Mouvement d’insurrection à l’Assemblée nationale : « Pour la première fois, j’ai versé des larmes de joie », dixit Me Bénéwendé Sankara

jeudi 27 novembre 2014 à 00h54min

L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 fera parler d’elle pour longtemps. En tout cas, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR/PS (Union pour la renaissance/ Parti sankariste) que nous avons rencontré le 17 novembre dernier, n’est pas prêt à l’oublier de sitôt. Me Sankara était également député à l’Assemblée nationale, l’institution prioritairement visée et prise par les insurgés. Avec lui, il a en effet été question des temps chauds de cette insurrection, de la charte de la transition, du collège de désignation du président de la transition, et de la mise en route de la transition. Retour émouvant sur le film d’un tournant historique du pays des Hommes intègres !

Mouvement d’insurrection à l’Assemblée nationale : « Pour la première fois, j’ai versé des larmes de joie », dixit Me Bénéwendé Sankara

Lefaso.net : Que peut-on retenir de votre témoignage sur l’insurrection populaire ?

Me Sankara : D’abord, vous savez, une insurrection, n’a jamais été spontanée. Contrairement à ce que certains pensent, une insurrection ça ne vient pas en un seul jour. C’est peut-être l’épilogue, le couronnement ; c’est le point culminant d’une lutte de longue haleine, d’un travail de maturation d’un peuple qui est en lutte et qui se dessine un destin. Moi je pense qu’il faut expliquer cette insurrection en situant son origine fondamentale dans le refus du peuple burkinabè d’accepter la mort du président Thomas Sankara intervenue le 15 octobre 1987.
En réalité, les Burkinabè n’ont jamais digéré l’assassinat du président Sankara. C’est vrai qu’après le 15 octobre 1987, il y a eu une espèce chape sur les Burkinabè avec un Etat d’exception. Ensuite, en 1991, nous avons renoué avec un Etat de droit qui en réalité, était une parodie d’Etat de droit et de démocratie. A l’intérieur, le système s’est développé et a pu se faire des tentacules. Déboulonner un baobab qui a pu se faire un véritable maillage en 27 ans, ce n’est pas simple.
Je crois qu’il faut retenir dans ce parcours, une autre date qui est celle du 13 décembre 1998. Une seconde fois, les Burkinabè, jusqu’aujourd’hui, ne tolèrent pas l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.
Pour me résumer et répondre à votre question, je pense que cet amoncèlement de crimes d’Etat, de crimes qui ont été perpétrés contre des gens dont les convictions étaient de travailler en phase avec l’idéal des Burkinabè ; à savoir, faire la promotion de notre intégrité, de notre dignité, de faire en sorte que l’ensemble de ces valeurs fondent notre Nation. Les Burkinabè n’ont jamais toléré cela ; même si quelque part beaucoup sont restés silencieux. Ce 30 octobre a été, la preuve d’un refoulement de quelque chose qui s’est, pendant deux décennies, accumulé. Voilà pourquoi, vous avez vu ce caractère populaire de l’insurrection. Tout le travail qui a été fait, que ce soit à travers les partis politiques, que ce soit à travers les organisations de la société civile, que ce soit à travers les médias, que ce soit à travers les hommes de science d’une façon générale, tous ceux qui ont magnifié cet idéal et qui ont appelé au changement, se sont retrouvés à un point de convergence, autour du refus de modification de l’article 37 de la Constitution.
Les Burkinabè avaient en réalité, donné un dernier sursis à Blaise Compaoré, lorsqu’il a été élu en 2010. Et en tant que député, nous avons tout fait dans les limites des règles de la démocratie, pour éviter qu’on bascule dans le chaos, si bien sûr, l’ex-président Compaoré et l’ancien président de l’Assemblée nationale (AN, ndlr) nous avaient compris. Nous avions purement et simplement demandé le retrait de la loi funeste. D’abord, dans un premier temps à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, nos représentants ont lutté pour que ce projet de loi ne soit pas inscrit à l’ordre du jour. Ensuite, à la plénière où il fallait entériner son inscription à l’ordre du jour, nous avons fait un discours pour dire que le président de l’Assemblée nationale et le chef de l’Etat seront tenus pour responsables de ce qui va advenir, parce que nous savions que les Burkinabè n’allaient jamais accepter cette forfaiture.
Ce jour est arrivé. Je pense que cela est à inscrire en lettres de noblesse dans les annales de l’Histoire du Burkina Faso, mais aussi de l’Histoire africaine. Cette révolution est une révolution africaine. Beaucoup de pays aujourd’hui citent le Burkina en exemple. Moi je pense que c’est l’ensemble de tous ceux qui se sont battus pour libérer le Burkina Faso qui se retrouvent dans cette fierté faite à leur révolution.
Ce jour (30 octobre 2014, ndlr), j’étais à l’Assemblée nationale. Nous sommes allés en groupe, à partir du siège du Chef de file de l’opposition politique. Nous nous sommes, les députés membres du groupe parlementaire UPC (Union pour le progrès et le changement, ndlr) et ADJ (Alternance-Démocratie-Justice, ndlr), donné rendez-vous là-bas. Nous avons affrété deux camionnettes. Pour y arriver, c’était la croix et la bannière. Même en tant que députés de l’opposition, les militaires ne voulaient pas nous laisser accéder à l’Assemblée nationale. Nous avons dû souvent élever le ton pour passer. Et quand nous sommes arrivés à l’hémicycle, il était autour de 9h. Nous sommes rentrés dans la salle ; il n’y avait pas d’autres députés. A l’arrière, sur le banc du public, il y avait quelques-uns qui avaient commencé à s’installer. Nous nous sommes retirés dans notre bureau de groupe parlementaire.
Et c’est autour de 9h 15mn que nous avons appris que les manifestants étaient aux portes de l’Assemblée. La prise de la Bastille était déjà effective, c’est-à-dire que l’Assemblée nationale était entre les mains du peuple, le seul dépositaire de la souveraineté. Nous avons applaudi. Nous sommes sortis à leur rencontre. Pour moi, c’était un jour béni de Dieu. Pour la première fois, j’ai versé des larmes de joie de savoir que le peuple burkinabè a désormais joué sa partition, est rentré dans l’Histoire du monde en assumant son propre destin. C’est un jour qu’on ne peut jamais oublier.

Comme vous venez de dire, vous étiez à l’Assemblée nationale et vous êtes sorti à la rencontre du peuple qui a envahi les lieux. Qu’avez-vous fait dans ce mouvement de foule ?

