a-t-il dit et aux examens suivant (2014), il a été une fois de plus consacré meilleur enseignant du Yagha sur un total de 564.

Quant aux élèves qu’il a formés, Boureima Sawadogo confirme qu’il les suit. Un serait militaire à ce jour, certains à l’Université et les autres encore au lycée. « Je suis convaincu qu’avec le niveau qu’ils ont, beaucoup d’entre eux vont s’en sortir », soutient-il.

Intégré, Boureima Sawadogo l’est !

Le village de Djaounga où sert Boureima Sawadogo est à 60 km de Sebba, chef-lieu de la province, à 50 km du chef-lieu de la circonscription de l’éducation de base, à 25 km de Sampelga commune rurale du Séno et près de 70 km de Dori. La première difficulté majeure est alors l’enclavement : il n’y a que des pistes pour motos et vélos, un réseau téléphonique qui est quasi-inexistant pour une zone d’insécurité (le dernier braquage date de deux jours avant notre arrivée le 3 décembre). Mais M. le directeur comme on l’appelle, ne s’est pas ennuyé, mieux, il préfère rester les congés et vacances pour rattraper le retard et poursuivre ses activités agricoles et pastorales. « Pendant les vacances je fais un petit champ et je pratique un peu l’élevage aussi. Dans l’agriculture, il arrive souvent que je gagne 20 à 30 sacs d’arachides ce qui est également un plus », pense-t-il.

Avec ses collègues il y a la collégialité et il dit : « socialement il n’y a pas de couac, mais au niveau du travail je tiens souvent un ton ferme et courtois pour les ramener à la raison ». C’est une façon pour lui de les incite à mieux faire pour lui permettre en tant que maître du CM2, de pouvoir obtenir de bons résultats. Ils se réunissent par moment pour le sport et autour des distractions comme les films qui remplacent la télévision.

Dans le village, M. Sawadogo a deux entrées que sont les associations de parents d’élèves et de mères éducatrices qui lui permettent de s’intégrer. Tout comme les autres collègues, il est adulé et ne passe pas inaperçu. En plus il parle le Goulmacema, langue majoritaire ainsi que le fulfuldé. Il arrive à les mobiliser pour le nettoyage et bien d’autres choses et nous l’avons vu à notre arrivée fraterniser avec ceux-ci, répondant à chacun dans sa langue. C’est pourquoi encore entre le désir de se voir à côté de sa famille et son départ annoncé qui ne plait pas aux parents, il hésite. Il semble être lié à ce village et ses habitants surtout ses élèves qui, du CP1 au CM2 lui vouent un culte, le réclamant à cor et à cri.

L’enseignement d’aujourd’hui, a connu un progrès significatif selon notre héro, et pour preuve : « quand nous arrivions dans le Yagha, il n’y avait pas plus de 40 écoles. Aujourd’hui il y en a plus de cent. L’accessibilité est une réalité et chaque élève peut trouver une école à sa porte », déclare-t-il. Tout en reconnaissant qu’il y a des canards boiteux dans l’enseignement comme dans tout corps de métier, il pense que beaucoup d’enseignants se battent. Il invite les gens à pas regarder seulement les brebis galeuses mais aussi ceux qui font des efforts.

Boureima Sawadogo est vague sur ses projets à court, long et moyen termes. Toutefois, il entend se faire de la promotion et poursuivre l’élevage et l’agriculture qu’il a entrepris et dans lesquels il compte se donner à fond.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Messages

  • mr sawadogo, vous êtes une fierté pour le monde de l’enseignement. que dieu vous protège éternellement

  • Qu e Dieu benisse M. Sawadogo.
    Le ministere de l’Enseignement de Base doit faire de lui une personne resource don’t la method et les techniques peuvent servir d’autres enseignants qui veulent avoir des resultats semblables. La jeunesse Burkinabe y gagnerait enormement. Sous d’autres cieux M. Sawadogo conduirait des ateliers pendant les vacances auquels participaeraient quelques enseignants qui partageraient ce qu’ils ont appris dans leur ecoles et regions.

    Ce monsieur fait la fierte du corps enseignant et de tout le Burkina Faso.

