Convention relative aux droits de l’enfant : 25 ans au service de l’humanité

vendredi 14 novembre 2014 à 23h57min

Depuis le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) encadre, en tant qu’instrument juridique international, la promotion et la protection des droits de l’enfant. 25 ans après, l’on en est à mesurer l’impact de l’application de cet instrument, et à nourrir la réflexion pour un monde sans violences faites aux enfants. Dans ce sens, le Burkina Faso a opté de marquer des avancées dans la prévention, le repérage et l’opposition aux « violences faites aux enfants en milieu familial ». C’est du moins, l’annonce faite ce vendredi 14 novembre 2014 à l’occasion d’une conférence de presse animée à Ouagadougou par le ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN).

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Convention relative aux droits de l’enfant : 25 ans au service de l’humanité

En rappel, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) a intégré le corpus juridique burkinabè depuis le 31 août 1990. Conformément à elle, des textes législatifs et règlementaires ont été pris. Conséquences, des avancées notables, foi de Adjima Gbangou, Secrétaire général du MASSN, ont été enregistrées, surtout en matière de santé et d’éducation.

Mais la persistance des violences faites aux enfants est aussi une réalité. Il s’agit entre autres, de la pratique du mariage des enfants, de l’excision, de la traite des enfants, de l’exploitation sexuelle et économique des enfants, de leur soumission à la mendicité et à des châtiments corporels. Ces châtiments corporels, avec leurs conséquences physiques, psychologiques et morales hostiles à l’épanouissement des enfants, doublés de sanctions nutritionnelles, sont les violences fréquemment faites aux enfants en milieu familial. Et cette situation, le MASSN en a bonne connaissance. D’où le thème « Violences faites aux enfants en milieu familial : prévenir, repérer et agir », soumis à la réflexion dans le cadre des activités commémoratives de ce 25è anniversaire de la CDE.

A travers ce thème, le MASSN entend, en plus de la sensibilisation galvanisante des acteurs impliqués dans la défense des droits de l’enfant, susciter la prise de mesures nécessaires pour contrer, ou à tout le moins, minimiser les violences faites aux enfants en milieu familial. Pour ce faire, sont prévues, des conférences publiques dans les régions et dans des écoles de formation professionnelle ou universités, un panel et une marche pour la protection de l’enfant à Dori, des émissions radio, des ateliers d’échanges et de plaidoyer, des projections de films documentaires ou témoignages, des jeux-concours de dessins, un concours d’argumentaire sur la protection des droits de l’enfant. Le top départ de ces activités est projeté pour le 20 novembre 2014 sur le site du SIAO (Salon international de l’artisanat de Ouagadougou).

Mieux, le représentant de l’UNICEF au Burkina, Marc Rubin préconise de trouver et de promouvoir des canaux d’expression pour permettre aux enfants et aux jeunes d’ajouter leur voix, de partager leurs points de vue et leurs idées pour un avenir meilleur. Dans ce sens, M. Rubin annonce la « distribution d’un message via des téléphones cellulaires pour rappeler la population burkinabè que chacun d’entre nous peut appeler le numéro vert (116) pour signaler des cas de violences faites aux enfants ».

Fulbert Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 14 décembre 2015 à 20:43, par nanga boussoum
    En réponse à : Convention relative aux droits de l’enfant : 25 ans au service de l’humanité

    Expression de Nanga Boussoum, association humanitaire reconnue d’intérêt général ( France) qui oeuvre pour le développement durable dans la commune de Tougan ( province du Sourou) : santé/ scolarité/ travail des femmes.
    Constat :"28 mineurs interceptés à Madouba en provenance de la province de La Kossi. "
    Commentaire : Malgré la convention des Droits de l’enfant, malgré les textes qui y font suite, malgré les efforts ( insuffisants) des responsables politiques, des enfants courent le risque de l’émigration.
    Nous décidons d’attirer à travers vous, l’attention de tous les acteurs de la vie socio-politique du pays sur ce grave sujet. Que la journée du 8 mars décline le thème : " mon enfant a des droits ".
    Merci de faire remonter la suggestion.

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