Situation politique : le Chef de l’Etat rencontre des présidents d’institution

vendredi 7 novembre 2014 à 22h51min

Le grand chancelier, le colonel Mamadou Djerma et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Barthélémy Kéré ont été reçus en fin de matinée, ce vendredi, 7 novembre 2104, à son quartier général, sis au Conseil économique et social (CES). Ils ont été suivis dans l’après-midi, des délégations du Conseil de l’Entente et du Conseil supérieur de la Magistrature. Avec ces personnalités et délégations, il a été question des « détails » sur la situation nationale notamment de l’état des concertations engagées du déclenchement de la crise à ce jour.

Situation politique : le Chef de l’Etat rencontre des présidents d’institution

C’est le grand chancelier, colonel Mamadou Djerma qui fut le premier à être reçu par le Chef de l’Etat, lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. Son institution (la Grande Chancellerie), créée en 1961, a pour missions entre autres, de gérer les Ordres, rehausser l’autorité de l’Etat et récompenser les mérites, moraliser la vie publique et de susciter, en quelque sorte, une saine émulation. Même si rien n’a filtré de leurs échanges, on peut retenir des propos du premier responsable de la Grande Chancellerie qu’il s’est agi « aussi », par cette « visite », d’encourager le Chef de l’Etat et son équipe dans leur élan de recherche d’un retour à la normale. C’est également le même point fait à Barthélémy Kéré, dont l’institution, la CENI, avait déjà enclenché le processus en vue de l’élection présidentielle de novembre 2015.

Institution majeure dans le dispositif démocratique, le rôle de la structure organisatrice de la compétition électorale fondamental dans la préservation de la paix, tant des élections ont été à la base de différentes crises dans nombre de pays. « La CENI jouera le rôle qui va être défini dans le cadre de la transition. Pour l’instant, nous sommes venus simplement rencontrés les autorités pour savoir avec précisions, ce qui se passe et elles ont bien voulu nous tenir informés des discussions, des concertations actuelles en vue de parvenir à une prise normale des institutions dans des délais les plus brefs possibles », a confié Me Kéré à sa sortie des échanges.

Le Conseil de l’Entente est, selon Patrice Kouamé, Secrétaire exécutif, venu apporter son soutien au peuple du Burkina et féliciter également le Chef de l’Etat pour la promptitude avec laquelle la situation a été maitrisée pour éviter le pire. Il s’agit à travers cette démarche également, de présenter des condoléances de l’organisation aux familles qui ont perdu des membres et souhaiter un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés. « On est également venu encourager le Chef de l’Etat pour que le processus de transition en cours puisse trouver un dénouement consensuel pour qu’on aboutisse plus tard à des élections apaisées », a dit le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, une organisation de coopération régionale d’Afrique de l’Ouest créée en 1959 et qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.

Les urgences du monde judiciaire à Bobo-Dioulasso

Le Conseil supérieur de la Magistrature, après avoir échangé avec le Chef de l’Etat sur la situation actuelle, lui a également dévoilé ses urgences. Il s’agit du cas particulier du palais de justice de Bobo-Dioulasso qui a été « saccagé et incendié » lors des évènements des 30 et 31 octobre 2014. La Cour d’appel, le tribunal du travail, le tribunal pour enfants, plusieurs services et le matériel ont « été complètement saccagés ». « Les magistrats à ce niveau sont sous le choc et c’est vraiment très grave, puisque les justiciables sont pénalisés », a indiqué Thérèse Traoré, premier-président de la Cour de Cassation par intérim, ajoutant que tout le matériel a été détruit. Il faut donc, lance-t-elle, des solutions pour permettre aux magistrats de pouvoir poursuivre leur travail, parce qu’il y a des actes élémentaires. Le Chef de l’Etat a, selon Mme Traoré, rassuré que les dispositions seront prises d’urgence pour permettre aux magistrats de poursuivre leurs missions.

Ces échanges se tiennent au moment où un groupe de personnes ressources est à la tâche pour mettre en place une « charte de la transition » qui va définir l’architecture de la transition. Et pour le Chef de l’Etat, les contributions des uns et des autres sont importantes dans ce processus afin de permettre à l’ensemble du peuple burkinabè d’aboutir à l’objectif final recherché.
Les jours à venir doivent, en principe, connaître également le nom du président de la transition, ‘’principal’’ sujet d’échanges dans nombre de milieux au Burkina.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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