Rires (…) D’abord, quand je suis sorti, j’ai rencontré des députés du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès, ex-parti majoritaire, ndlr) qui couraient. Mais avant, à partir du bureau de l’Assemblée, nous avons aperçu certains députés de la majorité, affolés avec leurs éléments de sécurité. Nous, on n’a pas eu l’accompagnement de la sécurité.
Et quand je suis sorti ; étant entendu que la plupart de ceux qui étaient là me connaissaient, alors, ils se sont mis à me porter en haut en m’applaudissant, en criant de joie. Voilà… et puis, bon… j’étais donc dans la foule avec les manifestants. Certains m’arrosaient d’eau, on manifestait notre joie de savoir que cette fameuse plénière qui devrait avoir lieu et où on allait ridiculiser les députés de l’opposition, n’aura plus lieu. Le président de l’Assemblée qui devrait siéger, a dû prendre la poudre d’escampette.
Moi j’étais parti de chez moi avec le drapeau du Burkina. Vous avez dû voir cette image où je courais avec les manifestants avec le drapeau en main, brandissant justement cette victoire que nous venions, avec tout le peuple burkinabè, d’arracher. Quand je suis arrivé sur la grande voie, le boulevard de l’indépendance, il y’en a qui disaient ‘’Me Sankara, on va à la télévision nationale ou à Kosyam’’. J’ai dû expliquer à certains des manifestants, qu’il était de bon aloi que la direction politique du Chef de file de l’opposition se retrouve à son QG pour voir comment diriger toutes les opérations.
J’ai été accompagné par une foule de manifestants jusqu’au siège du Chef de file de l’opposition politique où j’ai été porté en triomphe à l’intérieur du bureau. Nous sommes restés là, jusqu’à la nuit tombante, pour pouvoir gérer par coups de fil et par d’autres moyens, tout ce qui se passait. Il fallait maintenant diriger les opérations en Assemblée générale des chefs de partis avec le Chef de file de l’opposition politique (CFOP, ndlr) qui était là. Tous les chefs de partis étaient là ; sauf que vers 14h, je suis sorti avec mon véhicule pour aller chercher certains députés qui étaient à la sureté. Voilà, grosso modo, la journée du 30 octobre, comment on l’a vécue.

On sait aussi qu’il y a eu du feu à l’Assemblée nationale. Cela s’est-il produit en votre présence ou étiez-vous déjà parti ?

Quand je partais, effectivement, il y’avait déjà des flammes un peu partout, des véhicules commençaient à se consumer. Je peux dire qu’au moment où nous étions en train de quitter l’Assemblée nationale, il y avait un peu partout des flammes.

Certains députés, a-t-on appris, ont dû prendre le mur pour quitter l’Assemblée nationale. Avez-vous été de ceux-là ?

Non. Moi je suis sorti par la porte qui donne sur l’hôtel Azalaï. Comme le bureau de notre groupe parlementaire se trouve à l’arrière de l’hémicycle, nous sommes sortis par la porte qui est à côté de là.

En avez-vous vus qui ont pris le mur ?

Des députés, … non. Le personnel travaillant à l’hémicycle, oui. Mais, des députés, à ma connaissance, non. C’est possible, c’est possible que des députés aient escaladé le mur. Mais dans un tel cafouillage, personnellement, je ne pouvais pas faire attention aux mouvements des députés.

L’on a aussi appris que vos collègues de l’ex-majorité ont été logés à l’hôtel Azalaï dont vous parlez, pour les besoins du vote du jour. Est-ce vrai ? Certains d’entre eux que vous dites avoir aperçus, ont-ils regagné cet hôtel qui n’était qu’à quelques pas de l’hémicycle ?

J’ai vu certains qui courraient et qui ont traversé le hall en passant devant les bureaux des commissions parlementaires, sans doute pour aller à l’arrière de l’hémicycle. Mais quelle direction ils ont pris ensuite, je n’en sais rien.
Dans le couloir que j’ai emprunté, je n’ai vu que certains députés de l’opposition qui se frayaient aussi un chemin pour qu’on retourne au CFOP. Et des collègues m’ont dit par la suite, que certains manifestants cherchaient à savoir où se trouvaient les députés de la majorité. Mais pour les protéger, ils n’ont pas indiqué où se trouvaient ces députés. Vous savez, il fallait être à l’Assemblée nationale ce jour-là, pour savoir que personne n’avait le temps pour personne.
Pour revenir à la question de savoir si les députés de l’ex-majorité ont été à l’hôtel Azalaï, je dois dire que j’ai vu des députés en sortir vers 9 heures pour venir à l’hémicycle. Ça riait aux éclats au début, pour finir dans des courses-poursuites. Ça, j’ai vu. Je confirme effectivement que ces députés étaient à Azalaï. J’estime que cela a été une attitude très provocante ; c’est une erreur grossière qu’il ne fallait pas faire. Et selon un de vos confrères qui aurait dormi avec eux, la facture de la seule nuit qu’ils ont passée là-bas pour venir arnaquer le peuple, tourne autour de 60 millions. Ça fait partie aussi de l’Histoire.

Etait-ce donc la débandade dans tous les sens à l’Assemblée nationale ce 30 octobre 2014 ?

Oh… ; la débandade, oui. Beaucoup ne pouvaient pas s’imaginer que l’Assemblée nationale allait être prise d’assaut avec une telle violence. Franchement, moi je ne m’attendais pas à une telle attaque de l’Assemblée nationale avec autant de fougue et d’énergie. Je vous dis que c’est ça l’insurrection. Quand vous voyez les militants qui criaient, ils exprimaient leur ras-le-bol d’un régime vomis. Dans cette fougue-là, il était difficile, de mon point de vue, de chercher à savoir ‘’l’autre, il est devenu quoi ?’’. A cet instant-là, chacun jouait pour sa propre sécurité.
Je me souviens que c’est quand on est arrivé au siège du chef de file de l’opposition que je me suis aperçu qu’il y avait le Boussouma-Naaba avec nous. Il est d’un certain âge, et visiblement, il a souffert des gaz lacrymogène. Renseignement pris après, il semblerait qu’il était en lieu sûr.

Vous disiez tantôt que vous ne pouviez pas vous imaginer que l’Assemblée nationale pourrait être prise avec une telle violence. Est-ce à dire qu’au-delà des flammes, des personnes ont été violentées au sein du parlement ?

Il me semble qu’il y a eu des députés qui se sont blessés, peut-être dans la fuite. Personnellement, je n’ai pas vu un député qui est blessé. Mais j’aurais appris qu’il y a eu des blessés.

Après ce cafouillage à l’Assemblée, vous vous êtes retrouvés au CFOP pour orienter les opérations. Est-ce à dire que le résultat de votre lutte vous a surpris ?

Oui ; ça nous a surpris. Il faut reconnaître aujourd’hui qu’avant même la date du 30 octobre, les réunions que nous tenions, étaient de savoir comment on allait gérer cette date du 30. Pour nous députés de l’opposition politique, on était convaincu qu’on y partait perdants. On a même préparé notre déclaration, et elle devrait être lue pour réaffirmer notre rejet du projet de loi. Et c’est d’ailleurs au moment où nous nous apprêtions à tirer le document, qu’est intervenu l’envahissement de l’Assemblée nationale.
Mais le caractère insurrectionnel tel que nous l’avons vu le 30 octobre 2014, personne ne pouvait prévoir un tel événement. Si on l’avait prévu, on ne serait même pas allé à l’Assemblée nationale pour justement défendre nos points de vue.

Vous n’étiez donc pas sûr de votre capacité de mobilisation pour contrer par la rue, le projet de révision constitutionnelle, quand on sait que quelques jours plutôt vous disiez au cours d’une conférence de presse que si le peuple venait à vous libérer le 30 octobre, vous alliez applaudir ?

