Un évêque Président de la transition ? La position du Cardinal Philippe OUEDRAOGO

lundi 10 novembre 2014 à 17h35min

Les clercs peuvent-ils participer à l’exercice du pouvoir civil au Burkina Faso ? En d’autres termes, le futur président de la transition peut-il être un évêque ou un prêtre ? Nous lirons dans les lignes qui suivent, la réponse à ces questions que donne l’abbé Joseph KINDA, chargé de communication de la conférence épiscopale du Burkina/Niger. Il donne la position du Cardinal Philippe et de tous les évêques du Burkina Faso.

Un évêque Président de la transition ? La position du Cardinal Philippe OUEDRAOGO

TV-Maria : Monsieur l’abbé Joseph KINDA, vous êtes en charge de la communication des évêques du Burkina, pensez-vous comme d’aucuns le susurrent aujourd’hui, qu’un évêque sera le Président de la transition ?

Abbé Joseph KINDA : Les concertations entreprises par le colonel Zida, en accord avec toutes les forces vives de la nation, en vue de donner toutes ses chances à la transition, arrivent en effet à terme. Mais les rebondissements n’en finissent pas, sera-t-on tenté de dire. Et pour cause ? La charte certes est définie, mais la grande question de qui va conduire celle-ci, se pose maintenant à tous les Burkinabè. Il semble effectivement, qu’un certain accord se dégage parmi les acteurs principaux dans l’élaboration de cette charte, en faveur de la nomination d’un clerc aux mannettes du navire burkinabè ; ce navire qui se prépare pour un voyage d’une durée de douze mois. Si cela est établi, nous pourrions y voir le signe de respect et de confiance placée en l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso, mais bien qu’un tel penchant fasse honneur à l’épiscopat burkinabè, il ne rencontre pas l’assentiment de nos évêques.

TV-Maria : L’homme de la rue raconte en effet que cette proposition est réfutée par son éminence le Cardinal Philippe OUEDRAOGO. Qu’en dites-vous ?

Abbé Joseph KINDA : Pour cette fois-ci, l’homme de la rue a raison. Pour permettre à ses prêtres de l’aider à faire comprendre aux fidèles laïcs, la position de l’Eglise catholique concernant le rôle du clerc en politique, le Cardinal a, comme dans une mise au point qui s’est voulue sobre, expliqué que l’incapacité canonique du clerc à exercer le pouvoir politique est un enseignement manifeste de l’église catholique, ainsi qu’il est écrit dans le Canon 285 dans son paragraphe 3 : « Il est interdit aux clercs de remplir les charges publiques qui comportent une participation à l’exercice du pouvoir civil ».

Chargé de rassembler et de célébrer la concorde entre les hommes croyants chrétiens ou non, le clerc s’expose à manquer à cette mission, lorsqu’il se lance dans la gestion du pouvoir politique. C’est un danger sur lequel, le Canon 287 en son paragraphe 1 n’a de cesse d’attirer l’attention du clerc : « Les clercs s’appliqueront toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes, la paix et la concorde fondée sur la justice », et de poursuivre dans son deuxième paragraphe : « Ils (les clercs) ne prendront pas une part active dans les partis politiques ni dans la direction des associations syndicales, à moins que, au jugement de l’autorité ecclésiastique compétente, la défense des droits de l’Eglise et la promotion du bien commun ne le requièrent ».

Le Cardinal Philippe veut nous faire voir, qu’en choisissant d’imiter le Christ dans son option préférentielle pour les pauvres, le prêtre doit se garder de créer de nouvelles exclusions par une attitude qui se ferait trop militante, et qui le pousserait imperceptiblement mais inéluctablement vers cette exclusion. Le risque est grand, et bien des expériences chaotiques dans ce domaine ont été vécues dans certaines églises locales. Outre donc cette disposition canonique, la position du Cardinal est éminemment pragmatique.

TV-Maria : Concrètement, que doit-on comprendre de la position du Cardinal qui semble être celle de tout l’épiscopat du Burkina Faso ?