  • Félicitation à vous Monsieur Savadogo. Malheureusement au Burkina FASO les miserables sociaux sont ceux qui travaillent le plus dans la fonction publique et c’est DOMMAGE. Bravo à vous

  • félicitation mon cher ami ,je suis vraiment ravie de lire ton sacerdose,sois beni homme integre,homme travailleur ,tu es different de ces enseignats qui abandonnent leur logement construit en materiaux definitifs dans les villages et parcourent tres souvent des grandes distances pour rejoindre les chefs lieux de provinces,

  • Merci et du courage à Mr Boureima et surtout coucou sincère à lefaso.net pour avoir songé faire ce reportage poignant pour ce digne fils du pays. J’ai rien pour lui, mais que mes bénédictions l’accompagne et qu’il goute au bonheur au cours de sa carrière.

  • Big respect à ce burkinbiga

  • il fait du bon travail, mais quand nous connaissons l’ecole burkinabe. soit le monsieur trice ou il a le petrol

  • Félicitation Monsieur,
    La réussite c’est aussi investir dans l’homme comme vous l’avez faite. Dieu vous le rendra. Tes enfants hériteront.
    Ce n’est pas comme ces vautours de directeurs qui cherchent à manger de par leur position de directeur ou a commander pour commander. Voici un directeur par le modèle.
    Chacun doit réussir ainsi dans son domaine que ce soit l’enseignement au autre et à quel niveau que ce soit.
    Le vrai Burkinabé est travailleur. Les versions mutées créés par Blaise Compaoré ont beaucoup poussé comme les mauvaises herbes partout sur le sol des hommes intègres. Elles disparaîtront d’elles-mêmes ou elles rejoindront celui qui les a créé en Cote d’Ivoire. Burkinabé : homme fierté et vaillant, rentre dans tes qualités.

  • Je reste sans voix devant le talent et les qualités de ce digne fils du Burkina. Félicitations à vous et beaucoup de courage pour la suite. Dieu vous élèvera pour le sacrifice et l’engagement que vous avez fait pour les enfants et partant de là pour l’avenir du Burkina Faso. God bless you

  • Toutes mes félicitations et mes encouragements.
    Bon vent et pleins succès.
    Quand on fait ce qu’on aime, on ne sent plus le travail mais l’amour de ce qu’on fait.

  • Merci et encore merci pour ce que vous faites comme travail. la nation vous revaudra !

  • Le vrai Burkinabè, l’intègre, l’homme de valeur.....c’est bien le gendre de Mr Boureima Sawadogo. Dieu vous bénisse et bénisse vos enfants.
    Loin de ces politiciens, militaires, politiciens déguisés en OSC, politiciens déguisés en syndicalistes..........Mr Boureima Sawadogo fait ma fierté.
    Malheureusement les hommes comme Mr Boureima Sawadogo sont de plus en plus rare dans mon pays.

  • Qui peut nous communiquer l’adresse de Boureima sur le fasonet. Je voudrais l’aider et l’encourager. Ce sont ceux-là les vrais héros de l’insurrection populaire quotidienne contre l’obscurantisme et la misère. Burkinlim

  • bravo ! monsieur vous êtes un digne fils du Burkina Faso

  • Félicitations a ce mr qui s’estsacrifié pour ce pays. Merci aussi aux autorités pour cette reconnaissance non partisane, telle que les médailles amies, politiques qlq fois décerné au grand voleur de la nation.

  • Ouf, beau reportage. M. Sawadogo, je vous dis merci pour tout ce que vous avez fait et ferez pour l’éducation des enfants. Vous aimez ce que vous faites, Dieu vous assistera toujours et vous.’aurez jamais, jamais honte.
    Quand je vois des inspections bondées "d’enseignant" qui ne veulent pas aller en brousse, je me demande... bref, bon courage et encore merci.

  • Félicitation à ce brillant Maitre. J’encourage la presse à faire ces genres de reportages qui révèlent des gens silencieux mais dont la contribution au développement ne souffre d’aucun débat. La forte implication de la presse dans ces genres de reportages va encourager tous les travailleurs à fournir d’efforts.

