Le Mouvement Brassard Noir sur la situation nationale : « La réconciliation d’accord mais la justice d’abord »

mardi 11 novembre 2014 à 22h28min

Le Mouvement Brassard Noir (MBN) a animé ce mardi 11 novembre 2014 au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) une conférence de presse au cours de laquelle elle a formulé ses exigences aux autorités de la transition, exigences qui gravitent autour du sort des dignitaires de l’ancien régime.

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Le Mouvement Brassard Noir sur la situation nationale : « La réconciliation d’accord mais la justice d’abord »

S’il y a bien une question qui trotte dans les esprits depuis la chute du régime « Compaoré », c’est bien celle de la justice. Cette valeur que défend fermement le Mouvement Brassard Noir a servi de leitmotiv lors de la conférence de presse animée par le président Boukaré Conombo et ses camarades, ce 11 novembre 2014. Et pour ceux-ci, les responsables de la répression sanglante consécutive à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre doivent, au-delà d’un quelconque « Mea culpa », répondre de leurs actes.

« Nous ne voulons plus des dinosaures du CDP »

« Ce sont des personnes qui ont d’une manière ou d’une autre incité à la haine ». Parlant ainsi des ex-patrons du CDP, de la FEDAP-BC, du Front populaire et de l’ADF-RDA, le MBN exige des autorités de la transition la dissolution de leurs partis, leur arrestation et leur jugement pour « haute trahison, incitation à la haine et crime contre l’humanité ». Avec en tête d’affiche, Blaise et François Compaoré, l’on compte entre autres parmi les incriminés Luc Adolphe Tiao, Assimi Kouanda, Gilbert Noël Ouédraogo, Adama Zongo, Herman Yaméogo, Alizèta Ouédraogo. Avec cette liste non exhaustive, le Brassard Noir espère que « les crimes autrefois impunis ne seront plus impunis ». Pour l’heure si les blessures sont encore fraiches dans les mémoires, le mouvement ne désire aucune participation de l’ex-majorité dans la transition tant que « justice et vérité ne sera pas faite ».

Rendre un vibrant hommage aux victimes

Devoir de mémoire oblige, la conférence de presse a débuté par une minute de silence observée en mémoire des morts lors des manifestations. En effet, au rang des voix qui s’élèvent pour demander la tenue d’une journée d’hommage aux martyrs, figure bel et bien le Mouvement Brassard Noir. La révolution a un prix, et des Burkinabè ont payé de leur sang lors de cette insurrection populaire qui a démis Blaise Compaoré de ses fonctions. Suite donc à la répression, Boukaré Conombo et ses compagnons exigent que toutes les victimes tombées sous les balles soient indemnisées. En attendant le compte rendu des équipes qu’il a dépêchées à Koudougou et à Fada N’gourma, le MBN fait état de 22 personnes ayant trouvé la mort et appelle les Burkinabè et toutes les organisations de défense des droits humains à la mobilisation pour que justice soit faite.
En rappel, le Mouvement Brassard Noir a participé activement à l’élaboration de l’avant-projet de la charte de la transition qui a été remis au Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, hier 10 novembre 2014.

BASSOLE Herman Frédéric (Stagiaire)
Lefaso.net

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