Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

dimanche 7 décembre 2014 à 22h46min

« Depuis le jeudi 4 décembre 2014 particulièrement, nous assistons à des perturbations dans les établissements d’enseignement secondaire, notamment à Ouagadougou, sans que nous ne soyons saisis ni au niveau des établissements ou de la Direction régionale, ni au niveau de l’administration centrale des raisons de ces mouvements ». C’est certainement fort de ce constat que les autorités du ministère des enseignements secondaire et supérieur ont tenu une rencontre de concertation avec les associations des scolaires du Burkina dans la soirée de samedi, 6 décembre 2104 dans l’enceinte du ministère.

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Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

C’est le secrétaire général du ministère, Bila Dipama, entouré de ses proches collaborateurs qui a présidé la rencontre. En face de lui, des responsables de l’association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO), et de la Fédération scolaire et estudiantine du Burkina Faso (FES/BF). Le principal message livré par le ministère consiste en une « invite » aux élèves à « faire du mois de décembre un mois scolaire ».

Selon le secrétaire général du ministère, ce mois de l’année (décembre) était, antérieurement, parsemé de troubles liés aux dossiers non élucidés de disparitions, notamment du journaliste Norbert ZONGO et de l’élève Flavien Nébié. Face à la situation, M. Dipama confie avoir, au cours d’une rencontre tenue en novembre 2013, lancé un appel à « revoir » la façon de commémorer ces dates sans porter atteinte aux activités. Cette année, avec la « nouvelle donne », les autorités du département disent avoir pensé que la situation de troubles allait prendre fin et que « chacun réviserait sa position », surtout que, convainc-t-il, des mesures sont déjà annoncées par les autorités de la transition. Malheureusement, déplore-t-il, des mouvements de grèves sont observées dans les établissements. C’est pourquoi, a-t-il invité ses interlocuteurs à s’inscrire dans le travail d’apaisement général, en évitant de favoriser le désordre. Il en veut pour illustration à cet appel, le décret du 4 décembre 2014 portant création de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes, composée de cinq sous-commissions dont la sous-commission vérité, justice et réconciliation nationale. « Nous sommes dans un contexte particulier de notre histoire.

La Transition a pour vocation de bâtir un Etat de droit, de justice, de démocratie, un Etat responsable où règne l’ordre. Il est donc incompréhensible que les élèves qui sont une partie de la jeunesse, donc les bâtisseurs de demain, puissent continuer à semer le désordre. Les préoccupations qui sous-tendent, selon eux, leur mouvement peuvent être communiquées par des voies régulières aux premières autorités de la Transition », a lancé le secrétaire général, Bila Dipama.

La date du 13 décembre 2104, une « coïncidence » mal perçue par l’AESO

En ce qui concerne le non-respect de la procédure d’enclenchement de la grève reproché aux organisations concernées, Prosper Kinda de la FES/BF reconnaît que sa structure n’a pas respecté toute la procédure légale. Mais, fait-il observer que cela est lié à des précédents avec le ministère qui ne « jouait pas franc-jeu ». Aussi, précise-t-il que la FES/BF n’a rien contre qui que ce soit et ne défend aucun autre intérêt que celui des élèves et étudiants. Elle souhaite donc un traitement diligent de sa plateforme déposée auprès de l’autorité. En ce qui concerne son mot d’ordre de grève, le représentant de la FES/BF a « clairement » indiqué la fin pour ce samedi, 6 décembre 2014. Pour cela, M. Kinda a affirmé que toutes les dispositions seront prises pour informer les membres de la reprise des cours et décline, de ce fait, tout trouble qui pourrait donc survenir.

« Ils nous ont appelés pour conscientiser sur le mois de décembre. Nous avons pris acte et nous allons rendre compte à notre base et c’est à elle de décider », a, pour sa part, résumé Dramane Sankara, représentant de l’AESO avant d’annoncer : « Nous avons prévu une marche-meeting pour commémorer le 6 décembre. Nous avons vu qu’il y a eu un sabotage en ce qui concerne le 6 décembre. Mais nous disons que ce n’est pas pour autant que nous n’allons pas commémorer notre journée du 6 décembre, même s’il faut la reporter à une date ultérieure ». Tout en s’abstenant d’indexer les « auteurs » de ce sabotage, M. Sankara garde aussi secrète pour le moment, la date de cette commémoration. En outre, le représentant de l’AESO estime également que « la journée du 13 décembre 2014 est aussi un sabotage ; parce que, quoi qu’on dise, le 13 décembre est une journée très bien connue. C’est la journée de la commémoration de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Elle est commémorée chaque année par le Collectif, dont l’AESO est membre. Si cette année, la journée du 13 décembre sera une journée d’hommage aux martyrs, nous trouvons que c’est pour tripatouiller l’histoire ; faire oublier au peuple burkinabè, l’histoire de Norbert Zongo. Nous pensons que cela est un sabotage ».
Du côté des autorités du ministère, l’on se veut malgré tout optimiste. Pour son secrétaire général donc, cette rencontre était importante en ce qu’elle permet de recadrer l’orientation. Pour ce qui est de la réceptivité du message par ses interlocuteurs, M. Dipama confie tout simplement : « Des organisations des scolaires présentes, il y en a qui se sont exprimées très clairement en indiquant que c’est fini, ils reprennent le chemin de l’école. Et je pense que les structures qui ne se sont pas clairement prononcées vont prendre le temps de réfléchir et elles choisiront, certainement, le bon chemin, c’est-à-dire, se former ».