  • Félicitations et encore félicitations à cet homme intègre au sens sankariste du terme. Que Dieu le protège et l’éclaire pour le reste de sa vie et qu’il continue de produire ces résultats extraordinaires. Je passerai un jour à Kaya, on fera connaissance autour d’un verre et de brochettes couracouratées. Je ne tarirai pas de félicitations à votre endroit mon cher Sawadogo. Respect total

  • Toutes mes félicitations à M. Sawadogo, un vrai patriote et travailleur consciencieux. IL doit être décoré par les plus hautes autorités du Faso, pour que son exemple serve de référence à tous les enseignants et autres fonctionaires du Faso. Que Dieu le bénisse pour ce qu’il a réalisé. Nous demandons aussi à Faso.net de bien vouloir communmiquer son conatct pour les gens qui souhaiteraient le conctecter personnellement.

  • je vous remercie pour ta contribution pour développement de l’éducation. Devant Dieu tu es plus important celui qui a fait 27 ans au pouvoir sans penser à son peuple.

  • Toutes mes félicitations à Monsieur Sawadogo. J’invite chacun de nous à suivre son exemple si nous voulons construire un Burkina prospère. C’est ça être intègre et je suis fier de constater que ce mot à toujours son sens dans ce Burkina qui se cherche.

    Bravo Boureima, puisse Allah, le Tout Puissant t’accorder sa miséricorde et te permettre de poursuivre ta noble mission ici bas. Amina

  • Bonjour Mr KAMBIRE,
    Tres bel article.
    Je voudrais solliciter le contact de Mr SAWADOGO.
    MERCI

  • tu merites (1 000 000f)mois oubien ? du courrage on a besoin de 2000 boureima comme toi bravo.

  • Chapeau bas ! Un homme qui mérite la reconnaissance de l’Etat, mais hélas.

  • En voila un qui merite grandement les palmes academiques, plutot que ces soi disants intellectuels qui s’engraissnt au nom du peuple sans jamais rien produire sinon la destruction. Faisons une petition si besoin est, afin que M Sawadogo soit decoré de la palme academique.
    SOME

  • Toutes mes félicitations à Monsieur SAWADOGO. Vous faites la fierté des enseignants. Du courage et surtout bon vent. Tu as mérité ta décoration.

  • Merci le fasonet, j’ai einfin trouvé un yadega qui sert à quelque chose...lol...Toutes mes felicitations à ce monsieur, et vivement que plusieurs Burkinabes suivent son exemple, quelque soit le poste qu’ils occupent.

  • Félicitation à ce brave enseignant.
    On espère que les autres emboîteront son pas.

  • bon vent monsieur Boureima SAWADOGO !!!

  • BRAVO, BRAVO M. SAWADOGO et à toute l’école ! Voilà un exemple que tous les enseignants devraient suivre ! Mais il faut dire que c’est une question de vocation et de conscience professionnelle ! Aujourd’hui beaucoup exercent, que ce soit des instituteurs ou des agents de la santé, sans vocation aucune !!!! C’est aussi une des raisons de la baisse du niveau d’instruction ! Vraiment dommage ! Que Dieu bénisse le modèle que vous êtes M. SAWADOGO !!!

  • Merci et beaucoup de courage pour la suite !

  • Félicitations et bravo à notre brave enseignant . Qu’ Allah l’accompagne dans ses tâches ; par ailleurs je lui déconseille de rejoindre les siens car, nul n’est prophète chez soi ; Il peut se délocaliser dans la zone ( où il y a tellement d’écoles) qui ont besoin de lui , où aller dans une autre province.
    Chapeau bas à l’ex- Ministre Koumba BOLLY du fait que c’est sous sa tutelle que ces mérites ont été mis en exergue et sont reconnus et valorisés. Il y eu d’autres braves Instituteurs aussi méritants sinon plus, qui sont restés dans l’anonymat.
    Pour les récompenses, je souhaite qu’ en plus des médailles et des éloges , qu’il y ait aussi du "concret". Sous d’autres cieux ( en Douane comme aux impôts par exemple ), des performances en termes de recettes sont financièrement récompensées. Pourquoi pas en la matière ,prévoir un treizième salaire , une maison dans les logements sociaux ou une parcelle dans la citée des forces vives lors des fêtes du 11 décembre ? Puisqu’ ils ne dépassent pas deux (02) dans chaque province à faire de telle prouesse ! Ce faisant je pense que la culture de l’excellence serait le credo de chaque enseignant ou plutôt de chacun dans son domaine.

