Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

vendredi 19 décembre 2014 à 00h47min

Le Comité de pilotage du Projet Emplois des jeunes et développement des compétences (PEJDC) a tenu sa première session ce mercredi, 17 décembre 2014, au siège de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, à Ouagadougou. L’objectif est de poser les bases de la mise en œuvre de ce projet.

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Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

« Il s’agit, en un mot, d’une session qui va permettre de mettre en place une feuille de route pour permettre au projet d’aller sur le terrain et d’engager les jeunes sur différents aspects. La feuille de route va permettre de définir les objectifs que l’unité de coordination doit atteindre au cours de l’année 2015 », a introduit le coordonnateur du PEJDC, Abdourahmane Traoré.

Le Projet Emplois des jeunes et développement des compétences (PEJDC) est une initiative qui a pour ambition d’améliorer l’accès des jeunes à des emplois et à des opportunités de développement de compétences. Le projet est soutenu par la Banque Mondiale à hauteur de 25 milliards de francs CFA. D’où la reconnaissance du président du comité de pilotage, Frédéric Kaboré, à l’institution financière qui, souligne-t-il, apporte une contribution fort appréciable à la jeunesse burkinabè confrontée au chômage et à la précarité des emplois. A l’en croire, ce projet s’inscrit parfaitement dans les orientations de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi. Le PEJDC vise donc à améliorer l’accès des jeunes à des emplois à travers des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, améliorer l’accès des jeunes à des opportunités de développement des compétences et de l’employabilité par la formation professionnelle et la formation en entreprenariat. Le projet vise, enfin, à renforcer les capacités institutionnelles pour améliorer la base de connaissances sur l’emploi et les jeunes. « Ce projet devrait permettre de réaliser 240 km de pistes rurales, d’entretenir 60 km de rues et de voiries urbaines, de construire 16 ponts et de reboiser 2400 hectares », a confié le président du comité de pilotage. A l’en croire, le PEJDC va, en outre, permettre de créer 31 000 emplois au profit des jeunes, former 4000 jeunes par apprentissage, 8000 jeunes à l’entreprenariat et, enfin, de dispenser, à la demande des entreprises, des formations à 2000 jeunes avec une promesse d’emplois. Pour ce faire, indique M. Kaboré, la démarche du « faire-faire » sera adoptée. Celle-ci consiste à s’appuyer sur les expériences enrichissantes des structures existantes et dans ce qu’ils savent faire le mieux, l’unité de coordination ne devant assurer que la coordination, le suivi et l’évaluation de toutes les activités.

46 800 jeunes seront touchés en cinq ans, de 2014-2018

Le projet Travaux routiers à Haute intensité de main-d’œuvre (PTR-HIMO) a été retenue pour la mise en œuvre des activités des travaux à Haute intensité de main-d’œuvre, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso pour le développement de la formation professionnelle initiale, l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE) pour le programme de formation par apprentissage et, enfin, la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) pour la formation en entreprenariat et l’accompagnement des promoteurs. La première session a examiné le rapport de mise en œuvre du projet, le projet de plan de travail annuel budgétaire de 2015, le projet de plan de passation des marchés de 2015 et le projet de manuel de procédures administratives, financières et comptables du projet. « La tâche s’avère immense et pressante et nous n’avons ni temps d’observation, ni répit. Nous devons immédiatement nous mettre à l’ouvrage en faisant preuve d’imagination pour être à la hauteur des attentes et des espoirs que suscite la mise en œuvre du PEJDC », a invité le président du comité de pilotage, Frédéric Kaboré.
Au total, 46 800 jeunes seront touchés à la fin de ce projet qui s’étale sur cinq ans (2014-2018).

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 18 décembre 2014 à 21:33, par KONE
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    L’Etat ne peut pas absorber tous les demandeurs d’emploi , c’est pourquoi il important de développer la culture entrepreneuriale , afin de permettre aux jeunes de créer leur propres emplois et celui de leur compatriotes.
    tous les jeunes n’ont pas des idées de création d’entreprises innovantes encore moins la capacité de conduire un projet dans un contexte socio -économique caractérisé par une concurrence assez rude exacerbée avec des exigences de plus en plus croissantes des clients
    il existe une typologie des jeunes en quêtes de formation .
    1 ceux qui ont des idées novatrices porteurs de projets d’entreprises dont ils ont la capacité de gérer ou manager
    2 ceux qui n’ont pas d’idées ni de projets mais qui comptent travailler chez le premier groupe
    3 et enfin ceux qui sont malades ou paresseux et les gros fainéants les handicapés
    il faut donc faire un tri et financer uniquement les premiers qui emploieront les deux autres catégories.
    Je pense que pour la formation en entrepreneuriat et la promotion de la culture entrepreneuriale il existe des cabinets conseils en formation et accompagnement en entrepreneuriat management et leadership ainsi que le coaching , l’entrepreneuriat féminin agricole qui pourront aussi s’associer à la maison de l’entreprise et la chambre de commerce pour le volet le plus important promouvoir la culture entrepreneurial et relever le Défi d’un Burkina Entrepreneurial .
    Cela implique un certain nombre d’axe stratégiques à suivre qui sont les suivants :