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 7 décembre 2014 à 22:01, par Ombrax
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    pitié chers élèves ! pitié ! ne gâtons pas la sauce ! norbert zongo est un martyr comme les autres. commémorons les ensemble avec norbert comme porte -flambeau. ne foutez pas votre avenir en l’air avec des gréves en décembre. moi qui disais à un ami rien que ce matin que je suis heureux que décembre puisse redevenir normal dans écoles. pitié !

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  • Le 7 décembre 2014 à 22:31, par Tino
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Une telle approche me semble salutaire. Mais les autorités en charge de ce ministères ne sont les messagers les mieux indiqués pour parler de ces sujets avec les organisations estudiantines. Il faut renforcer les capacités opérationnelles des organisations de la société civile officiant dans la formation civique. Le CEFOC (cercle d’études et de formation civique) a déjà mené des activités de formation avec les élèves et étudiants de la région du Nord sur les thèmes suivants : Civisme et réussite scolaire, Le militantisme politique des jeunes, Les violences en milieu scolaire. Les OSC sont mieux écoutées que les dirigeants à cause de la rupture et de la méfiance entre le peuple et les gouvernants qui incarnent le mensonge et la tartuferie. Ce n’est pas en un jour que la confiance se rétablit même si l’on considère qu’il y a la bonne foi. En plus de ça, il y a le fait que les conditions d’études se sont nettement dégradées, faisant en sorte que les élèves peuvent être en classe sans être formés ou bien formés. N’est-ce pas aussi parce que les établissements sont hostiles au bien-être des élèves et étudiants que l’on les voit dans la rue ?

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  • Le 7 décembre 2014 à 23:39, par Sanogo
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    La "Guerre des Martyrs"a commencé. Quand on vous dit qu’il y a souvent des luttes d’influence politiciennes derrière ces choses là ! On apprend maintenant que le 13 décembre est la propriété privée du Collectif Norbert Zongo...

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  • Le 8 décembre 2014 à 00:28, par LY
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    A l’approche de la journée commémorative du 13 décembre, date de l’assassinat de l’illustre journaliste Norbert ZONGO, il est très maladroit voir suspicieux de noyer cette date dans une commémoration collective de martyrs dont les contours ne sont pas encore clairement définis. Faut-il le rappeler que les 30 et 31 octobre ne sont que le couronnement de la lutte entamée après cet odieux crime ! Le prochain 13 décembre sera certainement différent si les fruits de la transition s’avèrent succulents. C’est au pied du mur qu’on connait le vrai maçon. De grâce laissez les élèves et étudiants commémorer pacifiquement cette journée, leur journée. Ne leur demandez pas de vous croire sur parole. ce sont des Thomas. Ils veulent voir pour croire !

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  • Le 8 décembre 2014 à 06:17, par yeriblo
    En réponse à : FJournée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Comme nous aimons le sensationnel alors chaque fois nous applaudissons et ensuite nous nous rendons compte que nous nous sommes infantilisés.
    la jeunesse doit prendre ses distances avec la classe politique qui la manipule pour atteindre ses objectifs. Au bout , nous nous retrouvons à la case de départ avec seulement quelques avancées trompe œil. Les objectifs recherchés ne sont pas les mêmes et la jeunesse doit être vigilente pour ne pas se mordre les doigts . Jeunesse consciente ! ouvre l’œil et le bon surtout.

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  • Le 8 décembre 2014 à 07:23, par KC
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    DIVISER POUR REGNER. C’est peut-être le mode de gouvernance de nos nouveaux PATRONS. Zorro

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  • Le 8 décembre 2014 à 07:43, par MOI
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Sanogo, ce qu’il faut comprendre c’est que le collectif et la transition Zida-Kafando ne parlent pas le meme langage. Les premiers revendiquent "verite et justice" pour rendre hommage, les seconds veulent "l’oubli" en organisant une journee dite d’hommage. Et la transition pense pouvoir faire d’une pierre plusieurs coups en noyant toutes les revendications du Collectif dans un hommage oubli et sauver les vrais chefs de la transition qui sont aussi indexes dans les crimes commis sous la 4eme Republique.

