Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

vendredi 7 novembre 2014 à 22h51min

Pillée et saccagée le 1er novembre 2014 par les populations des villages environnants, la mine de Bissa Gold porte encore les séquelles de ces actes de vandalisme. Ce mercredi 5 novembre 2014, nous avons pu nous apercevoir de l’ampleur des dégâts. Plusieurs dizaines d’engins sont stationnés à l’intérieur. Avec des consoles, des batteries, des radios démontées et emportées, des vitres brisées, des filtres à air détruits ou emportés, des tableaux de bord et autres petits écrans saccagés, des ampoules brisées, des portières forcées, des roues démontées…

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Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

« Sur 17 gros camions, 12 ont subi des dommages ; sur les deux camions-citernes, un est en bon état. Sur les 17 tours d’éclairage, seulement deux sont en bon état ; sur 4 foreuses, une seule est fonctionnelle. Sur les autres, il y a des pièces qui ont été endommagées ou emportées. Une des pelles est endommagée. Sur les trois bulles, il y a des choses à réparer. Une seule des trois niveleuses est en bon état. Et on ne sait pas qui peut les réparer…  », cite pêle-mêle Alexandre Somson, le surintendant production. Il nous fait visiter un nombre important de gros engins endommagés. Ainsi, au 5 novembre dernier, 80% de la flotte était immobilisée, nous confie-t-il, l’air dépité. Et, à en croire Alex comme on l’appelle, il faudrait au moins un mois pour que le travail reprenne, ne serait-ce qu’à 50%. A notre départ (16h30), un seul mécanicien « bricolait » pour remettre certaines machines en marche. Car, environ 90% des employés étaient en grève depuis le 1er novembre. Il démontait des pièces sur certains engins pour remettre sur d’autres afin que tous ne soient pas immobilisés pendant longtemps. Car, chaque jour d’arrêt de travail couterait environ un million de dollars de perte à la mine.

Des produits chimiques dans la nature

« Il y a eu une première étape où des plus jeunes ont envahi la mine. Eux, ils étaient venus avec des sacs pour prendre le minerai ; on les a canalisés, on les a conduit ils sont ressortis. C’est quand ils sont sortis que les plus dangereux sont rentrés avec d’autres objectifs. Ils ont commencé à saboté les engins et les pompes qui nous ravitaillent en eau, ils ont saboté le dépôt d’explosifs. Ça veut dire qu’il y a eu des infiltrations et certains sont venus dans l’intention de détruire, de nuire », regrette le Directeur général adjoint de la société minière Bissa Gold, Christian Félix Ouédraogo.
C’est dire qu’il y a lieu de s’inquiéter quand on sait que les pilleurs ont emporté des fûts de produits chimiques contaminés. Des gens, par ignorance, pourraient déposer ou utiliser ces produits dans des lieux publics. Et si le pire arrivait, « on dira que la mine a déversé des produits chimiques dans le village. Donc, on a peur qu’il y ait des gens qui soient venus dans l’intention de nuire et nous faire porter le chapeau », s’inquiète Christian Ouédraogo. C’est pourquoi, il a été demandé au Haut-commissaire du Bam de faire un communiqué dans les médias locaux pour demander aux gens d’éviter d’utiliser les produits chimiques sortis de Bissa Gold. « Si non demain encore, on dira que la mine a pollué l’environnement ou bien la mine a tué des gens ».
En tous les cas, les investigations ont démarré. Elles permettront sans doute de décanter la situation et situer les responsabilités. Au stade actuel, on se refuse à avancer des chiffres sur les pertes subies. Les responsables des différents départements sont en train de faire le point, nous confie-t-on.

Un lien entre la grève et le sabotage de la mine ?