Non, ce n’est pas comme ça, M. Paré. Ça c’est votre interprétation, c’est votre analyse. Je dis que le caractère insurrectionnel, ça se prépare ; c’est ce que je vous ai dit depuis le début. Ce n’est pas un mouvement spontané, ce n’est pas la soudaineté de l’événement qu’il faut voir ; c’est son ampleur. Je dis qu’on ne pouvait pas prévoir une telle ampleur de l’événement.
Ce n’est pas une question de capacité de mobilisation. C’est nous qui avions lancé le mot d’ordre, et ce sont nos militants qui ont pris l’Assemblée. Et si vous avez oublié, je vous rappelle que l’UNIR/PS, depuis son congrès des 21 et 22 décembre 2013, a lancé le mot d’ordre de désobéissance civile. Ce mot d’ordre a été repris le 28 octobre par l’ensemble de l’opposition politique. On n’est donc pas surpris par les événements ; par contre, l’ampleur, on ne pouvait pas s’y attendre telle qu’on l’a vécue.

Après la prise de l’Assemblée nationale, la suite des événements a été ponctuée par des déclarations sur fond de tergiversations et d’hésitations entre Kosyam et la hiérarchie militaire quant à la gestion du pouvoir. Pendant ce temps, la panique semblait avoir emballé les leaders politiques réunis au sein du CFOP. Comment vous expliquez-vous cette situation ?

C’est le caractère imprévisible de l’insurrection par rapport à son ampleur, à sa profondeur, qui a mis tout le monde dans la surprise. Donc, cette cacophonie que vous avez constatée au niveau du sommet de l’Etat est la résultante de ce caractère de l’insurrection.
L’insurrection va au-delà de la révolte ; elle peut même être armée. Et quand on parle d’insurrection populaire, ça veut dire que c’est tout le monde qui est révolté, surexcité, tout le monde veut en découdre. Et comme le pouvoir ne s’attendait pas à cela, il a été surpris.
Si l’opposition politique était partie avec l’idée de prendre le pouvoir, immédiatement après les manifestations, on allait installer un gouvernement.
Ça veut dire que le peuple burkinabè dans tous ses maillons, s’est exprimé ; mais l’objectif, ce n’était pas de renverser un régime et de prendre le pouvoir tout de suite et maintenant. C’est cela qui a amené au niveau de l’opposition politique aussi, une certaine cacophonie.
Ce qui nous intéressait, c’était le départ de Blaise Compaoré. C’est pour cela qu’on a mené ce combat. Mais dès lors que lui-même, au regard de la grande mobilisation et de la grande détermination, a tiré toutes les conséquences et a rendu sa démission, effectivement, il y a eu une panique partout. Au niveau de l’armée, au niveau de toutes les structures, et au niveau de l’opposition politique qui n’a jamais posé le problème de la gestion du pouvoir dans un tel contexte.
S’il vous plaît, ce n’était pas ça l’objectif de notre lutte. Si Blaise Compaoré avait été plus sage quelques heures auparavant pour retirer son projet de loi, peut-être qu’on n’en serait pas là. C’est son entêtement qui a provoqué l’énervement de notre peuple. Quand un peuple est énervé, il s’insurge ; et quand il est en insurrection, eh bien, on ne peut plus l’arrêter. Des gens ont reçus des balles et sont morts, d’autres ont continué. C’est cela qu’il faut retenir.
Si demain, M. Kafando qui vient d’être désigné commet les mêmes travers, qu’il retrouve le même peuple en face. C’est pourquoi il faut saluer ce combat.
En réalité, une révolution ne se décrète pas. Et quand il y a une révolution, surtout comme celle-là, ça veut dire le pays s’est donné du temps pour faire sa mue. Plus rien ne peut être comme avant. C’est ça le changement, c’est ça la rupture.
Quel que soit le chef d’Etat qui va arriver, il sera obligé d’écouter la voix du peuple. C’est pour ce combat que nous avons bravé les flammes, nous avons essuyé les gaz lacrymogènes. C’est pour ce combat que des dignes fils de ce pays sont tombés et seront élevés au rang de héros nationaux.
Aujourd’hui, au niveau de toute l’Afrique, on a le regard tourné vers le Burkina Faso, parce qu’on a réhabilité notre pays et on a réhabilité aussi le président Thomas Sankara. Je pense que ce combat-là, l’Histoire le retiendra. C’est ça l’essentiel.
Maintenant, chacun peut faire son petit cinéma. Moi je ne rentre pas dans ça ; ça ne me regarde pas du tout. Moi, ce qui m’intéresse, c’est la marche de notre peuple. J’ai cité le professeur Ki-Zerbo pour dire que nous avons fait un saut dans un feu ; il reste un deuxième saut : c’est mettre ce pays debout, c’est faire en sorte que, ce que nous avons combattu depuis des années, serve à quelque chose, c’est-à-dire à plusieurs générations. Que nous puissions faire justement des institutions fortes, et non produire des hommes forts. Les hommes forts fuient toujours leur peuple quand celui-ci se met débout.

Vous avez fait partie de la commission d’élaboration de la charte devant régir la transition. On sait aussi que ce document a fait l’objet de ping-pong entre représentants de différentes composantes de la société burkinabè. Pouvez-vous nous parler de la façon dont les travaux ont été menés jusqu’à l’adoption de cette charte ?