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  • Le 8 décembre 2014 à 11:14, par RAWA
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    LE CHANGEMENT DEMANDE PASSE AUSSI PAR LE CHANGEMENT DE MENTALITE. IL FAUT DISSOUDRE TOUTES CES ORGANISATIONS ET NE RETENIR QUE L’ANEB QUE TOUT LE MONDE CONNAIT. LES ASSOCIATIONS D’ELEVES NE DOIVENT S’OCCUPER QUE DE REGLER LES PROBLEMES VECUS PAR LES ELEVES ET ETUDIANTS. D’OU VIENT -IL QUE DES ENFANTS COMME CEUX CI SE MELENT OUVERTEMENT DE POLITIQUE AU SEIN D’ASSOCIATIONS SCOLAIRES ? CE PLETORE D’ASSOCIATIONS EST L’OEUVRE DU REGIME FANTOCHE DE BLAISE. IL FAUT ABSOLUMENT LES DISSOUDRE ET NE GARDER QU’UN SEUL SYNDICAT RESPONSABLE.

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  • Le 8 décembre 2014 à 11:54, par anta
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Caton l’Ancien avait l’habitude de conclure tous ses discours par cette invite véhémente :"Delenda Carthago est", c’est-à-dire "il faut détruire Carthage".Il faut savoir qu’à l’époque, Carthage était l’ennemi mortel de Rome et menaçait son existence, rivalité qu’on peut comparer à celle qui existe aujourd’hui entre Israël et la Palestine. Qui est notre Carthage à nous Burkinabè ?Je réponds sans ambages:le RSP ! Faites une revue de tous les martyrs qui jonchent le chemin de la liberté au Burkina Faso, vous verrez qui les a fait martyrs.Qui a fait de Tom Sank un martyr ?Le RSP !Qui a fait de Oumarou Clément un martyr ?Le RSP !Qui a fait de Dabo Boukary, Guillaume Sessouma des martyrs ?Le RSP !Qui a fait de Norbert ZOngo et de ses quatre compagnons des martyrs ?Le RSP !Qui a fait des héros des Quatre Glorieuses des martyrs ?Le RSP ! Vous voyez, partout ou tombent des martyrs au Burkina Faso, c’est du fait du RSP. Le RSP est un faiseur de martyrs.Quoi de plus normal que la journée du 13 décembre leur donne des urticaires et réveille leur mauvaise conscience(heureux qu’ils en aient toujours).Tant que ce corps dit d’élite, mais qui s’est toujours rabaissé au rang de bande de mercenaires stipendiés par une famille et clan d’intérêts, tant que le RSP existera, nous ne finirons jamais de compter nos martyrs.C’est pourquoi je dis :"Delenda RSP est !, ILFAUT DETRUIRE LE RSP !

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  • Le 8 décembre 2014 à 12:25, par wendwaoga
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    RAWA, pour votre information l’AESO existe peut-être avant votre naissance si vous êtes jeune. Beaucoup de militants de l’ANEB dont vous parlez sont passés par là. Vous les appelez enfants, d’accord. Mais ils posent des problèmes justes. Des enfants à même de savoir que c’est une provocation,de la malhonnêteté pure, ce choix du 13 décembre comme journée d’hommage aux martyrs. Même les martyrs(Norbert Zongo inclu) n’auraient pas été d’accord) avec cette tentative de noyer une date aussi importante.

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  • Le 8 décembre 2014 à 12:29, par wendwaoga
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    RAWA, pour votre information l’AESO existe peut-être avant votre naissance si vous êtes jeune. Beaucoup de militants de l’ANEB dont vous parlez sont passés par là. Vous les appelez enfants, d’accord. Mais ils posent des problèmes justes. Des enfants à même de savoir que c’est une provocation,de la malhonnêteté pure, ce choix du 13 décembre comme journée d’hommage aux martyrs. Même les martyrs(Norbert Zongo inclu) n’auraient pas été d’accord) avec cette tentative de noyer une date aussi importante.

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  • Le 8 décembre 2014 à 12:59
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Selon des sources bien introduites de la Sécurité, des délinquants s’organisent pour semer des troubles dans les écoles. Rarement se sont des élèves ou des élèves renvoyés de leurs écoles et qui reviennent pour leur propre compte. Leur nombre varie entre 6 et 10 motocyclistes. Malgré leur cache nez, on les reconnait. Selon ces mêmes sources, quand la FES/BF a envoyé ses militants pour "la grève du continuum", les délégués ont demandé a voir les responsables des écoles pour libérer les élèves. Ce n’était pas légal mais ils ont discuté avec certains responsables qui voulaient les recevoir. Ils n’ont pas jeté de pierres sur les élèves et n’ont commis aucune violence dans certaines écoles. Or quand les délinquants arrivent dans les écoles, ils sifflent et jettent des pierres sur les élèves des maternelles et des primaires pour les faire peur et les faire pleurer. Si les associations d’élèves et d’étudiants déclaraient publiquement qu’ils ne soutiennent pas de telles pratiques et qu’ils s’en démarquent, cela les grandiraient aux yeux des élèves et de leurs parents.

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  • Le 8 décembre 2014 à 13:03
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Au-delà des embrouilles des ministères des enseignements (MENA et MESS) qu’il faudra réellement refonder, à cause de la pagaille et de la mal-gouvernance qui y ont prévalu, les passages de Bila Dipama à la télé ou dans les journaux me donnent de l’urticaire. Les intellectuels thuriféraires de l’ancien régime, me dégoûtent au plus haut point. Ce SG s’est tristement illustré avec des propos va-t’en-guerre encore si récents, que je me demande s’il n’est pas un problème au ministère plus qu’une solution.

