Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

lundi 5 janvier 2015 à 14h00min

A travers cette correspondance parvenue à notre rédaction, Awa Bonkoungou, productrice maraîchère à Yako, dans la province du Passoré, lance un cri de cœur aux autorités par rapport à une situation désagréable qu’elle vit depuis 2012 en tant que productrice agricole. Pour cause, elle a cru en l’entreprenariat féminin en milieu rural encouragée par le gouvernement en son temps et s’est engagée dans un projet d’aménagement de périmètre maraicher au profit de quatre-vingt (80) femmes à en croire la plaignante.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez

En me référant aux efforts consentis par les plus hautes autorités de notre pays dans le cadre de l’entreprenariat agricole féminin, je m’en voudrais de ne pas vous exposer les faits qui sont, aujourd’hui un calvaire pour mon existence et une menace pour ma famille. Veuillez donc m’en excuser, sur tout que je vais devoir soumettre ma préoccupation à votre bienveillance. En effet, en tant que femme rurale, j’ai postulé et obtenu comme d’autres en février 2012 auprès de la coordination régionale du Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales du Nord (PAFASP/N), le cofinancement d’un projet d’aménagement d’un périmètre maraicher au profit de quatre vingt (80) femmes à Yako dans la province du Passoré. Après une étude du site commanditée par le PAFASP/N et exécutée par le bureau d’étude SIEMDE Nicaise, ma signature a été imitée pour m’imposer l’Entreprise Technologie Service à Ouagadougou pour l’exécution des travaux de réalisation. J’ai tenté en son temps de m’opposer à la falsification de ma signature. Mais, face aux menaces de la coordination du programme, j’ai eu peur et j’ai laissé faire. Aujourd’hui, le projet rencontre d’énormes problèmes dans sa mise en œuvre. Saisi, le contrôle qui m’a également été imposé tout comme l’Entreprise, rejette la balle au bureau d’études. J’ai contracté un crédit de près de neuf cent mille (900.000) francs pour contribuer au financement du projet et vu le blocage actuel je me retrouve dans l’incapacité de respecter les échéances de remboursement. En plus des dommages estimés à environ quinze millions (15.000.000) de francs CFA, La stabilité de mon foyer est actuellement menacée à cause de ce crédit. Pourchassée par les agents de l’institution de micro finance, je n’ai plus le temps de rester à la maison et m’occuper de mes enfants. C’est pour cette raison, Monsieur le Directeur de publication, que je viens très respectueusement par la présente, solliciter votre aide en vue de porter à la connaissance de l’opinion publique mon problème qui dure depuis deux ans et dont certaines femmes en sont aussi probablement victimes.
Ne pouvant pas tout relater dans cette lettre, je souhaiterais recevoir, dans la mesure du possible, un reporter de votre journal, pour constater de visu les faits brièvement relatés. En dépit de la volonté affichée des nouvelles autorités à la cause de la femme rurale, il y a des agents de terrain dont l’action ne milite point en faveur de celle-ci.
Mon intention n’est nullement de dénoncer une personne mais surtout de porter à la connaissance des nouvelles autorités du Burkina Faso et de l’opinion publique, des éléments factuels qui, s’ils ne sont pas vite corrigés, contribueraient à créer un hiatus entre le discours et la réalité sur le développement rural dans notre très cher pays au moment où les bailleurs de fonds ont opter pour la prolongation du financement du Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales (PAFASP).

Madame Awa BONKOUNGOU
Productrice agricole à Yako,
Province du Passoré,
S/C Tel : (00226) 70 23 97 67

NB : En fichiers joints quelques documents que j’ai pu récupérer avec le répondant de la productrice pour m’assurer de l’authenticité de l’écrit.

Portfolio

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 5 janvier 2015 à 15:03, par Hi
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    "....le contrôle qui m’a également été imposé tout comme l’Entreprise..." La rédaction de LEFASO.NET ainsi que le porte parole de la bénéficiaire semble ne pas bien connaître les procédures des projets comme le PAFASP. Le contrôle, tant que possible, est de facto assuré par les services techniques. Dans le cas précis, certain que ce sont les techniciens de la direction régionale de la DREAHEA qui ont assuré le controle. Je comprends, c’est une période propice aux réglèments de compte. Bonne chance à nous tous !!!!!!!

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 15:13, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    ’’Après une étude du site commanditée par le PAFASP/N et exécutée par le bureau d’étude SIEMDE Nicaise, ma signature a été imitée pour m’imposer l’Entreprise Technologie Service à Ouagadougou pour l’exécution des travaux de réalisation. J’ai tenté en son temps de m’opposer à la falsification de ma signature. Mais, face aux menaces de la coordination du programme..’’

