Elie Kamano : « Si je vous raconte tout ce qui s’est passé entre Tiken Jah et moi, vous n’écouterez jamais sa musique »

vendredi 23 janvier 2015 à 14h17min

Certaines de ses chansons sont devenues de véritables fatwas contre les dictateurs africains. Elie Kamano, cette « grande gueule » peint avec un langage cru, la gestion calamiteuse de bon nombre de pays africains. En quelques années, l’artiste guinéen s’est imposé comme une valeur montante de la musique reggae en Afrique francophone. Actuellement au Burkina dans le cadre d’un concert, il s’est prêté à nos questions. Ses ennuis judiciaires en Guinée, après qu’il ait dit que Alpha Kondé est Burkinabè, ses relations avec Tiken Jah Facoly et bien d’autres sujets sont à retrouver dans cette interview sans langue de bois.

Elie Kamano : « Si je vous raconte tout ce qui s’est passé entre Tiken Jah et moi, vous n’écouterez jamais sa musique »

Lefaso.net : Dans quel cadre êtes-vous au Burkina Faso ?

Elie Kamano : Je suis au Burkina parce que tout simplement nous avons suivi avec grand intérêt ce qui s’est passé ici. En tant qu’artiste engagé, révolutionnaire, je pense que c’est un bel exemple que le peuple burkinabè a donné aux autres peuples africains. Avec tous les morceaux satiriques que j’ai chantés, je pense que le moment est propice pour moi de venir encourager et féliciter une fois de plus la jeunesse burkinabè pour tout son combat.

Depuis la Guinée, comment avez-vous vécu les évènements des 30 et 31 octobre ?

Sans me lancer de fleurs, sans langue de bois, en Guinée, il n’y a qu’un seul Sankariste, c’est Elie Kamano. J’ai suivi les évènements à la lettre, étape par étape. J’étais tellement content que j’ai écrit un discours pour féliciter la jeunesse burkinabè et à travers cela, donner un signal aux autorités de mon pays pour leur dire que le pouvoir appartenait à la population, à la masse et que nul ne pouvait confisqué le pouvoir contre le gré du peuple. J ‘ai voulu faire un sit-in au grand rond-point de Matoto, les autorités l’ont empêché. J’ai donc vécu l’événement avec vous, bien que je ne fusse pas physiquement présent, mais j’étais spirituellement là, parce que ma musique était là avec vous.

Vous avez cité le Burkina dans vos chansons, appelant à la démocratie. La prophétie s’est-elle accomplie, comme vous le demandez dans une de vos chansons ?

La prophétie est en train de s’accomplir. Dans plusieurs morceaux, j’ai cité Blaise Compaoré, Yaya Jammeh, Mouammar Kadhafi, Robert Mugabe, plusieurs dictateurs. Je crois que ma prophétie est en train de s’accomplir. S’il plait à Dieu, ceux qui restent encore, cette vague qui s’est annoncée en Tunisie, en passant par l’Egypte, la Lybie, a posé ses valises au Burkina Faso, sur sa route, il y a le Cameroun qui est dans le viseur, le Togo, le Congo, le Soudan, même la Guinée. Donc pour le moment, le combat n’est pas encore terminé.

Vous êtes connu pour avoir un langage très virulent dans vos chansons, d’où vous vient cela ?

C’est dû à mon amour pour Thomas Sankara qui m’a inspiré depuis ma tendre enfance, je l’ai connu à l’école, quand on m’a parlé de l’histoire du Burkina Faso. Plus tard, j’ai étudié son histoire. Je me suis dit, voici un homme intègre, un homme digne, un homme fier, un africain à qui je voudrais ressembler. Et puisque chacun a un modèle dans la vie, il a été pour moi un modèle et musicalement, il fallait aussi que je pose des actes qui vont dans le même sens, dans le même élan que les actes qu’il a posés au Burkina et en Afrique. C’est ce que j’essaie de faire. Mon franc parlé, ma dignité, ma fierté et mon refus d’être corrompu, d’être acheté, tout cela vient tout droit de la philosophie de Thomas Sankara, c’est tout.