    De grâce, tout ce monde aurait dû prendre leurs responsabilités après leur échec cuisant de mélange de genre. Mr Dipama Bila, vous avez perdu votre crédibilité et votre qualité de rassembleur, alors SVP, remettez les clés !

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  • Le 8 décembre 2014 à 14:58, par Tousida
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    C’est simplement du tripatouillage et de la démagogie de la part des nouvelles autorités. Nous voulons savoir qu’ils sont ces militaires qui ont tirés et tués nos camarades chez François le mois d’octobre passé. Qui a donné l’autorisation de tirer. Au lieu et place de la fafaronage. Nous voulons la justice et la vérité sur les crimes de sang et économiques. C’est compliqué ça à comprendre. Le jour viendra !!!

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  • Le 8 décembre 2014 à 15:05, par réaction à chaud
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Le gouvernement de la transition doit savoir qu’il est dans une légitimité relative et il n’est pas question de protéger des criminels. La justice sur la mort de Thomas Sankara, de Norbert ZONGO et les autres crimes ne sont pas négociable. Qu’il essai et il nous verra encore dans une rue . qu’il tire sur nous et la CPI les attend. La journée du
    décembre ne deviendra journée des martyres qu’après le jugement du Dossier Norbert Zongo. Le gouvernement doit responsable, sinon il partira avant la fin de la transition. Restons mobilisés pour le combat futur !!!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 8 décembre 2014 à 16:04
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Les procureurs face à la presse

    Newton Ahmed BARRY ( NAB)
    Pourquoi ne confrontez-vous pas Moïse OUEDRAOGO et François COMPAORE ?
    Adama SAGNON : ( AS)
    On ne fait pas de confrontation entre des témoins. En droit, on fait la confrontation entre des mis en cause. On fait des mentions, on rapporte d�un témoin à un autre et voir ce qu�il pense mais on ne fait pas de confrontation entre des témoins.
    Abdoulaye BARRY : (AB)
    Par rapport à la confrontation dont parle Newton Ahmed BARRY, le droit on ne confronte pas deux témoins, on confronte des témoins et des inculpés ou les inculpés entre eux. Mais on fait ce qu�on appelle des mentions. Dans cette audition des mentions ont été faites. Nous sommes allés par étapes, Moïse OUEDRAOGO c�est lui qui a fait la déclaration principale alors on l�entend. On fait mention de ce qu�il a dit, ensuite on prend SOBGO Dieudonné et on reporte ces mentions. Lorsque vous prenez l�audition de SOBGO, le procureur a posé une question précise que pensez-vous de� C�est comme ça on procède. La même chose a été faite pour SANOU Mahamadi et pour François COMPAORE mais on ne les met pas en face pour les confronter.

    NAB : Pourquoi considérez-vous les propos de François COMPAORE comme vrais et ceux de Moïse OUEDRAOGO comme pas crédibles ?
    AS : Ce n�est pas que nous considérons les propos de François COMPAORE comme vrais. Nous nous sommes plutôt focalisés sur les propos de SOBGO Dieudonné. Les propos de François COMPAORE viennent seulement corroborer ceux de SOBGO Dieudonné. La personne qui a retenu notre attention c�était plutôt SOBGO parce que Moïse OUEDRAOGO soutient que tout se passait avec ce dernier. Donc ce ne sont pas les propos de François COMPAORE que nous considérons mais ceux de son compère SOBGO qui viennent détruire toutes les charges que celui-ci avance. Il le dit : tout se passait devant SOBGO et ce dernier ne reconnaît pas les faits qu�il raconte.