Là, il s’agit de question pertinente qui intéresse la vie de la Nation. A propos, il faut que l’Histoire retienne que suspendre une Constitution, ce n’est pas de gaieté de cœur. Faire un coup d’Etat, c’est… je ne sais pas, mais pour la vie d’une Nation, c’est un acte d’une extrême gravité. Mais, quand vous avez, depuis le 1er novembre 2014, toute la communauté internationale qui se met en branle pour exiger que le Burkina Faso renoue avec l’Etat de droit, autrement ce sont des sanctions. De prime abord, cela n’est pas une préoccupation du peuple ; ce qui intéresse le peuple, si à la fin du mois il n’y a pas de salaire, si l’eau est coupée, s’il n’y a pas d’électricité, s’il n’y a plus de vivre, quel que soit ce que fait celui qui est au pouvoir, vous allez savoir que le peuple a faim. Et quand il a faim et fait son insurrection, c’est encore plus grave. Donc, je pense, en tant qu’acteur politique, que notre devoir, c’est de travailler, c’est de jouer à l’avant-garde en tenant compte des intérêts fondamentaux de notre pays.
Nous avons effectivement pris part à l’élaboration de cette charte pour permettre à la Constitution de se remettre en place. C’est vrai qu’on a travaillé sous pression, on a fait des nuits blanches, mais pour nous, l’objectif essentiel, c’était de pouvoir codifier en ces moments historiques, toutes les aspirations de notre peuple dans une charte et de définir des organes qui vont permettre à la transition de se mettre en place rapidement pour éviter à notre pays, d’autres catastrophes.
Nous l’avons fait avec des collègues dans une ambiance de grande sérénité. Et comme vous-même vous le dites, il fallait écrire cette charte avec plusieurs composantes qui n’ont pas forcément la même vision. Et comment pouvoir mettre tout le monde d’accord autour des grandes orientations, autour des grandes valeurs, et autour des structures et des organes de la transition ? Les organisations de la société civile, quand vous prenez seulement ce caucus, vous avez des centaines de représentants. Si vous prenez les partis politiques regroupés au sein du Chef de file de l’opposition politique, il y a une plus d’une trentaine. Vous prenez les autorités coutumières et religieuses, c’est une diversité. Et vous avez d’un autre côté, les forces de défense et de sécurité, qui ont les armes et le pouvoir. Comment arriver dans ce contexte à trouver, en si peu de temps, un point de convergence et d’ancrage pour sortir un document ?
Comprenez donc que nous avons perdu des kilos pendant pratiquement huit nuits blanches. Mais quand on a lu la charte à l’occasion de sa signature à la Maison du peuple, tout le monde a applaudi. C’est ça, le produit final de notre cogitation. Je pense que si le peuple se retrouve dans cette charte, nous, notre rôle historique dans ce processus est atteint. Dès lors qu’on a pu mettre en place un collège de désignation du président de la transition - Dieu merci, j’ai eu l’honneur de participer à ce collègue - les organes se mettent en place au fur et à mesure. Nous espérons que déjà, avec les motions de félicitation qui viennent de l’Union africaine et d’autres grandes puissances comme la France, les Etats-Unis, c’est encourageant.
Après l’insurrection, comment faire pour que cette insurrection serve à notre démocratie, nous serve à instaurer des institutions très fortes, pour permettre à des générations futures de goûter au bonheur. C’est ça l’essence de la charte. Nous y avons introduit des valeurs qui ne sont pas dans la Constitution. Je peux citer par exemple le pardon et la réconciliation, la tolérance, la lutte contre l’incivisme, l’inclusion. Quand vous lisez cette charte, vous vous rendrez compte que son essence est de faire en sorte qu’aucun Burkinabè ne soit exclu, ne soit frappé d’ostracisme et que tous ensemble, nous puissions avoir le même destin et le même idéal tourné résolument vers le bonheur de ce pays.
Mais, ce n’était pas facile. Et c’est ça aussi le caractère particulier de tous les efforts qui ont été faits. Ce qui amène les autres pays à respecter les Burkinabè et à saluer tout le peuple burkinabè pour les efforts consentis pour se ressaisir.
Il faut maintenant espérer que les organes de la transition, avec les personnalités qui vont les animer, puissent relever le défi de l’organisation d’élections transparentes, crédibles en 2015. Et tous les Burkinabè sont invités à les accompagner. C’est une affaire de tous les Burkinabè face à leur destin.

Comme vous faites bien de rappeler, vous avez été membre du Collège de désignation du président de la transition. Initialement, l’annonce du nom de ce président a été prévue pour intervenir avant 00h le dimanche 16 novembre. Mais c’est finalement autour de 04h, donc au petit matin du lundi 17 novembre que le nom de Michel Kafando a été communiqué. Que s’est-il passé ?

Ah oui (rires…). On a poussé des boutons. Le travail préliminaire a commencé dans la matinée où le Collège de désignation s’est installé pour organiser son travail. Après la signature de la charte, on s’est retrouvé autour de 18h30 ; donc, on a fait pratiquement 10h enfermé.
Pour moi, c’était inédit. Nous avons reçu huit dossiers. Nous avons, en suivant la procédure édictée par la charte, éliminé à la phase de présélection, cinq et il restait trois. Pour nous départager sur ces trois, c’était la croix et la bannière. Comme le mécanisme du vote a été écarté dans la charte, il fallait désigner le président de la transition parmi ces trois personnalités par consensus. Il fallait donc mener un débat sur les critères et conditions édictés à l’article 3 et à l’article 7 de la charte.
Et personne dans ce Collège, n’est venu pour défendre un dossier de corporation, mais pour défendre les intérêts du Burkina Faso. Il fallait nous assurer que la personne qui allait être désignée parmi les trois, est la personne la mieux indiquée pour conduire la transition. Je vous dis qu’à la présélection, on a eu deux candidats ex-aequo : Mme Ouédraogo Joséphine a eu 21 points, et M. Kafando a eu 21 points. Pour départager les deux, c’est ça qui nous a amené à dépasser minuit ; parce que tous les candidats se valaient.
Il y a eu des réserves en ce qui concerne la candidature de M. Kafando Michel qui avait une certaine avance dans le consensus. Et ces réserves ont suscité des débats jusqu’à trois heures du matin où ceux qui avaient posé les réserves, ont été convaincus de la pertinence, sinon de la prééminence, du dossier de M. Kafando sur celui de Mme Ouédraogo Joséphine ; et ils ont levé leurs réserves. Si vous étiez à côté de la salle, vous alliez entendre des applaudissements. Il fallait maintenant donner l’information que le candidat Michel Kafando a été désigné.
Ce qui a été émouvant pour moi, ce n’est pas le discours de celui qui a été retenu, mais le discours des perdants. Le discours de M. Sy Chérif, et le discours de Mme Ouédraogo Joséphine. Ce sont des discours de gens qui avaient conscience d’un rôle qu’ils pouvaient jouer, mais qui ont accepté tout de suite que Michel Kafando est l’homme du consensus. Ils ont exprimé leur satisfaction par rapport au travail qui a été fait, et ont promis leur disponibilité à accompagner tout le processus. C’est un tel esprit que nous souhaitons en Afrique pour nos chefs d’Etat qui ne veulent pas quitter.
Je me résume pour dire que ce travail a été fait dans une atmosphère de grande sérénité ; c’était une atmosphère où souvent, les voix s’élevaient ; on avait même l’impression que des gens allaient se serrer les colles, parce que chacun tenait coûte que coûte à défendre ses points de vue. Voilà à peu près, cette ambiance. Mais au finish, quand on est arrivé à la fin, tout le monde a applaudi.
Je vais vous dire que même les questions préalables se rapportant au Collège lui-même, ont été débattues. Il fallait se demander est-ce que nous sommes habilités à statuer. Par exemple, l’article 8 de la charte dit qu’un membre du Collège ne peut pas être dans l’organe dirigeant d’un parti. Il fallait d’abord déclaré sur l’honneur. Et ces documents sont consignés. A l’exception des présidents de partis politiques, les autres membres du Collège ne doivent pas être dans l’organe dirigeant de parti politique. Il fallait avoir la même compréhension de ce qu’est l’organe dirigeant d’un parti politique. Et cela nous a pris plus d’une heure, parce qu’il y a eu malheureusement des membres qui se retrouvent être membres du bureau politique de parti politique. Il fallait trancher sur la question de savoir s’il s’agit là d’un organe dirigeant de parti. A ce niveau, on s’est référé aux récépissés des partis parce que les noms qui figurent dans ces documents sont ceux des membres de l’organe dirigeant de parti politique. Cela a entrainé le remplacement d’un membre du Collège par quelqu’un d’autre. Nous n’avons donc pas fait les choses dans la complaisance ; nous n’avons pas fait les choses dans l’esprit de copains.
Pour nous, même si on n’a pas prêté serment, nous avons travaillé sur la base d’un sacerdoce. Je crois qu’aujourd’hui, c’est à la Nation de nous juger.

Maintenant que le président de la transition est connu, quels sont, selon vous, les chantiers urgents qu’il devra commencer par dérouler le plus vite possible ?

Il y a beaucoup de choses. Je pense que d’abord, les Burkinabè ont besoin de la sécurité. Il faut sécuriser le pays. Cela est extrêmement important. Ensuite, il faut voir comment parer aux plus pressés.
Même si sa mission en tant que président de la transition c’est de faire des élections, il faut gérer les Hommes avant d’aller aux élections. Il y a donc des questions élémentaires qui ne peuvent pas attendre. Par exemple, approvisionner le pays, faire en sorte que les Burkinabè ne se lèvent pas un matin trouver qu’il y a rupture de riz, avec tout ce qui s’est passé comme pillage les 30 et 31 octobre.
Maintenant, il y a naturellement la feuille de route politique qu’il faut mettre en œuvre. La feuille de route politique suppose qu’il faut d’abord arriver à trouver les organes consensuels qui n’auront pas un impact néfaste sur la vie politique des Burkinabè. Si tous les organes de la transition se retrouvent dans un mécanisme fonctionnel, le reste doit couler comme de source. Mais si des blocages politiques ou politiciens surgissent au moment de la mise en place des organes de la transition, franchement dit, ce sera la déception. Moi je ne souhaite que ce soit ainsi. Je souhaite vivement que ces organes soient mis en place sans difficulté, et qu’on puisse ensuite aborder les grands défis.
Les grands défis, outre la sécurité, c’est préparer l’ensemble du corps électoral à pouvoir, à partir de 2015, asseoir définitivement une démocratie qui aura pris dans la transition, son fondement ; c’est-à-dire ce socle qui va faire en sorte que la ‘’maison’’ ne puisse plus jamais s’écrouler 30 après, 40 ans après, 100 ans après. Quand on cite la révolution française de 1789, les Français pensent aujourd’hui encore que leur liberté a pris racine dans cette transition.
Moi je pense avec fierté, que désormais, notre liberté devra prendre racines dans cette insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Quel rôle souhaiteriez-vous, en tant que président de l’UNIR/PS, jouer dans la conduite de cette transition ?

Vous me posez une question à laquelle je n’avais jamais pensé. Pour l’instant, je ne sais pas le rôle que mon parti, l’UNIR/PS ou le Front progressiste sankariste voudra que je joue. Cela se discute en interne.
De mon point de vue personnel, pour ceux qui me connaissent, je suis rentré dans l’arène politique de façon active, quand j’ai vu le journaliste Norbert Zongo réduit en cendre. Depuis ce temps, j’avais dit que ma vie ne sert que si moi-même je sers les autres. C’est ce serment que j’ai fait aussi sur la tombe du président Thomas Sankara, le 15 octobre 2000 quand j’ai créé avec des amis, des camarades, l’UNIR/MS. Ce combat, nous le menons, nous le poursuivrons partout où le devoir nous appellera. C’est ce combat qui nous a également amené à être du côté des insurgés avec les camarades du parti. Certains effectivement, ont donné de leur vie pour que ce pays inscrive son nom dans l’Histoire de l’humanité. Donc, Me Sankara ne joue pas un rôle personnel ; mon rôle est à inscrire dans le rôle que mon parti joue.
Je souhaite pour mon parti et pour les Burkinabè, que nous ayons un esprit d’équipe et de fraternité. Maintenant, si je peux servir comme ciment à cela, je serai le plus heureux. Et ce sera avec fierté que j’assumerai toute fonction pouvant amener les Burkinabè à prendre conscience que leur destin se trouve entre leurs propres mains et que c’est ensemble qu’on peut réaliser de beaux rêves et de grandes choses. Je n’ai pas d’ambition particulière en dehors du bonheur de chaque Burkinabè.

Entretien réalisé par Fulbert Paré
Lefaso.net

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  • Maître Sankara, vous êtes un véritable artisan de cette victoire, nous sommes fiers de vous pour votre ténacité durant toutes ces années de lutte. Vous avez mené le combat, le vrai ! Étant hors du pays, j’ai pu constaté votre engagement avec la dernière énergie sur le champ de bataille, la bataille finale les 30 et 31 octobre

  • Le seul vrai opposant du pays . Courage pour la suite ! !!

  • Bon interview maître, constant dans ton discours depuis la création de ton parti et dans l’opposition au régime dynastique que nous venons de chasser. Tu n’es pas comme certains qui voient aujourd’hui midi à leur porte. Toi et le parti aurez ma voix aux échéances électorales de 2015 ; c’est sûr. Et j’invite la jeunesse eveillée et consciente du Burkina Faso à en faire de même. Courage et conseilles le camarade qui représente le parti comme Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (M COULIBALY Samadou) de mettre de l’ordre au sein de ce ministère en bougeant les incompétents, les gens qui perçevaient de multiples perdiems et tous ceux qui battaient campagne avec Mme BOLY Koumba pour la modification de l’article 37 de la constitution. Ils sont là-bas dans son cabinet et certaines directions centrales et déconcentrées. C’ est sûr que certains vont se mettre à retourner leur veste. Mais méfiance car ce sont des opportunistes. Autrement dit, il n’engrangera pas des résultats probants au bilan car ce sont des parasites.

  • "Je n’ai pas d’ambition particulière en dehors du bonheur de chaque Burkinabè", belle conclusion, merci à toi, digne fils du Faso !

  • Popopopo !!!!!!! Une facture de 60 millions pour environ 100 députés et pour une seule nuit ! Etaient-ils en compagnie de femmes d’hôtels ? Je comprends pourquoi le Burkina est le pays le plus pauvre ! Popopopo !!!!! Plus jamais ça !

  • Je me rappelle comme si c’était hier. C’était à la Bourse du travail, le 1er meeting au lendemain de la mort du journaliste Norbert Zongo. Après l’enterrement qui avait vu un monde fou, il fallait remobiliser le peuple et exiger justice pour Norbert Zongo. Me Sankara a prononcé un discours très engagé en tant que représentant des Jeunes avocats ce jours-là, Je pense que c’était son entrée officielle dans l’arène politique puis il a créé l’UNIR/MS un an après. Depuis lors il est resté constant dans son engagement et dans sa conviction. Certains opposants ont préféré monnayer cette lutte suite au drame de Sapuy pour avoir des postes (Me Hermann, Ram Ouédraogo, Gilbert Noêl Ouédraogo). Aujourd’hui, ils sont politiquement et définitivement morts avec cette 2e trahison pour soutenir la révision de l’article 37.

  • J’aime Me Sankara, il a des propos fondés, bien établis ! Il est différent d’un certain sankariste du nom de Oumar Dembelé qui attaque violemment dès que l’occasion se présente, l’UPC et le MPP. Mr Tapsoba ne dira pas le contraire car il est toujours dans son collimateur. Pourtant, n’eussent été les actions stratégiques de l’UPC et du MPP, Blaise serait toujours à Kossyam !!!!!!!!

