Promotion des femmes rurales : L’Association « Koom » fait œuvre utile au Yatenga

jeudi 29 janvier 2015 à 21h31min

L’association Koom pour l’auto promotion des femmes du Burkina Faso a offert des vivres à ses membres personnes vulnérables et deux motos ambulances au district sanitaire de Ouahigouya. En marge de cette activité, un atelier de plaidoyer sur les mariages forcés et ou précoces à l’égard des filles a été organisé. C’était le mardi 27 janvier 2015 en présence de Madeleine N. Hamsétou Ouédraogo, coordonatrice nationale de l’association et de Hassane Sawadogo, Gouverneur de la région du Nord.

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  Promotion des femmes rurales : L’Association « Koom » fait œuvre utile  au Yatenga

Depuis sa création en 1999, l’association Koom pour l’auto promotion des femmes du Burkina Faso œuvre pour un réel épanouissement de la gent féminine surtout rurale dans six provinces (Kadiogo, Kourwéogo, Namentenga, Zondoma, Loroum, Yatenga). Elle fait entre autres de l’alphabétisation fonctionnelle, des activités génératrices de revenus, de la communication pour le changement de comportement dans les domaines de la santé, de la promotion des droits humains, du genre par le canal de ses relais communautaires son cheval de bataille. A la faveur de la nouvelle année et dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités au Yatenga, l’association poursuit ses actions de promotion de la femme rurale en sensibilisant et en prenant en compte avec l’appui de ses partenaires, les préoccupations des femmes et des jeunes filles.

Des motos ambulances pour résoudre les difficultés d’évacuations sanitaires
Deux motos ambulances flambant neuves « Pamlafi », c’est le don que l’association Koom avec l’appui de l’UNFPA son partenaire a fait aux autorités de la région du Nord qui l’ont mis séance tenante à la disposition des bénéficiaires directs. Pour les autorités sanitaires, l’acte inestimable que vient de poser l’association à l’endroit des populations va résoudre le problème d’enclavement des villages de Lawa Mossi dans la commune de Oula et de Goko à Tangaye et qui sont à un rayon de huit kilomètres des centres de santé et de promotion sociale. Hassane Sawadogo, gouverneur de la région n’a pas raté l’occasion d’encourager Madeleine N. Hamsétou Ouédraogo coordonatrice de l’ONG Koom pour son implication dans les multiples chantiers de développement au profit des populations. « Je salue cette vision qui répond parfaitement aux attentes du gouvernement pour qui la santé est une des priorités de ses priorités », a laissé entendre le premier responsable de la région avant d’inviter les bénéficiaires à bien prendre soin des ambulances pour le bonheur des populations. Pour la donatrice, son geste découle de son engagement à promouvoir la santé en souvenir de sa mère la reine Awa Florence de Naaba Koom avec laquelle elle a vécu des situations lamentables de femmes en travail évacuées des villages à la maternité de Ouahigouya.

Koom fait son plaidoyer pour éradiquer les mariages forcés et précoces au Yatenga
La rencontre de plaidoyer sur les mariages forcés et ou précoces à l’égard des filles qui a été initiée dans l’objectif de mettre à la disposition des participants un capital d’informations afin de partager des expériences à même de permettre d’avoir un autre regard sur les motivations de la pratique. La rencontre a eu le mérite de rassembler outre des membres de l’association, des représentants des autorités coutumières, religieuses, administratives autour de cette question épineuse. Pour les organisateurs, un rapport de l’UNICEF publié en 2009 fait état de 64 millions de jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans dans le monde qui ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Si dans la région du Nord les statistiques n’indiquent que 89 cas de mariages forcés en 2012, l’association Koom très bien imprégnée de la situation en milieu rural estime que des cas sont passés dans la discrétion totale avec toutes les conséquences qui en découlent. Au cours de la rencontre, les participants à la suite de l’exposé des spécialistes de l’action sociale ont évoqué à travers les échanges le mariage traditionnel du reste classé parmi les pratiques traditionnelles néfastes. Ils ont réfléchi aussi sur les causes réelles et surtout sur les conséquences que sont les accouchements difficiles, l’interruption des études, la sous estimation de soi, le suicide dans certains cas. En fin de rencontre, Madeleine N. Hamsétou Ouédraogo coordonatrice de l’ONG Koom à invité les participants à la rencontre de plaidoyer à faire la restitution à leurs communautés respectives et à s’engager résolument dans la lutte contre les mariages forcés et précoces au Yatenga.

Yann NIKIEMA
Lefaso.net

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