Quelle est votre source d’inspiration ?

Mon inspiration, je la tire de mes prières. Je suis croyant, je pense qu’on n’a pas besoin d’être dans un état surnaturel pour être inspiré. L’inspiration pour moi est un coup de grâce et c’est Dieu qui la donne. Il y a deux catégories de personne qui chante. Il y a d’abord les personnes qui ne forcent pas, qui sont douées, et l’autre catégorie, c’est ceux qui essayent de chanter, qui apprennent à chanter. Nous faisons partie de la catégorie de ceux à qui Dieu a donné ce don de chanter. Mais la musique est un instrument de vérité et non de propagande. Donc si Dieu nous a donné ce don de dire tout haut ce que le peuple pense tout bas, alors il faut bien utiliser ce don pour que le peuple profite. Mon inspiration, c’est comme un jeu d’enfant pour moi. Quand je prie, je demande à Dieu de m’inspirer au même titre qu’il a inspiré les plus grands artistes de ce monde.

Etes-vous seulement faiseur de Reggae ou Rasta ?

Je suis reggae, je ne suis pas rastaman dans l’âme. Je suis musulman.

De Lansana Conté au Pr. Alpha Condé, votre degré d’engament a-t-il en varié en Guinée ?

Je suis resté sur la même ligne, la même optique avec les mêmes objectifs et la même vision. Parce que rien n’a changé dans mon pays, rien n’a évolué. La révolution pour moi, c’est un état d’esprit, c’est une action qui pousse à changer les mentalités, amener, inciter les gens à se réveiller ; éveiller les consciences pour un éventuel changement, ce que vous avez réussi au Burkina. Mais chez nous malheureusement, il n’y a qu’un seul révolutionnaire, et c’est Elie Kamano…

N’est-ce pas prétentieux, il y a bien d’autres artistes engagés ?

Ce n’est pas de la prétention. Il n’y a pas de musicien engagé en Guinée, à part Elie Kamano. Vous pouvez faire vos enquêtes, vous êtes un site très lu, depuis la Guinée je vous connais. Aujourd’hui, chacun au pays cherche à chanter les femmes, les hommes riches, à chanter pour avoir l’argent. C’est différent de mon combat. La relation que je tisse aujourd’hui avec le peuple est plutôt basée sur le combat que je mène. Il y a quatre ans maintenant que je n’ai pas sorti d’album, depuis « Où va l’Afrique ? » et « Parole de fou », mais jusqu’à présent je reste quand même l’artiste le plus écouté et le plus adulé en Guinée.

L’arrivée de Alpha Condé, n’a donc rien apporté en terme de changement ?

Rien n’a changé. Alpha Condé est venu avec les mêmes méthodes. Il nous avait promis le changement, il a dit qu’il prenait la Guinée là ou Sékou Touré l’avait laissé pendant que culturellement Sékou Touré a laissé la Guinée comme étant la plaque tournante de la culture et du football africain. Mais aujourd’hui qu’est-ce qui est dans le domaine culturel ? La culture est le parent pauvre du gouvernement. C’est dommage, ce qui ce passe au plan culturel. Le plus petit budget dans ce gouvernement appartient à la culture, pour faire quoi ? Ce ne sont pas les talents qui manquent en Guinée, mais la politique mise en place par les autorités fait un blocus de telle sorte que des artistes talentueux meurent à la fleur de l’âge. C’est très dangereux. Dieu m’a donné la chance, j’ai été très dur dans ma formation et aujourd’hui je fais une carrière internationale, mais ça n’a pas été facile, parce que la Guinée est le peuple juif de l’Afrique.

Pourquoi vous le dites-vous ?