    - Madame BONKOUNGOU et tous les autres, sachez une bonne fois pour toute qu’il y a plein de requins, de malfraits qui s’érigent en bureaux d’étude, consultants pour passer leur temps à escroquer les populations rurales en complicité avec les agents des projets et des services d’encadrement de l’Etat !

    - Madame, moi Yamyélé je suis un ancien paysan ’’Vieux loup aux crocs longs et crochus’’. Je sais de quoi je parle. Allez-y déposer directement une plainte chez le Procureur de Faso à Kaya contre le bureau d’étude SIEMDE Nicaise, l’Entreprise Technologie Service et la Coordination toute entière du PAFASP car il n’y a qu’eux par qui a transité votre dossier. Donc forcément quelqu’un d’entre ces gens est au courant de la falsification de votre signature.

    Les choses on changé ! Si on les enferme ne serait-ce qu’en garde-à-vue, les gens du PAFASP vont risquer de perdre leurs emplois et ils vont vite parler pour se libérer s’ils n’ont rien fait.

    S’ils vous ont aussi entretemps corrompu en vous donnant un peu, dites-le carrément afin que la justice les poursuivent pour faux, usage de faux, corruption, et détournement.

    - Et puis ce PAFASP-là a favorisé plein d’agents y travaillant et d’aucun sont devenus des éleveurs, etc. Alors que nous autres, on trîme pour avoir des prêts en banque !!!!!

    Par Kôrô Yamyélé

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 15:17, par BILI-BILI
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Madame Awa BONKOUNGOU,ton affaire là est flou...façon tu explique lààà...,on voit que toi même tu as "djôh" ! faut dire que tu as mal géré le jeton ; et maintenant c’est "mou" sur toi !

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 15:55, par sawadogo zakaria
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    pourquoi ne pas saisir la justice pour faux et usage de faux il faut toujours lire les documents qu’on nous demande de signer avant d’apposer notre signature c’est un acte simple mais qui nous engage en tout temps et en tout lieu que toutes les victimes s’unissent pour saisir la justice

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 16:05, par Ah c’est bien !!
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    VOUS AVEZ FINI de LIRE LA LETTRE OUVERTE DE CETTE DAME, lisez cette lettre de la même DAME publiée le 22/10/2013 sur le forum de LEFASO.NET
     :
    « Monsieur le Ministre de l’Agriculture, certain de vos producteurs en milieu rural ne sont pas bien accompagnés. Voici le cri de cœur d’une productrice agricole de yako dans le Passoré : Madame Awa BONKOUNGOU Productrice agricole à Yako, Province du Passoré, Tel : S/C 70239767 Yako, le 30 septembre 2013 A Madame la Ministre de la promotion De la Femme et du Genre Objet : entreprenariat féminin en difficulté A yako, dans le Passoré. En me référant aux efforts consentis par les plus hautes autorités de notre pays dans le cadre de l’entreprenariat féminin, je m’en voudrais de ne pas vous exposer les faits qui sont, aujourd’hui un calvaire pour mon existence et une menace pour ma famille. Veuillez donc m’en excuser, sur tout que je vais devoir soumettre ma préoccupation à votre bienveillance. En effet, en tant que femme rurale, j’ai postulé et obtenu comme d’autres en février 2012 au près de la coordination régionale du Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales du Nord (PAFASP/N), le cofinancement d’un projet d’aménagement d’un périmètre maraicher à Yako dans la province du Passoré. Après une étude du site commanditée par le PAFASP/N et exécutée par le bureau d’étude SIEMDE Nicaise, ma signature a été imitée pour m’imposer l’Entreprise Technologie Service à Ouagadougou pour l’exécution des travaux de réalisation. J’ai tenté en son temps de m’opposer à la falsification de ma signature. Mais, face aux menaces d’annuler le financement par la coordination du programme, j’ai eu peur et j’ai laissé faire. Aujourd’hui, le projet rencontre d’énormes problèmes dans sa mise en œuvre. Ce qui démontre que les études ont été mal faites. Saisi, le contrôle qui m’a également été imposé tout comme l’Entreprise, rejette la balle au bureau d’études. J’ai contracté un crédit de huit cent mille (800.000) francs CFA pour contribuer au financement du projet et vu le blocage actuel je me retrouve dans l’incapacité de respecter les échéances de remboursement. La stabilité de mon foyer est actuellement menacée à cause de ce crédit. Pourchassée par les agents de l’institution, je n’ai plus le temps de rester à la maison et m’occuper de mes enfants. C’est pour cette raison, Madame la Ministre, que je viens très respectueusement par la présente, solliciter votre intervention en vue de trouver à mon problème qui dure depuis un an, une issue mutuellement avantageuse. Ne pouvant pas tout relater dans cette lettre, je souhaiterais recevoir, dans la mesure du possible, une mission de votre ministère, pour constater de visu les faits brièvement relatés. En dépit de la volonté affichée de Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso et du dévouement de l’honorable Député Fatoumata DIENDERE/DIALLO à la cause de la femme rurale, il y a des agents de terrain dont l’action ne milite point en faveur de celle-ci. Mon intention n’est nullement de dénoncer une personne mais surtout de porter à la connaissance de l’autorité, des éléments factuels qui, s’ils ne sont pas vite corrigés, contribueraient à créer un hiatus entre le discours et la réalité sur les femmes rurales dans notre pays. Je vous prie, Madame la Ministre, de croire en l’assurance de ma déférente considération et d’accepter mes salutations citoyennes. Madame Awa BONKOUNGOU Ampliations : SEM le Premier Ministre DRPFG/Nor »
    MADAME, quel est le montant exact de ton prêt ?

