Lutte contre la pauvreté au Sahel : le CILSS reçoit 7,5 milliards FCFA de la BAD

dimanche 14 décembre 2014 à 22h32min

Ouagadougou a abrité ce samedi 13 décembre 2014, la cérémonie de signature du protocole d’accord du financement relatif au Projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel (P2RS). C’était en présence du Dr Djimé Adoum, Secrétaire exécutif du Comité permanent Inter-états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et de la représentante-résidente de la Banque Africaine de Développement (BAD), Ginette Nzau-Muteta.

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Lutte contre la pauvreté au Sahel : le CILSS reçoit 7,5 milliards FCFA de la BAD

Dans le Sahel, les crises alimentaires consécutives aux aléas climatiques sont récurrentes. Les programmes d’urgence et de développement n’ont pas permis de limiter la vulnérabilité des populations. C’est donc dans le but d’anticiper et d’accroitre la capacité des ménages à supporter les effets des chocs climatiques, que la BAD a soutenu le financement du P2RS à hauteur de 120 milliards de F CFA dont 7,5 milliards en faveur du CILSS qui en assurera la coordination du volet régional. Et sur les 13 Etats membres du CILSS, 7 sont bénéficiaires de la première phase de ce programme prévu pour s’étendre sur cinq ans. Ce sont le Burkina Faso, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Le P2RS, un bouclier anti-pauvreté

En développant les infrastructures hydro-agricoles, les aménagements pastoraux et halieutiques, les unités de conservation et de transformation des produits dans les zones rurales, le programme pourrait bien créer des revenus durables pour les petits producteurs, les éleveurs et agro-pasteurs et les pêcheurs artisanaux. Il va de soi que cela permettra de résorber le taux de chômage des jeunes et des femmes. Au Burkina Faso, ce programme vient en renfort à d’autres projets pour renforcer la résilience des populations. C’est le cas de l’Alliance globale pour l’initiative résilience-sahel et Afrique de l’ouest (AGIR) lancé le 6 décembre 2012 à Ouagadougou.

Pour plus de transparence

En attendant la signature du protocole d’accord avec chacun des Etats membres du CILSS d’ici à fin Janvier 2015, le Docteur Djimé Adoum rassure que le P2RS couvrira toute l’étendue du territoire burkinabè. Aux journalistes, il a lancé un défi pour que ceux-ci vérifient « si sur le terrain ce qui a été dit aujourd’hui 13 décembre est vraiment mis en œuvre. » car pour lui « une nouvelle page a tourné et … il n’est plus question de jouer à la mal gouvernance ; il faudrait que les populations en bénéficient ».

Cet engagement du CILSS et de la BAD vient-il sonner le glas de cette ère au cours laquelle la gestion de l’aide financière ne profitait pas assez bien aux populations vulnérables ? Pour sûr, l’on pourrait s’accorder à dire que « plus rien ne sera comme avant ».
En rappel, en plus du projet 1, il y aura 3 autres projets qui seront mis en place à mesure que le programme s’étende vers d’autres Etats.

BASSOLE Herman Frédéric (Stagiaire)
Lefaso.net

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