  • Chapeau a cet grand homme.Lui,par sa modeste contribution bâtit un Burkina émergent.Que cet exemple soit publié au journal officiel pour que tous burkinabé sachent que les écoles publics ne sont forcement les abattoirs des cerveaux de nos enfants.

  • Bon courage ! Le pays a besoin d’hommes comme lui.

  • Voici de vrai citoyen que la nation a besoin. Des gens qui aiment leur métier. Bon courage mon frère !

  • Félicitation au frère Sawadogo. Ayant été au village entre 2005 et 2010 je suis bien placé pour comprendre que vous avez décidé de vivre en marge de l’ambiance des grandes villes pour vous préoccuper de la formation des jeunes burkinabè. Etant de l’enseignement, je connais parfaitement les astuces que vous utiliser pour arriver à obtenir ces très bons résultats. En tout cas, bravo. Je vous conseille maintenant de demander une affectation et de savoir partir pendant qu’il est temps ; on vous gardera en mémoire et vous serez cité comme un exemple à suivre. Au cas ou vous déciderez de rester, préparez-vous activement pour le concours des IP et bonne chance.

  • Voilà un qui est plus méritant qu’un CNTiste parvenu qui ignore ce pour quoi il est dans cette boîte

  • Merci à faso.net de parler de ces braves gens anonymes qui font la fierté de notre faso. Merci M. Kambiré. Félicitations à M. Sawadogo. Un mossi exceptionnel qui prend exemple sur les les samos ! Lol.
    Dieu bénisse le Burkina !

  • Merci digne fils du Faso. Ceci est un exemple pour tous dans tous les domaines. Ne pensons pas que cela ne vaut pas la peine de s’y mettre et d’apporter notre expérience et notre fougue à notre chèr Faso si nous en débordons. Cherchons seulement à nous débarrasser des fichues illusions que blaise nous a si bien imprégné.

  • Voilà un qui est plus méritant qu’un CNTiste parvenu qui ignore ce pour quoi il est dans cette boîte

  • Toutes mes félicitation à ce monsieur. J’aimerai être aussi à sa place. mais une interrogation : Monsieur sawadogo a t-il les 15 ans de service ? oubien comment justifier l’exception ?

  • Bravo Chinois. Je suis tous simplement fier de ce que tu as réalisé et du sérieux que tu donnes a ton sacerdoce. Dieu te bénisse. Soit rassurer, ces enfants auxquels tu sacrifie tes congés et tes temps libres te le revaudrons. En tout cas certains d’entre eux s’en souviendront. Encore une fois, Bravo, Chinois. En fait, Chinois est le nom que nous lui donnions au lycée et qui d’ailleurs éludait son prénom Boureima à Kaya.

  • Sam ; internote N°7, ne soit pas aigri, vous etes meme à ouaga proche du petrole et vous ne pouvez pas faire 100%, pourquoi vouloir gater son nom ?

  • Bravo à M. SAWADOGO !
    Merci à M. KAMBIRE !

  • Notre pays a besoin d’homme comme vous et sacher que Dieu bénira votre progéniture

  • Notre pays a besoin d’homme comme vous et sacher que Dieu bénira votre progéniture

  • Après avoir lu cet article, je me demande comment je peux passer sans dire félicitation a Mr Sawadogo. Donc mes félicitations et bon vent pour la suite.

  • Sans lire l’article je félicite cet enseignant dans des conditions de travail !

  • Tous mes encouragements à M. SAWADOGO ! Il faut que l’Etat travaille à désengorger les classes. Les résultats édifiants de M. SAWADOGO sont tributaires également des effectifs raisonnables (25 à 30 élèves) donc plus aisés à suivre.

