Conflits de travail dans les entreprises privées : Le nombre a triplé depuis l’insurrection populaire

samedi 7 février 2015 à 02h50min

Les contrôleurs et inspecteurs du travail sont débordés par les conflits de travail dans les entreprises privées depuis l’insurrection populaire. L’inspection de Ouaga a par exemple traité 438 conflits individuels pour le seul mois de janvier 2015 contre 149 pour le même mois de 2014. Face aux conditions difficiles de travail, le Syndicat autonome des contrôleurs et inspecteurs du travail était face à la presse ce 6 février à Ouagadougou. Il a lancé un appel à l’autorité pour l’amélioration des conditions de travail afin d’anticiper les crises, et proposé des thérapies pour un climat de travail apaisé.

Conflits de travail dans les entreprises privées : Le nombre a triplé depuis l’insurrection populaire

Depuis l’insurrection populaire, les inspections de travail reçoivent énormément de plaintes consécutives à des conflits de travail dans les entreprises privées. L’inspection de Ouaga a ainsi traité 438 conflits individuels pour le mois de janvier, alors que l’année dernière pour la même période, elle en avait traité 149. Le Syndicat autonome des contrôleurs et inspecteurs du travail tout en saluant cette prise de conscience généralisée, souhaite que les revendications se passent conformément aux textes en vigueur.

Pour restaurer un climat social dans le monde du travail, le secrétaire général du SYNACIT, Hamidou Bélem propose entre autres, des formations de grandes envergures à l’endroit des travailleurs et employeurs sur leurs droits et devoirs, le respect des textes en matière du travail en renforçant les moyens de contrôle et en résolvant le problème de son efficacité, enfin la recherche de l’information juste auprès des inspections du travail avant d’entreprendre toute action.

En vue de permettre aux contrôleurs et inspecteurs du travail de mener à bien leurs missions de contrôle d’entreprise, le SYNACIT a surtout exigé à l’endroit des autorités du matériel (véhicule notamment dans les direction régionales) roulant en nombre suffisant au regard du nombre grandissant des entreprises privées. Ceci pour mener un travail d’anticipation, car, selon le mot du secrétaire général « c’est quand il y a crise qu’on se rend compte souvent qu’on est jamais allé dans certaines entreprises ». Pourtant, il est possible de faire l’économie de certaines crises dans certaines sociétés en s’y rendant souvent pour des missions de contrôle.

Revendications attendent satisfaction

Cette conférence de presse du SYNACIT a été aussi l’occasion de revenir sur les préoccupations longtemps posées par le syndicat et qui sont restées jusque-là insatisfaites. Il s’agit par exemple de l’adoption du décret d’application de l’article 392 du code du travail. Cet article stipule que « l’Etat doit mettre à la disposition de l’inspection du travail, les moyens en personnel et en matériel nécessaires à son bon fonctionnement, les prestations en nature des inspecteurs du travail sont fixées par voie réglementaire ». Une loi qui attend application et Hamidou Bélem d’interpeller le Pr. Augustin Loada, ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, « sur la gravité de la situation et l’injustice que les contrôleurs et inspecteurs du travail subissent. L’Etat ne peut pas demander aux autres de respecter les textes pendant que lui-même ne le fait pas ». Aussi, les inspecteurs et contrôleurs du travail qui sont souvent victimes d’agressions verbales et physiques dans l’exécution de leurs missions, attendent que les dossiers pendants en justice connaissent des dénouements.
Pour le solutionnement de ses revendications le SYNDICAT dit être disposé à poursuivre le dialogue avec son ministère de tutelle.

Quid des employés qui demandent le départ de leurs DG ?

Dans les revendications de certains travailleurs dans plusieurs entreprises privées, il est souvent question du départ du directeur général ou d’autres employés. Quelle appréciation le syndicat fait de ce genre de revendication, un employé est-il en droit de demander le départ de l’entreprise d’un autre employé ?