    Vous parlez de preuves scientifiques pour réouvrir le dossier, est- ce que le parquet s�est déporté sur les lieux du crime pour recueillir ces preuves ?
    AB : M. Newton, vous avez posé une question ; moi aussi je vais vous poser une question. Vous avez écouté Moïse OUEDRAOGO qui a fait une déclaration dans votre journal mais pourquoi vous n�êtes pas allé voir SOBGO Dieudonné pour entendre sa version ? Pourquoi ne pas être allé voir François COMPAOORE parce que Moïse les cite, c�était votre droit d�entendre ces deniers vous ne l�avez pas fait alors accorder-nous aussi le droit du choix des personnes que nous entendons.
    Vous dites pourquoi on n�a pas entendu tout le monde ? Mais lorsque Robert Ménard est venu faire sa conférence de presse vendredi et nous a remis ses documents samedi nous avons fait une conférence de presse pour répondre. Les gens ont crié qu�ils ne se sont même pas donnés le temps d�étudier le dossier. C�est un dossier que nous connaissons par c�ur, on n�a pas besoin de l�étudier. Le feuillet de Robert Ménard est sur deux pages, on n�a pas besoin d�étudier cela en une semaine avant de s�en faire une idée. On nous accuse aussi d�avoir tenu la conférence de presse samedi, pourtant nous au Palais nous travaillons samedi, nous tenons des audiences samedi. Aujourd�hui Moïse OUEDRAOGO fait une déclaration dans les journaux et écrit au procureur depuis le 04 janvier. On se donne le temps d�étudier les dossiers, interroger les gens au point où les gens disent qu�il faut que les procureurs bougent. Je l�ai lu dans les journaux. Aujourd�hui, nous bougeons vous dites pourquoi on bouge maintenant. La dernière personne à être entendue dans ce dossier c�était François COMPAORE hier soir. Si nous devons interroger d�autres gens comme vous le souhaitez, on va prolonger encore l�enquête et vous allez encore dire pourquoi ils ne bougent pas.
    Ecoutez, il faut savoir ce qu�on veut ! Nous aurions pu nous arrêter à l�audition de Moïse OUEDRAOGO et s�en faire une idée, mais nous sommes allés plus loin en interrogeant les personnes citées. Quand vous dites que des personnes n�ont pas été entendues il s�agit de qui ? Il s�agit de Kiswend-Sida et de l�aide de camp de François COMPAORE. Mais François reconnaît avoir effectivement remis de l�argent pour aller remettre à Moïse OUEDRAOGO donc qu�est-ce que ce monsieur peut encore apporter dans l�enquête ?
    Les personnes qui pourraient peut-être nous dire quelque chose c�est LONFO qui aurait dit que « vos gars ont tué Norbert ZONGO » malheureusement LONFO est mort. L�autre qui pourrait aussi nous apporter quelque chose c�est Edouard KOUAMA qui aurait dit que « les écrits de Norbert ZONGO vont prendre fin. Il est aussi mort et nous ne pourrons pas faire parler les morts malheureusement. Curieusement, je vais vous dire quelque chose, est-ce que dans tout ce que dit Moïse OUEDRAOGO vous avez entendu le nom de Marcel KAFANDO ? Il n�apparaît nul part la mention du nom Marcel KAFANDO. Le seul soldat qui était cité c�était Edmond KOUAMA.

    On a parlé de preuves scientifiques, c�est une opinion personnelle. Vous voyez, le procureur général pense plutôt aux témoignages. Moi c�est ce que je pense. Nous sommes des juristes et chacun a sa manière de voir les choses. Moi je vous dis et je répète que pour un crime assez complexe comme celui de Norbert ZONGO il aurait fallu ces éléments de preuves. Mais quand Norbert ZONGO décédait, je n�étais pas ici. Ce n�est qu�en 2000 que je suis arrivé ici. En 1998 j�étais peut être entre Ouahigouya et Dédougou. Il ne m�appartient pas donc d�aller rechercher ces éléments de preuve. Il appartenait à celui qui avait la charge du dossier de le faire en son temps. Mais je puis vous dire : dans un autre dossier, celui de Boulpouré ou le cas où un jeune élève a été tué à Boussé, c�est M. Germain NAMA qui est allé trouver une balle dans l�arbre. Ou bien c�est plutôt Newton Ahmed BARRY ? C�est pour vous dire qu�il n�appartient pas seulement au magistrat de faire les enquêtes ; il y a de tierces personnes qui le font. Il y a des journalistes qui sont allés sur le terrain et qui ont apporté des preuves assez intéressantes. Ne dites donc pas que c�est nous qui avons les moyens de l�Etat. Toute personne qui cherche la vérité peut aller sur le terrain et rassembler des preuves et nous les apporter. D�ailleurs, ce sont des preuves que nous cherchons. Moi je ne mets pas en cause qui que se soit. A défaut donc de preuves tangibles on peut aller vers des témoignages mais il faut que ces derniers apportent des indices graves et concordants pouvant mettre en cause un quidam.

    Evariste BARRO
    Doit-on licencier quelqu�un parce qu�il a fait douze mois de prison ?
    AS : C�est un conflit de travail et nous ne voulons pas y entrer. Cependant j�estime que lorsqu�il y a un vol qui a été perpétré et que la personne a été reconnue coupable, jugée et condamnée, alors cela constitue une faute lourde. L�employeur donc est en droit de ne pas reprendre Moïse OUEDRAOGO dans son entreprise.
    AB : C�est comme l�a dit le Procureur du Faso, et cela dépend qu�on soit dans un service public ou privé. Si vous êtes dans un service public et que vous êtes condamné à 12 mois de prison vous perdez votre travail soyez en sûr. Si c�est dans le privé, je crois que le vol constitue une faute lourde. Donc l�employeur est en droit de vous licencier.

    EB : Est-ce que vous avez vérifié que Norbert ZONGO a vraiment fait un accident à Bobo comme le dit Moïse OUEDRAOGO ?
    AS : Dans tous les cas, tout un chacun peut vérifier cela. Mais cela ne m�intéressait pas ; ce que je voulais savoir c�était de savoir si trois personnes étaient vraiment venues voir François COMPAORE au sujet de Norbert ZONGO. Dans ce cas ç�aurait été intéressant. Si par exemple M. SOBGO Dieudonné avait corroboré les propos de Moïse OUEDRAOGO à ce sujet, ç�aurait été intéressant. Mais malheureusement, il dit que sauf si les propos ont été tenus à son absence. Parce qu�il n�a jamais entendu ces propos.