Ces actes de vandalisme interviennent à un moment où l’essentiel des employés de la mine étaient en grève. Mais, les grévistes jurent n’être liés ni de près ni de loin à ces actes. « On n’a jamais demandé de piller la mine. Puisque c’est là qu’on gagne notre pain. C’est parce qu’on veut que la mine fonctionne mieux qu’on demande d’améliorer nos conditions. La preuve : quand ils ont commencé à brûler, le DGA et le chef de la sécurité sont sortis nous demander de rentrer sécuriser les engins. Malgré la grève, on a délégué des gens pour aller déplacer les engins et les mettre en sécurité. On a envoyé des opérateurs de citernes pour éteindre le feu. La gendarmerie qui est là peut le confirmer », précise Harouna Roamba, visiblement « choqué » par ces actes. En attendant que des langues se délient, certaines sources estiment avoir reconnu des anciens travailleurs de la mine, durant l’envahissement.
Selon des estimations, plus de 360 postes risquent d’être perdus du fait des effets collatéraux des pillages. D’ailleurs, la grève a pris fin le jeudi 6 novembre. Mais, seulement quelques employés ont effectivement repris le travail. Les autres attendent d’être appelés. « Les responsables des départements sont en train de faire le point sur les engins qui tournent et on prendra le personnel en fonction de ça », précise le directeur général adjoint, Christian Ouédraogo.

Les raisons de la grève

Mercredi 5 novembre 2015. Il est 12h lorsque nous arrivions sur le site de Bissa Gold. Sous une fine pluie, plusieurs dizaines d’employés sont à l’extérieur. Ils s’abritent sous des arbres. Certains sont même dans un champ jouxtant la mine. Ils disent être en grève depuis samedi 1er novembre. Et depuis lors, ils passent la nuit à la belle étoile. Ce, pour exiger le respect de la parole donnée par le directeur général de la mine, disent-ils.

Ils revendiquent entre autres :
- Les changements de rotation (le retour au système 7/7 (7 jours de travail et 7 jours de repos) en lieu et place du 4/4 (4 jours de travail et 4 jours de repos)
- l’augmentation de salaire de 100%
- l’octroi de contrat à durée indéterminée pour tous les employés
- l’octroi de contrats à longue durée pour les journaliers (actuellement, ils ont 24 contrats par an)
- des contrats directs avec Bissa Gold et non avec des sous-traitants
- la mise en place des délégués de syndicats
- l’octroi d’indemnités de fin de contrat, et d’indemnités pour les jours fériés et/ou non ouvrables.

« Les responsables de la mine nous avaient fait des promesses depuis longtemps. Le samedi, on leur a fait comprendre que tant qu’il y a ce problème, on n’allait pas rentrer pour travailler », explique Harouna Roamba, aide-préparateur au niveau du laboratoire. A la suite de ce mouvement, des négociations s’engagent dès le samedi. Et, promesse est faite de donner une suite favorable aux revendications des manifestants, à l’exception de la rotation. Sur ce, les employés sont priés de rentrer chez eux et revenir mardi pour mettre des chiffres devant chaque point d’accord.

Pas de négociation sans reprise du travail

« Dans la discussion, le DG a dit que le management de Bissa ne peut pas prendre la décision de ramener la rotation à 7/7 en lieu et place du 4/4. Mais, pour l’augmentation de salaire, le principe était un acquis. Il fallait simplement se donner le temps avant de fixer le pourcentage. Mieux, la direction a promis de donner des bonus en 2014 aux employés. C’est un plus pour montrer la volonté d’accompagner les employés. Pendant que le DG était en train de préparer la réponse à la lettre de doléances des employés, la mine a été envahie par des gens venant de partout. Ils disent qu’ils sont venus prendre ce qui leur appartient », soutient Christian Ouédraogo.
Ainsi, il fallait gérer deux situations : des employés qui refusent de travailler et des envahisseurs qui rentrent sur le site. Avec les forces de l’ordre, les envahisseurs ont été contenus. Là, les premiers responsables de la mine demandent aux employés grévistes de rentrer chez eux et revenir mardi, la mine étant fermée jusqu’à ce jour.
« Le mardi, à notre grande surprise, on nous dit, en présence de la gendarmerie, que ceux qui veulent travailler entrent et ceux qui ne veulent pas, qu’ils libèrent le chemin, les autres vont passer. Et, là, personne n’est entré », soutient Harouna Roamba, aide-préparateur au niveau du laboratoire. Les manifestants estiment que le directeur général a changé de langage. Faux, rétorque-t-on, du côté de l’administration. « La direction n’a jamais remis en cause, elle a tout simplement dit : on ne négocie plus si on ne travaille pas. Pour que nous puissions discuter, il faut que vous repreniez le travail d’abord. C’est la seule condition. Ça ne sert pas de négocier un salaire si on ne travaille pas », précise Christian Ouédraogo.