  • `` Moi je pense qu’il faut expliquer cette insurrection en situant son origine fondamentale dans le refus du peuple burkinabè d’accepter la mort du président Thomas Sankara intervenue le 15 octobre 1987. ``Oui Maitre exactement c´ est l´ une des causes principale.

  • Quelle humilité dans cet entretien.Me continuez dans vos convictons de defendre les faibles.Deflatés comme veuves et orphelins.Nous les Soremibiens on ne t oublira jamais !

  • Quoi qu’on dise, Me, vous faites de la POLITIQUE et la bonne surtout ? Que dieu vous donne la force de jouer votre partition dans ce concert musical politique. Bravo et courage. Pour ceux qui vous pourfendent ou ne croient pas en vous, c’est la vie et l’ingratitude ? Que Votre combat inspire la jeunesse, au lieu de revendiquer le retrait des dinosaures à laisser la place aux jeunes ?

  • Félicitation Maitre. Vous avez fait du bon travail. Vous avez montré et emprunté le chemin du courage et de l’honneur. Merci.

  • Bravo à Me Sankara. Vous avez tout vu et vous avez tout dit. L’avenir du peuple se trouve à partir de maintenant entre ses propres mains. Que Dieu aide le peuple burkinabé à évoluer et avancer dans la Paix, la Justice et dans la plus grande cohésion possible. Bravo encore.

  • C’est mon professeur de français au lycée mixte Montaigne.
    Merci Maître pour ces enseignements.
    Merci pour tout ce que vous faites pour éveiller la conscience collective. Merci d’avoir chanté le changement depuis belle lurette et qui a vu son avènement les 30 et 31 Octobre.
    Il est maintenant du devoir des burkinabé de se l’approprier dans l’unisson afin d’écrire leurs aspirations, devenir et avenir.

  • Beaucoup d’estime pour vous.Vous êtes un digne fils du pays.C’est maintenant que j’essaye de comprendre tout ce que vous avez du endurer dès lors que vous vous êtes engagé dans la politique. Mais sachez que votre endurance,votre courage,votre détermination,la modestie dont vous faites monstre et votre intégrité font de vous un modèle,un repère pour tous ceux qui ambitionnent faire de la politique. Merci pour tout. Vous un homme qui est en mesure de regarder en face ses enfants et de ne ressentir aucune honte,aucun gène. Merci pour la leçon.

  • C’est tout simplement émouvant. Grâce à ces témoignages, ceux qui n’ont pas été témoins oculaires perçoivent le fil des événements.

  • Maitre SANKARA que Dieu vous comble de toutes les graces et face grandir votre parti. vous avez été accusé de tous les noms d’oiseaux mais vous etes résté contant. C’est cette façon de faire la politique qu’il nous faut au FASO ; vous etes un des rares à n’ avoir pas soupé avec Blaise ; Tous les actes que vous avez posé ont porté des fruits. vous avez été un très grand visionnaire. j’étais contre vous parceque je ne comprenais pas ou simplement l’intox de la racaille de Blaise. Comptez sur moi je serais un militant de votre parti.L a jeunesse du pays reconnaissent votre mérite et je reste convaincu qu’elle emboitera le pas que moi. On en parle partout en ville. Je viendrais chercher ma carte d’adhésion. LE PEUPLE VOUS FELICITE POUR VOTRE COURAGE ET TA DETERMINATION

  • @ "vérité no1",bonjour vous parlez d Oumar Dembélé,l homme qui se chatouille pour rire ? L homme qui avait prédit la disparition de l UPC au profit de l UNIR/PS,MPP et CDP, au lendemain de la création du deuxième cité en janvier dernier ? J aimerais l entendre sur la donne politique d aujourd hui.Un sankariste comme Dembélé qui doutait de la victoire du peuple sur la forfaiture me laisse perplexe sur son dégré de sankarisme.Maintenant la donne a changé .Certains qui se reconnaitront et qui n ayant aucune chance de passer devant les gros calibres en 2015 avaient caressé l idée que l armée accepte une candidature des leaders politiques à la présidence de la transition en échange d un post de premier ministre militaire ;mais quelle ne fut leur désarroi face au niet cathégorique de Zida,brisant du même coup leur rêve de diriger ce pays ne serait-ce qu une année.Hi hi hi !

  • Me Sankara, est certainement le plus grand acteur de cette lutte qui a abouti à cette second révolution. Ce,du fait de sa constance. ayant résisté aux vagues successives de déstabilisations. L’homme est resté inébranlable.Sans sous pratiquement, l’homme et son parti n’avaient pour seules armes que le courage de s’opposer au régime dictatorial de Blaise , et surtout l’espoir de retrouver un pays enfin libre et prospère. Bon vent à toi ! vive la révolution !

  • Rien d’étonnant pour ceux qui connaissent et côtoient Me Sankara. Il a été toujours constant et très humain dans sa lutte depuis l’université. Il a toujours défendu avec abnégation et courage le plus faible. Courage maître. Dieu te le rendra et le Peuple t’est très reconnaissant.

  • Me Sankara,vous avez eu une part importante dans le combat final contre notre ennemi commun:la compaorose compradore.
    En tout cas émouvant comme récit mais pour ne pas humilier vos ex dépités tripatouilleurs,vous n’avez voulu livrer aux lecteurs que par exemple lors de l’assaut de l’AN,le maître des lieux Soungalo Appolinaire Ouattara avait montré qu’il avait sa place parmi les 10 meilleurs sprinteurs mondiaux de 100 m.Aussi que Gilbert Noel Ouédraogo surpris dans son bureau à l’assemblée nationale ce jour là et pris de panique avait voulu corrompre les manifestants avec de l’argent et au passage,il a dû recevoir 2 belles gifles que ce prostitué n’oubliera pas de sitôt.En tout cas sur notre révolution populaire,il y a bcp d’anecdotes croustillantes

  • bravo. Le seul resté fidèle à Thomas dans son idéal . Tous les autres ne sont que des CDP dérivés première et deuxième génération. Je n’aime pas seulement ta barbiche . Tu es digne fils du Burkina, le peuple te suivra comme il l’a fait avec ton idole. Surtout plus de barrages dans votre groupe. J’espère que tu saura te mettre toujours au dessus de tous . Merci et que Dieu t’accompagne vers ton destin qui est celui du peuple tout entier

  • Maitre à nous Kosyam en novembre 2015 ! Voici celui qui a chassé Blaise avec le Peuple !