    EB : Est-ce que Moïse OUEDRAOGO a été analysé mentalement par un médecin ?
    AS : Non, mais Moïse OUEDRAOGO a été dépeint par tous ceux que nous avons entendus comme un personnage déséquilibré. Il a un mal en lui ; je n�ai pas voulu rentrer dans les détails parce que j�ai estimé que c�était sa vie privée. Mais ce qu�il faut savoir, c�est que celui qui est toujours avec lui, SOBGO Dieudonné dit : (NDLR lecture du rapport d�audition) « à la parution de L�Evénement, j�ai reçu un coup de fil de Moïse ; il m�appelait d�un télécentre « Il m�invitait à acheter le journal car il a sa photo en première page. J�ai effectivement acheté le journal et il était à la Une. Je précise qu�auparavent il m�a invité à aller voir M. SANKARA mais j�ai refusé. Par ailleurs, après sa libération, il m�a laissé entendre qu�il voulait se venger du directeur général de Fasoplast, et de François COMPAORE. Je lui ai dit de ne pas faire cela car c�étaient nos grands frères et qu�ils pouvaient nous aider à trouver du travail. Il m�a dit que s�il n�était pas reçu par le DG de Fasoplast, il parlerait dans les journaux. Il m�a laissé entendre que le DG de Fasoplast n�était pas apprécié par son personnel et il voulait que le prince Agakan l�apprenne. Mon appréciation est que Moïse a exagéré sur les faits ; il a mis des grains de sel dans ses propos ». C�est ce que Dieudonné nous a laissé entendre. Par ailleurs, il nous a aussi fait savoir que M. FARAMA a déclaré que si François COMPAORE a acheté un cyclomoteur pour nous et nous avait logés, cela suffirait pour son dossier. C�est assez a hurissant surtout lorsque je lui ai demandé : « avez-vous d�autres éléments à nous faire savoir par rapport à tout ce que nous vous avons posé comme questions ? »

    Dieudonné dit ceci : (NDLR : lecture du rapport d�audition) « M. FARAMA et M. BENEWENDE bénéficiaient d�aides étrangères et que nous devions pas nous en faire pour le travail. Car, dit-il, si nous en manquons au Burkina, nous en aurons ailleurs. Par ailleurs, des contrats seront signés entre nous et les deux avocats nous permettant de bénéficier d�aides étrangères. J�ai refusé l�offre et Moïse de dire que j�ai eu peur des avocats ». Vous voyez, lorsque quelqu�un dit que vous faites tout ensemble et que ce dernier vient soutenir le contraire de ce que vous dites, qu�est ce que vous voulez que nous pensions ? Je crois plutôt qu�il faut que chacun se fasse une opinion de cela. Nous on n�essaie pas de défendre quelqu�un.

    AB : Nous ne pouvons pas ordonner une expertise sur lui parce que ce n�est pas un inculpé c�est un témoin, il a prêté serment et il fait sa déposition. En droit les gens qu�on expertise ce sont les inculpés. La loi autorise qu�on expertise un inculpé pour voir, s�il est normal.

    Frédéric ILBOUDO
    Est-ce que Moïse OUEDRAOGO a été assisté d�un avocat pendant son audition ?
    AS : En enquête préliminaire, cela ne se fait pas. C�est devant le juge d�instruction ou devant le tribunal, qu�on est assisté d�un avocat d�enquête préliminaire ; c�est un peu comme à la police ou à la gendarmerie. On n�a donc pas besoin de la présence des avocats.
    AB : On n’a pas besoin de cela parce qu�il a dit qu�il voulait faire un témoignage alors on le reçoit et il témoigne, il n�a pas besoin d�un avocat. Il était libre de se faire accompagner par quelqu�un ou bien de ne pas venir tout simplement. Il est venu, il a déposé et il est parti.

    Roger SAWADOGO
    Pensez-vous que Moïse ait agi par esprit de vengeance ?
    AS : Ce n�est pas nous qui le disons, c�est son frère Dieudonné qui l�a dit et qu�il tenait cela de Moïse OUEDRAOGO. Nous n�avons rien insinué ici.

    Salam COMPAORE
    Quand est-ce que l�aide a été remise ?
    AS : Selon les déclarations de M. François COMPAORE, ça se situe entre fin 98 et début 99. Parce que généralement, comme le procureur général l�a souligné, François COMPAORE reçoit des cadeaux de certaines personnes et c�est justement une moto qu�on lui a offerte en cadeau qu�il a donnée à Moïse et à son frère.

    ZOUMANA Wonogo
    Est-ce que les largesses de François COMPAORE s�étendaient aux enfants de David OUEDRAOGO ?
    AS : Nous n�avons pas demandé cela parce que ce qui nous concernait c�était le jeune Moïse et Dieudonné qui étaient cités dans notre dossier. Nous n�avons pas pensé aux enfants de David. Mais certainement ses enfants en bénéficiaient puisqu�il est dit que c�est toute la famille qui venait à lui pour solliciter de l�aide. Sa s�ur Kiswensida a fait des notes à François COMPAORE. Si on veut suivre donc la logique, les enfants de David devraient aussi en bénéficier.

