Droits de l’enfant : « Sini, L’avenir » pour éradiquer les pires formes de travail des enfants

mercredi 26 novembre 2014 à 23h07min

Le 20 novembre de chaque année, le monde entier commémore la journée internationale de la promotion des droits de l’enfant. Et, le Burkina ne fait pas exception. Dans le cadre des activités de sensibilisations sur les pires formes de travail des enfants, la coopération allemande à travers la GIZ/PROSAD en collaboration avec l’association CINOMADE ont co-produit un film documentaire intitulé « Sini, L’avenir ». Le lancement officiel a eu lieu le 22 novembre 2014 à la cité universitaire de Gounghin à Ouagadougou.

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Droits de l’enfant : « Sini, L’avenir » pour éradiquer les pires formes de travail des enfants

« Sini, L’avenir » est en version originale Dioula et sous-titré en Français. Il a été traduit en Mooré, Fulfuldé, Lobiri, Gulmancthéma et Dagara. Constitué de micro-trottoir et de séquences animées, ce film de sensibilisation dure 25 mn. Il a pour objectif de susciter des débats au sein des communautés et d’amener chacun à réfléchir sur sa position face aux pires formes de travail des enfants et à leurs droits.
C’est le premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Burkina, Santhosh Persaud, qui a procédé au lancement de la sortie officielle du film, en présence de l’ambassadeur, de la coordinatrice de Cinomade, des responsables du ministère de l’action sociale et du ministère du travail et de la sécurité sociale. La projection se tenant dans l’enceinte de la cité universitaire, les résidents n’ont pas marchandé leur présence. On comptait aussi de nombreux autres étudiants qui se sont invités en ce lieu pour la circonstance.

Provoquer le débat

« Ce film vient à point nommé parce que la problématique de la maltraitance des enfants est une question cruciale dans un pays où les populations sont majoritairement paysannes. C’est une question très épineuse. Dès que nous allons retourner en famille dans les villages, nous ferons en sorte que les parents puissent comprendre qu’il faut que nous allions dans le sens de la cessation définitive de ce fléau parce que c’est le seul gage pour un avenir meilleur pour notre pays », soutient Marcelin Ziba, étudiant en droit à l’université Ouaga 2.
Après la projection de « Sini, L’avenir » en version Mooré, la partie débat fut très interactive. « Le but est de sensibiliser, de provoquer un débat. Or les étudiants sont très réactifs sur ce genre de thématique. Donc, ce soir le débat était intéressant, les interventions pointues. Donc, je suis très satisfaite de cette soirée », se réjouit Daphné Serelle, la productrice exécutive du film, par ailleurs coordinatrice de l’association CINOMADE. C’est donc dire que le choix du lieu fut judicieux.


Une thématique protéiforme

Cette satisfaction est d’autant plus justifiée car, la réalisation du film a demandé beaucoup d’efforts, la thématique abordée étant protéiforme. « C’est un film où il y a à la fois des adultes, des enfants, des gens de la ville, des gens de la campagne, des gens très confiants et des gens qui le sont moins. Il fallait qu’il y ait un peu de tout ça. Donc, il a fallu plus de 22 heures de Rush pour un film de 25 mn », rappelle-t-elle.

Une diffusion à grande échelle ?

Certes, le film est maintenant disponible. Mais, sa diffusion à grande échelle n’est pas encore définitivement acquise. Daphné Serelle et son association Cinomade espère pouvoir aller sur le terrain (en ville, au village) et discuter avec les populations de la thématique. Sans doute que la coopération allemande sera encore sollicitée.
En attendant, le premier secrétaire de l’ambassade de l’Allemagne au Burkina, Santhosh Persaud, assure que le film sera mis à la disposition des services techniques centraux et déconcentrés du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale, et du ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, des associations/ONG et de tout relais communautaire impliqués dans les activités de sensibilisation et de plaidoyer sur le terrain.
Mieux, il réitère la disponibilité de la coopération allemande à accompagner le gouvernement du Burkina dans ses efforts de promotion des droits de l’enfant et de lutte contre les pires formes de travail des enfants. « Les gouvernements allemands et burkinabè se sont mis d’accord pour intégrer dans leur coopération un volet important sur la protection des droits des enfants. Ce, à travers deux programmes phares : la coopération financière de la KfW qui appuie le Fonds enfants, et la coopération technique de la GIZ à travers le Programme santé sexuelle-Droits humains (PROSAD) qui se concentre sur la sensibilisation des acteurs », a précisé le premier secrétaire. Car, « c’est seulement en changeant les mentalités des populations que nous allons parvenir à une acceptation et au respect des droits de l’enfant », se convainc-t-il.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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