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 16:05, par Herve Wotoro
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Madame Awa BONKOUNGOU, le pret est de 900.000frcs et les dommages s,elevent a 15.000.000frs ! Soit 150% du credit contracte.Peut etre SE.Mr Yacouba Isaac Zida 1er ministre de la transition conformement a la nouvelle doctrine"plus rien ne sera comme avant" va decreter de la nationalisation et du pret et des dommages annexes le 8 mars a la place de la revolution.Inchalla courage madame.Vive l,entreprenariat feminin koi

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 16:19, par Paisible
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Madame Bonkoungou profiter des conseils du vieux loup aux dents longues et crochues de Kôro Yamyélé. Seulement en matière de conflit quelle que soit la nature, avant cette étape judiciaire, essayer le règlement à l’amiable. Ce qui veut dire que vous avez la coordination régionale du PAFASP/N, la CRA/N qui est le répondant régional des producteurs, vous exposez clairement votre problème et je pense que vous aurez davantage fait preuve de bonne collaboration.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 16:43, par MALKA
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Je pense qu’il faut prendre le problème de cette productrice au sérieux car c’est ainsi que nos braves producteurs sont intimidés truandés et exploités par des sombres individus.Je demande à la chambre régionale d’agriculture du Nord et toutes autres structures habilitées à défendre les causes des producteurs à s’autosaisir du dossiers car c’est vraiment honteux.Il faudrait que PAFASP/N se blanchisse devant sa tutelle les bénéficiaires et les bailleurs car ça y va de leur honneur et crédibilité.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 17:01, par ACHTAGFOURRLAI
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    MADAME BONKONGOU, ce n’est parce que M. ZIDA vient de YAKO qu’il pourra résoudre tous les problèmes des ressortissants de sa région. Ils sont nombreux ces personnes qui doivent aux institutions bancaires et qui ne peuvent pas payer pour mauvaise gestion. Tu expose ton incompétence sur la toile. Je suis persuadé, en faisant une enquête dans ton foyer on découvrirait peut être en toi, un caractère incompatible avec une femme de foyer.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 17:04, par BILI-BILI
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Tantô 900 000 F tantô 800 000,madame on veut vraiment te soutenir mais ton affaire là même n’est pas Clairrrrrr !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 17:27, par Fasobiiga
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Madame Bonkoungou ne certainement pas la seule victime, le même entrepreneur aurait réussi à corrompre les contrôleurs et un autre producteur du nom de ouédraogo ousseni du village Nièsséga dans le Zondoma avec les sommes de 150.000 f pour les premiers et 1.000.000 f pour le deuxième après avoir bâclé son chantier.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 17:33, par Fasobiiga
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Il y aurait aussi des plaintes du coté des femmes de Toécin dans le Passoré et à Boussou dans le Zondoma

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 17:56, par affairée.com
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Haaannn est ce que ça ne serait pas par hasard les fameux prêts sans intérêts que blaise par le biais de nestorine accordait aux femmes pour les encourager à soutenir son projet funeste de modification de l’article 37 ???Là là c’est mieux de porter plainte contre blaise et nestorine pour abus de confiance !!

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2015 à 18:04, par Fasobiiga
    En réponse à : Entreprenariat agricole féminin : Une productrice « désabusée » appelle au secours

    Mr Hervé Wotoro, la bonne dame parle ici des dommages causés par l’arrêt des travaux, et a même sous estimé sa capacité de production. Si on admet qu’elle pouvait produire 200 sacs de 100kg d’oignons par an, multipliés par deux = 400 sacs de 100kg x 50.000f = 20.000.000f

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés