Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

samedi 8 novembre 2014 à 20h47min

En rappel, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 a fait suite à l’appel conjoint des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile. Au rang de ces dernières, le Cadre de réflexion et d’actions démocratiques (CADRe). Avec son Secrétaire exécutif national, Hyppolite Domboué que nous avons rencontré dans la matinée du vendredi 07 novembre 2014, nous sommes revenus sur la préparation de cette insurrection avec un rappel historique jusqu’à la création du ‘’Balai citoyen’’, sur son déroulement, et sur la gestion de l’acquis majeur qu’est le pouvoir d’Etat de l’ère post-Compaoré. Lisez !

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Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

Quelle est la particularité du CADRe par rapport aux nombreux autres mouvements de la société civile ?

Le CADRe par définition, est un Cadre de réflexion et d’actions démocratiques (CADRe). C’est un mouvement de la société civile qui a vu le jour officiellement en 2008. La genèse de ce mouvement se situe dans la lutte estudiantine et scolaire des années 1997 jusqu’en 2006 où une génération d’étudiants s’est battue pour que toute la lumière soit faite sur la mort de Norbert Zongo.
Nous étions vus comme étant le bras droit du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques. Mais la lutte que nous avons menée au sein de ce Collectif, nous a laissé un goût inachevé. Et nous avons décidé de mieux nous organiser pour donner une nouvelle dynamique à la classe politique. C’est ainsi que nous avons créé le Cadre de réflexion et d’actions démocratiques (CADRe) qui a pour but de travailler à l’avènement, à la libération de l’Homme de la domination et de l’aliénation. Pour ce faire, nous avons entrepris de travailler à contrer la mal-gouvernance, et à promouvoir l’engagement citoyen et la démocratie.
Dans ce sens, et à l’appel du président du Faso à opérer des réformes politiques, nous avons en date du 4 juin 2011, réuni la jeunesse dans le cadre d’un forum pour faire des propositions de réforme. A l’issue de ce forum, nous avons formulé des propositions à l’attention du président et nous avons lancé un appel vibrant à l’endroit de la jeunesse, parce que nous étions convaincus que les propositions de réformes que nous avions faites au chef de l’Etat, n’allaient pas avoir une bonne écoute. Il fallait mettre à l’arrière, une grande machine à même de faire la pression nécessaire. En dépit de tout cela, nous avons été déçus.
C’est ainsi que nous sommes repartis en mai 2012 à la télévision nationale à l’émission ‘’Point de vue’’, pour réitérer notre appel. Depuis ce temps, nous avons compris que le président du Faso n’allait pas reculer dans ses velléités de s’éterniser au pouvoir. Il était donc urgent de mettre en place un mouvement populaire qui allait faire en sorte que nos revendications puissent aboutir. Et nous avons dit que si dans ce pays il n’y avait plus d‘Hommes d’Etat qui puissent prendre leurs responsabilités, la jeunesse allait prendre les siennes vis-à-vis de l’Histoire. Dès lors, nous avons décidé de dégager une feuille de route claire pour 2015. Beaucoup ont pensé que nous faisions de la démagogie. Mais nous avons, sur la base du petit noyau déjà solide et convaincu, lancé la Balai citoyen en tant que porte-parole d’un collectif d’organisations de masses, pour faire de l’agitation. Et ce mouvement ‘’Balai citoyen’’, nous l’avons voulu indépendant des partis politiques, car nous avions fait une analyse sociologique de la classe politique. Et cela nous a révélé que le président Compaoré maîtrisait tous les partis politiques, toutes tendances confondues. Mais nous étions convaincus que la jeunesse montante, la jeunesse pionnière, allait être le détonateur de la Révolution qui devra renverser le système en place. Nous savions qu’en nous aliénant à des partis politiques, Blaise Compaoré allait réussir à nous récupérer ; ou en tout cas, à nous embrigader.
Ce mouvement ayant pris racines, à l’interne comme à l’internationale, nous avons compris qu’il fallait résolument travailler à l’avant-garde pour le maintenir, en vue d’atteindre nos objectifs communs. Et nous savions que la lutte devrait se mener à différents niveaux. Le CADRe qui est une instance de réflexions pour dégager des stratégies et tactiques, devrait opérer autrement que dans l’agitation. C’est ainsi que le 23 juillet dernier, à l’occasion de l’inauguration du siège du CADRe, nous sommes remontés au créneau pour interpeller la classe politique et dire que le Balai citoyen doit jouer un rôle politique pour faire une certaine pression sur les partis politiques. Mais après cela, les partis politiques de l’opposition nous ont encore déçus en jouant le jeu de Salia (Salia Sanou, le maire de la Commune de Bobo-Dioulasso), c’est-à-dire, aller faire des meetings dans des stades. Il a fallu que le CADRe remonte au créneau pour interpeller les partis politiques sur le fait que la seule voie pour renverser ce régime, c’est la rue. Nous leur avons demandé de quitter les stades ; et nous avons été entendus. D’où la marche-meeting du 23 août et celle du 28 octobre dernier ; et la suite, c’est l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre dont nous devons être fiers.