Selon le cardinal Philippe, les évêques, les prêtres et les religieux (ses) doivent se tenir loin de ce projet de se voir élu Président (e) de la transition au Burkina Faso. Cette interdiction expresse, faite aux prêtres et aux religieux (ses) n’intéresse pas seulement la question de la présidence. Elle concerne également le fait de participer activement aux partis politiques, à la direction des associations syndicales, à l’exercice du pouvoir civil au sens large, donc au pouvoir législatif, exécutif et judiciaire tel qu’être député, ministre, président. C’est une interdiction qui se fonde sur l’essence et sur la finalité sacrée de la mission du clerc, en vertu de laquelle il est constitué signe et artisan d’unité et de fraternité entre les hommes. Expliquant cette position ecclésiale qui est loin d’être une opinion personnelle, le Cardinal à ses pasteurs disait ceci : « En marge de toute confrontation idéologique ou politique, il n’est jamais propre au prêtre ou à l’évêque d’être dirigeant ou fonctionnaire d’un pouvoir temporel. Il lui appartient d’être témoin et dispensateur des valeurs surnaturelles au nom du Christ et avec son pouvoir », puis d’ajouter qu’ « il a le devoir habituel et permanent de travailler à préserver la justice, la paix et la concorde entre les hommes ».

TV-Maria : Le cardinal veut-il dire que l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso doit regarder en observateur distant, la question du choix du Président de la transition ?

Abbé Joseph KINDA : Non. Au contraire. Vous ne pouvez-pas conclure ainsi. Vous voyez bien que depuis l’insurrection populaire et les tractations qui s’en sont suivies en vue de trouver une résolution rapide de la crise, l’Eglise n’est pas restée en marge. L’épiscopat unis à son laïcat s’est impliqué. Mais c’est sur l’éventualité de donner un évêque ou un prêtre qui assure la présidence de la transition, que l’Eglise catholique au Burkina dit non. La constitution apostolique « Gaudium et Spes » du concile Vatican II, allait déjà dans ce sens, qui rappelle à tous, que la mission confiée par le Christ à l’Eglise Catholique n’est pas politique, économique et sociale, mais surtout religieuse. Sa tâche première n’est donc pas d’organiser la vie politique, économique et sociale, mais de travailler au salut des hommes. En cela, il n’y a aucune volonté de fuir une responsabilité ou d’occulter la réalité que la terre est à gérer. Loin s’en faut. A contrario, l’Eglise a pleine conscience qu’elle est une famille où tous les membres doivent jouer leur rôle, dans le respect des états de vie de chacun, pour la réalisation du royaume. Ce qui fait dire au Cardinal Philippe que « L’Eglise respecte l’autonomie du politique, mais qu’elle demande aux chrétiens -plus spécialement aux laïcs- de s’engager en politique dans la diversité de leurs analyses et de leurs opinions ». « Si la hiérarchie de l’Eglise se réserve le droit d’exprimer son avis poursuit-il, surtout quand il s’agit de défendre la dignité de la personne humaine ou le bien commun, elle se place cependant à distance de la gestion politicienne. C’est dire qu’il revient donc aux laïcs d’agir, de s’engager dans tous les domaines de la sphère politique, économique, culturelle ».

Pour le Cardinal Philippe donc et pour ses confrères évêques du Burkina, l’Eglise catholique est solidaire avec le Peuple burkinabè et est disponible pour participer au processus de désignation du Président de la transition. Mais ils souhaitent que cette désignation, si elle doit honorer l’Eglise, se fasse parmi ses fidèles laïcs, d’ailleurs résolument tournés vers la réalité d’un laïcat plénier et responsable, en vue de laisser au clerc son rôle d’accompagnement. Il s’agit moins de question de neutralité que de la conviction pastorale de « se faire tout à tous » pour vaincre la fatalité des rivalités et des conflits inhérents à la chose politique.

Itw. réalisée par Chantal NIKIEMA (TV-Maria)
www.egliseduburkina.org

Messages

  • Voilà qui est bien dit ! Bravo à l’église catholique. Vous faites la fierté du Faso. Toutes mes félicitations pour cette position responsable et lucide. C’est mieux de laisser cette chose à la société civile.

