Eglise famille du Burkina : Le centre de formation théologique célèbre ses 10 ans

mardi 13 janvier 2015 à 14h38min

Avec la célébration du baptême du Seigneur le dimanche 11 janvier 2015, l’Eglise universelle a clos le temps de noël. Le Cardinal Philippe OUEDRAOGO qui était à la paroisse Saint Pierre de Gounghin, a présidé la messe de 9h au cours de laquelle, a été chantée l’action de grâce pour les dix ans d’existence de l’école de formation permanente théologique.

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Eglise famille du Burkina : Le centre de formation théologique célèbre ses 10 ans

Dans l’homélie qu’il a partagée avec l’assemblée, son éminence a rappelé à celle-ci que « le baptême de Jésus renvoie chaque baptisé à son propre baptême ». Mais parce la grâce baptismale comporte la rémission de tous les péchés, et rend celui qui la reçoit désormais participant de la vie divine, les baptisés peuvent légitimement se demander si Jésus avait vraiment besoin de ce baptême ? Une interrogation à laquelle le cardinal apporte réponse en expliquant que par le baptême voulu et reçu par le Christ, « Il choisit de se rendre solidaire des hommes qu’Il vient sauver ». Ainsi, tous les baptisés sont appelés à la sainteté et à la mission pour laquelle, ils doivent se sentir investis dans le monde, de par le baptême reçu. Célébrer le baptême du Seigneur, c’est accueillir l’appel de l’Eglise à cultiver la vie intérieure, à s’attacher au Christ, pour se laisser éclairer et instruire par Lui. Le baptisé qui s’engage à une telle relation avec le Christ auquel le baptême le configure, doit selon le cardinal, « face à n’importe quelle situation de la vie, se demander ce que ferait notre Seigneur ? » Une conduite de sagesse que seule l’obéissance à la parole de Dieu procure. La vie chrétienne qui doit être marquée par la réception des sacrements en effet, ne peut aboutir véritablement que lorsque le sujet qui les reçoit, se laisse transformer par la parole du Christ qu’il écoute, intériorise et met en application. C’est par l’Eglise et en Eglise ensuite, que les baptisés disposent des moyens efficaces pour la mission. Ainsi peuvent-ils témoigner du Christ, en étant sel de la terre et lumière du monde, au service de l’Eglise et du bien commun. « Nous vivrons en baptisés, lorsque nous nous adonnons à la prière, lorsque nous donnons de nos personnes dans les services multiformes dans les communautés chrétiennes de base, et dans nos communautés paroissiales » commente le cardinal Philippe avant d’inviter les fidèles à l’engagement pour la cause des pauvres, pour lesquels ils doivent avoir une attention particulière et préférentielle.

Se former pour mieux vivre sa foi

Il y a dix ans, s’ouvrait une école au Burkina Faso, qui offre aux laïcs, une formation aux sciences religieuses. Située dans le centre national cardinal Paul ZOUNGRANA à Ouagadougou, cette école sur laquelle compte l’épiscopat burkinabè ambitionne de donner à l’Eglise famille de Dieu au Burkina Faso, des laïcs mieux formés pour mieux vivre leur foi. Toujours en pleine extension dans les disciplines qu’elle propose, l’école voit en la célébration de cet anniversaire, « un appel fort adressé aux chrétiens afin qu’ils s’engagent à se former pour un laïcat véritablement plénier ».
Le cardinal Philippe qui a présidé l’eucharistie de cet anniversaire a justifié la raison d’être et l’importance de cette école en ces termes : « Pour que les laïcs puissent bien assumer ce rôle, assure-t-il, il convient que des écoles soient créées à cet effet comme l’a fortement recommandé le pape Benoît XVI ». Sa conviction est que ces écoles sont pour les laïcs, les lieux où « ils s’armeront du nécessaire pour cette mission dans le monde, où ils doivent se comporter en ambassadeurs du Christ ». Tous les baptisés le savent, pour que leur mission soit crédible, dans l’espace culturel, social et politique, l’impératif de la compétence s’impose à eux aujourd’hui. C’est pourquoi, le cardinal leur recommande de participer davantage aux cours organisés par cette école de formation permanente dont le directeur est monsieur l’abbé Bernard YANOGO, docteur en théologie dogmatique. « Votre manière d’incarner l’Eglise Famille de Dieu dans les sphères où vivent et agissent les hommes déclare le cardinal, se fera efficace et bénéfique, lorsque vous vous engagerez dans une telle école, ou lorsque vous vous engagerez au Service Pastoral pour la Formation et l’Accompagnement des Responsables (SEPAFAR) ».