Comment le CADRe est-il sorti de cette insurrection populaire ?

Cette insurrection n’était pas une surprise pour le CADRe. Nous y avons travaillé depuis longtemps conformément au fondement, à la vision, à la démarche, de notre mouvement. Nous avons lancé beaucoup d’appels. C’est dans cette dynamique que la manifestation du 30 octobre a été scientifiquement bien préparée, et a abouti à l’insurrection populaire.

A quoi faites-vous allusion, quand vous dites que la manifestation a été « scientifiquement bien préparée » ?

Nous avions dit que cette lutte est une lutte de la jeunesse, et que cette jeunesse devrait donc être à l’avant-garde. Pour ce faire, nous avons émis des mots d’ordre d’incitation de la jeunesse ; et ce, depuis la marche du 28 octobre 2014 où nos éléments appelaient déjà à marcher sur l’Assemblée nationale (AN). Pour nous, le système devrait s’écrouler le 28 octobre. Nous avons essayé d’affronter les forces de l’ordre, en dépit du mot d’ordre contraire des partis politiques ; mais nous n’avons pas pu avancer.
A l’issue de cette marche, nous sommes allés repenser notre plan en nous inspirant de la subdivision de Ouaga en 9 zones que nous faisions au sein de l’ANEB (Association nationale des étudiants du Burkina). Dans ce sens, nous avons identifié les issues par lesquelles on pouvait passer pour prendre l’AN. Nous avons également identifié des éléments éclairés pour galvaniser les foules. C’est ainsi que nous avons constitué le front Est qui devait agir en provenance de la radio nationale et du ministère des Affaires étrangères ; le front Sud qui devait venir du côté des Archives nationales ; le front Ouest qui devait venir du rond-point des Nations-Unies ; et le front Nord positionné du côté du Lycée Zinda. Nous avions compris qu’il fallait prendre en tenaille l’AN. Mais je dois dire que les masses mobilisées aussi bien par les autres OSC que par les partis politiques de l’opposition ont su resserrer les rangs au sein de ces différents fronts.

L’organisation a été, comme vous semblez dire, bien pensée. Mais on pourrait aussi dire que l’indulgence des forces de l’ordre a favorisé le succès de l’insurrection. N’est-ce pas ?

Non ; il n’y a pas eu d’indulgence. Nous avons mis en place une organisation solide. Et nous savions qu’avec les mutineries de 2011, Blaise Compaoré a mis toutes les armes sous sa coupe. Malheureusement, il ne maîtrise pas les OSC comme il maîtrise les partis politiques. De plus, nous étions convaincus qu’au regard de la mobilisation, il n’y a pas ce soldat burkinabè qui aura le courage de tirer sur la foule. Et à mains nues, nous avons réussi à mettre en difficulté les forces de l’ordre qui se sont vues obligées de se mettre en détachement pour accompagner le mouvement insurrectionnel.

C’est vrai que les choses sont allées très vite le 30 octobre, mais la conduite active de la lutte contre la modification de l’article 37 a commencé bien longtemps. Le parcours a-t-il connu des imperfections stratégiques par moments ?

Pour nous, il y a bien longtemps Blaise Compaoré serait parti, si on n’avait pas passé le temps à faire des discours creux dans des stades. Si on avait accentué la lutte sur la rue, le Burkina serait depuis longtemps, sur le chemin de la démocratie véritable après le départ de président Compaoré.
Et à l’arrivée, ce que nous déploré, c’est la fuite des dirigeants à l’étranger. Cela donne un goût inachevé à la Révolution démocratique et populaire. Pour nous nous, il était temps qu’on fasse la reddition de comptes.

En quoi cette Révolution a-t-elle un goût d’inachevé ?