  • Tout à fait d’accord.

  • Vous êtes et avez toujours eu une position claire,,,

  • Très bonne analyse monsieur l’abbé.que le tout puissant vous inspire afin que vous pussiez toujours accompagné le pouvoir publique dans la neutralité.

  • merci pour cette sage position de l’église famille

  • En Haïtie, Jean Bertrand Aristide a été Président de la République alors qu’il fût prêtre. comment cela a-t-il pu être possible

  • Nous melions pas Religion et Politique. Le clerc n a pas sa place dans cette sphere.
    Pourquoi toujours un homme pour cette transition ? La canditature d une femme cette fois- ci serait la bienvenue.
    On a des femmes capables au Faso pour la Presidence.

  • Je me perds dans toutes ces explications à labyrinthes, mais qu’est-ce que le chrétien catholique doit-il comprendre ? Est-ce par purisme religieux avec la peur d’échouer ou est-ce pour rester et prester dans son girond religieux qu’il faut comprendre ce message ? Dans cette position, ne serait-t-il comme le dit l’adage "il est plus facile de critiquer que d’agir". Doit-t-on rester dans le virtuel quand l’action nous interpelle ? Pourquoi donner tant de leçons sur l’idéal pour un monde meilleur et refuser à façonner directement ce monde meilleur tant souhaité. Doit - on rester dans l’inaction et critiquer les autres acteurs à la moindre faute ou se positionner en donneur de leçons ? Pour conclure, peut-on renier les contributions des hommes d’Eglise comme l’Abbé Dimancoun Senghor avec la question de la Casamance au Sénegal ou l’archevêque Desmond Tutu en Afrique du Sud ou étaient-il en erreur dans leur engagement pour la justice ? Aidez-moi svp !

  • Je suis satisfais des réponses. l’église doit se mettre vraiment à l’écart. merci pour la claivoyance

  • bonne réaction à vous mon cardinal ! la politique aux politiques,la religion aux religieux ! c’est comme cela que ça marche pour celui qui doit enseigner la loi divine. que la sagesse divine continue de vous habiter pour toujours suivre les brebis que nous sommes !

  • bien dit, mais pour une stabilité et le devenir meilleur du BF, il ya lieu que sur le consensus que le prélat prenne la présidence de la transition, l’unanimité est acquise et le prélat, à situation exceptionnelle doit accompagner le peuple miséreux à sortir de l’ornière des assassinats, de l’impunité, de la mal gouvernance. Se référer au Vatican et expresse, designer un pasteur pour la mission politique pour une année doit être envisager pour sauver le pays. le risque que la transition soit mal négociée est énorme et une institution neutre redonnera un souffle nouveau au BF. Plaise à Dieu et au Pape de se retourner vers le BF pour que le prélat, admis de tous, assure une transition apaisée, porteuse d’espoir , de paix et de réconciliation. Si le prélat se retirait, le risque est bien grand que le Golf téléguide la transition et je ne sais d’ici la fin de la transition, combien de victimes le rancunier fera, des familles ne cesseront de pleurer, et au bout, tout le sacrifice du peuple est à l’eau. Vivement que l’église catholique, en ces moments de tourmente , fasse violence sur elle -même et accompagne le peuple dans sa quête de justice, de pain, d’équité. Seule l’église pourra faire reculer les tapis dans l’ombre qui tirent sur la ficelle pour voler le pouvoir du peuple. Beaucoup de sang a été versé et maintenant, plus jamais ça. Et cela ne passera que par le retour de l’armée dans les casernes, la suppression du RSP, la gestion de la sécurité du président par la gendarmerie ou la police, une armée productive et non destinée à perpétré des coup d’etat

  • Cette position ne fera que renforcer la laïcité qui est celle d’une vraie République. Si Blaise Compaoré avait respecté la constitution Burkinabé comme vous le faites ici de la constitution apostolique, nous n’en serons pas là. Respect pour cette hauteur de vue !!!