  • me SANKARA est un pyromane de la République comme Emile Paré Simon Compaore ROCK Kabore Salif DIallo Zéphirin Diabré ETC Prochaine tu vas verser des larmes de tristesse Et ça ne saurait durer

  • vous etes parmi les opposants celui qui n’a pas cotoyé le regime compaore, et lutté durant toutes ces annees contre ce regime. j’avoue qu’au debut je faisais pas confiance au parti sankariste vu qu’il etait divisé.
    mais chapeau a vous pour toute ces annees de lutte et je suis fiere d’etre burkinabé

  • @Tapsoba de H et @Vérite N°1 en Janvier je vous ai annoncé la disparution de l’UPC, et je tien mordicus, l’UPC est un parti moribond en voie de disparution. En attendant que le MPP l’annonce, plusieurs cadres UPC sont aller voir ailleurs (MPP) ! et mon voisin de quartier en est un. J’affirme aussi que j’avais annoncé ici sur cette tribune que Blaise dégagerai en 2014 et que nous le chasserons les mains nues ! vous m’avez tous insulter et voici ! j’ai aussi dit que Zephirin était un pantin qui n’a ni pouvoir ni légitimité pour dissoudre une institution de la république et licencier du personnel (abus) et doit etre poursuivit pour cela (que cela plaise ou pas à l’UPC, j’en ai cure) ! j’ai aussi dit ici que le MPP et l’UPC qui ont participé à la rédaction de la charte sont tous malhonnêtes et je l’assume. Comment comprendre que ces partis placent malhonnêtement des représentants de leurs partis au sein du CNT au nom de la société civile ? Pourtant ces individus occupent des postes dans le BNp ou le SEN ? à cause de mon poste, cet article a été supprimé sur le site de lefaso.net meme dans les archives. Je l’ai appris hier sur un twitter qui a circulé dans la nuit. le titre de l’article était Transition politique au Burkina : Quand le militantisme du ventre et du bas ventre fait trainer les (...) je pense qu’au delà des mots et des formes de langages, nous devrons avancer sur une ère nouvelle faite d’honnêteté et d’intégrité. Valeur que seul l’UNIR PS défends ! voici meme les noms : Voici leurs noms : Marie Madeleine SOMDA, Secrétaire national chargé des nouveaux talents et de la relève générationnelle du Bureau Politique National de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), Yaya Karambiri, le secrétaire général de l’ AJLA/MPP, (les jeunes du Mouvement du peuple pour le progrès), Sourgou Abdoulaye du MPP !. J’ai aussi dit que c’était Me Sankara qui a appelé à la désobeissance civile avant que les autres partis opportunistes sentant le vent tourné fassent volte face. Vous me faites rire ! Me SANKARA sera le Président en 2015 ! l’UPC est un parti mort née, et Gorba vous le démontrera sous peu. Bref, ce n’est pas l’objet du présent forum et je reviendrai plus en details dans un autre article. bonne journée

  • @Tapsoba de H et @Vérite N°1 lut sur Twitter le commentaire de Oumar Dembélé ne plait pas apparemment à UPC et MPP #Lwili #Burkina qui viennent de le faire supprimer concernant l’article Transition politique au Burkina : Quand le militantisme du ventre et du bas ventre fait trainer les (...)

  • Vous êtes un des rares opposants qui est resté dans une ligne de conduite intègre et les burkinabés vous sont gré. Continuez ainsi....

  • Notre cher BURKINA a besoin d’hommes de votre charisme pour aller vers le Développement (Social et Économique). THOMAS SANKARA, j’en suis convaincue est très fièr de vous ou qu’il se trouve."La PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS"

  • Bravo maître. vous avez été constant dans votre pensée malgré le risque que cela comportait.
    que Dieu vous bénisse et vous épargne de l’esprit mouton de certains opposants. suivez mon régard

  • Me Je reside a Kansas/USA, donnez moi votre contact Je veux representer votre parti ici.Maintenant que bous avez servi notre patrie des hommes integre, laissez nous faire quelque chose pour vous.
    Email : stevenba1@live.fr
    daruisdenon@yahoo.com
    Merci me

  • Merci Me.
    Vous avez un seul défaut : vous êtes avocat. ça fait que vous n’êtes pas très naturel, pas très spontané. Il ne faut avoir peur de vous tromper. Si vous vous tromper, ayez le courage de dire que vous vous êtes tromper, c’est tout ce que nous attendons de ceux qui nous représentent. Quand on se contrôle trop, même quand on dit la vérité, ça ressemble à du calculé, à du mensonge. En tout cas, bon vent !

  • Chapeau Bas Maitre ! tu es un digne fils du pays.

  • Quand Me Sankara a sonné la mobilisation à l’ex place de la Nation (devenue place de la Révolution) suite aux événements de 2011, pour exiger la démission de Blaise Compaoré, des collègues se moquaient de moi de la faible mobilisation (un millier disait-on) parce que j’avais soutenu le mouvement. Ma conviction était qu’il fallait un début à tout et j’avais fait remarquer que c’est une bonne pédagogie car cette intention fera prendre conscience au peuple de l’éventualité de la démission de Blaise Compaoré et je postulais que Blaise fuirait un jour le pouvoir. Il a plu à Dieu, le Grand Juge de décider de ce jour. Bravo Maître d’avoir été un artisan d’avant-garde de cette démission. Ton entretien est émouvant et riche en enseignement. J’apprécie aussi la modestie de tes paroles. Permets-moi de te reprendre ces phrases émouvantes : "Nous avons applaudi. Nous sommes sortis à leur rencontre. Pour moi, c’était un jour béni de Dieu. Pour la première fois, j’ai versé des larmes de joie de savoir que le peuple burkinabè a désormais joué sa partition, est rentré dans l’Histoire du monde en assumant son propre destin. C’est un jour qu’on ne peut jamais oublier."

  • Je vous admire pour votre constance dans vos idées et votre engagement sans failles contre l’injustice. Au début je pensais que c’était uniquement le fauteuil présidentiel qui vous intéressait mais quand j’ai commencé à vous suivre véritablement à travers vos interviews, des écrits vous concernant, j’ai compris le sens profond de votre combat. Vous êtes un véritable opposant. Je me rappelle encore de vos propos sur BF1 avec ce sourire moqueur que j’aime bien la veille du 30 quand vous avez dit qu’après la marche du jeudi ce serait la victoire du peuple malgré tout le dispositif militaire, j’ai compris que dans la lutte contre l’injustice,l’impunité,il ne fallait jamais savourer vaincu, courage et bon vent pour la suite du combat.

  • En lisant votre témoignage je suis ému avec des larmes aux yeux !
    Maître Sankara malgré tous ce que vos adversaires politiques pensent négativement de vous vous êtes l’icône de la jeunesse éclairée. Aujourd’hui cette jeunesse s’en moque des beaux parleurs mais croît et suit ceux qui portent le flambeau de la combativité, ceux qui posent de vraies et bonnes oeuvres. Même si l’homme est neuf (9) et pas dix (10) maître Sankara en plus d’ être homme politique est l’avocat des causes perdues dans bon nombre de dossiers d’injustice, de licenciement et de compression dont il a tenu tête à une justice aux ordres. Présent à toutes les manifestations contre l’impunité du régime déchu nous disons qu’il a fait beaucoup pour nous et le peuple lui restera reconnaissant.
    Vive le peuple !
    Vive la jeunesse battante, éclairée, honnête et intègre !!