Si elle était achevée, on ne serait pas là en train de chercher le président de la transition. On aurait pu avoir une organisation bien structurée.
Les hésitations qui ont suivi la Révolution, montrent à quel point il n’y avait pas une avant-garde bien structurée. Cela est aussi dû à une impréparation dans la gestion des acquis de ce mouvement insurrectionnel.

Vous, au sein du CADRe, qui saviez que la rue pouvait faire partir le président Blaise Compaoré, pourquoi n’avez-vous pas permis d’éviter de telles hésitations face à un pouvoir vacant ?

Le CADRe n’est pas un parti politique. Notre rôle est d’éclairer les masses. Il revient aux partis politiques de se préparer à la gestion du pouvoir. Nous avons apporté notre expertise ; il revenait aux partis politiques de se préparer à toute éventualité. Malheureusement, ils n’étaient pas préparés.

Mais la réalité semble vous rattraper aujourd’hui quand on sait que la tendance penche dans le sens de confier la présidence de la transition à un acteur de la société civile.
Dans la mesure où aujourd’hui, il n’y a pas une force politique bien organisée et acceptable de façon consensuelle pour gérer le résultat de cette insurrection populaire, il était tout à fait indiqué que l’on décide de choisir une personnalité neutre pour conduire la transition.

Comment appréciez-vous le fait que le Lieutenant-Colonel Yacouba Zida qui tient encore les rênes de la transition, à l’occasion de sa première adresse au peuple à la place de la Révolution, était assisté des premiers responsables du Balai citoyen ?

Les camarades du Balai citoyen, j’ai compris comment ils se sont retrouvés dans cette situation. Ils y ont, en réalité, été de forceps. Face aux tergiversations au niveau de l’état-major des forces armées, et aux velléités du président Compaoré de rester au pouvoir en instaurant un Etat de siège, il fallait trouver une telle issue. Nous avons compris que cette période d’Etat de siège serait mise à profit pour passer à l’épuration des leaders d’OSC. C’est pourquoi, nous avons, ipso facto, lancé le mot d’ordre de travailler à pousser le président Blaise Compaoré à la démission immédiate. Nous avons mobilisé nos camarades la même nuit, pour accentuer la pression. Et l’Armée s’est ainsi vue obligée de prendre ses responsabilités en poussant le président Compaoré à la démission. C’est ainsi que le RSP (Régiment de sécurité présidentielle) qui a toujours montré sa face hideuse aux populations, en prenant ses responsabilités, avait besoin d’une cote de popularité en se ralliant des mouvements citoyens. Il leur fallait donc l’aura de certains mouvements citoyens en lutte. Nous, nous pensons que c’est donc sous une certaine pression que nos camarades se sont retrouvés là-bas ; ce n’est pas par exhibitionnisme. Le Lieutenant-Colonel avait besoin de l’appui des OSC ; et en se présentant avec le Balai citoyen, son acceptation par le peuple a été facilitée. Je peux vous dire que nos camarades ne sont pas de complicité avec l’Armée. Et ils savent qu’il y a lieu de travailler à faire en sorte que l’Armée n’ait pas la mainmise sur l’appareil d’Etat. C’est pourquoi, unanimement, nous avons dit qu’il faut une transition civile. Mais, nous ne pouvons pas occulter le fait que l’Armée a soutenu le mouvement populaire dans sa dernière phase en obligeant Blaise Compaoré à quitter le pouvoir.

Comment appréciez-vous la dynamique de concertation enclenchée par le Lt-Col Zida ?

Je pense que le Lt-Col Zida est un homme du sérail. Il connaît la configuration politique du Burkina Faso, il sait très bien que la vacance de ce pouvoir n’est que le fruit d’une lutte populaire et il l’a même dit dans sa déclaration ; il saura donc passer la direction de la transition aux civils.
Et aujourd’hui, les concertations ouvertes par le Lt-Col Zida, vont dans le sens de l’appel que lui avons lancé à se mettre à la disposition du peuple. Nous pensons que ces concertations nous permettront de trouver une personnalité consensuelle qui puisse appréhender au mieux les aspirations du peuple, et jeter les bases d’une véritable démocratie multipartite au Burkina Faso.


Dans le cadre d’un des rounds de ces concertations, la présence de l’ex-majorité à la table a été boudée. Et le Lt-Col Zida a indiqué que cette composante de la classe politique ne peut être occultée. A-t-il raison de dire cela ?