Je le dis parce que les juifs sont le seul peuple qui a tué tous ses prophètes. La Guinée est un pays qui tue les hommes qui émergent.

Vous avez eu des démêlées avec la justice de votre pays depuis quelques années, quelle est la source de vos ennuis ?

C’est simplement parce que j’ai dit à Alpha Condé qu’il était Burkinabè d’origine et il ne veut pas le reconnaître. Moi j’aime le Burkina Faso parce que ce sont des hommes intègres. Si on me dit aujourd’hui que je suis Burkinabè d’origine, je serai très fier parce que le Burkina, c’est le pays de Thomas Sankara. Tout africain doit être fier de s’identifier au Burkina Faso. Si j’avais dit à Alpha Condé qu’il était Français d’origine, il serait très content, Suédois ou Américain, il serait très heureux. Mais pourquoi il est frustré quand je dis qu’il est Burkinabè d’origine ? On dit à longueur de journée que Alassane Ouattara est Burkinabè.

Le Burkina est fier que ses fils aillent gouverner dans d’autres pays. C’est une fierté, Barack Obama sait qu’il n’est pas Américain d’origine, il est Kenyan. Ali Bongo, on vient de dire qu’il n’est pas Gabonais…si vous convoquez un artiste aussi populaire et écouté en Guinée à la justice parce que tout simplement que le président est Burkinabè, c’est parce qu’il y a anguille sous roche. On est tous Africains, j’adore le Burkina Faso. C’est le pays que j’ai aimé avant tout les autres après mon pays.

Tout homme engagé, patriote, aime son pays et le défend. C’est pourquoi je ne me suis pas entendu avec le capitaine Dadis Camara. J’avais vu en lui un patriote comme Sankara. Je voulais qu’il arrête, qu’il organise des élections et qu’il revienne après, chose qu’il n’a pas compris. Il est resté dans l’euphorie du pouvoir, dans la boulimie du pouvoir, et on l’a trompé et il a échoué. Aujourd’hui, il a du mal à rentrer même dans son pays.

La nationalité du président est-elle la seule source de vos ennuis judicaires ?

C’est la seule source. On m’a demandé d’aller chanter devant lui, j’ai refusé. Ils m’ont donné de l’argent que j’ai dépensé, ils m’ont réclamé et j’ai dit que je ne payais rien parce que je suis Guinéen, je fais partie du contribuable. L’argent a été donné pour corrompre, il voulait corrompre. 40 millions de francs guinéen, environs 3 millions de FCFA.

Parlant de la nationalité de votre président, vous avez déclaré dans un journal « son père vient du Burkina, il est mossi balafré (…) Si vous constatez, beaucoup de contrats sont aujourd’hui donnés aux Burkinabè et aux Maliens et c’est déplorable », pour le panafricaniste que vous dites être, ne faut-il pas aller au-delà de ces clivages ?

C’est déplorable, je maintiens ce que j’ai dit, parce qu’aujourd’hui, un président ne peut pas être élu au Burkina Faso en tant que panafricaniste, je ne parle pas en tant que Guinéen. Etre élu au Burkina pendant qu’il a des origines ivoiriennes ou guinéennes et donner des marchés aux Burkinabè, aux Ivoiriens, pendant que les Burkinabè souffrent, pendant qu’ils meurent. Je ne suis pas d’accord. On aime bien les blancs, mais en Afrique du sud, on a dit non à l’apartheid. Ils ont construit, ils ont tout fait, mais on a dit non à l’apartheid. D’abord l’Afrique du sud appartient aux africains. Tous les Guinéens qui sont aujourd’hui prisonniers, enchaînés, en Angola, des milliers qui meurent sans que notre gouvernement ne réagisse, vous savez pourquoi ? Parce que le président Alpha Candé a de gros contrats dans les sociétés en Angola. Pour défendre ses intérêts, il préfère fermer sa g….., devant ce crime, il préfère donner des marchés à n’importe qui sauf aux Guinéens. Des jeunes Guinéens qui se battent, qui marchent à longueur de journée, pour trouver du travail, n’en trouvent pas. Je ne suis pas d‘accord ; c’est quel panafricanisme ça ?

