Activités des femmes et du secteur informel : un besoin de financement de 317 291 000 000 FCFA exprimé en 2014

lundi 9 février 2015 à 22h00min

Trois membres du gouvernement de transition, en l’occurrence Aminata Bambara du budget, Bibiane Ouédraogo de la promotion de la femme et du genre et Hippolyte Dah du commerce et de l’industrie ont animé, ce lundi 9 février 2015 à Ouagadougou, un point de presse sur l’appui de l’Etat aux activités du secteur informel et des femmes.

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Activités des femmes et du secteur informel : un besoin de financement de 317 291 000 000 FCFA exprimé en 2014

« L’analyse par guichet montre qu’au titre du guichet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, une demande de financement globale de 106, 641 milliards de francs CFA a été exprimée par 4 329 associations et 21 381 promotrices individuelles. Au titre du guichet d’appui aux activités du secteur informel, un montant total de 210 649 255 987 francs CFA a été sollicité par 1609 associations, lesquelles ont déposé 38 987 dossiers au total. Ainsi, au total en 2014, les comités de prêt créés à cet effet ont reçu une demande globale de financement de 317 milliards 291 millions pour une offre de financement de dix milliards pour les deux guichets. 5 938 associations et 21 381 promotrices individuelles ont exprimé leurs besoins. Pour la même année 2014, seulement 5 milliards sur les 10 milliards prévus ont été virés dans les comptes prévus à cet effet au Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES). Mais, faute de trésorerie, aucun retrait effectif de fonds n’a pu être fait et aucun placement de prêt n’a été assuré ». C’est en ces termes que la ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du budget Aminata Bambara/Bila, a dressé, au cours du point de presse de ce lundi, l’état des lieux de l’opérationnalisation des fonds d’appui aux activités des femmes et des acteurs du secteur informel lancés le 5 mai 2014. Les actions d’opérationnalisation desdits fonds sont menées conjointement par les services du Ministère de l’économie et des finances, le Ministère de la promotion de la femme et du genre et le ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Pour la suite en 2015, les conférenciers assurent que la concrétisation nécessite une série d’activités contenues dans un plan d’actions qui est en voie de finalisation au regard des orientations déjà données par le gouvernement, le processus devant conduire au premier financement au plus tard en fin avril 2015. Le financement de l’opération est prévu sur une période de trois mois, allant de mai à mi-juillet 2015.

Six milliards prévus dans le budget 2015

Pour l’année 2015, six milliards de francs CFA sont inscrits au titre du guichet de l’entrepreneuriat féminin et deux milliards de francs CFA prévus pour le guichet d’appui au secteur informel. Pour 2014 et 2015, l’Etat s’engage à financer les six milliards prévus dans le budget 2015 pour l’entrepreneuriat féminin. Pour le secteur informel, le financement de 4,5 milliards de francs CFA seront assurés. Ces prêts, explique la ministre Bambara, se distinguent par leur grande accessibilité avec des conditions assez souples : taux d’intérêt de 3% l’an, avec un différé de remboursement de six mois, un délai de remboursement d’un à cinq ans, des montants de prêts variant entre un et quarante millions de francs CFA. Pour être éligibles au fonds d’entrepreneuriat féminin, les candidats doivent être des personnes physiques de nationalité burkinabè et remplir les conditions suivantes : être de sexe féminin ; être âgée de 18 à 65 ans ; présenter un projet bancable ; disposer d’un compte dans une banque ou institution de micro finance. Pour accéder au fonds d’appui au secteur informel, le candidat doit être du secteur informel ; avoir une certaine expérience dans son domaine d’activité ; présenter un projet pertinent, original, bancable et rentable ; et disposer d’un compte dans une banque ou institution de micro finance. Les conférenciers ont insisté sur la transparence qui doit caractériser l’opérationnalisation des fonds et se disent disposés à publier la liste des bénéficiaires une fois que celle-ci sera définitivement arrêtée. Ils ont également insisté sur le remboursement des prêts par les bénéficiaires qui ne doivent pas les considérer comme des cadeaux mais comme des catalyseurs destinés à renforcer leur dynamisme entrepreneurial. Il s’agit à travers le fonds d’entrepreneuriat féminin, indique pour sa part Bibiane Ouédraogo, d’aider véritablement les femmes à sortir de la pauvreté, cela en attendant de meilleures opportunités de financement de leurs activités, genre une banque de la femme.

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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