Effectivement, j’étais là quand le ton de la protestation a été donné par les partis politiques de l’opposition. Et les OSC ont abondé dans le même sens.
Personnellement, je pense qu’il faut qu’on se mette au-dessus de la mêlée. Je comprends les partis politiques qui disent qu’il faut d’abord panser les plaies. Mais au sein du CADRe, nous disons que pour éviter des erreurs, on ne peut pas faire cette transition sans cette composante de la classe politique. Il faut les écouter ; ils ont failli, c’est vrai. Mais, pour notre part au niveau du CADRe, nous pensons qu’il faut écouter toutes les composantes de la société, et que chacun accepte de faire son mea-culpa. Ecouter tout le monde n’exclut pas la reddition de comptes. Il faudra faire toute la lumière sur tous les crimes économiques et de sang ; il faudra également que l’Armée retourne dans les casernes. Nous estimons donc qu’il est important que toutes les parties se retrouvent autour d’une même table. Après la transition, on pourra même faire les états généraux de la Nation pour se dire toutes les vérités et poser les bases d’une démocratie réelle. Nous sommes une seule Nation, le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), c’est un parti politique qui a dirigé ce pays pendant des années ; nous ne pouvons pas nous réussir la transition sans ce parti en le considérant comme mort. Même si nous le faisons, celui qui va être élu président, sera obligé de composer avec ce parti. La lutte des contraires, c’est cela qui amène le développement, disait Lénine. Acceptons le contraire, et c’est cela qui fera de nous des Hommes d’Etat.

Comment appréciez-vous la mobilisation de la communauté internationale pour aider à organiser la transition ?

La Communauté internationale a certainement suivi de près les événements du Burkina Faso. Mais en réalité, elle est venue pour sauver d’une manière ou d’une autre Blaise Compaoré. Elle a d’abord travaillé à exfiltrer le président Compaoré et certains de ses proches du pays.
En tout état de cause, la situation actuelle est le fruit d’une lutte populaire. Il revient donc au peuple de poser les bases du mécanisme d’un développement meilleur pour notre pays. Les concertations et décisions doivent émaner de notre peuple.
La contribution de la communauté internationale, est bonne si c’est pour nous accompagner. Leur action doit se centrer actuellement sur l’accélération de l’instauration d’une transition civile. Elle doit également faire en sorte que nos compatriotes qui ont fui le pays y retournent pour qu’on puisse, ensemble, laver le linge sale en famille.

La période de transition convenue dans le cadre des concertations est de 12 mois. Des élections couplées (présidentielle et législatives) sont prévues sur la période. Il y a aussi des voix qui se lèvent pour souhaiter que le pays puisse se doter au cours de cette période transitoire, d’une nouvelle Constitution. Est-ce que selon vous, tous ces grands chantiers peuvent être menés à bien durant les 12 mois ?

Le combat que nous avons mené jusque-là, c’était pour dire que notre Constitution est bonne et qu’il ne fallait pas la modifier. Il est même intéressant de laisser cette Constitution en l’état, même si nous savons qu’on peut la perfectionner. Nous pensons que la leçon qui vient d’être administrée, nous évitera des présidents qui veuillent s’éterniser au pouvoir. Dans tous les cas, le peuple saura prendre ses responsabilités en temps opportun.
Quant à la durée de la transition, nous au niveau des OSC, avons dit que la transition d’un an est trop longue. Nous estimons que les élections peuvent être organisées dans six mois, et choisir notre président.


L’on se rappelle que le 1er novembre dernier, vous avez animé un point de presse au cours duquel vous avez émis le souhait de voir instituer une journée de deuil national pour les martyrs de la Révolution populaire. Qu’en est-il à ce jour ?

Cette idée, toutes les organisations de la société civile la partagent. Nous pensons que par devoir de mémoire, il faut qu’il y ait une journée des martyrs, contrairement à la journée du pardon de façade que le président Compaoré a instaurée. Pour nous, cette journée des martyrs ne saurait être occultée.

Quelle idée peut-on se faire sur l’avenir du CADRe ? Va-t-il disparaître avec la transition réusie, ou se transformer en parti politique ?