    ZOUMANA Wonogo
    Est-ce que vous avez interrogé Moïse OUEDRAOGO au sujet de la lettre qui a été réécrite par le DG de Fasoplast ?
    AS : Oui. En effet, la question lui a été posée et à ce sujet Dieudonné a dit que c�est lui qui avait fait la note pour adresser au journal L�Indépendant disant qu�ils se désolidarisaient de la plainte d�Arthur. Mais il a fait la note sous la dictée de Moïse. Il a ajouté que nullement le nommé SANON Mamadi n�a fait des corrections. Ensuite, ils ont transmis à L�Indépendant par l�intermédiaire de leur Directeur Général parce qu�ils ne savaient pas comment contacter le journal. Ils ont tous signé avant de remettre la lettre au Directeur Général. Il n�a pas transformé quelque chose.

    Roger SAWADOGO : SOBGO n�a-t-il pas eu peur de perdre son emploi ?
    AB : Je ne sais pas. Mais seulement, je sais que SOBGO était à Fasoplast avant Moïse OUEDRAOGO et cela depuis avant le problème David OUEDRAOGO. LONFO aussi était à Fasoplast, François COMPAORE nous a dit que par ses relations personnelles il a eu du travail pour Moïse OUEDRAOGO donc je ne vois pas pourquoi SOBGO Dieudonné aurait-t-il peur de perdre son emploi. Il n�a pas été à Fasoplast parce que David OUEDRAOGO a été tué. Dans tous les cas,il est majeur, il est venu, il a déposé et le reste je ne sais pas s�il a peur ou non.
    RS : L�esprit de vengeance
    AB : Ce n�est pas nous qui parlons d�esprit de vengeance, c�est le cousin de Moïse OUEDRAOGO qui le dit. Il dit que ces propos sont de Moïse lui-même. Il l�a dit que si on ne le reprend pas, il va parler dans les journaux et il va se venger du DG de Fasoplast et de François COMPAORE. Ces propos sont les propos de SOBGO Dieudonné et vous pouvez les lire dans le rapport d�audition. Ce n�est donc pas le parquet qui suppose que Moïse veut se venger. Mais si l�on me demande mon avis, je dirais la même chose de Moïse. Comme il a dit dans les journaux : « j�ai perdu mon emploi, j�ai fait la prison donc je parle » (le PG présente le journal où les phrases sont écrites).
    En 1998, Moïse OUEDRAOGO et SOBGO Dieudonné ont écrit à François COMPAORE pour se démarquer disent-il d�une plainte qui aurait été déposée par la famille de David . (La lettre date du 02 octobre 1998 à voir dans les lettres confiées au PG par François COMPAORE). Ce que je voulais dire c�est que dès l�instant où cette lettre a été publiée, il est né une querelle entre eux et Arthur OUEDRAOGO. Jusqu�aujourd�hui cela perdure. Je crois savoir que c�est Arthur qui s�occupait de la famille avec eux. Alors les relations ont été bonnes entre d�un côté SOBGO Dieudonné, Moïse OUEDRAOGO et François COMPAORE et de l�autre côté Arthur OUEDRAOGO ne peut pas avoir de bonnes relations avec François COMPAORE.o
    Par S. DAOUDA

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  • Le 8 décembre 2014 à 16:38, par Bahiya
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Bonsoir à tous les lecteurs et lectrices de faso net. Juste pour dire que la vertu , la vérité, l’intégrité et autres valeurs sont impérissables. certaines personnes qui font l’effort de les conquérir les gardent à jamais même après leur mort. le cas le plus parlant est celui de Norbert ZONGO. Même dans sa tombe, il empèche de tourner en rond, il fait démissionner des ministres, il fait reporter des dates au niveau national ......

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  • Le 8 décembre 2014 à 16:38, par MADIBA2
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    L’actualité est brûlante et interpelle tout un chacun à la réflexion. Depuis l’arrivée des arrivistes et opportunistes chaque soleil qui brille sur notre Faso a son lot de dénie, de maladroit-esse sans vergogne ni morale. Je tiens à le dire le "discourt populiste" de mr Zida ne doit tromper personne ; car les faits sont déjà en contradiction avec les aspirations réelles de notre peuple. Les autorités veulent sauter les étapes ; Zida pense déjà qu’il est populaire avec les petits bains de foule qu’il a fait à bobo et commence à décliner sa vraie identité de dictateur ; nous, citoyens burkinabè nous ne devons pas permettre par notre silence ou inaction des individus comme ceux-là modifier notre histoire. Il faut commencer alors à interpeller le CNT ; je ne comprends pas comment il peut permettre des incongruités comme celles- là menacer la tranquillité retrouvée. Que ceux peuvent réfléchir , réfléchissent. Zida m’a déjà convaincu qu’il n’est pas l’homme de la situation.