  • Monsieur le journaliste, arrêter vos bisbille. Il faut vous reprendre. Voulez-vous envoyer d’autres problèmes dans le pays où quoi. On est plus au moyen âge là. La religion est un domaine très sensible. Imaginer un seul instant que ce religieux (islam ou christianisme) se présente au côté de sa communauté pour telle ou telle raison, on criera au favoritisme. Et qui vous a dit que la rue s’attend ou espère un religieux, vous êtes vraisemblément loin de cette rue. Celui qu’on veut c’est IBRIGA, un point c’est tout. Un religieux comme président, c’est la plus dangereuse des propositions.

  • J’admire la vigilance de l’Eglise Catholique. Que Dieu soit toujours au volant et longue vie au Cardinal.

  • Bonne analyse mon père, le rôle de l’église est d’accompagner la vie sociale dans sa recherche de stabilité et de paix. Puisse Dieu tout puissant vous accompagne dans votre noble tâche.

  • Je dirais que Dieu n’interdit pas la politique mais plutôt la manière dont nous comprenons et faisons la politique que Dieu n’aime pas. au contraire tout dirigeant qui gère bien ce qui lui a été confié sera récompensé.

  • L’Eglise est formidable ! Une vision qui force toujours l’admiration. Je comprend maintenant pourquoi elle est éternelle. Que Dieu vous bénisse !

  • On comprend cette position puisque l’église a pour mission de transformer en bon des âmes même celle des dictateurs de la pire espèce.

  • qand un homme de Dieu qui enseigne la droiture , refuse de pouvoir secourir les pauvres , alors Dieu se vengera je pense.

  • Farouche partisan de l’alternance, connaissant bien la situation politique du pays que nous aimons tous, je suis sûre de deux personnes capables de tenir le volant de la transition sans problème jusqu’à l’élection présidentiel. Pour ce poste une grande connaissance juridique s’impose, connaissance de l’extérieur et sa politique est capitale pour conduire démocratiquement cette transition a haut risque. Je propose le prf. Augustin Loada, et le grand diplomate Anatole Tiendrebéogo. Des personnalités neutres pour une transition neutre.

  • C’est ça la fidélité ; c’est ça la responsabilité ; restez tjrs honnêtes pour ne pas gâter le nom de Dieu. La société a tjrs besoin de bons exemples mystérieux. Alors, la transition à moi !

  • Bravo Eglise famille du Burkina Faso, sous la direction du Cardinal Philipe Ouedraogo !

  • je propose le juriste Laurent BADO.

  • merci JO d’éclairer nos lanternes et que Dieu bénisse le Burkina et l’Eglise Famille .

  • Bado Laurent pour la vraie démocratie. Il peut tout redresser

  • Je souhaite que cette position de l’église famille du BURKINA inspire les autres communautés à s’abstenir et à laisser la politique aux politiciens.

  • L’eglise doit etre veilleuse et eveilleuse non pas dirigée. Oui l’abbé Senghor s’est pris au devant de la scene Casamansaise, il a tres bien contribué dans la lutte. ce que l’Eglise lui reprochait c’est justement son parti prix. dans son engagement il eut des morts. est il du role des pretres de faire la guerre ? nous n’avons pas la pretention de meconnaitre son apport. Monseigneur Desmond Tutu, l’instigateur de la comission Verité et reconciliation et auteur de la theorie Ubuntu n’a pas été President de la republique. Il a pris une part active dans lq quete de la justice. c’est le sens de l’invitation du Cardinal mon cher OUEDRAOGO. Eveques et pretres, a vos marques pour nous eclairer et eveiller.