    Axe 1 Promouvoir e(t renforcer la culture entrepreneuriale
    « Les recherches effectuées donnent à penser qu’il existe une corrélation positive entre l’esprit d’entreprise et la croissance économique. […] Toutefois, l’intérêt de la formation en entrepreneuriat ne se limite pas à un accroissement du nombre de nouvelles entreprises, au lancement de projets innovants et à la création d’emplois. L’entrepreneuriat est une compétence clé pour tous : elle aide les jeunes à être créatifs et à acquérir un surcroît d’assurance dans toutes les activités qu’ils entreprennent et les incite à agir de manière socialement responsable. »
    Culture entrepreneuriale et développement économique
    Au cours des 20 dernières années, les gouvernements successifs ont proposé de nombreuses stratégies de développement économique. Pourtant, relativement peu d’efforts ont été consentis à l’émergence d’une culture entrepreneuriale forte – à l’exception, notamment, du projet Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, formation des 5000 jeune entrepreneurs en voie de faire une démonstration remarquable de l’impact d’une action ciblée et efficace en ce domaine.
    Or, il existe une relation étroite entre le degré d’activité entrepreneuriale et le taux de croissance économique d’un territoire. Par conséquent, un tissu entrepreneurial peu développé constitue un obstacle au développement socioéconomique.
    Une telle carence nuit à la capacité de contrer les effets négatifs d’une forte concurrence. Les entreprises créent l’emploi et la richesse d’un pays. Une société doit se donner un bon bassin d’entrepreneurs pour assurer son développement économique et être en mesure d’offrir un avenir intéressant à ses jeunes.
    La croissance du nombre d’entrepreneurs ne tient pas du hasard. Il faut agir sur le préalable : la culture entrepreneuriale.
    Cette culture suppose des valeurs intégrées et enracinées dans les habitudes des gens,
    De plus en plus de gouvernements dans plusieurs pays, se donnent des politiques distinctes touchant l’entrepreneuriat et les entreprises existantes.
    Les recherches de l’OCDE ou encore les travaux de la Communauté européenne et de la Small Business Administration des États-Unis témoignent d’un fort courant en faveur d’un accroissement de la participation de l’école dans le dossier de l’entrepreneuriat et d’un engagement progressif des pays à favoriser une forte culture entrepreneuriale.
    Tous comprennent de plus en plus que dans un environnement changeant, il faut acquérir des réflexes d’adaptation particuliers pour survivre et se développer
    Portrait de la culture entrepreneuriale
    « La culture est un concept complexe. C’est un ensemble de connaissances, de valeurs, de croyances et de références que partagent les personnes d’une même société et qui influencent les comportements. Par ailleurs, la culture est parfaitement évolutive lorsqu’on se donne les moyens d’agir là-dessus... il ne s’agit pas d’un changement radical mais plutôt incrémental puisqu’il s’agit de toucher les valeurs enracinées et intégrées au sein d’une population depuis plusieurs générations. »
    Comme elle est proposée ici, la culture entrepreneuriale se décline en trois éléments :
    1) Des connaissances partagées par des membres d’une même société qui veulent relever des défis.
    2) Des attitudes et des valeurs (créativité, sens de la responsabilité, autonomie, confiance en soi, solidarité, leadership, tolérance à l’échec, etc.).
    3) Des compétences de savoir faire, de savoir être et de savoir agir.
    Dans la réalisation d’un projet de société mûre qui se responsabilise et s’assume, la culture entrepreneuriale se manifeste dans une multitude de domaines.
    • Le développement du plein potentiel humain, incluant le potentiel entrepreneurial
    • Une école plus active soutenant davantage la créativité et plus ouverte à l’innovation.
    • Une amélioration de l’intégration sociale des immigrants.
    • Une meilleure cohérence sociale et territoriale.
    • Un accroissement de l’engagement des réseaux proches des nouveaux entrepreneurs pour apporter du financement et le soutien de départ, diminuant ainsi les pressions sur les services institutionnels.
    • Une flexibilité sociale accrue, permettant d’absorber plus facilement de nouveaux défis venant de la mondialisation, des changements climatiques, etc.
    • Un environnement d’affaires plus favorable aux entrepreneurs et aux innovateurs.
    • Une plus grande implication des employés au sein de leur entreprise.
    • La création des entreprises et des emplois nécessaires au milieu (entreprises individuelles, collectives, privées, publiques ou sociales).
    KONE

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  • Le 19 décembre 2014 à 07:43, par indiga
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    Le PEJDC dans sa conception théorique peut ne pas présenter d’insuffisance majeur mais sa mise en œuvre risquerai de détourner les objectifs du projets. Le concept HIMO n’est pas bien maitrisé par nos différents acteurs (Administration, les structures prives et les associations) et cela est une véritable contrainte qui mérite une analyse profonde avant la mise en œuvre de ce projet.