  • Je vous admire pour votre constance dans vos idées et votre engagement sans failles contre l’injustice. Au début je pensais que c’était uniquement le fauteuil présidentiel qui vous intéressait mais quand j’ai commencé à vous suivre véritablement à travers vos interviews, des écrits vous concernant, j’ai compris le sens profond de votre combat. Vous êtes un véritable opposant. Je me rappelle encore de vos propos sur BF1 avec ce sourire moqueur que j’aime bien la veille du 30 quand vous avez dit qu’après la marche du jeudi ce serait la victoire du peuple malgré tout le dispositif militaire, j’ai compris que dans la lutte contre l’injustice,l’impunité,il ne fallait jamais savourer vaincu, courage et bon vent pour la suite du combat.

  • Maintenant que le pouvoir impopulaire et dictatoriale de Blaise Compaoré soit tombé, nous osons croire que lefaso.net aura le courage de publier les réflexions et commentaires des hommes intègres.
    Nous avons toujours dit et témoigner notre engagement à Me BENEWENDE SANKARA qui est toujours resté très modeste, humble et cohérent dans ces prises de positions. C’est l’opposant qui le plus été combattu et dénigré au profit des broutteurs mais aujourd’hui comme au commissariat de TAMPY tout fini par ce savoir.
    Nous devons resté mobilisé derriere lui, l’encourager le conseiller sans complaisance afin qu’il puisse poursuivre l’idéal sankariste.
    Je voudrais surtout inviter Me BENEWENDE SANKARA a donner beaucoup plus d’autorité sur son leadership en s’entourant de vrai leader. J’ai aussi constaté que dans le gouvernement de transition vous aviez eu un seul poste au lieu de deux et que ce serait un des vôtres qui ait été sacrifié au profit du positionnement d’une organisation de la société civil qui elle a pu positionner ces deux leaders. Pour ma part vous auriez du taper le point sur la table afin de rétablir l’équilibre non pas par gourmandise de postes mais pour des questions de principes. Cela vous aurait permis au travers des deux postes de faire la preuve par les résultats de vos capacités ( le parti) a gérer les affaires publiques tiré de l’idéale sankariste.
    Merci Me, on vous croit on vous suit.
    Dieu benisse le BURKINA FASO et qu’il nous donne tous de la sagesse

  • Je vous souhaite bon courage Me SANKARA.
    Ma Patrie ou ma mort, la victoire assurée !!

  • Merci camarade pour ton combat qui n’était pas gagné d’avance. Le combat du peuple pour le peuple, tu as sus le mener à bien malgré les difficultés de tous ordres (menaces de morts , intimidations, sabotages,,,,,). Le peuple intègre du Faso s’aura séparer le bon grain de l’ivraie. Vous avez toujours su qu’un combat est à n’en point douter de longue haleine et que la vie se résume en un combat perpétuel. Aujourd’hui vous pouvez être fier du travail abattu car les retombées sont palpables, en ce sens que TOM SANK est plus populaire que jamais et cela en parti grâce à vous.

    VIVE LA TERRE LIBRE DU FASO
    VIVE LE PEUPLE INTÈGRE DU FASO
    HONNEUR A NOS MARTYRS TOMBES AU CHAMPS DE BATAILLE LES ARMES A LA MAIN
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS.

  • Moi je n’ai rien contre Me Sankara, mais je trouve qu’il mène un combat emprunt de haine. son opposition au président sortant était purement individuel. c’était un règlement de compte entre les deux hommes. L’image de thomas a été utilisé pour camoufler les choses. ce ne sont pas des opposants crédible et les élections passés nous a prouvé cela. aujourd’hui il peut s’enorgueillir mais cette victoire n’est aucunement lié à l’affaire Thomas SANKARA. car beaucoup de gens sont sorti car ils croyaient en leur idéal. Celui de l’avenement d’une véritable démocratie. Dans cette lutte si un homme est sorti à cause d’un homme politique, cet homme n’a rien compris. les hommes politiques dans tous les cieux luttent pour leurs propres intérêts. maître je pense qu’il est temps que vous vous taisiez.

  • il faut chercher HERMAN YAMEOGO pour demander où il était et qu’elle a été sa contribution pour le depart de BLAISE

  • Maître bravo ! la nuit à beau être longue le jour fini par ce lever. Voilà le seul opposant que le CDP avait réussi à rouler dans la boue, dénigrer et traité de tout, si bien que mêmes les gens qui ne le connaissaient pas le détestaient sans comprendre pourquoi.Dieu merçi que le voile se déchire et la lumière jaillie.

  • Maitre c’est émouvant ! Vous êtes constant dans votre ligne et c’est cela qui fait la différence ! Pour vous la dignité ce n’est pas un vain mot, elle est fille de l’intégrité ! C’est l’un des plus beaux interviews et commentaires depuis la Révolution des 30 et 31 Octobre 2014 ! Maitre SANKARA vous avez votre destin en mains ! Puissent notre considération et estime à votre endroit ne jamais faire défaut ! Que l’Eternel vous protège !

  • RAPPORT DE LA COMMISSION DE RECONCILIATION NATIONALE

    La Commission ad-hoc chargée de la réconciliation nationale, installée le 23 novembre 1999 a remis son rapport au Premier ministre, Kadré Désiré Ouédraogo le 22 février 2000 à son cabinet. Pour le président de cette commission Dominique Sisso, au bout de trois (3) mois de travail c’est un sentiment d’espoir qui anime cette commission.

    Etat des dossiers de crimes de sang.
    Examinés par la Commission pour la Reconciliation Nationale
    (Février 2OOO)

    Période de 1960-1972
    N° 
    Identité Victime
    Fonction
    Date
    Lieu
    Observation
    67 Moumouni OUEDRAOGO Officier 13-02-1972 Ouahigouya Mort à la suite de mauvais fonctionnement Parachute

    Période 1973 -3 Aout 1983

    24 Marie GOMBRE Secretaire 8-11-1982 Ouaga Morte, atteinte d’une balle perdu
    25 Badembie Pierre Claver NEZIEN Officier 9-11-1982 Ouaga Abattu froidement au camp de l’Unité
    26 Mle Maria S/C Epouse Cne OUEDRAOGO Kassoum Sans profession 7-11-1982 Ouaga Abattu au domicile du Capitaine Kassoum
    2 Didier N. TIENDREBEOGO Officier retraité 12-6-1984 Ouaga exécuté après sentence de condamnation à mort

  • Merci Me SANKARA pour cet engagement à défendre la veuve et l’orphelin.
    Que Dieu vous benisse !
    Nous avons gangné une bataille, blaise est parti mais le système qu’il a mis en place dépuis plus de 27 ans est encore là donc la combat continue pour l’éradication totale de la compaorose !
    Nan lara an sara !
    La Patrie ou la mort, Nous vaincrons !

  • maitre c’est propre. Lors de votre invitation à l’émission SURFACE DE VERITE vous avez dit : après la désobéissance civile, c’est la victoire. Quel confiance relevant de la prémonition !!!!!!

  • Moi je propose qu’ on reprenne les militaires radies sous Blaise Comp. en 2011. Ils se sont revoltes par rapport a la mauvaise gestion du pays. Mais ils ne savaient pas coment canaliser cette revolte. 500 soldats dansla rue, c’est pas bon pour la securite. C’est aussi des fils de ce pays. Ils ont droit au pardon.

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