Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

samedi 15 novembre 2014 à 00h05min

L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication (ED/LE.SH.CO) de l’université de Ouagadougou fait le point de ses publications au titre de l’année académique 2013-2014. La rencontre, tenue le jeudi 13 novembre à l’amphithéâtre Jean-Pierre Guingané de l’Université de Ouagadougou, a permis de présenter l’ouvrage collectif « Les crises en Afrique de l’Ouest ». Première du genre, cette démarche devrait se pérenniser dans les années à venir.

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Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

La vocation d’une école doctorale, c’est de stimuler et accompagner les activités de recherche des enseignants-chercheurs, ainsi que la préparation et la soutenance des thèses de doctorat, a tenu à préciser le Pr Mahamadé Sawadogo, directeur de l’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication (ED/LE.SH.CO).
L’ED/LE.SH.CO vient de publier un l’ouvrage collectif « Les crises en Afrique de l’Ouest » aux Editions Presses universitaires. Il est structuré en trois parties :
- les crises : réflexions philosophiques et représentations littéraires ;
- la crise ivoirienne et ses répercussions au Burkina Faso ;
- la communication et la sensibilisation lors des crises.

Il a enregistré la participation d’une quinzaine d’enseignants-chercheurs du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Togo. Parmi ces contributeurs, on compte aussi bien des littéraires, des historiens, des géographes, des sociologues, que des communicateurs et des philosophes.

De la pertinence du thème

La Côte d’Ivoire sort d’une crise politico-militaire de plusieurs années. Idem pour le Mali avec la question Touareg. Au Nigéria, le conflit déclenché et entretenu par les insurgés de Boko-Haram constitue une menace pour l’Etat fédéral et pour la co-existence entre les différentes ethnies et religions du pays. Au Burkina, la crise déclenchée par la volonté du régime de Blaise Compaoré de rester au pouvoir a conduit à un soulèvement populaire… C’est dire toute la pertinence et l’actualité du thème abordé par cet ouvrage collectif. Il analyse les différentes crises sous plusieurs angles.

Il aborde aussi la crise à l’université de Ouagadougou, la communication publique et les crises de gouvernances… La coordination de cet ouvrage, dont la coordination était assurée par un comité de 4 membres.

« Chaque année, l’école doctorale va lancer un appel à communication pour l’élaboration d’un ouvrage collectif. Pour l’année 2015, l’appel est déjà lancé et l’ouvrage va tourner autour du thème : intégration et développement », a précisé le Pr Mahamadé Sawadogo, le directeur de l’école doctorale. Une manière pour les responsables de cette école d’apporter un soutien direct au développement de la recherche. « Notre ambition est de pouvoir de disposer un jour d’un budget avec lequel, nous allons lancer chaque année un appel à manuscrit et procéder à une sélection pour soutenir la publication d’un, de deux ou même de trois livres », a-t-il poursuivi.

« Il faut saluer l’effort fait par l’école doctorale pour ouvrir des espaces d’échanges et de débats qui peuvent permettre aux enseignants-chercheurs et aux doctorants de discuter sur des sujets d’intérêt général », a déclaré Dr Firmin Gouba, un des contributeurs à la rédaction de l’ouvrage.
Pour l’ouvrage collectif de 2015, « Intégration et développement », les articles presque prêts sont toujours recevables. Et, les doctorants aussi peuvent proposer des articles.

« La communication est au début et à la fin de toute crise »

Quand on parle généralement de crise dans les pays, on prend pour référence les questions économiques, sociales, culturelles, linguistiques. Dr Firmin Gouba, enseignant-chercheur au département Communication et journalisme de Ouagadougou, dans son article intitulé « La communication publique et les crises de gouvernance au Burkina Faso » montre qu’au-delà de ces préoccupations réelles, d’autres facteurs aussi peuvent être sources de crise et la communication en est un. « La communication est au début et à la fin de toute crise », soutient-il.
« Au début, si la communication est mal gérée, ça engendre des débordements et donc, la situation de crise. Une fois qu’on s’installe dans une crise, pour en sortir, il faut encore revenir pour en discuter. Et là, j’ai essayé de prendre un exemple concret en me fondant sur les débats qui ont lieu dans notre pays sur la mise en place du sénat et la modification de l’article 37 », explique Dr Gouba. L’article a été publié depuis janvier 2014. Mais, avec les derniers développements de la crise burkinabè, il est plus que d’actualité.