Notre objectif va bien au-delà du renversement du régime Compaoré. Nous voulons faire en sorte que le Burkinabè soit libéré de toute domination, exploitation, aliénation et qu’il soit autonome. Le travail sur ce plan est encore immense. La mission du CADRe n’est donc pas terminée, elle va se poursuivre à d’autres niveaux.
Dans notre plan d’actions, nous avons prévu de faire en sorte que le CDP s’éclate, et cela s’est fait grâce à la dynamique d’agitation politique enclenchée au sein des OSC. Cette dynamique a fait comprendre aux ténors comme Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré, qu’ils gagneraient à rejoindre le peuple avant qu’il ne soit trop tard. Et ils ont vite fait de claquer la porte audit parti. Nous avons aussi visé la liquidation du système Compaoré. C’est vrai que Blaise Compaoré est parti, mais son système n’est pas encore totalement liquidé ; nous allons y travailler.
C’est maintenant qu’il faut amorcer le changement. Dans les jours à venir, nous allons lancer un autre vaste mouvement, le Mouvement démocratique pour le changement qui sera doté d’une plateforme que la jeunesse organisée va conduire. Nous voulons, à travers ce cadre, poser les bases de notre démocratie de l’après 2015.

Le CADRe, va-t-il donc se muer en parti politique ?

Non, ce n’est pas un parti politique. C’est un mouvement de la société civile qui fera en sorte que toute personne qui viendra à gérer ce pays, puisse résolument s’investir dans la voie d’un changement réellement positif du Burkina Faso. La jeunesse progressiste va se retrouver pour conduire ce Mouvement sur la base d’une plateforme claire. Ce sera un organe de veille et de pression.

Quel est le message du CADRe pour une issue heureuse de la transition ?

Nous tenons d’abord à féliciter notre peuple héroïque, nous pleurons nos morts. Nous lançons un vibrant appel à l’ensemble de la classe politique de faire en sorte qu’on ne retombe pas dans les tares du CDP qui, au pouvoir, est resté sourd aux aspirations de notre peuple.
Il revient à toute la classe politique et aux OSC de s’écouter, de se comprendre, de se pardonner, de se donner la main pour poser les bases d’un Burkina nouveau. Il nous faut absolument éviter de tomber dans le tribalisme, dans le clientélisme.

Entretien réalisé par Fulbert Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 8 novembre 2014 à 21:01, par Le itoyen de la diaspora burkinabè
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Flash info du Fasonet de 20:06

    - "Le gouvernement de transition pourrait comprendre 1 tiers de représentants de la société civile, 1 tiers de représentants de partis politiques, 1 tiers de représentants des forces de défense et de sécurité.

    - Et la diaspora burkinabè qui compte plus de 10 000 000 de burkinabè ? L’article 12 de la constitution ne vous autorise pas à écarter les burkinabè de l’extérieur. Nous allons nous préparer à organiser une insurrection populaire pour vous déloger et instaurer une répartition égalitaire. Vous verrez hey, hey, hey....Quelle direction voulez vous prendre en excluant une très grande composante des burkinabè de l’extérieur ? Nous comptons sur le Lieutenant-Colonel Isaac Yacouba ZIDA pour corriger cette omission.

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  • Le 8 novembre 2014 à 22:26, par OS
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Hummm franchement l’opportunisme quoi. Monsieur le citoyen de la diaspora votre revendication est opportuniste, depuis quand peut on être ailleurs et assurer une transition dans un pays ? Pardon si vous aimez tant le pays revenez servir et respirer de temps en temps les lacrymo comme nous. Sans negliger l’apport et l’importance de la diaspora, y avait il un ministre issu de la diaspora dans quel gouvernement de par le passe ? Arretez de divertir les gens quand on a besoin de regler les choses sérieuses au pays. Sans rancune.

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  • Le 8 novembre 2014 à 22:41
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Si les militaires aussi font partie du peuple, pourquoi un tiers va revenir aux militaires ? C’est pour pouvoir influencer les votes. Ca, c’est du nambara, en haoussa, on dit c’est du Dabaaar.

    Soyons vigilants. On veut nous niquer avec une pine de canard de facon"democratique" Attention , le suysteme Compaore aura la vie longue et dure.

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  • Le 8 novembre 2014 à 23:16, par GASEC
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Les burkinabé de l’extérieur font nécessairement partie de l’un des tiers cités. Tout comme les chefferie coutumière ou les religieux. On n’a pas dit qu’il s’agit seulement des burkinabés de l’intérieur. Allons molo molo. On y arrivera. Le plus dur est déjà fait.

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  • Le 9 novembre 2014 à 00:07
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Encore un plan de Roch et Salif pour s’asseoir sur le pouvoir, parce qu’il faudra bien reconnaître que ce sont eux qui ont mis en place ce fameux système et compte bien le mettre à leurs profits.