    Plusieurs intervenants parlent du HIMO sans savoir ce que ça veut dire. Il est important de savoir que sans formation, vous ne saurez pas ce qu’est le HIMO, ni les mécanismes à mettre en œuvre pour atteindre véritablement les objectifs. Sachez que le HIMO, ce n’est pas les connaissances livresques mais c’est 25 à 30% maximum de théories et 70 à 75 % de pratiques terrain. Le HIMO, C’EST PAS EN RESTANT DANS LES BUREAUX CLIMATISES AVEC LES VESTES MAIS C’EST SUR LE TERRAIN SOUS UN SOLEIL DE PLOMB

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  • Le 19 décembre 2014 à 08:08, par jean
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    ca donné quoi votre PSCE ? des milliards mais toujours trop de chômage des jeunes pourquoi ? soyez plus imaginatif que ca . HIMO et après ces jeunes deviennent quoi ? créer des emplois définitifs avec l’appui des banques et la mise en place d’une institution forte à mesure d’assurer le suivi des promoteurs bien formés mais pas avec vos cabinets fantoches comme ceux du FAIJ

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  • Le 19 décembre 2014 à 14:07, par La doctrine
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    Ce projet est le bienvenu. Il va diminuer le chômage mais je suis de ceux qui pensent que le gouvernement entend toujours avec ces projets maintenir les jeunes dans la dépendances et la pauvreté en promettant ce qu’il ne peut jamais donner suffisamment : l’emploi. Je pense que c’est tout le système de formation qu’il faut revoir pour qu’il n’y ait pas de "déchets" chez les élèves et étudiants qui finissent ou échouent en route leurs études. Pourquoi ne pas intégrer des formations professionnalisantes dans nos universités et prendre en compte la formation en entrepreneuriat surtout pour les étudiants en fin de cycle ? Au moins quelques-uns auront le courage d’entreprendre directement dès leur sortie de l’université sans attendre sous un soleil brulant un concours qui ne pourra pas le sortir de sa pauvreté sans une prise de conscience sérieuse. Que Dieu aide la Burkina Faso et donne la sagesse à ses dirigeants.

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  • Le 20 décembre 2014 à 09:30, par sam
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    avec 25 milliards de fcfa rien que pour rendre actifs momentanément des jeunes avec des renumératation de pas plus de 50000f, ce n’est pas sérieux...les VADS et nos mère ne le font que acheter du savon etc...de même a l’ANPE chaque demande qui y parvienne révoque une expérience de moins 2 a 3 ans ; quel sort pour le chômeur et l’étudiant ? . parlant de formation toutes les filière en promotion demande a l’intéresse de verser les 10pour100 de la sommes au premier virement soit 120000f(cf Centre de formation de ouagad. affilier au ministre de la jeunesse) avant les cours dans les de genie civil et autres....qu’est ce qui est concret ? DOMMAGE LE PROBLÈME DE CHÔMAGE NE PEUT SE RÉSOUDRE QU EN EXPULSANT LA CORRUPTION. IL FAUT LA MORALE COMME KAFANDO LA DIRE. POUR FINIR PLUS RIEN NE DOIT ETRE COMME AVANT.

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  • Le 20 décembre 2014 à 20:28, par le pionnier
    En réponse à : Emplois des jeunes : le PEJDC promet la création de 31 000 emplois

    j’ en connais des jeunes qui, a la suite de l’appel lance par les anciennes autorites aux jeunes de concevoir de grands projets, qui se sont defonce, et quand il s’est agit de leur octroyer une subvention par la maison de l’entreprise, on leur a fait signifier qu’ils n’ont personne comme gourou qui puisse menace le patron de la maison de l’entreprise de les financer.
    Je crois qu’il faut d’abord un toilletage au sein de la maison de l’entreprsie et de la chambre de commerce avant de leur confier de telles missions.
    Si non, si d’avanture de telles pratiques continuaient, au lieu que les jeunes utilisent leur intelligence pour developer le pays, ils l’utiliseront pour le detruire par des rebellions de tous types.

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