  • Bravo. Que le tout puissant te recompense

  • commentaire n°7 arrête, tu connais bien ce mr, oui moi je le connais très bien, ce que tu dis ce pas son genre, il viens de kaya, village de Dem, quartier koinkin, et fil de tengsaba, et aucun des fils de tengsaba, ne pas êtres triceur. felicitation mon kôrô.

  • C’est émouvant un leadership exprimé au delà des grandes villes
    reconnu par nos autorités. Pour dire qu’on ne peut cacher une étoile
    qui brille, elle finit par déborder et tout le monde finit par contempler
    sa splendeur.
    Vos actes sont des exemples de leadership, de don de soi et d’abnégation
    de plus vous montrer le sentier à emprunter pour l’atteinte des objectifs.
    Vous serez toujours une référence pour nous.
    Que le Seigneur vous assiste toujours et vous bénisse
    ainsi que toute votre famille.

  • Félicitation Mr SAWADOGO .A 40 ans seulement avoir cette conscience professionnelle . ...Avec un niveau de 1ere obtenir ces résultats durant 10 ans ...franchement vous êtes tout simplement exceptionnel . On peut pas vous récompenser ...tout ce que on peut c est vous dire MERCI ...
    Bravo Faso net ..

  • Je félicite le monsieur et je fais chapeau bas. Un instit qui a 30 élèves et qui fait 100% est méritant, certes, mais que dire d’un instit qui à 70 élèves et dont 65 sont admis. Ce n’est pas 100%, mais... A Ouagadougou, une école avait inscrit dans sa fiche de renseignements que son école a fait 100% au CEP. Nous avons demandé combien d’élèves l’école a présenté ? Réponse : tenez-vous bien. Un élève. Un élève présenté un élève de réussi. Comme le dit un éminent professeur de sociologie, les statistiques sont le plus gros mensonge que le monde moderne ait inventé. Monsieur a toujours eu entre 27 et 30 élèves. C’est bon et il a fait du bon boulot. Mais j’ai entendu parler d’une dame de la Région du Centre-Sud, Province du Bazèga que Madame Koumba avait fait décorer. Ses 81 élèves du CM2 ont été reçus tous au concours de l’entrée en 6è.

  • Mon frère, je te conseille d’évoluer vers la formation des formateurs. Fixe toi l’objectif de transmettre à l’ENEP comme enseignant des enseignants tes techniques, ta pédagogie.
    Tu verras grandir plus vite et plus haut ta contribution, et ta fierté.
    N’attend même pas une décoration. Tu as du talent, n’importe qui ne fait pas briller la pierre du toucher...
    Bon courage...

  • Toutes non felicitations. L’Etat doit faire mieux pour recompenser l’excellence de cet enseignant

  • Félicitation, tu es et resteras un modèle pour tous. Comme quoi le Burkina regorge encore d’hommes et de femmes valeureux et qui croient en l’avenir du pays par leur travail et sens du sacrifice.
    Bon vent !

  • Lorsque j’ai fini de lire l’article, je suis resté sans voix. MERCI à Tielmè Innocent KAMBIRE de nous faire connaître un digne fils du Faso, un vrai acteur du développement.
    J’aimerais dire aux journalistes que c’est ça l’information !

  • Voila quelqu un qui aurait pu bien diriger notre transition a la place de notre premier ministre fuyard. Bravo esclave

  • Pourquoi ne pas permettre à se monsieur d’enseigner sa méthode dans les écoles de formtions des formateurs ?

  • Pourquoi ne pas permettre à se monsieur d’enseigner sa méthode dans les écoles de formtions des formateurs ?

  • Lorsque j’ai fini de lire l’article, je suis resté sans voix. MERCI à Tielmè Innocent KAMBIRE de nous faire connaître un digne fils du Faso, un vrai acteur du développement.
    J’aimerais dire aux journalistes que c’est ça l’information !

  • Il existe encore ce type d’être humain qui fait qu’on peut espérer des lendemains meilleurs dans ce monde. Bravo et bonne continuation. Que Dieu vous bénisse.

  • Je veux le contact de ce Monsieur. Je veux qu’il soit mon ami.