De la sécurité des sites miniers

En tous les cas, le dispositif sécuritaire a été renforcé le mercredi. A notre arrivée, cinq pick-up de la gendarmerie étaient stationnés devant l’entrée principale de la mine. L’armée est venue en renfort, entre temps, nous a-t-on assuré. Mais, il n’était pas question de réprimer les manifestants, mais de « s’assurer que tout est stable ».
En tous les cas, à la fin de nos échanges avec l’administration, les manifestants avaient décampé pour s’installer à près d’un kilomètre. Pourtant, depuis le 1er novembre, ils dormaient devant l’entrée principale de la mine.
A la même période, les employés de la société minière de Taparko était en grève (le 1er novembre). Faut-il le noter, Bissa Gold et SOMITA (mine de Taparko) appartiennent tous au groupe Nordgold, le premier producteur d’or au Burkina actuellement.

A Taparko, les employés ont repris le travail dès le 2 novembre. Des questions relatives à l’appui aux communautés ayant été résolues. Taparko également a connu des pillages de populations riveraines au cours du même week-end (1er au 2 novembre). Un 3e site minier, Youga, a connu des pillages le lundi 3 novembre. Toute chose qui soulève la question de la sécurisation des sites miniers.
L’or est le premier produit d’exportation du Burkina. Il importe donc que l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) se déploie assez rapidement pour assurer la sécurité de nos sites miniers.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 7 novembre 2014 à 20:50
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Allez y chercher l’information où elle se trouve. Qui vous a rapporté que Taparko a connu des pillages le week end ?

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  • Le 8 novembre 2014 à 04:31, par Annie Amousso Traoré
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Votre conclusion est quelque peu lapidaire, il faut plutot encourager le dialogue et la concertation sinon, les pillages ne sont pas le fait de bandits de grands chemins, mais de promesses non tenues, d’usage de CRS à des fins privées, ce qui laisse supposer des accointances avec le régime Compaoré. Combien y a-t-il de mines au BF ? Pourquoi celles du groupe Nordgold sont les seules concernées ? Pourquoi n’avoir pas creusé dans ce sens ? Pourquoi ces pillages interviennent-ils seulement maintenant, c-a-d après la fuite des Compaoré ?

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  • Le 8 novembre 2014 à 05:40, par mémoire
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    On se rappelle que l’installation de Bissa Gold dans la zone de Kongoussi a fait beaucoup de mécontents dans les villages environnants. On se rappelle les villages et les récoltes inondés et détruits par les eaux il y’ a deux ans du fait des digues construites par Bissa Gold sans se soucier des conséquences possibles sur la population. on se rappelle aussi les expropriations sans mesure de compensation équivalente.

    Bref, l’installation de cette mine a été extrêmement douloureuse pour les populations de cette localité (Sabscé et environs) et tout ça sans la moindre réaction des pouvoirs publics qui de ce fait ne pouvaient paraitre aux yeux de l’opinion publique comme des complices de la mine sinon propriétaires eux mêmes de la mine.