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  • Le 9 novembre 2014 à 08:05, par Marcellin
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Trop prétentieux à mon sens ! Inquiétants signaux d’imaturité.
    Tout ce qui a bien marché relèverait de la dextérité du CADRe et des OSC, tout ce qui ne l’a pas été relèverait des partis politiques !!!
    Comment peut-on oublier le combat de Me SANKARA qui, en tant que CFOP-B a eu la prévoyance de dénoncer CCRP et d’adopter une attitude préventive très utile à son prédécesseur Zéphirin DIABRÉ ?
    Comment peut-on passer sous silence l’impact du forum sur l’alternance organisé par Zéphirin DIABRÉ en 2009 ;
    Comment peut-on oublier la dénonciation courageuse de la patrimonialisation du pouvoir faite par Salif DIALLO ;
    Comment peut-on oublier la coordination de la lutte et l’organisation méthodique des manifestations par le CFOP-B actuel ?
    Le CADRe a-t-il déjà organisé une marche ou même mené une action de sensibilisation dans une commune rurale pour expliquer aux citoyens ce qu’était la Constitution et son article 37 ? C’est vrai que le centre du pouvoir est à Ouaga. Et que le plus gros du travail est abattu à Ouaga et que le CADRe, tout comme beaucoup d’organisation de société civile et même de simples citoyens qui restent dans l’anonymat y ont beaucoup travaillé.
    Mais on ne peut pas, en étant honête, tirer autant à boulets rouges sur les partis politiques qui font un travail énorme dans un contexte socio-économique difficile.
    Le tout n’est pas de chasser Blaise COMPAORÉ, il faut aussi reconstruire le pays, et donc assumer des responsabilités et non rester à l’écart pour critiquer et juger ce que font les autres.
    Merci au CADRe et à tous pour la lutte, mais un peu d’humilité et moins d’euphorie ne ferait pas de mal au pays.

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  • Le 9 novembre 2014 à 09:26, par Le Debf
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Bonjour Domboué,
    Merci pour ce travail et cet éclairage qui vous honore. Sans nier le caractère populaire de cette insurrection, cela donne le sentiment qu’un véritable coup d’état a été préparé mais, ce n’est pas là mon propos car je considère que non seulement le départ de Blaise est une bonne chose et que cela devrait aboutir au démantèlement de son système mais surtout que malgré les pertes en vies humaines cela s’est quand même bien passé : cela aurait pu être plus catastrophique, plus meurtrier.
    Pour en venir à mon propos :
    1. Je veux bien qu’on soit inclusif mais on ne peut pas démanteler un système en en gardant les pièces essentielles. Le CDP et ses alliés sont ces pièces essentielles. Je dis bien "sont" et non pas "étaient" parce-qu’ils ont encore presque entièrement leur pouvoir de nuisance. Il faut donc les exclure de la transition et de ses organes. Je veux parler ici de tous ceux qui ont constitué les organes dirigeants de ces partis et tous ceux qui ont défendu le coup d’état constitutionnel que Blaise voulait faire en modifiant l’article 37. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance considère en son article 23 alinéa 5 qu’est passible de sanction toute utilisation de moyen visant à empêcher l’alternance, ce qui est le cas de la tentative de modification de l’article 37. Cela a été largement discuté dans les média. L’article 25 de la même charte énonce toute une série de poursuites et sanctions que sont susceptibles de subir les auteurs de ces changements (et tentatives de changements) antidémocratiques. Dès lors, j’en conclus qu’il est légitime d’exclure de cette transition le CDP et ses alliés.
    2. Pour l’organisation des élections de fin de transition, je ne sais pas si ce sera 2015, on ne peut alors effectivement exclure le CDP et ses alliés mais, et c’est le hic, il faut au préalable reprendre l’enrôlement. On ne peut pas partir aux élections avec l’actuel fichier électoral qui contient à peine 3 millions d’électeurs sur un potentiel d’environ 8 millions. Ne l’oublions pas, le peuple burkinabè avait trouvé inutile en son temps de se faire enrôler et la jeunesse (70% de la population) s’était mise en marge de ce processus. Aujourd’hui la situation est différente et il faut l’intégrer. J’ignore le temps que cela prendra mais c’est fondamental.
    Bonne journée.