Je ne suis pas xénophobe, mais j’aimerais que les chômeurs, les personnes qui souffrent qui meurent en Guinée, qui sortent pour venir au Burkina, au Mali, au Sénégal, pour mourir en cherchant un lendemain meilleur, trouvent de quoi manger, travailler dans leur pays. Dieu nous a tout donné pour qu’on aille plus chez les autres quémander. Moi je suis fier de vous, parce que pour celui qui connait la Guinée, qui est né et qui a grandi en Guinée, qui vient au Burkina, connait la différence. Le Burkina n’a rien dans son sous-sol comparé à la Guinée. Nous avons le sous-sol le plus riche de l’Afrique de l’ouest. Mais on n’a pas de courant, on n’a pas d’eau, on a rien. Comment voulez-vous que je me réjouisse d’un président qui ne donne pas de travail aux jeunes Guinéens, qui meurent tout le temps dans l’océan atlantique parce qu’ils veulent aller trouver l’Eldorado ailleurs ? Ce n’est pas possible.

La guinée est riche de son sous, a tout pour se développer, 57 ans après son indépendance, on peut se demander à quand la Guinée ?

Je vous renvoie la question. C’est le combat que je mène tous les jours. Si on pouvait demander à avoir une nationalité avant sa naissance, je demanderais à être Burkinabè. Mais en malinké on dit que Dieu ne donne pas le tô à celui qui sait le manger, il le donne à celui qui sait le gaspiller.

Y a-t-il une exception guinéenne ?

Il y a une exception, la Guinée est un scandale géologique. On a tout ce qu’il faut pour que les Guinéens ne sortent pas, mais qu’est-ce qu’on en fait ? Le budget de souveraineté de Lassana Conté était de 1 milliard de frs guinéens par an, celui de Dadis était de 7 milliards par an, celui de Alpha Condé est de 1 milliard par jour. 365 milliards par an. Et on me dit que mon pays souffre, que les jeunes ne trouvent pas d’emploi, qu’il n’y a pas d’électricité, d’eau. On me dit que les écoles sont fermées parce qu’il y a Ebola, pendant que toutes les nuits, les boites de nuits sont pleines, les manifestations politiques ne tarissent pas. Je ne comprends pas. Quand je lis et j’observe tout ce que Sankara a fait en 4 ans, je ne comprends pas. C’est parce qu’on est dirigé par des apatrides. Même si je dois aller en prison, mourir, je n’arrêterai pas de critiquer. Sankara a donné sa vie à son peuple, et il est rentré dans l’Histoire de l’humanité, jusqu’à la fin des temps, on ne l’oubliera pas. Je veux donner un sens à mon existence comme l’a fait Sankara.

Dadis Camara, votre ancien président réside au Burkina, comptez-vous le rencontrer pendant votre séjour ?

J’ai essayé de le rencontrer une fois. Nos relations sont tendues. De mon côté, il n’y a pas de problème. J’ai voulu l’aider, le prévenir, lui dire que le pouvoir, c’est comme de l’argent. On peut l’avoir aujourd’hui, être l’homme le plus fort, le plus riche et se retrouver avec rien demain, personne à ses côtés. Le pouvoir a beaucoup d’amis, mais l’échec est orphelin. J’ai dit au Capitaine Dadis de respecter ses engagements, organiser des élections et partir. Il pouvait revenir après et se présenter, on m’a pris pour un ennemi.