    Attention M. le DGA de la mine : vous restez responsable en cas d’intoxication par des produits chimiques venant de votre mine. Je vous exhorte en tant que simple citoyen de prendre la mesure de votre responsabilité et de ne ménager aucun effort pour récupérer tous les fûts de produits toxiques qui selon vous auraient été dérobés de vos entrepôts. La règlementation exige que vous soyez en mesure d’assurer la sécurité de ces fûts quant vous les faites entrer sur le territoire national. D’ailleurs qui nous dit que vous n’êtes pas entrain de vous justifier à l’avance pour des cas de pollution avérés causés par votre mine mais dont le public n’est pas encore au courant ?

    Morale de cette mésaventure de Bissa Gold : quand une mine arrive dans une localité elle devrait chercher à se faire accepter par les populations en mettant en oeuvre de manière sincère et responsable les dispositions environnementales généralement recommandées dans ces types de projet, plutôt que de chercher à s’imposer à ces populations au moyen de complicités diverses avec les pouvoirs publics.

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  • Le 8 novembre 2014 à 07:09, par Jeanine Debo
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    les pillages et autres actes de vandalisme sont finalement marginaux par rapport à l’ensemble du pays !
    Soyons responsables en ne dramatisant pas trop ces choses pour ne pas détourner les investisseurs de notre pays !

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  • Le 8 novembre 2014 à 07:56
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Au delà de ce cas, il faudra faire les états généraux du secteur minier et tout repenser car l’ère Compaoré a été le règne du pillage organisé par les multinationales avec leurs complicités tout en profitant de largesse pour s’enrichir rapidement tandis que le Peuple ne voit toujours pas la couleur de l’or pour un développement inclusif. En plus des audits des ministères, il faudra le faire dans ce secteur où il y a à boire et à manger.

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  • Le 8 novembre 2014 à 09:49, par ABLOKOSS
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Je pense que l’Etat burkinabè doit revoir les contrats miniers et les contrats de travail (le code du travail dans son ensemble). En réalité les burkinabè ne sont plus enthousiasmés de travailler dans une société minière tant la précarité des emplois et le bas niveaux des salaire sont démotivants. En effet, les sociétés minières installées au Burkina Faso gèrent le personnel local sans un minimum d’égard et sans aucune norme de bonne pratique de gestion des ressources humaines. La législation du travail est bafouée par les dirigeants des mines avec la complicité des anciens dignitaires du régime compradore qui vient de tomber. On licencie les travailleurs à tour de bras sans que l’Etat ne pipe un seul mot. Que justice soit rétablie pour le peuple burkinabè. La patrie ou la mort nous vaincrons !

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  • Le 8 novembre 2014 à 16:56, par douglace
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    heii !!! l’etat doit revoir le code minier et le code de travail !!! et suspendre leur prétendue SOCIETE dans les mine. je dis bien les société qui n’ont aucun revnu que par exploitation de l’homme /homme. par exemple : EXTERUM AFRICA et TOUTE SOCIETE de gardinage come la SGS , LE conseil National des securité privée dans les mine !!!!

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  • Le 9 novembre 2014 à 00:47
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    pourkoi c kassé la tete si vou nètt pa capable d reenboché vo ouvrié il fo fermé. la jeuness burkinabè est en formation avc dè entrepriz internationo cm OK on poura exploité no minerè dan lè anné a vnir

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  • Le 10 novembre 2014 à 08:04, par Made
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    On connais la chanson : janalyse les points de revendication, pour avoir travaillé dans une mine :

    - Les changements de rotation car en 4/4, c’est la société qui triche en matière de homme/jour.
    - L’augmentation de salaire de 100% par rapport à ce que la société gagne, et ce que Bissa remet à Francois Compaoré et Eddie Komboigo.
    - L’octroi de contrat à durée indéterminée pour tous les employés, car, qui est fou ?
    - L’octroi de contrats à longue durée pour les journaliers car qui est fou ?
    - Des contrats directs avec Bissa Gold et non avec des sous-traitants, car les gens du régime (ancien) ont créées des sociétés de sous-traitance, juste pour exploiter les autres : Bissa paie 600 000 à aux sous-traitants qui donne 100 000 à l’employé : qui est fou ?
    - La mise en place des délégués de syndicats, ce qui élémentaire dans une société
    - L’octroi d’indemnités de fin de contrat, et d’indemnités pour les jours fériés et/ou non ouvrables, ce qui est les b-a ba du droit du travail
    CONCLUSION : Si vous ne pouvez pas, il faut fermer, et nos petits enfants viendront un jour les exploité. La prochaine foi, c’est Essakane, qui à intérêt à se retrousser les manches, car ses acolytes ne sont plus au pouvoir.