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  • Le 9 novembre 2014 à 09:55, par le bon
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Assemblée nationale : Je trouve que la parité société civile-partis politiques n’est pas bien pensée. Ce n’est pas parce que la société civile était aux avants postes de cette lute qu’elle va vouloir se tailler la part du lion. Attention à ne pas se compromettre dangereusement au risque de compromettre sa crédibilité pour le futur dans le Burkina. Je proposerais 1/3 société civile, 2/3 partis politiques en ce sens que l’exercice du pouvoir est éminemment politique et que la société civile est faite pour jouer le rôle de contre-pouvoir. Je comprends que la société pense qu’en étant dans l’AN elle pourra contribuer à voter de bonnes dispositions. Notre histoire récente vient de nous démontrer que même du dehors elle peut être efficace. Le passage en force est d’un autre monde. Dorénavant, le "Hey" est valable pour tout dirigeant de ce pays.
    Imaginez que les députés décident de s’octroyer des avantages, et que certains d’entre eux issus de la société civile (et qui ont tous aussi faim) adhèrent, et qu’une minorité du dedans conteste et vend la mèche au peuple. La société civile explose, est confondue avec les politiques et le désordre s’installe. Il ne faut pas se mêler de cette affaire legislative, allez-y dans l’exécutif pour qu’on aide à nettoyer l’administration et installer des bonnes pratiques de fonctionnement. Evitez de tomber dans ce piège, car on va vous mouiller.
    Diaspora : ce n’est pas méconnaître le nombre de burknabé à l’extérieur, ni leur apport économique au pays. C’est éviter de bâcler leur participation à la vie démocratique du pays.Personne n’est sans ignorer les plans sordides ourdis par le défunt pouvoir pour instrumentaliser cette diaspora. Il faut repartir à zero pour le recensement de nos compatriotes qui sont dehors et organiser objectivement leur participation. Le Burkina a besoin de tous ses fils, meme ceux de l’ex majorité, mais chaque chose à son temps.
    De l’exclusion de toutes les parties prenantes de la transition au parlement et gouvernement à venir : ok, pour le president de la transition, qui ne pourrait plus se presenter à la prochaine élection présidentielle. Mais exclure tout le monde des autres postes me paraît inutile, et même contre-productif. Pourquoi mettre fin prématurément à la carrière politique d’un citoyen parce qu’il aurait contribuer à restaurer la démocratie dans son pays. Il faudrait m’expliquer longtemps afin que je comprenne.
    Bon courage à tous

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  • Le 9 novembre 2014 à 12:08
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Bjr M. DOMBOUE ! Je ne te savais pas aussi déterminé et clairvoyant. Tant mieux pour notre jeunesse. Comme quoi, les anciens n’ont pas de soucis à se faire sur l’avenir du Pays. Qu’ils comprennent donc qu’en politique ou en administration il faut savoir partir, il faut savoir céder la place aux plus jeunes. Malgré la décadence généralisée du système éducatif, il faut reconnaître que beaucoup de jeunes se battent pour être à la hauteur et pour faire face aux défis du futur. Quand je regarde par exemple les responsables du CADRe, du Balai Citoyen, quand je vois des héros comme monsieur Lassina SAWADOGO, etc, il y a des raisons d’espérer.

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  • Le 9 novembre 2014 à 12:44, par Karl
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Le peuple ne rejette pas le CDP, mais soyons réalistes le gouvernement de transition ne peut pas contenir un du CDP qui a soutenu la modification de l’article 37, Monsieur Hyppolite, sachez qu’il y a des familles endeuillées, ces jeunes martyrs n’ont pas souhaité ce mauvais sort, c’est vrai il faut pardonner, on ne pardonne pas pour pardonner. Il y aura un temps pour le pardon, en attendant nous ne voulons pas sentir les irresponsables du CDP.

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  • Le 9 novembre 2014 à 18:15, par Le citoyen de la diaspora
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Monsieur le citoyen de la diaspora répond à "OS" qui n’a même pas le courage de ses opinions en utilisant "OS" comme pseudonyme. La lâcheté, quand tu nous tiens. Votre réaction, sache-le, est sectaire, discriminatoire et plus opportuniste que la défense de l’intérêt général de la diaspora. Quelle sale idée de considérer qu’on ne peut pas être "ailleurs et contribuer à assurer une transition dans un pays" ? Quelle vision étriquée de la chose politique. La diaspora burkinabè aime plus le Burkina que toi même si elle n’a pas respiré "les lacrymo" comme toi. As-tu déjà construit un poulailler dans ton village ? Si tu ne négligeais pas l’apport intellectuel, financier et l’importance de la diaspora, tu n’aurais pas dit qu’un seul ministre issu de la diaspora n’existait pas par le passé dans le gouvernement CDP. Ton ignorance ajouté à ton inculture t’ont fait oublié Maxime Somé, Ministre délégué à la formation professionnelle. C’est à toi d’arrêter de divertir les honnêtes citoyens de la diaspora en prétendant arrogamment comme les gens du CDP que tu as "besoin de regler les choses sérieuses au pays". Quelles choses sérieuses veux-tu régler au pays en excluant une composante de la diaspora ? Tu es pire que certains dirigeants arrogants du CDP et cette histoire risque de vous rattrapper. Tu verras bientôt.