Depuis dix ans donc, des hommes et des femmes se sont laisser convaincre par la nécessité de renforcer les acquis de la catéchèse fondamentale reçue, et ont suivi les cours dans ce centre de formation. Leur parrain Monsieur Paul ROUAMBA, président du conseil diocésain des laïcs, les a félicités « pour la clairvoyance qu’ils ont eue à revenir sur les bancs en vue de combler les déficits de leurs connaissances théologiques » avant d’ajouter, « merci de montrer que la soif de connaissance de Dieu n’a pas de limite et que l’on ne doit pas calculer pour l’acquérir pour contribuer à l’avènement d’un laïcat mature, autonome et plénier ».

Les anciens étudiants du centre unis aux inscrits de cette année, appellent à la mobilisation pour la réussite des activités prévues, qui vont s’étendre de ce mois de janvier à juin prochain. Selon le directeur de la formation, les activités s’articuleront autour des points tels que les conférences sur les documents du magistère que donneront les anciens étudiants dans les paroisses en vue d’aider les fidèles laïcs à se familiariser avec l’enseignement de l’Eglise universelle. Les thèmes vont également porter sur des sujets pastoraux. La présence des sectes, des mouvements religieux ainsi que celle des groupes ésotériques seront au menu des communications qui vont jalonner la célébration de l’anniversaire. Outre ces conférences qui seront données par les laïcs eux-mêmes, des assises théologiques vont se tenir auxquelles tous les laïcs seront conviés pour réfléchir sur des questions hautement actuelles que celles de l’environnement et la problématique de sa protection. « La question de l’environnement explique le directeur du centre de formation théologique, n’est pas facultative pour le chrétien, elle est au contraire une responsabilité de foi ». Enfin un colloque dont le thème « formation religieuse et intégration culturelle » aidera les laïcs à comprendre qu’ « il ne suffit pas de connaitre ce qu’est sa propre culture, mais il faut chercher à connaitre celle des autres » dans un esprit de promotion de l’inter culturalité selon les mots de l’abbé Bernard YANOGO, directeur.

Témoignages des étudiants du centre de formation théologique

Mme Kéré/Traoré Aliette, commerciale

Mes attentes sont comblées. Au début, je ne savais pas lire la bible. Quand je l’ouvrais, c’était pour prendre des passages déjà entendus ou pour lire tel ou tel autre psaume. Avec la formation, j’ai pu comprendre que je pouvais lire la Bible de façon continue sans rupture et méditer sur les paroles. Je n’ai certes pas fini d’apprendre mais ce cours m’a ouvert les yeux sur bien des réalités de la parole de Dieu dont je n’avais qu’une connaissance lointaine. Je lance donc un appel à tous les laïcs afin qu’ils fassent l’effort de s’inscrire à cette école dont ils ne regretteront pas la formation. Personnellement lorsque j’aurai fini mon parcours de formation dans cette école, je souhaite pouvoir prendre part active aux activités de l’église où je partagerai le bénéfice de l’enseignement reçu. Sincèrement cette formation que je reçois m’offre les ressources nécessaires pour ne plus être seulement consommatrice mais pour pouvoir à mon tour contribuer dans les partages spirituels parfois que nous avons dans les lieux de travail où dans la vie tout simplement.

Rigobert Congo, diplomate à la retraite

Le contenu de la formation permet d’appréhender bien des questions liées à la société, à la foi et à l’histoire de l’église. Je pense que c’est une somme de connaissances que nous avons acquises, qui devraient nous permettre de mieux intervenir dans nos milieux de vie, notamment dans nos communautés chrétiennes de bases. A la fin de la formation, il revient à chacun de se rendre disponible et de voir qu’est ce qu’il peut avoir comme intervention de façon pratique au niveau de sa communauté chrétienne de base ou de sa paroisse. Je dirai aux frères et sœurs laïcs, que cette formation est quelque chose d’important. Nos parcours divers font que nous ne sommes pas forcément et souvent tournés vers l’approfondissement de notre foi. Le faire quelque soit l’âge est toujours un acquis pour le chrétien qui est formé ainsi que pour la société.

Abbé Joseph KINDA
www.egliseuduburkina.org

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