  • Voilà quelqu’un que le gouvernement de transition doit décorer.

  • Bonjour,
    Double félicitations à l’enseignant et au journaliste. A la fin de la lecture de l’article, on arrive à la conclusion qu’il ne faut pas désespérer du pays et surtout des hommes de notre cher Faso. Tout est exprimé avec candeur et jovialité. Pourrons-nous être abreuvés régulièrement par de tels articles sur ces héros du quotidien. Ces personnes qui font avancer le pays. On connaît tous une tantie, un instituteur, un infirmier, un agronome dévoué et planqué dans un bled paumé qui fait des merveilles au quotidien avec humanisme. Si les projecteurs pouvaient se braquer sur ces personnes, on en serait heureux. On peut fournir des noms et coordonnées au faso.net. Courage à vous pour ce reportage émouvant qui m’a rappelé un de mes instit qui croyait en nous et un de mes profs de lycée qui voulait tellement qu’on ait le bac qu’il angoissait et nous donnait des cours particuliers.

  • Vous avez passé 10 années à faire du 100% au CEP. Mille fois bravo !!! C’est sûr que vous n’êtes pas un calculateur égoiste sinon après 2 ou 3 fois, beaucoup ne veulent plus tenir le CM2 car c’est fatigant. Je ne travaille pas dans l’enseignement mais je sais quels efforts ça demande.
    Si chac1 pouvait se contenter de bien faire son travail même si à coté ilvoit qu’il ya bcp de gens qui font la "merde" mais ont le même salaire. On me dira certainement "it’s a dream !".
    I hope I’ll not be the only dreamer !
    Des gens passent le temps à "gambader" dans des ateliers farfelus et empochent certainement plus que vous. Accordez une faible pondération à de tels calculs sinon l’on ne se donne pas suffisamment dans son travail. A mes yeux vous êtes plus utile au pays que certains cadres qui sont là à profiter uniquement des avantages. J’ai rien contre le cadres, d’ailleurs j’en suis un, mais reconnaissons qu’il ya bcp qui ne rendent pas service à leur pays à la hauteur des avantages qu’ils se taillent.
    Dieu et ces enfants formés vous le reconnaitra ; demandez seulement longue vie et vous verrez les fruits.
    Big respect

  • Félicitation a vous M. Vous ête un champion dans le domaine pédagogique merci pour votre modeste contribution a l’éducation que vous offré à nos frères et soeur.bon courage !!!

  • Faites-nous des portraits de ces gens qu’il faut et laissez-nous les IBRIGA là. Basta

  • Félicitations à ce brave enseignant et grand merci au journaliste sans qui nous n’aurons pas connu ce digne fils du pays.

  • M. SAWADOGO, vous servez d’exemple à tous vos collègues et devez contribuer à former les nouveaux sur vos techniques de travail.
    Bon vent et merci .

  • félicitations ! mais quel est votre secret ? Vous me répondrez, c’est le travail. je suis d’accord. alors le secret reste entre nous. vous êtes « « génial » ».

  • Boureima félicitation et que le seigneur t’accompagne. tu as vraiment la conscience professionnelle. surtout avec mes sœurs et frères peuhls qui ne comprennent.
    donne nous ton secret

  • Félicitations que Dieu vous récompense et que vous restez toujours un modèle partout où vous serez ,

  • Toutes mes félicitations Mr Sawadogo. On est fier de vous.

  • En d’autres temps on l’aurait affecte de gre ou de force a Sindou ou a Kankalaba comme ca a deja ete le cas d’un prof de maths ; le pauvre petit peuhl.

  • Il n’a fait que faire son travail,puisqu’il été formé pour.c’est un instituteur exemplaire,ceux qui demande à ce qu’on l’enlève que deviendront les enfants du primaire dans cette zone ?no iii nous avons aussi besoin des enfants brillants depuis la base et ses important.ceux là ok même qui l’on formée,les inspecteurs pédagogiques eux même ils n’on jamais battue un travail comme ça.les gens négocié juste la moyenne pour passer laba............ont peut le récompenser,augmenté de grade de I A à I P sans qu’il ne compose même.....

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