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  • Le 9 novembre 2014 à 18:17, par BONNE_IDEE
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Si vous admettez les gens du CDP dans nos instances ils vont se croire indispensables dans le bon fonctionnement du pays. Ecartons-les de tout. D’ailleurs c’est un parti qui devrait être dissout. Si vous considérez encore le CDP comme un parti cela veut dire que Blaise est toujours là. Il faut que ce parti disparaisse à tout jamais. Il en est de même de la FEDAP/BC et tout ce qui tourne autour de Blaise Compaoré. A bon entendeur salut !

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  • Le 9 novembre 2014 à 18:55
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Karl, vous croyez que tous les militants et les dirigeants du CDP soutenaient la modification de l’article 37 de notre constitution ? A cette allure-là, vous êtes pire que les caciques entêtés du CDP. Il faut évoluer un peu. Il est hors de question de faire la transition sans les militants du CDP qui étaient de bonne foi pour s’opposer à la révision mais qui n’avaient pas le courage d’exprimer leur opinion à l’intérieur du CDP parce qu’ils avaient peur de la réaction du grand timonier, Blaise Compaoré. Faites pardon, le Burkina nous appartient à tous !
    Qui êtes-vous pour décréter l’exclusion des autres comme les cdpistes ?

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  • Le 9 novembre 2014 à 19:45, par FasoLibre
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Le seul role que le cdp peut jouer actuellement, c’est demander pardon et se tenir quoi

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  • Le 10 novembre 2014 à 08:00
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Arrêtez de nous divertir sur votre prétendue lutte scientifique. Réalisez un petit sondage auprès des foules et vous trouverez que le Cadre est méconnu. Quand je manifestais pour le départ de Blaise, il n’y avait pas de leaders qui dirigeaient un quelconque front. Le peuple voulait aller par tous les moyens à l’AN pour empêcher le vote. C’est une synergie d’actions qui a produit le départ de Blaise. Evitez de vous considérer comme le point focal de cette lutte. Résolvez vos problèmes internes de division, de médisance avant de dire du n’importe quoi. Vous savez ce qu’on appelle la gouvernance démocratique au sein de votre structure ? Rien que des opportunistes !

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  • Le 10 novembre 2014 à 11:57, par tièkadiyé
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    M. 8h00, ta malhonnêteté n’a d’égale que ton inculture et ton atrophie intellectuelle. Le CADRe existait depuis longtemps. Je ne sais pas grand chose, mais à travers la presse, j’ai appris à suivre leur logique et leur vision. C’est ainsi que j’ai commencé à les apprécier. De la création du Bali citoyen, ils en avaient déjà parlé. Si toi tu sais des choses sur les responsables, il vaudrait mieux le leur dire en face, en homme, au lieu de venir vomir ta haine sur le forum. Une insurrection a toujours été conduite par des ’’têtes’’ ; c’est une évidence. Même pour l’appel, il a bien fallu des responsables non ? Les sonos, autorisations, etc. est-ce toi qui a assuré. Pour revenir au M. de la diaspora, il est clair qu’il y a des difficultés à associer ceux qui vivent hors du pays. D’ailleurs, même pour les élections moi je préfère qu’on mette des conditions. Un Burkinabè né et grandi en RCI par exemple, qui n’a jamais mis les pieds au Faso ne devrait pas être considéré comme citoyen ayant droit de vote. De même, un Burkinabè qui va séjourner plus de dix ans sans y revenir devrait perdre son droit de vote parce qu’il est déconnecté des réalités.

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  • Le 18 novembre 2014 à 12:57, par question
    En réponse à : Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe : « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Quelles sont vos sources de financement ?
    NED ? NDI ? USAID ? Freedom House ? IRI ? OSI ? CIA ?

    « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »
    Qui vous a soufflé à l’oreille cette nouvelle définition d’un coup d’état ?

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