« D’entrée de jeu, les travailleurs sont libres de mener des revendications au sein de l’entreprise, mais souvent ne sont pas toutes les revendications et réclamations qui sont justes », se contentera de dire le secrétaire général du SYNACIT qui confesse que lui et ses pairs sont souvent dans des situations mal aisées, « parce que quand on s’exprime, on ne verra pas le syndicaliste, mais l’inspecteur de travail ». Mais il préfère qu’avant d’entreprendre toute action, les initiateurs approchent toujours l’inspection pour bénéficier de conseils.

La conférence de presse a connu la présence de Bassolma Bazié, secrétaire général de la confédération générale du travail du Burkina, venu apporter son soutien à ceux qu’il a appelés la police et la gendarmerie du monde du travail.

Tiga Cheick Sawadogo
Photos : Lawasselea Bonaventure Paré
Lefaso.net

Messages

  • Ces bien pour l’Inspection.revandique pour vous aussi.il faut résoudre certains problèmes des entreprises surtout les contrats de travail de 6mois.sa fait mal

  • Salut, vous avez fait peut-être une conférence de presse pour avoir le bon regard sur vous des autorités de la transition. Pendant que vos camarades syndicats du ministère et des autres départements se battent contre la vie chère et les mauvaises pratiques de ces ministres de la transition, vous vous avez préféré faire l’apologie du respect des textes pour les revendications des travailleurs. J’ai honte pour vous chers inspecteurs et contrôleurs du travail.
    Il sera mieux pour vous de changer votre SG (Belem Hamidou) et son équipe qui fait de la trahison de la lutte syndicale.
    C’est très décevant et indigne de votre part. C’est mieux qu’on vous appelle désormais "syndicats des contrôleurs et inspecteurs de l’État (SYCIE)".

  • Salut, vous avez fait peut-être une conférence de presse pour avoir le bon regard sur vous des autorités de la transition. Pendant que vos camarades syndicats du ministère et des autres départements se battent contre la vie chère et les mauvaises pratiques de ces ministres de la transition, vous vous avez préféré faire l’apologie du respect des textes pour les revendications des travailleurs. J’ai honte pour vous chers inspecteurs et contrôleurs du travail.
    Il sera mieux pour vous de changer votre SG (Belem Hamidou) et son équipe qui fait de la trahison de la lutte syndicale.
    C’est très décevant et indigne de votre part. C’est mieux qu’on vous appelle désormais "syndicats des contrôleurs et inspecteurs de l’État (SYCIE)".

  • Salut, vous avez fait peut-être une conférence de presse pour avoir le bon regard sur vous des autorités de la transition. Pendant que vos camarades syndicats du ministère et des autres départements se battent contre la vie chère et les mauvaises pratiques de ces ministres de la transition, vous vous avez préféré faire l’apologie du respect des textes pour les revendications des travailleurs. J’ai honte pour vous chers inspecteurs et contrôleurs du travail.
    Il sera mieux pour vous de changer votre SG (Belem Hamidou) et son équipe qui fait de la trahison de la lutte syndicale.
    C’est très décevant et indigne de votre part. C’est mieux qu’on vous appelle désormais "syndicats des contrôleurs et inspecteurs de l’État (SYCIE)".

  • Ce syndicat ne cherche que le gâteau avec les autorités de la transition. N’importe quoi !!!

  • Ce syndicat ne cherche que le gâteau avec les autorités de la transition. N’importe quoi !!!

  • Puisque vous même dites que l’état ne respecte pas les textes pourquoi vouloir que les autre s le respecte ? Le poisson ne pourrit il pas par la tête chers amis ? Cherher véhicule s et moto pour vous balader au lieu de raconter votre vie.

  • On a félicité le peuple pour l’insurrection d’octobre, mais la.... Il faut seulement savoir q’une entreprise privée quand elle subit des soubresaut, eh bien ca ferme et tout le monde dehors !! Évitons de détruire le maigre tissus entrepenarial de notre pays. Retournons nous vers les institutions compétentes et le dialogue avec les directions pour résoudre les crises ( celles qui doivent être...)