  • Felicitation une fois de plus à l’église catholique pour cette enième mise en garde pour éviter que le Burkina sombre. Si le regime de Blaise vous avais écouté nous n’en serions pas la. Donc je demande à tous ceux qui aime ce pays d’ecouter l’église. Certe que des exemples ont été donné par certains internaute mais n’oublié pas que dans ses pays la majorité n’est pas d’autre religion. Aussi que BOKO HARAM ; AQMI ne sont pas à leur porte. Ici c’est l’inverse. Evitons de tomber dans ce que nous avons éviter le 30 octobre. Certains extrémistes tapis dans l’ombre attendent juste une petite occasion pour inviter le diable à table. Et c’est parti pour une seconde centrafique en Afrique de l’Ouest et c’est fini pour nous. ce que d’ailleurs attendent bon nombre de sanguinaires. Je suis un chrétien et je soutien farouchement cette position de nos évèque. Que dieu benisse le Burkina Faso et ses évèques.

  • Belle position de l,église face à la vie politique .VOUS VOULEZ Dire vivr l,église et par la suite à bas l,église ! Ne roulez pas la sainteté dans cette politique de demagogie ou l,insatisfaction de l,homme peut aboutir souvent à un debordement incontrable.EVITER LE Lunchage de nos evêques et la destruction de nos catedrals comme l,Assemblé national et au finish la fuite du cardinal vers le Vatican.

  • ceux qui font allusion à Desmond Tutu, je rappelle qu’il n’est pas archevêque catholique.
    Bravo à l’Eglise pour sa position éclairée.

  • OUVREZ l’oeil, vous qui avez marché pour votre liberté ! Les prêtres doivent rester dans leurs presbytère tout comme l’armée aux casernes. L’histoire à montré leurs compétences déjà. Séparons religieux et hommes politiques. LEUR PLACE EST AILLEURS ! !!!! OUVREZ LES YEUX

  • J’étais prêts à m’opposer à toute candidature de l’Eglise famille Catholique. DIEU merci mes prières ce sont exaucées. Que les morts enterre leurs morts (Lc 9 : 59-62). Le danger c’est ceux qui rôdent autour du pouvoir !

  • Position sage. Puisque les femmes ont été les premières à sortir pour déclencher le mouvement qui a permis de nous libérer, pourquoi ne pas donner l’affaire à une femme ? Surtout qu’il y a trop d’attentes la femme est mère et elle saura écouter !!! Ou bien ? pag la zaka !

  • JE VAIS VOUS FAIRE UNE CONFIDENCE, CHERS FORUMISTES. OUSMANE OUEDRAOGO, ANCIEN VICE-GOUVERNEUR DE LA BCEAO ET ANCIEN MINISTRE DES FINANCES, EST CLAIREMENT L’HOMME PROVIDENTIEL QU’IL FAUT POUR LA PRÉSIDENCE DE NOTRE TRANSITION. IL EST TRÈS INTÈGRE, AIME LA VÉRITÉ ET N’EST AFFILIE A AUCUN PARTI POLITIQUE. IL EST UN GRAND ÉCONOMISTE ET CONNAÎT NOS FINANCES PUBLIQUES ET NOTRE ADMINISTRATION COMME SA POCHE. IL MAÎTRISE LES ROUAGES DE LA FINANCE INTERNATIONALE ET DE L’ÉCONOMIE INTERNATIONALE. C’EST UN PARFAIT TECHNOCRATE.
    IL A ÉTÉ MIS DE COTE PAR LE POUVOIR DE LA QUATRIÈME RÉPUBLIQUE QUAND IL ÉTAIT MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES A CAUSE DE SON INTÉGRITÉ (IL REFUSAIT DE LAISSER SORTIR LES SOUS DU TRÉSOR PUBLIC AU SANS JUSTIFICATION CLAIRE ET VALABLE ET LES BONZES DU POUVOIR DE BLAISE DISAIENT EN SON TEMPS DE LUI QU’IL EST FOU ET BETTE CAR IL A ÉTÉ APPELÉ "POUR VENIR BOIRE LE LAIT ET LUI IL VIENT POUR COMPTER LES VEAUX". I L EST PARTI DIGNEMENT DU GOUVERNEMENT ! L’HEURE EST VENUE DE LUI FAIRE APPEL. JE SAIS QU’IL RISQUE DE REFUSER PARCE QU’IL SE VEUT HUMBLE ET EFFACE MAIS OSONS QUAND MÊME SA PROPOSITION.

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