J’ai failli être tué par ses hommes. Je ne sais pas si c’est lui qui les a envoyés, je ne le dirai pas, c’est la raison pour laquelle je suis parti de la Guinée. J’ai vécu entre le Burkina, le Sénégal et le Mali, tout le temps qu’il était au pouvoir. Même avec Tiken Jah, je n’étais pas d’accord. J’ai voulu qu’il comprenne qu’il était l’homme pour la Guinée, mais qu’il fallait qu’il respecte la transition.

Quelles vos relations avec d’autres reggae men comme Tiken Jah, considéré comme votre mentor ?

Pour moi, Tiken Jah et Alpha Blondy sont des égoïstes, sans langue de bois. Je ne peux pas comprendre qu’on parle 20 ans de l’Afrique, qu’on défende la culture africaine et qu’on ne veuille pas propulser, promouvoir cette culture. Promouvoir des jeunes talentueux qui arrivent dans le même domaine que soi. Mais si vous prenez les jeunes pour vos adversaires, vous devenez des dictateurs pendant que vous-mêmes vous combattez, dénoncez, indexez, les dictateurs, mais dans votre domaine vous êtes aussi des dictateurs.

Ce ne sont pas de bons exemples. Le cheval qui court devant la peur d’être rattrapé par ses concurrents, c’est Tiken Jah ; et le guerrier qui a perdu ses dents, qui ne se bat plus que pour conserver son argent, là c’est Alpha Blondy.

Tiken a pourtant tendu la perche à des jeunes reggaemen africains …

Ce sont des histoires. A qui il a tendu la perche ? Il connait tous les reggaemen africains.
Une fois il a dit que la future étoile du reggae viendra de la Guinée en parlant de moi.
(…) il me prend pour un adversaire. J’aimerai qu’il lise cette interview.
Si je vous raconte tout ce qui s’est passé entre Tiken et moi, vous n’écouterez jamais sa musique. Ce n’est pas un bel exemple, dans le domaine du reggae. Humainement, je ne connais pas les rapports qu’il entretien avec les autres, mais musicalement, ce n’est pas un exemple. C’est dommage que des grandes gloires de l’Afrique dans tous les domaines ne s’occupent pas de la relève.

Avant de connaître le succès, vous avez fait la Côte-d’Ivoire, le Sénégal où vous avez même fait la prison, il semble que vous avez beaucoup souffert…

C’est difficile, j’ai beaucoup souffert dans ma vie. Je ne peux pas tout raconter, sinon on écrirait un bouquin. J’ai fait la prison quand étais encore rappeur. J’ai mendié dans les rues en Côte-d’Ivoire pendant un an. Mais quand les gens vous voient grandir, ils veulent vous tirer vers le bas, ils sont jaloux. J’ai connu la misère, les obstacles, les gens m’ont mis les bâtons dans les roues, c’est ce qui a forgé ma personnalité.

A quand le prochain album de Elie Kamano ?

Très bientôt. Je ferai même la dédicace ici au Burkina Faso qui est mon pays d’adoption. Je me sens beaucoup plus burkinabè quand je me bats que guinéen parce je suis mal compris dans mon pays. Je suis mieux compris ici que nul par ailleurs. J’ai un message de gratitude et de reconnaissance envers le peuple burkinabè qui a épousé ma musique. En 2009 quand je suis arrivé, je n’étais pas connu du tout. On essayait, on faisait des petits concerts, on distribuait les CD. Mais aujourd’hui, la mayonnaise a pris. C’est pourquoi vous serez les premiers à écouter mon album à venir. Un album de 23 titres.

Un dernier mot...

Je donne rendez-vous à tous les révolutionnaires, tous ceux qui aiment ma musique, le 13 février à la maison du peuple et le 20 à Bobo Dioulasso, pour me voir en prestation live. Tout se passe dans le cœur, je serai en face d’un peuple que j’aime, que j’admire, que j’adore, qui m’aime, qui m’admire, qui m’adore. L’échange sera naturel. J’ai fait une tournée africaine de 14 pays, mais les concerts que je donnerai ici seront différents.

Interview réalisée par Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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