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  • Le 8 décembre 2014 à 17:46, par veridic
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Ah les nouvelles autorites travaillez a plus preter le flanc. Oubien Zida est implique ds l’affaire Norbert Zongo

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  • Le 8 décembre 2014 à 18:13, par Le Lpc-R
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Je ne comprends vraiment pas l’intervention des uns et des autres. Si le gouvernement actuel a l’intention de faire la journée du 13 décembre la journée des martyrs (et avec juste raison puisque Norbert fut grand martyr parmi les martyrs), elle doit profiter célébrer le 13 décembre pour en faire ainsi la journée des martyrs. Moi je pense que c’est cette initiative qui motive les nouvelles autorités à cette commémoration et non un tripatouillage de l’histoire.

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  • Le 8 décembre 2014 à 18:30, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Je crois que le gouvernement de transition du LTC Zida va se créer un problème avec le dossier Norbert Zongo. Déjà c’est le procureur qui avait prononcé un non-lieu sur ce dossier qui avait été nommé ministre de la culture par le LtC Zida, et que la rue a obligé à la démission. Et voilà que ce gouvernement vient mettre une autre cérémonie importante à la dans de commémoration habituelle de la mort de Norbert Zongo. Ils ne pourront pas dire que c’est juste une coïncidence, surtout s’ils persistent dans cette erreur. Pourtant c’est le même Zida qui disait que "les hommes politiques feraient mieux d’écouter leurs peuples" ! Il gagnerait à écouter le peuple burkinabè !!!!
    A mon avis, il est plus que temps que le CNT se mette en activité pour contrôler sérieusement l’action de ce gouvernement avec que ses "erreurs" ne finissent par remettre la foule dans les rues. Les gens savent pourquoi ils ont pris des risques pour leur vie afin de mettre fin au régime des Compaoré. Ce serait réitérer l’erreur (myopie politique) de l’ADF-RDA et des Assimi et autres égarés politiques du CDP que d’essayer de vouloir confisquer (sans en avoir l’air) les revendications pour lesquelles les burkinabè se sont mis debout comme un seul homme. Il faut que chacun se dise clairement que la demande assoiffée de Justice ne pourra ni être ignorée, ni même être noyée par quelques apparences. Il ne faut pas confondre cette demande de Justice avec un refus de pardonner ! C’est pour cette même et unique cause que les martyrs sont tous tombés ! Personne n’est dupe !

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  • Le 8 décembre 2014 à 18:40, par Sidpasata Veritas
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    Je crois que le gouvernement de transition du LTC Zida va se créer un problème avec le dossier Norbert Zongo. Déjà c’est le procureur qui avait prononcé un non-lieu sur ce dossier qui avait été nommé ministre de la culture par le LtC Zida, et que la rue a obligé à la démission. Et voilà que ce gouvernement vient mettre une autre cérémonie importante à la dans de commémoration habituelle de la mort de Norbert Zongo. Ils ne pourront pas dire que c’est juste une coïncidence, surtout s’ils persistent dans cette erreur. Pourtant c’est le même Zida qui disait que "les hommes politiques feraient mieux d’écouter leurs peuples" ! Il gagnerait à écouter le peuple burkinabè !!!!
    A mon avis, il est plus que temps que le CNT se mette en activité pour contrôler sérieusement l’action de ce gouvernement avec que ses "erreurs" ne finissent par remettre la foule dans les rues. Les gens savent pourquoi ils ont pris des risques pour leur vie afin de mettre fin au régime des Compaoré. Ce serait réitérer l’erreur (myopie politique) de l’ADF-RDA et des Assimi et autres égarés politiques du CDP que d’essayer de vouloir confisquer (sans en avoir l’air) les revendications pour lesquelles les burkinabè se sont mis debout comme un seul homme. Il faut que chacun se dise clairement que la demande assoiffée de Justice ne pourra ni être ignorée, ni même être noyée par quelques apparences. Il ne faut pas confondre cette demande de Justice avec un refus de pardonner ! C’est pour cette même et unique cause que les martyrs sont tous tombés ! Personne n’est dupe !

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  • Le 8 décembre 2014 à 22:20
    En réponse à : Journée d’hommage national aux martyrs : « un tripatouillage de l’histoire », selon l’ASEO

    N’accusez pas les ZIDA pour rien. ILS savent bien que NORBERT ZONGO fut un grand martyr, lui qui avait prédit que le changement viendrait du camp de BLAISE. S’il y avait eu approche, ils se seraient entendus. La date du 13 Décembre est incontournable et pourrait même être associée à la commémoration des autres Martyrs. Jusqu’à présent, ZIDA on peut toujours lui donner crédits mais qu’il n’oublie pas de faire disparaître le RSP( armée dans une armée). Si le RSP est un mal nécessaire aussi, qu’il explique le peuple par les médias publics sinon pour le peuple le RSP est une frayeur. Si ZIDA est occupé par les cibles à raser que son responsable à la communication éclaircisse le Peuple pour qu’il soit rassuré que sa victoire demeure sa victoire.

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