La situation que vit le Burkina actuellement n’est que la conséquence d’une communication mal gérée. « Le gouvernement qui a mandat à gérer cette situation n’a pas su manager ce débat-là, n’a pas su poser le problème de fond, n’a pas su écouter chaque composante de la société pour que chacun puisse apporter sa vision de la chose et qu’ensemble collectivement des solutions soient trouvées », affirme-t-il.
Cet article était une sorte d’appel à plus de modération, à plus d’humilité et à plus de tactique dans la gestion de la communication publique. L’auteur n’a pas été écouté. Ainsi, les populations ont utilisé une autre forme de communication à savoir les marches-meeting.
D’autres publications (ouvrages et articles publiés) ont été exposées au cours de cette rencontre qui en appelle d’autres.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 15 novembre 2014 à 08:23, par Sali
    En réponse à : Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

    - Oui, félicitation à vous et surtout occupez-vous d’enseigner vos étudiants. Ne faites pas comme à l’IGEDD ! à l’IGEDD, les enseignants désertent les cours et le Fondateur lui-même a déserté pour aller être Ministre de Blaise COMPAORÉ. Heureusement que Blaise a été chassé et le gourvernement a été dissout. On pense maintenat que le Pr COULDIATY va enfin revenir s’occuper de l’IGEDD, lui dont on a tant vanté la rigueur ! Jusque-là le M1 n’est pas terminé à l’IGEDD. Véritable pagaille dans ce coin !

    Salimata

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  • Le 19 novembre 2014 à 16:25, par Dorosso de Dibi
    En réponse à : Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

    Dans un état, chaque citoyen doit apporter sa contribution par son savoir faire. Le savoir faire des universitaire est la dispense des connaissances et la recherche pour avoir justement les connaissances. Lorsqu’un enseignant de l’Université s’adonne à la politique pour des raisons personnelles, le problème est de savoir qu’est ce qu’il apporte à la société. Il devrait avoir des spécialistes de la formations des ressources humaines et des spécialistes de la politique vraie (la gestion de la cité). Je félicite les universitaires qui ont fait des suggestions et qui n’ont pas été écouté. Le résultat est palpable.

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  • Le 21 novembre 2014 à 13:06
    En réponse à : Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

    Dorosso, je t’informe qu’il y a un programme de Master en gestion des ressources humaines à l’université de Ouagadougou et rattaché au département de Philosophie-Psychologie. Il est intitulé "Management des Relations de Travail" et dirigé par le Docteur Dahourou Donatien. Il a ouvert ses portes en 2011-2012 mais jusqu’à ce jour 21/11/2014 les étudiants de la première promotion du Master 2 qui devait finir en 2012 sont toujours en attente des soutenances car ils ont déposé leurs mémoires mais une mauvaise gestion du Master à conduit à la suspension du programme, donc à la suspension des soutenances et l’on se demande si le Master n’a pas été liquidé puisqu’il n’y a plus de recrutement depuis 2012-2013. C’est dire malgré la volonté de certaines autorités à bien faire, il y a toujours des gens dans l’ombre qui sapent cette volonté. J’en profite pour interpeler le Président de l’Université à cet effet. Par ailleurs, j’invite les étudiants du Master en Management des Relations de Travail de toutes les promotions à une rencontre le jeudi 27 novembre 2014 à 15 heures 30 devant le bureau du Directeur de l’UFR/SH. Merci.

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  • Le 11 septembre 2016 à 18:55, par ALPH6BYAO Abdoulaye
    En réponse à : Université de Ouagadougou : L’école doctorale des Lettres, sciences humaines et communication présente ses publications

    Comment s’inscrire en master à l’université de Ouagadougou .Option gestion des Ressources humaines

    Répondre à ce message

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