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  • Le 10 novembre 2014 à 11:59, par Voici le changement
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Sa m’étonne pas de voir ce pillage car depuis le début de l’installation de la mine il y avait des problèmes mais le régime étant impliqué dans la mine les villageois n’ont pas eu gain de cause,j’ai travailler sur cette mine depuis son installation et j’ai même démissionner car je sentais la corruption a son sein, un recrutement qui ce fait sans aucune offre d’emploi, demander comment les premiers électriciens ont été retenus ? il y a une liste noire que certaines entreprises remettent a la direction de Bissa Gold pour éviter de voir leurs employés partir. je travaillais avec une entreprise de sous-traitance et avec mon niveau DTS en génie électrique je touchais 110 000 fcfa avec un travail de 7j/7. pourquoi ils n’ont pas éclairé une partie de la voie qui passe devant les habitations construites de part et d’autres pour permettre aux habitants de développer des activités rémunératrices ? étant donné qu’ils ont retiré leur champs.pourquoi le haut commissaire a démissionner de son poste pour ce transformer en chef de sécurité au sein de bissa Gold après avoir flatter les jeunes de résoudre leur problème ? souvent il faut être la-bas pour comprendre la colère de gens.

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  • Le 10 novembre 2014 à 12:07, par Voici le changement
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Vous Vous rappelez que a son temps Chantal Compaoré ex première dame du Faso a été inviter au lancement des travaux d’exploitation de cette mine ? pourquoi pas le ministre de l’environnement qui est directement concerné ? pourquoi pas celui de l’emploi qui voit en ses projets une source de diminution du taux de chômage ? autant de question qui reste sans réponse. les gens passe leur temps à voté des lois sans chercher a les faire respecter par qui de droit.le prochain gouvernement est prévenu

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  • Le 10 novembre 2014 à 13:42, par alphayayalecrivain
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages fruit d’absence de stratégie

    en réalité, je pense que tout avait été mis en œuvre pour piller les richesses du pays avant de prendre la fuite. en effet, l’exploitation des mines dans les différents pays responsable, se fait sur la base d’une stratégie. un des principes de cette stratégie est de planifier les autorisation d’exploitation sur plusieurs années en ouvrant les mines (pas toutes en même temps mais) les unes à la suite de l’autre afin de permettre au pays un pôle d’extraction qui fait vivre le pays et qui alimente la main d’œuvre qui par conséquence sera bien managée. ce qui se passe aujourd’hui est la conséquence de cette ruée vampirique. si l’on veut que ces exploitations profitent a tout le pays, il faudra fermer certaine mines d’or pour le recouvrir dans quelques années. en outre, ce que les travailleurs demandent je pense que c’est le respect des droits garanties par la législation du travail. "amélioration du climat des affaires d’accord, mais travail décent d’abord".

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  • Le 11 novembre 2014 à 00:36, par Jeunedame seret
    En réponse à : Bissa Gold : Une grève, des pillages et des actes de sabotage

    Des fûts de produits toxiques facilement emportés comme les valises de mes coépouses ! Etaient-ils vraiment toxiques ? Si oui ; qui les surveillait ? Ehééé..Mr le directeur ; ce pillage est un alibi pour excuser ou exhacerber une fuite de responsabilité. On peut tout faire de tout vent. Mais quand c’est toxique, tout le monde en périra. Même vous.

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