  • ça c’est une bonne nouvelle car ça veux dire que la ,peur a changé de camp et que les travailleurs connaissent bien leurs droits maintenant. espérons que les autorités prendrons l’alerte du syndicat des inspecteurs au sérieux et prendra des mesures pour instaurer une vraie justice sociale dans les entreprises en particulier et dans le pays en général.

  • Vivement qu’on vous donne les moyens de mieux travailler dans l’impartialité et que vous puissiez accomplir des descentes dans les sociétés privées qui ne font que abuser du laxisme de nos autorités.
    Je travaille dans une société privée à Ouaga qui plus est avec un maigre salaire à raison de 44 heures par semaine (plus que les heures normales de travail prévues par le code du travail). Nous descendons du lundi au vendredi à 18 h30 et samedi à 12h et nous n’avons pas droit au paiement d’heures supplémentaires ; l’employeur nous rétorquant que nous pouvons quitter sa société si ses conditions ne nous satisfont pas.

  • Çà va être dur pour les travailleurs. C’est connu à l’Inspection du travail, un employeur n’a jamais eu raison puisque les inspecteurs agissent d’abord en employé et pire ou mieux (c’est selon) en syndicalistes. Ils donnent toujours raison à leurs camarades. Impossible de dire la vérité. Les conflits seront multipliés par 100. Rappelez-vous, "rien ne sera comme avant".

  • Les abus des entreprises qui ont cree cette situation. La forme dirigeante d une entreprise privee que publique (Totalitaire/Democratique) etc. L ancien regime qui a pondu ses oeufs-la. Car si le patronat se regisse des regles democratiques. Ce n est pas le cas sur le terrain. Les conflits d interets sont natures a gerer avec humulite et non avec des methodes totalitaires que les entreprises en Afrique sont connues pour ce regime. Voila pouquoi les conflits sont interminables dans nos entreprises.

    Le favoritisme au patronat de lancien regime de Blaise Compaore a installler une UNCULTURE chez beaucoup de chefs d entreprise qui faiasiaent la pluis et la beau temps sous ce couvert politique.

    Le Burkina Faso etant un pays pauvre nos ambitions devraient etre harmonisees issue de cette consequence. Le realisme politique des entreprises pour un dialoque franc sans detours des facts sur la table de negoces pour prendre en comptes toutes les revendications comprometteuses au bon deroulement de l entreprise versus les chantages des decideurs vis-avis des employes.

  • ahiii. ya ya boin bala. cela neccesitait t’il vraiment une conférence de presse ? posez vos revendications car ce sont des préoccupations normales . LOADA a promis d’operer un véritable changement dans l’administration. patientez donc les cousins....

  • dites moi monsieur du message 1. en quelle langue vous vous exprimez ?. je ne comprends rien là.

  • « D’entrée de jeu, les travailleurs sont libres de mener des revendications au sein de l’entreprise, mais souvent ne sont pas toutes les revendications et réclamations qui sont justes » dit l’inspecteur.

    Mais INSPECTEURS, est ce que la revendication du départ d’un DG est juste (légale si vous voulez ) ?

    Dites nous ce que la loi dit au lieu de tourner en rond ... ça évitera des plaintes inutiles ... et c’est plus proactif ! ! !

  • C’est tout simplement les conséquences d’une mal gouvernance qui est née depuis 27 ans. Il faut des réformes sérieuses, sinon les jadis opprimés vont toujours s’exprimer. Ils ne seront pas certainement entendus car les oppresseurs sont toujours libres et toujours puissants.

  • Ne serait ce pas parce que le travailleurs ont compris que bien des sociétés ont perdu les hommes, par ailleurs leurs actionnaires , qui les protégeaient sont hors du pays ou ont baissé la garde qu il y a le boum des conflits de travail. Les travailleurs avaient coutume voir les ``mogo puissants`` de l epoque ante 30 octobre venir le visage sombre au bureau de leur president directeur et en repartir avec avec le sourire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés